« Pénélope,
salope !
« Tu
ourdis et tu complotes !
« Pénélope,
salope !
« Retourne
donc à tes compotes ! »
Français,
Françaises, mes frères, mes sœurs, indignons-nous, outrez-vous comme des
gourdes que nous ne sommes pas ! Plions bien sagement nos tabliers, posons
précautionneusement nos plumeaux et parons-nous délicatement de nos carrés
Hermès Grand Teint pour sortir au grand vent mauvais de la contestation
humiliante et nauséabonde pour le crier bien haut et bien stridemment à la face
du monde qui nous rit au nez : « Pénélope, salope ! »
Ici au micro
de l’ORTF et de sa station Radio Courtoisie, la plus française des radios d’état,
Marie-Bérangère Mouillay-Delatouf qui ne craindra pas de se mouiller pour vous
parler sèchement. M’sieur le Groniqueur m’a aimablement cédé la place aujourd’hui
d’une manière si volontaire que je me demande si j’aurais dû le menacer d’un
grand coup de pébroque dans les glaouis…
Bref, je m’égare.
De Lyon à Marseille, depuis Saint-Bourremoi-Afon-Dans-Létable jusqu’à
Plougastinac’h-Baouzec’h-Sous-Epluchures, de la plus respectable des épouses
attentionnées à la plus méprisables de hétaïres escaladeuses de braguettes et
autres avaleuses de santé, je vous demande, mesdames, mesdemoiselles, ma sœur,
ma mère, Orlando et autre Josiane Saucisse, d’agonir des huées les plus
indignées l’épouse du futur Président du Très Chrétien Royaume de République
Française, le Bienheureux François Fillon.
Pénélope,
salope ! Comment a-t-elle pu oser ! Quel démon lui a-t-il vrillé l’esprit
pour que cette enfant d’Albion, faux cul par nature et pas franche du collier
par naissance sur le sol grand-breton, puisse en arriver au point où elle s’est
rendue en aboutissant au résultat des fruits de cet effet ?
Pénélope, salope !
Quand on est une mère de famille nombreuse ; quand on doit entretenir une
modeste gentilhommière de sept cent mètres carrés au bas mot, et sans compter
les placards, les douves et les greniers aménagés en salle de plaisirs ; quand
on est l’épouse heureuse et comblée du nouveau Messie de droite promis au plus
hautes destinées christiques et gouvernementales ; quand on a l’honneur de
se faire saillir par un mec doté de sourcils qui feraient passer Emmanuel Chain
pour une vilaine tafiole méprisable et bonne pour le bannissement…
Lorsqu’on s’épanche
dans la presse de la bonne société de ne rien autant aimer que de bouchonner
ses cinq canassons et de n’être, au final, qu’une petite paysanne qui sent le
crottin et la bouillie bordelaise à l’heure vespérale de la soupe
religieusement dégustée dans un silence sépulcral uniquement troublé par le
reniflement de la petite dernière qui a encore chopé des vers à jouer dans la
soue du cochon et une flatulence mal contrôlée…
Se faire
gauler parce qu’elle serait l’employée fictive de son mari, le Très Saint
François De Saint-Fillon de la Félicité Eternelle ! Parce qu’elle palpé
plus de 500.000 euros en huit ans pour un emploi d’assistante parlementaire
aussi étranger à ses mirettes que la table de multiplication par deux pour M.
Pokora ?
Mais enfin,
chers amis électeurs de droite, de droite, et… de droite, sans oublier bien sûr
ceux de Manu macaron, le déglingueur de vieilles carrosseries rouillées ! A-t-on
déjà vu pareil scandale étatique tout bonnement scandaleusement ignominieux,
uniquement destiné à salir de l’opprobre boueux de la vindicte populaire de la
populace qui sent l’anis sous les bras, la Gitane sous la langue et le suint
sous la moustache… A moins que ce ne soit une autre distribution ? Enfin
bref !
