vendredi 29 janvier 2016

Brèves du 29 janvier 2016

 « Nei eða já? Nú eða þá? Aldrei mér tekst að tak' af skarið
« Vakin og sofin ég, velti þér endalaust fyrir mér
« Nei eða já? Af eða á? Erfitt er oft að finna svarið
« Þó á ég von á því að finna það hjá þér »

Non ou oui, maintenant ou plus tard ? Jamais je ne décide
Eveillé ou endormi, tu es toujours dans mon esprit
Non ou oui, off ou on ?C’est difficile de trouver une réponse
Même si je pense que je la trouverai avec toi…

Comme le chantait en islandais et en couleurs flashy le duo Heart 2 Heart au Concours Eurovision 1992, tout est question en ce bas monde, et il ne se passe pas une nanoseconde sans que nous n’ayons à prendre une décision, à faire des choix, à biffer une réponse plutôt qu’une autre, à préférer la proie à l’ombre, à prendre une tarte plutôt qu’une beigne, à opter pour la merde trop cuite entre deux éponges face à la sous-merde entre deux éponges desséchées, à vouloir une double ration de frites plutôt qu’un rab de moules…

Les questions, c’est bien joli… Encore faut-il avoir ou connaître les réponses… Il est vrai que ce serait tellement plus confortable de se poser des tas de questions si l’on connaissait à l’avance les réponses… Pour cela, il suffit de faire carrière en politique et d’être bien avec les journalistes…

Mais pour nous, pauvres mortels qui arrivons péniblement à la fin de la semaine avec des vanity-cases sous les yeux et le cervelet monté en béchamel, c’est une myriade sans fin de questions aussi capitales que futiles, aussi insolubles que la crasse recouvrant intégralement Zaz…

Oui ou non… Les résultats de cette putain d’analyse vont-ils vous projeter de fumeur invétéré mais en pleine forme à futur macchabée ayant passé l’arme à gauche des suites d’une longue et douloureuse maladie ?

Oui ou non… Cette saloperie de fermeture-éclair va-t-elle glisser dans ce caractéristique bruit de grillon métallique au moment opportun, ou allons-nous nous pisser dans le froc ?

Oui, ou non… Obtiendrons-nous les réponses que l’on espère à des propositions dont on sent bien que ça part bizarre à cause, peut-être, de ficelles tirées plus haut ; ou laisserons-nous certaines personnes se débattre dans une merde noire ?

Oui, ou non… Le culbuto sudoripare à cravate de traviole de l’Elysée graciera-t-il Jacqueline Sauvage, par deux fois confirmée dans sa culpabilité d’avoir flingué son époux violent d’une décharge dans le dos (la décharge dans le dos étant la spécialité des backrooms de Mykonos), ou bien la justice restera-t-elle indépendante ?

Oui, ou non… Le Sinistre de notre Pognon se fout-il ouvertement de nos gueules en se réjouissant bruyamment des 1,1 % de croissance péniblement atteints en 2015, alors que le quotidien est de plus en plus difficile pour une majorité de nos compatriotes ?

Oui, ou non… Devra-t-on se voiler la face, et couvrir les statues féminines, face au nauséabond régime iranien et à ses enturbanés théocratiques cintrés de la cafetière, juste parce qu’il dégaine la moisson de contrats juteux pour l’économie française ? Le Gouvernement a l’habitude de baisser son froc dès qu’on agite le porte-monnaie, mais j’ignorais qu’ils aimaient à se la faire mettre sans vaseline…

Oui, ou non… Les média continueront-ils à jouer avec la psychose actuelle de voir des barbus sous intraveineuse de Coran frelaté au Djihad partout, et nous bombarder des effets d’annonce anxiogène pour, le lendemain, se faire lénifiants et rassurants ? Le siphonné de Disneyland qui rentre chez Mickey avec une sulfateuse et un Coran avait peur, dit-il… J’ignorais que Mickey était un dangereux missionnaire des témoins de Jéhovah…

Oui, ou non… La connerie humaine arrivera-t-elle enfin à tout ravager sur son passage, entre le remodelage de Barbie au goût du jour et les tweets stupides de Bobby Ménard raillant une poupée « grosse et de toutes les couleurs » et s’interrogeant sur une future Barbie Transgenre… Bah, on a déjà Nadine Morano…

Oui, ou non… Faudra-t-il un jour bien dire à nos politiques et à nos porte-manteaux botoxés à mort qu’ils restent dans leurs domaines de prédilections initiaux, et ne surtout pas déborder dans des matières qui les attirent mais qui restent dangereusement étrangères pour eux ?

Oui, ou non… Oserais-je vous parler du flop monumental du bouquin de Manuel Valls, vaste œuvre d’auto-branlette immodeste d’un mec qui publie ses discours pour glorifier son image, pensum imbitable qui ne s’est péniblement écoulé qu’à 410 exemplaires en deux semaines ? Bah oui, il faut croire qu’il y a au moins quatre cent dix armoires normandes bancales dans les greniers de nos campagnes…

Oui, ou non… Pourra-t-on faire autrement que de fermer le bouton de la radio dès qu’on entendra le prochain album qu’enregistre Carla Bruni ? J’en doute… Après la splendide daube que nous a démoulé Rihanna (trois ans pour pondre une telle merde, elle est constipée, pas possible…), la musique ne méritait pas telle punition…

Oui, ou non… La nouvelle mouture de Question pour Un Champion, annoncée comme plus conviviale et plus moderne, va-t-elle séduire les maisons de retraite et les mémés à cheveux bleus ? Samuel Etienne a intérêt de sortir les avirons et de nous rejouer D’Aboville !

