vendredi 8 avril 2016

Brèves du 08 Avril 2016

« J'ai la mémoir' qui flanche
« J'me souviens plus très bien
« De quell' couleur étaient ses yeux ?
« J'crois pas qu'ils étaient bleus.
« Etaient-ils verts, étaient-ils gris ?
« Etaient-ils vert de gris ?... »

Ah, Mademoiselle Moreau, comme vous aviez raison de chantonner avec votre voix si reconnaissable et cabossée aux alcools forts et à la clope sans filtre que votre mémoire vous fait défaut…

C’est avec le mal de dos, la malbouffe, la téléréalité poubelle garnie, la phobie administrative et le fenouil au gratin l’un des grands maux épidémiques de notre époque gangrénée…

On oublie, on ne sait plus, on omet, on escamote, on néglige, on lâche… Les mauvaises connections neuronales, les omissions plus ou moins volontaires, les étourderies congénitales, les amnésies con j’ai trop bu, on ne se souvient plus de rien ni de personne en ce moment…

Nos chères têtes blondes en font carrément les frais en ce moment, et une fillette de quatre ans en a fait la cuisante expérience hier dans un zoo de Lille, oubliée par le centre de loisirs qui avait organisé la sortie, Lolita restera seule plus de deux heures avant d’être récupérée sans encombres par ses parents. Le centre de loisirs ne s’est aperçu de son absence que lorsque sa mère était venue la chercher… Déjà, une pisseuse prénommée Lolita, vous avez plus envie de la perdre ou de la vendre qu’autre chose…

Nos politocards ne sont évidemment pas en reste du côté trous de mémoire. Rien de tel qu’une amnésie passagère de vos promesses électorales pour faire exactement le contraire de ce que vous aviez promis… Surtout lorsque le bobard est entouré de fog londonien et de rôti de porc bouilli sauce à la menthe… Le Premier Sinistre anglais, David Cameron, cité comme tant d’autres dans les Panama Papers, se serait soudain souvenu qu’il aurait eu, à un moment donné, mais avant 2010 quelques parts dans un fonds offshore, appartenant à son défunt père… Comme excuse foireuse qui craint du boudin, on a eu nettement mieux…

Lui aussi doit être en proie à des absences et des perte de mémoire, mais les siennes sont involontaires… Le Lider Maximo, le barbu à gros cigare, Fidel Castro est réapparu en public après neuf mois d’absence… Le temps d’une grossesse honteuse ? Bah, à près de 90 ans aux cigarillos bien grillés, ce serait presque normal de pédaler quelque peu dans la semoule…

Lui, aucun risque qu’on l’oublie dans un recoin sombre d’une prison belge… Salah Abdeslam, l’exhibitionniste djihadiste qui voulait se faire sauter en public, ne devrait pas arriver en France sous peu. Son extradition est suspendue par les autorités belges qui veulent l’interroger sur diverses affaires. Suspendue, mais pas remise en cause s’empresse-t-on de préciser. On n’est pas précisément impatients de le voir débarquer, lui…

A la différence de Z’Ayrault dont on est toujours empressés de voir disparaître du petit écran, tant son effet soporifique irréversible est pugnace et vous envoie dans les bras de Morphée mieux que tout cocktail d’anxiolytiques dosé à en faire pioncer un régiment d’insomniaques pendant deux mois… Le Sinistre de l’Intérieur (mais à l’extérieur non plus, c’est pas jouasse) s’est piqué d’ironiser sur la création du mouvement de Manu Macaron… « On verra dans quelle direction il avance »… Lui, au moins, il bouge…

Parfois, il n’est pas franchement indiqué de bouger, surtout si l’on se trouve sur des sables mouvants qui ne demandent qu’à vous happer tout cru et tout entier, comme un vulgaire Flamby en proie aux sondages de popularité. Et plus particulièrement si vous avez un forfait chez Bouygues qui ne couvre pas, ou mal, vos virées extraterritoriales. Un agent immobilier vauclusien, Vincent Lahousse, a pris une sacrée veste en découvrant se dernière facture de téléphone, d’un montant de 77.686,00 €… Tout ça à cause d’une connexion internet restée allumée durant son séjour en République Dominicaine… Autant vous dire qu’il a changé d’opérateur… Non mais allô quoi !

Loin des blagues téléphonées que nos politocards peuvent distiller au cours des meetings, discours et autres calembredaines publiques débitées, la chancelière allemande Encula Merkel  su user de son humour légendaire et de son sens de la déconnade proverbial pour répondre au Pétillant sur ses attaques concernant les migrants. Limite chaudière incandescente, Encula avoua que les « mots difficiles » avaient tendance à la « stimuler »… De là à ce qu’elle sorte les serpillières quand on la traite de boudin bavarois, à ce qu’elle grimpe aux rideaux pour s’emmancher la tringle dès qu’on lui susurre qu’elle n’est qu’eine große lubrike Ferkel…

Par contre, si vous tenez à l’intégrité de votre dentier, ainsi qu’à celle de vos réserves d’ADN, je ne vous conseille que très modérément de balancer en catimini et en suédois à Zlatan Ibrahimovic qu’il se dope… A moins que vous ne souhaitiez chanter les morceaux de bravoure de Farinelli… L’ombrageux du PSG a porté plainte suite à ces accusations de dopage… Ces connasses shorts, décidément, de vraies fiottes ! Elles nous montrent qu’elles en ont plein le slip, mais au final, elle fondent en larmes au moindre sac en papier qu’on explose…

La décision du Conseil de prud’hommes de Paris les a-t-elle fait fondre en larmes dès qu’elle fut connue ? Je l’ignore, en tous cas ce jugement contestable fait du boucan dans le landerneau politique, et le bruit remonte jusqu’au ministère… pour les Prud’hommes, traiter un coiffeur de « pédé » n’est pas un acte insultant ou homophobe, dans un milieu où est employé beaucoup de personnes homosexuelles, précise le jugement. Certes, c’est généralement une constatation… En tout cas, il fallait des couilles au cul, et de préférence les siennes, pour rendre une telle décision.

Donc, on peut désormais traiter les élus de la République de profiteurs, de voleurs, de menteurs et d’escrocs, ce ne sera jamais considéré comme une insulte !

Nul doute que nous entendrons reparler de cette décision qui fait grand bruit sur les réseau sociaux, où les garçons-coiffeurs de la place des Vosges coupent les cheveux en quatre en se demandant si se faire traiter d’hétéro ne serait pas autrement plus insultant…

Question boucan, le Großer Festsaal der Wiener Hofburg retentit le 8 avril 1967 d’un bruit de déflagration monégasque… Rassurez-vous, ce n’est pas le bruit d’un coffre-fort qu’on explose, mais bien plutôt le rythme tonitruant de la chanson de la Principauté de Monaco au Grand Prix Eurovision, une chanson forte, violente, interprétée avec la gouaille nécessaire par Minouche Barelli, qui réussit à se classer cinquième, plus ou moins desservie par une création de Serge Gainsbourg qui ne compte pas parmi ses réussites les plus flagrantes… Mais on se plait à l’oublier, car on a parfois « la mémoire qui flanche »…

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