« Boum-badaboum,
boum boum
« Boum-badaboum,
boum boum
« Avant
de faire tout sauter, boum boum
« Laissez-moi
le temps d'aimer, badaboum
« Laissez-moi
encore la vie, boum boum
« Au
moins mille et une nuits, badaboum »
On ne dira
jamais assez l’exécrable influence que peut avoir la musique sur les êtres, les
mœurs, les sentiments et les états d’âme… Si la sagesse populaire affirme que
la musique adoucit les mœurs, les affolés de Diapason, de Musiques au Cœur et
du Top 50 constateront qu’elle peut aussi provoquer des réactions inconsidérées
et parfois excessives.
De la dent
que l’on se brise à force de trop la serrer pour résister tant bien que mal aux
vocalises hasardeuses d’une castafiore de quartier à la collection de plats en
pyrex qui volent en éclats sous les assauts et les décibels cruels d’une
gueularde façon dégueulis de tripes, en passant par les approximations vocales
hasardeuses et généralement fausses d’une Louane recyclée osant chanter en
direct ; l’éventail des possibilités est large… D’autant plus large que l’on
inclut les catastrophes auditives du Concours Eurovision…
Vous ne vous
en souvenez certainement pas, et je ne vous en tiendrai pas rigueur, mais
Monaco participa au Grand Prix Eurovision entre 1959 et 1979, avec des chansons
parfois douteuses, quelques fois sympathiques et à quelques exceptions près complètement
décalées, comme ce « Boum badaboum » gainsbourgien de 1967 dont on a
aujourd’hui apparemment retrouvé un fan absolu à Dijon, qui a tout mis en œuvre
pour vivre sa chanson… à en mourir.
Boum badaboum,
avant de faire tout sauter, puisque un immeuble du centre-ville dijonnais a été
soufflé par une violente explosion due au gaz ce matin, occasionnant plus de
vingt blessés et immédiatement l’interrogation « est-ce dû aux enturbannés ? ».
Ah mais c’est pas possible ça ! On ne va plus pouvoir se suicider
tranquilou en ouvrant le gaz désormais ! Ou alors, c’est que le mec avait
mangé un cassoulet démesurément pétogène…
C’est
peut-être également à cause de compagnons d’infortune un peu trop portés sur la
vidage odoriférante de leurs intestins qu’un camp de migrants a été évacué à
Paris ce matin… Non seulement y a la vue… Mais en plus, y avait l’odeur, comme
aurait pu dire l’amateur de pommes…
C’était
peut-être l’odeur qui l’a poussé a commettre l’irréparable, l’indicible, l’inconcevable…
Non, ce n’est pas une appétence immodérée pour les cheveux gras et les panards
qui schmouktent la chèvrerie qu’il a acheté l’intégrale de Zaz… C’est peut-être
l’odeur du lange sale qui l’a poussé à frapper à mort son bébé de sept mois…
Evidemment, c’est le nourrisson qui l’a provoqué… Il aura le temps d’y repenser,
durant les vingt ans de réclusion auxquels il a été condamné…
Et nous,
français, à quelle peine souhaitons-nous être condamnés ? A quelle sauce
nous plaira-t-il d’être croqué pendant les cinq années à venir ? Vous avez
d’un côté le petit poulet grillé à la Bygmalion, qui sautille dans tous les
coins et qui dit ne pas connaître le bon ; et d’un autre côté, le gros
jars ventru, peut-être un peu trop gras pour être parfaitement digeste, qui
compte s’encroûter en robe d’Elysée sur un lit de croissants, et qui se moque
du petit poulet nerveux parce que lui, il connait leboncoin…
Et dire que
le débat politique en est réduit à ça… Combien des illustres hommes politiques
du passé doivent faire des triples loopings dans leurs tombes…
De l’autre côté
de l’Amérique, ca ne vole pas bien haut non plus… On l’a vu d’ailleurs en 2001
que chez eux, ça n’arrivait pas vraiment à décoller quand il s’agissait de s’envoyer
en l’air… Depuis qu’Hilary tousse, Donald rigole, et c’est la surenchère des
dossiers médicaux… Quand on sait ce que valent les dossiers médicaux « officiels »
depuis l’affaire Mitterrand…
Et pour finir
sur une note sportive, parce que le weekend qui s’approche est évidemment
réservé aux sports, fussent-ils pratiqués en chambre et sous la couette, nous
savons désormais ce que la Joconde des pelouses pensait… Oui, oui, Ibrahimovic
pense ! Evidemment, c’est le genre de révélation qui vous met une
secousse, mais c’est ainsi : le tatoué au melon surdimensionné arrive à
former des idées dans sa boîte crânienne… Bon, ce n’est pas non plus une
réécriture d’un traité de mécanique ondulatoire en milieu subsaharien semi-aqueux,
ni la traduction en suédois mérovingien des œuvres complètes de Spinoza, mais c’est
un bon début…
La diva des
connasses en short voulait finir sa carrière à Naples… Rien qui soit de nature
à vous faire un second trou de balle, j’en conviens… Zlatan napolitain… Glacé
comme il l’esdt, il s’en serait assurément payé une bonne tranche… napolitaine…
Et le 16
septembre 1979 naissait à Sète Fanny Biascamano, qui fut révélée par le
télécrochet de Sacrée Soirée avec sa reprise rock de « L’homme à la moto ».
C’est aussi elle qui représenta la France au Concours Eurovision 1997 avec « Sentiments
songes », une jolie balade qui se classa septième, Fanny étant arrivée à
faire passer le « senti mensonge »…
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