- Ne me demandez pas
pourquoi, parce que je serais bien capable de vous répondre, M’sieur le
Groniqueur !
- Rassurez-vous Guy-Louis,
cela n’avait même pas affleuré l’inconscient de mes pensées refoulées…
- Mais si vous voulez que je
vous en parle, demandez-moi-le, et je vous dirait tout, tout, tout !
- Vous savez, assister à un
reportage sur « comment j’ai mis en pratique les cinquante nuances de Grey
en une nuit », je vous avouerai que je n’en suis pas forcément
particulièrement friand…
- Mais arrêtez de vous
détremper le string avec ce pavé imbitable qui n’a fait flaquer que les mémères
préménopausées en mal de coulissage d’andouillette à sauce blanche enfin !
Mais c’est un navet Maria !
- Si vous le dites, vous qui
êtes abonné aux concombres et aux aubergines, je ne puis que vous faire entière
confiance…
- D’autant plus que l’adaptation
cinématographique de cet détrempoir de fours à lasagnes racornis a fait un
tabac l’autre soir à la cérémonie des Oscars…
- Mais vous avez la tête à l’envers ?
Il ne s’agissait pas des Oscars, mais des Razzie Awards, leurs antipodes, qui
récompense les pires films et acteurs… D’ailleurs, « Cinquante nuances de
Grey » a raflé la plupart des récompenses…
-Dont le Razzie Award du
pire acteur pour Jamie Dornan… Pauvre chouchou… Faut dire qu’il a la bite aussi
expressive qu’une endive après trois quarts d’heure de cuit-vapeur surchauffé…
- Croyez-vous que Leo Di
Caprio, avec sa trombine de quenelle surgonflée ait plus mérité la statuette ?
- M’sieur le Groniqueur, que
les dents m’en tombent mais il me tomberait dans le lit, que j’irais dormir
dans la baignoire, même si j’ai horreur de l’humidité…
- Alors que vous êtes
constamment en train de ruiner des slips…
- Leo Di Caprio ? Mais
vous rigolez mon cher ! Un blondinet joufflu et lippu qui a débuté en
jouant les utilités dans une sitcom démodée et que l’on porte désormais aux
nues parce qu’il a bu la tasse dans un film sur un gros navire qui fait
glouglou ; le mec le plus bankable des United-States ?
- N’avez-vous point aimé son
rôle dans le film qui lui a valu son Oscar ?
- J’aurais préféré un
concert privé de Zaz en odorama dans un cagibi…
- Petit goret lubrique !
Vous savez apprécier ce qui est bon !
- Dites, j’ai été obligé de
me fader le dernier Nothiomb parce que les copines s’en ruinaient le leggings
léopard moule-chouquettes et que j’en avais ras la décoloration de passer pour
la quiche de service, alors s’il vous plait, question sacrifice et nausée, je
suis calé…
- Donc, vous êtes prêt à
vous farcir le Super-Tuesday cette nuit…
- S’il apporte des capotes
et du gel, il peut me remplir jusqu’à ce que la béchamel ressorte par les
oreilles…
- Je vous parle du Super
Tuesday américain, obsédé de la frite à chantilly ! Les douze primaires
des démocrates et les onze républicaines qui vont donner un grand coup de pied
dans la course à la présidentielle américaine…
- Ah oui ! Dites, je
serai ricain que je serais vachement emmerdé… et pas seulement à cause d’un pet
foireux malencontreux… Choisir au final entre la First Cocue Lady et le Débile
vociférant avec sa moumoutte diforme…
- En France, ce n’est guère
mieux, choisir entre le bouledogue blond et soir le bordelais constipé ou le
hongrois surexcité, parlez-moi d’une sinécure…
- Tiens, j’ai entendu que
Marinette avait décidé de passer dix heures au Salon de l‘Agriculture pour tenter
de rallier les voix des agriculteurs… Comme si les bouseux allaient voter pour
une partie de leur cheptel…
- Surtout que leurs vaches,
quand elle défèquent, elles ne sont pas interviewées à la télé…
- Pauvres vaches !
Elles doivent être traumatisées à la fin… Avec toutes ces têtes d’épouvantails
qui défilent : Hollande, Valls, Le Pen… Elles doivent donner du lait
tourné…
- Bah, il ne tournera jamais
plus mal que Myriam Et-Les Conneries, la Sinistrée du Travail… Non contente de
s’être fait mettre la honte d’entrée avec Bourdin, et de devoir défendre une
réforme indéfendable, elle est hospitalisée suite à un accident domestique…
- Elle ne s’est certainement
pas ébouillantée, vu qu’elle n’a pas inventé l’eau tiède… Ou alors, elle s’est
pris la poêle dans la tronche, vu qu’elle aussi, c’est un manche…
- Guy-Louis, vous allez
incessamment verser dans le sarcasme si vous poussez plus loin…
- Mais j’adore qu’on me
pousse le sarcasme le plus loin possible… Surtout s’il fait plus de vingt
centimètres… Et qu’il fait des allers-retour…
- Ça ne vous fera pas un
deuxième trou de balle, vu que de ce côté-là, c’est plus Verdun qu’autre chose,
mais le Président Normal pense la même chose que vous… En tous cas pour la
réforme du travail, puisque le Tout Mou a déclaré qu’il n’y aurait rien de pire
que l’immobilisme…
- Eh ben, Julie doit pas se
faire gonfler l’abricot tous les soirs…
- N’empêche que comme elle,
la réforme semble être engagée sur une jolie voie de garage…
- Qui mène directement à la
casse ! D’autant plus que le Sinistre de Matignon a fixé la feuille de
route : On attend que ça se tasse, et hop ! Direct à la broyeuse à
documents !
- Une habitude chez les
guignolos-socialos en ce moment… On balance un truc histoire de faire parler,
et si ça soulève une bronca, hop ! On temporise et on balance le squelette
sous le tapis…
- Flamby aura passé le
quinquennat à se dégonfler… A l’instar de Michelin qui va supprimer près de 500
postes à Clermont-Ferrand, sans départs contraints. Ça veut dire qu’ils vont
flinguer les mecs et les passer au bain de chaux vive ?
- Pour éviter les traces de
pneus, sans doute…
- Vous êtes caustique, M’sieur
le Groniqueur… Parfois, j’me demande si vous ne vous droguez pas…
- Ah permettez ! Je ne
suis pas comme ce prêtre irlandais qui a été filmé en train de sniffer de la
cocaïne au pied du maître-autel…
-Vous me direz… Mieux
vaut-il qu’ils se défoncent les cloisons nasales plutôt que les corridors à
prout des enfants de chœur…
- Comme je suis d’accord
avec vous, mon cher Guy-Louis… Mais je crains que nous ne nous noyassions dans
un océan de futilités…
- Pas grave, y aura bien un
beau maître-nageur en moulebite trempé pour venir me faire du bouche-à-bouche
et m’ausculter les amygdales en prime…
- Dites, si vous continuez à
me secouer les castagnettes…
- Je vais me prendre la
sauce sur le museau ?
- Non… Va y avoir corrida et
vous risquez de finir sous le pont de l’Alma avec des godasses en ciment…
- Oh ben alors, laissez-moi
vous donner un bon tuyau, à défaut du mien… Le prix du sac de ciment gris est
en baisse de quinze pour cent à Kinshasa…
- Si je vous dis que ça me
troue, vous allez le prendre pour vous, alors…
- Mais non, mais non… Notre
folle nuit d’amour sauvage restera à l’état de film de fiction… Un peu comme « Le
Président », vous savez, ce film d’Henri Verneuil avec Jean Gabin sorti le
1er mars 1961… C’est l’un des rares films de politique-fiction
français…
- Film dialogué par Michel
Audiard où l’on peut entendre le fameux « « Il y a aussi des poissons
volants, mais qui ne constituent pas la majorité du genre ».
-C’est ce que me disait
Gérard l’autre soir quand on regardait Cyril Féraud à la télé, il y a aussi des
tafioles viriles, mais elles ne constituent pas la majorité du genre…
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