mercredi 3 mai 2017

Brèves du 03 Mai 2017

Méfiez-vous des blondes !

Oui, prenez garde aux décolorées du bulbe, même si cette alarme réveille en vous le lointain souvenir de cette émission pseudo-coquine mais 100 % putassière qu’Amanda Lear, déjà multi-liftée, animait sur TF1 au début des années 1990.

Faites attention aux blondasses qui pourraient vous promettre monts, merveilles, beurre, argent du beurre, beurs, argent pour les beurs, sourire de la crémière, et toute une kyrielle de réjouissances qui ne constituent en fait que de biens amers délices de Capoue…

Soyez soupçonneux des yeux doux, des regards veloutés qui sentent la soupe, des œillades qui tentent avec des ruses d’hypnotiseurs de vous endormir avec de belles paroles lustrées à la pierre de l‘éloquence made in langue de bois.

Restez circonspects à l’endroit de ces bonimenteurs qui se transforment sitôt élus en honnis menteurs et pourraient, pour une voix, zigouiller leur paternel avec un pèle-patates émoussé (je ne lorgne pas vers le bretonnisant géniteur de la Vache qui rit), sodomiser leur mère au gravier gros grain (mais non, ce n’est pas un fantasme de Manu Macaron, il ne l’encule pas, mais il l’a épousée), vendre le Picasso du salon pour dix euros trente pour sauver les finances de la France…

Bref, conservez la suspicion qui s’impose, et le recul qui va bien, à quelques heures du débat télévisé qui opposera les deux blondes les plus en vue de la politique française.

Ne croyez surtout pas que de ces deux heures et demie de papotage jaillira la lumière ou la révélation ultime qui vous fera urner utilement dans l’isoloir dimanche prochain. Les deux finalistes ne sont pas concons à ce point…

Le caramboleur de minous liftés à l’extrême tentera de conserver l’avance sondagière en n’encaissant pas trop de piques du bulldozer en casque à pointe qui fera tout pour lui rentrer dedans…

En résumé, Macron va nous jouer la séduction à grands coups d’œillades fixes à la caméra et des jeux de sourcils qui impressionnèrent beaucoup à l’époque du cinéma muet pour masquer son discours sur son programme qui frise le vide intersidéral sans toutefois atteindre la vacuité d’un roman de Marc Lévy ; et Marinette, en vieille routarde de la chose se la pètera en braqueuse qui fonce tel un Panzer en surmultipliée, pour tenter de déstabiliser son vis-à-vis mais qui risque de se figer en statue de sel avec rictus crispé si Manu la titille sur ses zones sensibles (et je ne cause pas de son bouton d’amour, vu que l’autre, ça fait des lunes qu’il n’en a pas vu…).

Deux heures vingt… Punaise qu’elle va être longue cette soirée sur ORTF 1 et ORTF 2 ! A moins que la rencontre ne se finisse en catch dans la boue, ça va zapper sévère dès les premiers appels de la vessie.

Aucun bretteur de la langue française pour nous décocher un monopole du cœur version 2017, juste des désanusseurs de diptères qui se préoccupent de la largeur de la table, du brushing de la présentatrice, de la température de la clim et du nombre de filtres sur les caméras…

On a peur d’avoir des auréoles sous les bras ? Rasez-vous les aisselles et balancez une demi-livre de talc ! On craint que les français ne voient vos rides ? Rajoutez un demi centimètre de fond de teint coloris tarracota trop cuite et le tour est joué !

N’attendez pas d’idées, d’explications, de sincérité ce soir… Je ne vous recommanderai pas de vous gratter les profiteroles en jogging luisant avec une corona dans une pogne et un pet’ d’afghane dans l’autre devant le foutebale, par pur réflexe républicain… Mais c’est comme si c’était tout comme…

A deux heures de l’entrée en scène, je puis vous dire que Marine en est à son cinquième paquet de Marlboro sans filtre de l’après-midi et que Florian Philippot lui fredonne sans relâche le Panzerlied pour lui calmer les nerfs…

De son côté, Manu se fait pratiquer pour la quatorzième fois une vidange du bocal à olives tandis que Brigitte, toujours aussi « Patrick Juvet tentant d’imiter Amanda Lear en perruque de Mireille Darc », lui raconte l’histoire de Boucle d’Or et les trois ours en partouze au Queen…

Bref, ce soir, c’est un homme et une femme, mais sans les « chabadabada »…

Si vous souhaitez de la petite phrase, de la réplique qui croque sous la dent et libère le bon jus à pépère en glougloutis délicats, ne ronflez pas devant votre télé, car la vérité est ailleurs.

Pépère, vous savez, le culbuto sudoripare qui aurait été Président de la République pendant cinq ans a avoué avoir été un président impopulaire mais pas haï, estimant avoir été à deux doigts d’être aimé. A ce niveau, mieux valait mettre carrément tout le poing, ça aurait été plus profitable…

Quant à Toutansourcil, il n’aura de cesse de nous faire sourciller avec son opération de communication avortée, pour laquelle il a fait fabriquer quinze mille paires de lunettes de soleil en plastique surmontées de faux sourcils en tissu noir et un slogan "Je ne sourcille pas, je vote Fillon". Coût de la plaisanterie, trente mille euros… Bah, on emploie six mois le schnauzer de Miss Penny-Money en qualité d’assistant parlementaire et c’est réglé !

Pour Moule-à-Gaufres, il nous fait part de sa soudaine crise d’hémorroïdes électorale quand il avoue que le vote Macron est un acte difficile mais un choix évident. Et avec un bidon de vaseline ?

Enfin, la palme de la formule qui tue revient à Richard Ferrand, qui a traité la Première Dauphine de Marinette de « lapin Duracell de la sottise » à la radio… C’est vrai qu’en matant sa binette de Droopy du Marais, on se dit qu’il a véritablement le logement à piles rempli par autre chose que des accumulateurs…

Et le 3 mai 1986, à Bergen, en Norvège, la Belgique remporte pour la première fois le Concours Eurovision de la Chanson, grâce à la toute jeune Sandra Kim et sa scie guimauve « J’aime la vie », qui marqueront 176 points, un record pour l’époque. Suivent la Suisse et le Luxembourg, deux brushings à la lionne surlaqués au dessous desquels on aperçoit deux chanteuses qui couinent des ballades inconsistantes… Pour la Confédération helvétique, c’est Daniela Simons qui s’excite au piano avec un titre tellement de circonstance ce soir : « Pas pour moi »… 

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