« Weit, weit, so weit der Regenbogen reicht
« Weit, weit, wo sanft der Wind die Blätter streift
« Oh, weit will ich gehn zum Morgenhorizont
« Dort, wo die Liebe wohnt »
Un eurofan parisien a pour coutume de dire que « tout est Eurovision », et je dois vous avouer que je partage assez ce point de vue… Au bout de 58 ans d’existence, et pas lois de 1.400 ersatz musicaux pas toujours écoutables, le vénérable Concours Eurovision de la Chanson a en réserve suffisamment de chansons diverses, variées et assez souvent avariées pour offrir à chaque occasion de la vie une mélodie qui va bien.
Aujourd’hui, pour cette chronique dangereusement raccourcie pour des impératifs amicaux difficilement remettables à plus tard, je vous propose en entame introductive au début du commencement de l’effeuillage de quelques futilités le refrain de la version allemande de la toute première chanson ayant représenté Israël, en 1973, par la voix sensuelle et pleine de punch d’Ilanit « Weit, so veit der Regenbogen reicht »…
Loin, loin, aussi loin que l’arc-en-ciel puisse suffire, loin, loin, où le vent frôle doucement les feuilles… Il est des matins frisquets où l’on a simplement envie d’être loin, détaché des contingences bassement matérielles et quotidiennes, éloigné des gémissements professionnels, des emmerdements des trop fameux DAM (dossiers à merde), de s’octroyer un « day off » sans arrière-pensées, pour accompagner une amie dans l'épreuve délicate d’une soutenance de thèse…
Mais comme ma vie privée vous intéresse à peu de chose près autant que le premier string léopard fluo de la mère Fogiel, glissons incontinent sur les futilités qui ont émaillé l’actualité très récemment…
Ce n’est plus une glissade au PS, c’est carrément un jeu de ball trap à balles plus ou moins réelles avec les critiques acerbes des frondeurs, et la lubie soudaine du Pétillant de vouloir changer le nom du parti… Il fut un temps où Jack Lang, grand amateur de rave parties avait proposé le RP « rêves partis », mais cela fut plus que fraîchement accueilli… Claude Bartolone arrive même à taper du poing sur la table en lançant un pathétique « halte au feu » qui devrait être aussi entendu qu’un cri d’effroi de Carla Bruni au beau milieu d’un concert de hard rock…
Le changement c’est maintenant promettait de manière bien jésuite Pépère pour se faire élire… Le moins qu’on puisse dire est qu’il avait raison…En tout cas sur un point, le changement d’heure qui nous est promis ce dimanche, et qui permet la floraison d’un inévitable marronnier dans la presse : une majorité de français est opposée au changement d’heure… Ben voyons, c’est aussi évident que l’impopularité de notre Président normal…
Quel plaisir en effet de se retrouver complètement déphasé pendant plusieurs jours, à regarder sans cesse la montre pour connaître l’heure, se lever et rentrer du boulot alors qu’il fait déjà nuit noire… Bref, une motivation supplémentaire pour aller bosser…
Bosser, ce n’est pas le fort de nos amis insulaires, natifs de Calvi, Bastia ou Ajaccio… Ajaccio où les municipales viennent d’être annulées par le Tribunal Administratif de Bastia. En cause, des manœuvres frauduleuses dans l’établissement des procurations… Oh, voyez-vous cela ! C’est tellement peu corse, ça… Généralement, ce sont les cimetières qui vont massivement bourrer les urnes…
Les dix-neuf enfants de 4 à 15 ans victimes du pédophile de 38 ans jugé par la Cour d’Assises de Nice se sont-ils fait bourrer l’urne ? Les débats ne l’ont pas déterminé, mais il a été requis vingt ans de réclusion criminelle… Vingt ans pour dix-neuf enfants… Moins d’un an par victime… C’est pas cher payé !
Pour rester dans le même registre, il faut noter que le Manu Valls s’ouvre au centre… Quel petit canaillou, notre Pétillant ! Je le savais introduit dans le milieu, mais pas de cette manière… Evidemment, accueil glacial de la gauche qui feint de s’offusquer d’avoir en ses rangs un tel homme de droite… Ça ne devrait pourtant pas les choquer outre mesure… Mitterrand, déjà avant lui…
Réjouissons-nous, car il nous a été donné d’apprendre que la France est redevenue première mondiale dans un domaine…Si, si, c’est possible, comme en son temps la SNCF… Pas première en économie, certes… Pas première en connerie politique, même si depuis deux ans et demi, on fait des efforts ininterrompus… Première au niveau de la production de vin… Allez, on fait péter une petite binouze pour fêter ça ?
Histoire de terminer sur une note agréable, notons que Schumacher est sorti du coma et que ses médecins prévoient une convalescence d’un à trois ans… Et après un truc pareil, le premier qui vient me vanter les mérites du sport prend mon 43 fillette bien profond dans le fondement…
Restons cependant tout miel tout sucre pour évoquer le sirupeux anniversaire musical du jour, puisque c’est le 24 octobre 1969 que le sucre des Archies devient numéro un des ventes pour huit semaines. Vous vous souvenez sans doute de cette sirupeuse chanson « Sugar, sugar »… En son temps strictement interdite aux diabétiques…
Et le 24 octobre 1940 se tint l’infamante rencontre de Montoire, où le Maréchal Pétain rencontra Hitler, un meeting qui fit Führer en son temps, et qui scella le début de la politique officielle de collaboration entre le régime de Vichy et le IIIème Reich. Il est des jours comme ça où l’on aurait aimé être loin, loin, aussi loin que l’arc-en-ciel puisse suffire, loin, loin, où le vent frôle doucement les feuilles…
« Weit, weit, wo sanft der Wind die Blätter streift
« Oh, weit will ich gehn zum Morgenhorizont
« Dort, wo die Liebe wohnt »
Un eurofan parisien a pour coutume de dire que « tout est Eurovision », et je dois vous avouer que je partage assez ce point de vue… Au bout de 58 ans d’existence, et pas lois de 1.400 ersatz musicaux pas toujours écoutables, le vénérable Concours Eurovision de la Chanson a en réserve suffisamment de chansons diverses, variées et assez souvent avariées pour offrir à chaque occasion de la vie une mélodie qui va bien.
