Je serais atteint de vulgarité galopante, chronique et
congénitale (en termes médicaux, c’est une Moranite), j’aurais lancé qu’en
suite de cette calamiteuse élection présidentielle américaine, j’avais carrément
le fondement entre deux dispositifs destinés à s’asseoir…
Comment réagir sainement et censément à cette nomination
autrement que par des couinements de pucelles en chaleur sauvagement sodomisées
à sec par des rondins de bois de quinze centimètres de diamètre ?
Jouer les angéliques, les doux niais du culte ou les ravis
de la crèche et se dire que finalement, ce n’est certainement pas aussi grave
que tous les oiseaux de mauvaise augure le coassent depuis hier matin et que le
moumoutté orange n’est rien d’autre qu’une marionnette à fil qu’on fait s’agiter
en tous sens comme un canard décapité ?
Ou bien au contraire enchaîner les hémorragies cérébrales,
les AVC et les cartouches de cigarettes sans filtre en faisant monter sa
tension à 32 à la seule pensée du monde de demain, le monde selon Trump, fait de
chaos, de guerres, d’attentats d’enturbannés et de bordel innommable sur le
vieux continent ?
La vérité est ailleurs, certainement… L’élection de Donald
Trump ne va évidemment pas faciliter les relations diplomatiques avec les
bouffeurs de hamburgers et il est à craindre que des tensions, si ce ne sont
des frictions, se fassent jour…
Le monde va dans le mur ? Qui sait ! Bien malin
celui qui pourra dire où nous serons, et dans quel état nous serons dans un
an !
On pourra toujours arguer que je suis pessimiste, que je
transforme les moustiques et hélicoptères, et que ce n’est pas un ricain orangé
qui fera imploser notre bonne vieille terre…
Oui, mais tant de signes avant-coureurs se présentaient
devant nos yeux depuis tant de temps ; tant de tensions refoulées
faisaient bouillir les cocotte-minute dans tous les coins du globe… Que
désormais un simple pet de nonne dans un recoin perdu d’un monastère oublié au
tréfonds du trou du cul du monde suffirait à tout enflammer…
Et ne croyez pas un seul instant que l’éteignoir élyséen
soit en mesure de changer quoi que ce soit à ce vaste merdier mondial, si ce
n’est de débiter des paroles creuses et des conneries au double décimètre. Le
monomaniaque à cravate de traviole ne voit qu’une chose, ne pense qu’à une chose,
ne bande que pour une chose. Non pas de trombiner Julie à califourchon sur le
scooter de location, mais de rassembler la gauche, d’unir ce qui peut rester de
socialistes, de fédérer les gauchos et de remporter le pompon pour un nouveau
tour de manège de cinq ans.
Oh n’ayez aucune crainte, Pépère est capable de le faire,
complètement aveuglé par le dernier carré de cireurs de pompes qui loue encore
sa grandeur et ses mérites…
Et alors là… C’est une kolossal autobahn à six voies pour la Rue du Faubourg Saint Honoré
pour le bouledogue à perruque blonde.
Attention à ne pas faire les cons une fois de plus, une fois
de trop, messieurs les politocards ! Vous risqueriez de voir s’installer
sous les ors de la
République une femme, et une femme dont les convictions
politiques risqueraient de nous précipiter encore plus vite dans le panneau
façon crash-test à haute vitesse…
Franchement, le monde tourne mal et l’hexagone ne tourne pas
mieux, et vraisemblablement pas dans le bon sens des aiguilles de la montre.
On chourave des containers venant d'être acheminés sur les
pistes d'Orly par un avion de la compagnie Corsair, en provenance de
Guadeloupe, et contenant du courrier et des poches de sang. Seulement ça ?
Les voleurs ne se sont pas risqués à dérober ce container pour le simple
plaisir de lire les correspondances d’autrui ou de vouloir se faire un remake
de « Dracula chez les salopes qui ont leur règles »…
On balance des nourrissons dans le canal du Rhône-au-Rhin
quelques heures après leur naissance… Et tout va bien ! Je n’imaginais pas
que trente ans après, le petit Grégory avait encore des fans qui surnageaient…
Ce qui ne surnage plus, c’est ma lucidité, mon courage et ma
vaillance à vous pianoter des lignes en ce jeudi soir. Alors, j’adopte l’attitude
de prudence et prenant congé de vous et en vous souhaitant d’ores et déjà un
bon long weekend.
Et pour se quitter sur une belle image, une image positive
en ce monde de brutes épaisses, celle du mariage, le 10 novembre 1926, du roi
de Belgique, Léopold III avec Astrid de Suède. Ils sont jeunes, beaux (enfin,
surtout elle), et ils sont sans soucis… Mais cette félicité sera ternie par la
mort dans un accident de voiture de la Reine, en 1935. Décidément, y a toujours
un truc qui foire à la fin en ce moment…
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