Ah, le plaisir incomparable de
mettre à l’épreuve ses capacités d’arrêt respiratoire volontaire, communément
appelé apnée par le club des adorateurs du néoprène moulant, des fragrances
chlorées et des carreau de faïence des piscines !
L’avantage est que l’on peut
s’entraîner n’importe où, et qu’avec un peu de volonté on peut habituer ses
poumons à la privation d’oxygène frais pendant des périodes assez variables mais
généralement comprises entre dix secondes et douze minutes trente-huit.
Le top du top, le fin du
must, ce n’est pas dans les ambiances aquatiques fortement mouillées des
piscines, non ! C’est trop lisse, trop sain, trop hygiénique, trop propret
sur lui. Rien de tel pour exploser tous les chronos d’apnée statique que les
transports en commun et tous les endroits confinés blindés de monde en ces
premières journées de chaleur estivale…
C’est un panard intégral
lorsque, dans une atmosphère lourde et annonciatrice d’orages prochains, vous
vous retrouvez à sept douzaines d’humanoïdes dans un bus dépourvu de tout
système post-moyenâgeux de climatisation digne de ce nom, dans une promiscuité
qui n’est pas loin d’égaler celle d’un film de boules, et que vous sentez
affleurer à vos narines les effluves de petons marinant depuis trop longtemps
dans des chaussures nauséabondes, les senteurs musquées de dessous de bras qui
se désespèrent de revoir un jour un déodorant, ou le fumet de régions pubiennes
laissées intactes de toute toilette intime depuis le dernier succès de Mireille
Mathieu…
Certes, l’été a cela de
positif qu’il relance le secteur des déodorants et autres sent-bon qui
généralement schlinguent à peu près autant que l’odeur qu’ils sont censés
camoufler. Sauf que c’est à ce moment-là qu’on s’aperçoit que la France va mal…
On constate de moins en moins de gens capables de faire l’emplette d’une savonnette
ou à défaut d’un pschitt qui viendra à bout des boucs qui logent sous leurs
aisselles…
Bonjour les pieds cagneux et
rogneux qui illustrent parfaitement l’expression « pied-noir » ;
hello les perruques graisseuses qui refusent le Dop comme les garçons-coiffeurs
refusent les femelles ; buenos dias les auréoles de sueur aigre sur les
tee-shirts définitivement souillés par l’odeur ammoniaquée…
J’exagère ? Ben tiens !
Je vous propose une petite plongée dans les geôles d’un Commissariat d’une cité
balnéaire réputée pour ses dunes de sables qui bougent toutes seules durant les
mois d’été grâce aux nudistes, en face à face avec un client récurrent
(récurrent mais visiblement pas assez récuré au niveau du slip, olfactivement
parlant) à la vivacité d’un poulpe agonisant et prêt à vous fournir quatre
hectos de Canigou si vous le faisiez bouillir… Et puis on en recause, une fois
que vous aurez redécoré le parking de queues de renard…
L’argent n’a pas d’odeur…
Par contre, la rémunération à l’A.J. a un drôle d’arôme mêlé de transpiration
pas fraîche imprégnée dans du survêt en lycra, d’haleine au tarpé chargée et de
marinades d’arpions…
Bon appétit, bien entendu…
Mais vu la situation actuelle, je ne sais si vous conservez toujours de l’appétit
pour les nourritures terrestres…
Une chose est entendue, les
français boivent moins… Ce qui devrait faire plaisir à la Sécurité Routière et
faire tirer la gueule aux brasseurs qui comptaient sur l’Euro 2016 pour écouler
leurs vieux stocks de bière rance, vu qu’un supporter de base écluse n’importe
quelle boisson mousseuse devant un match de foot, fût-elle tiède, avariée, ou
remplacée par une vague savonnée…
D’ailleurs, nos concitoyens
prévoient de se péter la gueule pendant les festivités, à grands coups de
binouze éventées, de mojitos honteusement tassés ou de spiritueux nettement
plus relevés. Vu les rayons spéciaux « binouzes et dérivés » dans les
grandes surfaces, ce n’est plus l’Euro, c’est Le Rot 2016…
L’Euro, l’Euro, l’Euro !
On ne parle que de ça, et même Flamby nous lance sa petite pique à l’occasion… Titillé
au vif par l’imbuvable suédois Ibrahimovic, qui prétendait pouvoir donner des
cours de popularité à Pépère, ce dernier a répondu les lèvres pincées qu’il se
passerait de ses services. Vous imaginez le Tout Mou avec les chevilles et la tête
enflées comme Zlatan ? Déjà qu’il a du mal à caser sa bedaine dans ses
costards et qu’il use d’un ouvre-boite pour retirer son casque de scooter…
Panem et circenses… Depuis l’époque
romaine, nos politocards ont retenu la leçon au-delà de nos espérances… Bon,
question jeux, on va nous lobotomiser le cortex pendant plus d’un mois avec vingt-deux
connasses en short sur une pelouse, donc, là, on est tranquille… Question pain,
ou pésètes, le Chorizo torride de Matignon a dû mettre la main à la poche,
enfin, la main à la poche des contribuables, pour annoncer des mesures de
soutien financier bénéficiant à la SNCF… Les connards de Sud-Rail ont dû en
avoir des orgasmes synchronisés à en repeindre les chiottes du TGV…
Tiens, puisqu’on parle de
repeindre en moucheté avec impressions de relief ou carrément refaire le crépi
pour les plus courageux, évoquons les fonds de bénitier pas très cleans et les confessionnaux
qui reniflent plus les déjections spermatiques que le cierge consumé…
Monseigneur Barbarin a été entendu par la Police à propos d’abus sexuels sur
des scouts et commis en 1990 par un prêtre de son diocèse… Ah parce qu’en plus,
il leur faut des petits garçons en costumes pour redresser les couleurs ?
Décidément, la nature
humaine est bien vile, et toute l’eau que le Nord-Est et Bruxelles se prend sur
la poire qui pourrait laver ces péchés… Certes, les orages sont dantesques
partout, et Bruxelles est inondée au point de mettre des bouées autour de
chaque frite, mais la connerie humaine est tellement infinie…
A l’instar de ce décérébré
de 22 ans, jugé aujourd’hui pour avoir enterré vivante sa chienne, un dogue de
Bordeaux handicapé, sauvé de justesse, mais décédé depuis de mort naturelle.
Quelle inhumanité, quel manque de décence élémentaire ! Pour honorer
jusque dans les derniers instants votre animal de compagnie, prenez exemple sur
les humains, voyons ! Congelez-les façon Courjault !
Glaçant, certes, mais pas
autant que le plus fameux roman de George Orwell, « 1984 », publié
pour la première fois le 8 juin 1949. Ce bouquin est communément considéré
comme une référence du roman d'anticipation, de la dystopie, voire de la
science-fiction en général. La principale figure du roman, Big Brother, est
devenue une figure métaphorique du régime policier et totalitaire, de la
société de la surveillance, ainsi que de la réduction des libertés. Le
principal est qu’il sente bon sous les bras…
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