Je m’autorise
même, pour vous montrer à quel point je suis outrée et écœurée jusqu’à tenter
de me faire vomir en pensant au dernier Burger King que j’ai mangé dimanche
dernier en revenant du ball-trap organisé pour les soixante-quinze ans de la
Duchesse de Mortemare de la Chasuble-Ignifugée (mâtin, quelle party ! je
me suis follement amusée), à paraphraser l’évangile selon
Saint-Sourcil-de-la-Sarthe, verset 96, sourate 12 : « Qui imagine le
Général De Gaulle mis en examen ? »
Qui, oh mon
Dieu, Yahvé longtemps qu’Allah surprise générale, on ne lance pas une salve de
boules puantes ! Qui aurait pu imaginer le Général de Gaulle proposant un
emploi fictif à Tant Yvonne ? Qui imaginerait Madame la Présidente chouraver
les valoches de flouze contre peau de zob question turbin ? Qui s’affadirait
à se laisser penser que le Grand Charles rémunèrerait sa bourgeoise aux frais
de la princesse ?
Non, non, c’es
trop horrible, et je ne puis tarir ma peine et le tsunami de mes larmes de
honte pour la démocratie mondiale et la politocracie française qu’en me
précipitant brûler un cierge pascal devant la statue de Sainte Christine Boutin
du gazage à distance, dans la discrète chapelle de Sainte Onanisme de la
Pénétration…
A peine
croyable, chers amis patriotes, français de souches, et autres fins de race
votant Bouledogue blond… Pénélope (salope !), une anglaise si banale, si…
anglaise, si austère… Austère mais pas de bois puisqu’elle aurait engrangé de
la fraîche pour que dalle de taf…
Quoiqu’il en
soit, foi de Marie-B, je jure solennellement de poursuivre et de pourfendre
jusqu’en enfer et même au-delà les pendards impies et gauchistes, forcément,
qui ont levé ce lièvre… A moins que ce ne soit Raticha Dati qui ait craché la mèche,
elle qui généralement ne crache pas sur les mèches, bien au contraire… A moins
que cene soit Henri Guaino, avec son nom de merde d’oiseau… A moins que ce ne
soit Copé, ce bris de Meaux au regard torve et à la chocolatine pas fraîche… A
moins que ce ne soit Wauquiez, vous savez, cet inverti honteux en doudoune
rouge au moins aussi bien fourrée que lui après une virée dans le Marais…
A moins que
ce ne soient de concert Chorizo et Moule-à-Gaufre, le nouveau duo comique
socialiste, afin de détourner l’attention de la voletaille sans nombre de leurs
pitoyables gesticulations à base d’invectives scatologiques et de prise de
positions façon Bisounours…
Mes frères,
mes sœurs, ma tante, mon oncle, mon cousin, et tous ceux qui ont foi dans le
catholicisme politique, la politique chrétienne et les cierges siglés Les
Républicains, prions pour le salut de l’âme de Pénélope (salope !) avant
qu’elle ne soit reçue en grande pompe par les Thénardier du 9-3 et intronisée
citoyenne d’honneur de Levallois-Perret avec manteau d’hermine, palme et
fourragère, témoignage qu’elle, Pénélope (salope !), a trouvé le bon
fil(l)on tandis que les français l’ont encore une fois dans le fi(ll)on…
A bas ces
figures dévalorisantes de la France éternelle, symboles arrivistes d’un
parisianisme décadent, à l’instar de cette Parisienne incarnée par la disciple
de Lesbos Marie-Paule Belle, saphique compagne de Françoise Mallet-Joris, née
le 25 janvier 1946, et à laquelle les français respectables, catholiques,
hétérosexuels et pratiquants fervents comme moi ne souhaitent pas un bon anniversaire,
car « je ne suis pas parisienne, ça me gêne… »
« Pénélope,
salope !
« Retourne
donc à tes compotes ! »
Et vous, Marie-B,
retournez donc aux Quinze-Vingt, c’est l’heure de vos cachetons et de votre
douche froide…

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire