vendredi 22 janvier 2016

Brèves du 22 Janvier 2016

« Comment ça va ?
« Dat is ok ! »

Et dire que cette chanson pêchue aurait pu brillamment représenter la Belgique à l’Eurovision 1979 si son interprète n’avait pas inconsidérément ouvert sa grande bouche en lui faisant une publicité d’enfer… Au final, Micha Marah se verra flanquée d’une bouse bringuebalante qui peinera à marquer cinq points en finale à Jérusalem…

Mais en tous les cas, si on me demande comment ça va, je vous répondrais « dat is OK », c’est ok ! Je vous formulerai la réponse en français, of course, bicoze le flamand est une langue qui ne se parle pas… Qui se crache, à la rigueur, tant on dirait un tuberculeux en phase terminale qui se décolle les poumons à prononcer des sons terriblement gutturaux au côtés desquels l’allemand fait figure de digestif liquoreux et gouleyant…

En tous cas, ça va ! Evidemment, ça pourrait aller mieux, et je serais alors lascivement allongé sur un transat confortablement rembourré, sur une terrasse vaste et accueillante, en plein soleil et face à un paysage maritime calme et serein, un coupe de roteuse millésimée dans la pogne avec une mélodie doucereuse jouant mezzo-voce sur une chaîne hi-fi…

Mais ne soyons pas d’affreux gourmands cupides qui n’ont qu’un but en tête, celui de devenir le plus riche du cimetière en ronflant sur des matelas de billets, comptant et recomptant le soir les biftons passés à gauche et en chopant une érection à voir le total faramineux du pognon estourbi…

Je vous le dis, ça va ! La semaine ne s’était pas trop mal déroulée, avec son lot de casse-pompes patentés, et de broute-minous diplômés ; mais sans envies de meurtres impulsifs et soudains… Et la dernière aprèm avant le sacrosaint ouikènde recèle certaines communications téléphoniques qui vous donnent une de ces bananes…

Certes, il faut raison garder, au frais le champagne conserver, et garder à l’esprit que certains bâtons peuvent toujours se glisser dans les roues… Mais petit-à-petit les choses se débloquent, et la petite souris, mon auriculaire, et certaines étoiles quelques part me serinent que tout ne devrait pas si mal finir…

Quoi ? Non mais vous croyez au chat qui pète ou quoi ? Vous pensez que je vais déballer mon sac, me filer en string lamé bleu fluo et vous faire une séance de pole dance, mettre mon édredon sur la place publique et faire des recherches ADN sur la couette, ou vous révéler les secrets du dernier dossier de la mort qui tue que j’ai rentré au cabinet ?

Je ne vous dis pas d’aller vous promener sur le Parthénon avec un bidon de vingt litres de vaseline extra-fluide, ni d’aller vous faire lanlaire par une nonagénaire parkinsonienne… Mais si je ne le dis pas, c’est que j’ai dû le penser très fort…

Et au seuil de ce ouikènde, on peut poser la question de savoir comme ça va à nos politocards qui ne cessent de se pousser du col sans filet comme à Barnum…

Celui qui se pousse du col d’une manière plus que démesurée, c’est notre Premier Sinistre qui adore jouer les Cassandre et répandre partout la mauvaise augure du djihadisme intégral, cancer généralisé de la religion moderne… C’est à la BBC que Manu le Pétillant a encore une fois rejoué la grande scène de l’acte II en affirmant que tous les moyens seraient mis en œuvre pour lutter contre l’Etat Islamique jusqu’à l’éradication de Daesh… Je savais qu’il se touchait, l’espingouin trempe-liquette, mais à ce point, faudra penser à lui attacher les mains dans le dos…

Avec notre porte-avions atomique qui a toujours une durit qui pète et qui reste en rade, nos chars qui datent de la guerre de quarante, nos stratégies militaires qui ont été pompées dans Mickey Magazine, et notre fâcheuse tendance à nous éparpiller un peu partout dans tous les azimuts et sous toutes les latitudes, on n’est pas de carrure à lutter efficacement contre les siphonnés de la sourate…

Mais Manu y croit… Et même si cette lutte s’avère un échec complet, il pourra toujours en faire amende honorable lorsqu’il sera viré de Matignon, en publiant un bouquin… Ah, cette mode de publier un livre pour raconter sa vie, son œuvre, ses erreurs, ses succès, la couleur de ses chaussettes, ses artères, et les photos de l’intérieur de la cuvette de ses chiotttes… Sarko, l’homme qui n’en revient pas de revenir, nous a évidemment pondu le sien, un pensum imbitable sur ses erreurs gouvernementales, qui feraient passer les pavés de Yann Moix pour du Delly primesautier…

Désireux de plaire au plus grand nombre afin de se faire porter en triomphe vers un second mandat élyséen (c’est beau de rêver tout éveillé, hein…), le nain à talonnettes n’hésite pas à se renier de a à z en retournant sa veste (et peut-être le reste) à propos du mariage casse-cul et broute-minou… Ce qui a le don de prodigieusement énerver Hervé Mariton et La Manif pour Tous, ce collectif de consanguins trisomiques et de pétasses emperlouzées en jupe plissé soleil bleu-marine qui flaquent devant un crucifix et n’hésitent pas à se damner en oubliant la communion des vêpres…

Même les pires radasses dévastées par quarante ans de pinage intensif Rue Saint-Denis n’oseraient pas une telle putasserie putassière…

Vous me direz qu’en ces temps troublés où seule la surenchère peut être encore possible de créer le buzz, il ne faut plus avoir peur ni honte de rien, montrer les poils, les trous, les muqueuses et les sécrétions, le bébé défenestré, la défigurée de l’accident de l’A13, le SDF congelé aux portes des beaux quartiers…

Ou quand on veut rester sous un voile de crêpe noir qui signifie autant le deuil que une prétendue pudibonderie retenue, on se grime en Céline Dion, et on met en scène les obsèques de son mari R’né… Je ne remets pas en cause son chagrin face à la perte de son Pygmalion, mais la mise en scène obscène de la chapelle ardente avec la viande froide embaumée de frais et sa tenue de grand deuil empruntée à Jackie Kennedy m’ont donné la gerbe… et pas uniquement celle de la couronne mortuaire…

Et le 22 janvier 1986 sort sur les écrans français « Rocky IV », un film américain écrit et réalisé par Sylvester Stallone, qui sera le plus grand succès de la saga Rocky, bien qu’il fit beaucoup parler de lui pour son message manichéen et ses relents de guerre froide pendant les années de présidence de Ronald Reagan. Vous trouvez que l’affrontement désintéressé de Rocky Balboa (incarné par un Stallone toujours aussi charismatique qu’un navet vapeur trop cuit) avec Ivan Drago, un boxeur soviétique bodybuildé (campé par un acteur suédois répondant au nom de Dolph Lundgren) avec la victoire finale du ricain, ça vous paraît caricatural ? Que vous êtes cinéphiles ! 

 

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