Aujourd’hui, pour cette chronique dangereusement raccourcie pour des impératifs amicaux difficilement remettables à plus tard, je vous propose en entame introductive au début du commencement de l’effeuillage de quelques futilités le refrain de la version allemande de la toute première chanson ayant représenté Israël, en 1973, par la voix sensuelle et pleine de punch d’Ilanit « Weit, so veit der Regenbogen reicht »…
Loin, loin, aussi loin que l’arc-en-ciel puisse suffire, loin, loin, où le vent frôle doucement les feuilles… Il est des matins frisquets où l’on a simplement envie d’être loin, détaché des contingences bassement matérielles et quotidiennes, éloigné des gémissements professionnels, des emmerdements des trop fameux DAM (dossiers à merde), de s’octroyer un « day off » sans arrière-pensées, pour accompagner une amie dans l'épreuve délicate d’une soutenance de thèse…
Mais comme ma vie privée vous intéresse à peu de chose près autant que le premier string léopard fluo de la mère Fogiel, glissons incontinent sur les futilités qui ont émaillé l’actualité très récemment…
Ce n’est plus une glissade au PS, c’est carrément un jeu de ball trap à balles plus ou moins réelles avec les critiques acerbes des frondeurs, et la lubie soudaine du Pétillant de vouloir changer le nom du parti… Il fut un temps où Jack Lang, grand amateur de rave parties avait proposé le RP « rêves partis », mais cela fut plus que fraîchement accueilli… Claude Bartolone arrive même à taper du poing sur la table en lançant un pathétique « halte au feu » qui devrait être aussi entendu qu’un cri d’effroi de Carla Bruni au beau milieu d’un concert de hard rock…
Le changement c’est maintenant promettait de manière bien jésuite Pépère pour se faire élire… Le moins qu’on puisse dire est qu’il avait raison…En tout cas sur un point, le changement d’heure qui nous est promis ce dimanche, et qui permet la floraison d’un inévitable marronnier dans la presse : une majorité de français est opposée au changement d’heure… Ben voyons, c’est aussi évident que l’impopularité de notre Président normal…
Quel plaisir en effet de se retrouver complètement déphasé pendant plusieurs jours, à regarder sans cesse la montre pour connaître l’heure, se lever et rentrer du boulot alors qu’il fait déjà nuit noire… Bref, une motivation supplémentaire pour aller bosser…
Bosser, ce n’est pas le fort de nos amis insulaires, natifs de Calvi, Bastia ou Ajaccio… Ajaccio où les municipales viennent d’être annulées par le Tribunal Administratif de Bastia. En cause, des manœuvres frauduleuses dans l’établissement des procurations… Oh, voyez-vous cela ! C’est tellement peu corse, ça… Généralement, ce sont les cimetières qui vont massivement bourrer les urnes…
Les dix-neuf enfants de 4 à 15 ans victimes du pédophile de 38 ans jugé par la Cour d’Assises de Nice se sont-ils fait bourrer l’urne ? Les débats ne l’ont pas déterminé, mais il a été requis vingt ans de réclusion criminelle… Vingt ans pour dix-neuf enfants… Moins d’un an par victime… C’est pas cher payé !
Pour rester dans le même registre, il faut noter que le Manu Valls s’ouvre au centre… Quel petit canaillou, notre Pétillant ! Je le savais introduit dans le milieu, mais pas de cette manière… Evidemment, accueil glacial de la gauche qui feint de s’offusquer d’avoir en ses rangs un tel homme de droite… Ça ne devrait pourtant pas les choquer outre mesure… Mitterrand, déjà avant lui…
Réjouissons-nous, car il nous a été donné d’apprendre que la France est redevenue première mondiale dans un domaine…Si, si, c’est possible, comme en son temps la SNCF… Pas première en économie, certes… Pas première en connerie politique, même si depuis deux ans et demi, on fait des efforts ininterrompus… Première au niveau de la production de vin… Allez, on fait péter une petite binouze pour fêter ça ?
Histoire de terminer sur une note agréable, notons que Schumacher est sorti du coma et que ses médecins prévoient une convalescence d’un à trois ans… Et après un truc pareil, le premier qui vient me vanter les mérites du sport prend mon 43 fillette bien profond dans le fondement…
Restons cependant tout miel tout sucre pour évoquer le sirupeux anniversaire musical du jour, puisque c’est le 24 octobre 1969 que le sucre des Archies devient numéro un des ventes pour huit semaines. Vous vous souvenez sans doute de cette sirupeuse chanson « Sugar, sugar »… En son temps strictement interdite aux diabétiques…
Et le 24 octobre 1940 se tint l’infamante rencontre de Montoire, où le Maréchal Pétain rencontra Hitler, un meeting qui fit Führer en son temps, et qui scella le début de la politique officielle de collaboration entre le régime de Vichy et le IIIème Reich. Il est des jours comme ça où l’on aurait aimé être loin, loin, aussi loin que l’arc-en-ciel puisse suffire, loin, loin, où le vent frôle doucement les feuilles…
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