Oui, ou non… Doit-on s’autoriser à rigoler de cette mésaventure monégasque d’un chauffeur-livreur italien qui a chouravé la Rolex du mec qui lui offrait une petite gâterie (Pour sa défense, il aurait dit qu’il ne l’vais pas volée, puisqu’il l’avait payée en liquide), ou de cette anecdote batave d’un voisin, apeuré par les cris provenant de l’appartement voisin, prévient les policiers qui découvrent en fait un homme chantant de l’opéra (non, ce n’était pas Josiane Saucisse…) ?

Oui, ou non… La série noire s’arrêtera-t-elle un moment, puisque le clap de fin a définitivement retenti pour Jacques Rivette, 87 ans aux pellicules voilées, cinéaste de la nouvelle vague qui s’était spécialisé dans des films expérimentaux que même Godard trouvait imperméables…

Oui, ou non… Faut-il voir ou revoir ce classique Disney, La Belle au Bois Dormant, sorti pour la première fois aux Etats-Unis le 29 janvier 1959, qui avait couté une fortune à l’époque de par son indéniable qualité technique, mais qui avait été un four à cause d’une virulente critique des six millions de dollars de coût ? La question est posée, et si vous ne vous endormez pas comme Aurore, alors, vous aurez la réponse… 

 

jeudi 28 janvier 2016

Brèves du 28 Janvier 2016

- Eh bien mon cher ami, je suis ébaubie telle le lapinou apeuré à mirettes de Marifolle Touteraide de vous voir ainsi, tout aussi guilleret qu’un Snoopy ayant déterré un os de quarante-cinq centimètres, si ce n’est que le toutou est nettement plus poilu…
- Marie-B., malgré tout le respect que je vous dois, l’admiration que je vous porte de ne pas céder un nanomètre sur les évolutions de la mode féminine et rester bloquée contre vents et marées au col Claudine et à la jupe plissée soleil bleu marine, et la nécessaire politesse élémentaire de base ; je sens que je vais être contraint de vous proposer une balade expresse sur le Parthénon avec un bidon de vaseline sous le bras…
- Tudieu, si je ne connaissais pas votre bon cœur proverbial et votre gentillesse légendaire, j’aurais juré que vous m’auriez envoyé accélérer mon transit intestinal sur des cabinets à la turque mal nettoyés dans une arrière-salle d’un lupanar de la banlieue de Cuges-les-Pins…
- Je ne souhaite pas autant de mal aux commodités ci-dessus évoquées…
- Mon cher ami, je vous trouve particulièrement bougon ces jours-ci… Palsembleu, on jurerait que vous avez passé une nuit coincé dans une cabine d’ascenseur avec Ludovine de la Malbaise qui récitait le chapelet in extenso et en latin non-stop pour conjurer le déshonneur de se trouver ainsi confinée avec un homme inconnu…
- Tiens, votre chère Ludovine ! Et que devient-elle, la coincée du périnée ? Toujours à turlutter les loufiats dans les arrière-cuisines d’un bouge de banlieue pour combler ses pulsions de grosse truie ?
- Voyons, mon cher ! Certes, Ludovine possède certains penchants que je pourrais à la limite qualifier d’immodérés pour les choses de la chair mais je me contrains à vous interdire de penser qu’elle puisse pratiquer des massages bucco-génitaux à finition crémeuse en banlieue ! Franchir le périphérique ? Mais vous n’y songez pas, mon cher !
- Vous excuserez mon esprit plébéien et mes manières républicaines, Marie-B. …Que voulez-vous, je suis retourné depuis hier…
- Comment donc ? Vous aussi, vous pratiquez ces pratiques pratiquement dégradantes, humiliantes et nauséabondes dont notre cher Guy-Louis s’est fait une spécialité depuis son séjour Chez Cyril Féraud, la blonde animatrice pas efféminée du tout de la télévision française ? Ah non, vraiment, le doute m’habite…
- C’est vraisemblablement la chose chose qui puisse vous pénétrer en profondeur, ceci dit… Non, je suis retourné par la démission de Christiane Taubira du Ministère de la Justice…
- Comment ! Mais comment arriveriez-vous simplement à feindre d’être faussement désolé du défaussement de ce suppôt de Satan, de cette négresse apocryphe et apophtegmaticienne, de cette Gorgonne circonlocutionnaire, de ce chantre luciférien des épousailles entre moustaches et barbus ? Aurions-nous été à proximité de notre chapelle privée, j’aurais sommé mon cousin le Cardinal Gaëtan Rentrela-Afon de vous excommunier sur-le-champ et les dalles glaciales de granit de Beauce-inférieure !
- Je ne me permettrais jamais un tel crime de lèse-majesté excommunicatif en votre présence.. Je ne m’aviserais pas de tomber dans le catastrophisme exponentiel d’Aurélie Filippetti qui affirme que le départ de l’ex-Garde d’Esso est le symbole d’une crise politique majeure…
- Qu’on la brûle en place publique, cette hérétique pécheresse qui se fait bomber la guérite hors des liens sacrés du mariage par le Redressé Productif reconverti dans l’Habitat-Montebourg…
- Sans aller jusqu’au méchoui, il faut reconnaître Marie-B que l’ex-Sinistre de l’Inculture a pêché par excès de dramatisation…
- Non, elle a pêché avec sa foufoune ! Elle a aspiré l’Habitat-Montebourg et hop ! Un Polichinelle dans le tiroir !
- Marie-B, parfois, vous me faites penser à une réincarnation de Christine Boutin en femme et avec des escarpins vernis…
- Sainte Titine du Gazage A Distance détient la vérité…
- Et vous, vous en tenez une sacrée couche…
- Oui, toutes les femelles ne pensent à coucher ! Regardez Marifolle Touteraide qui interdit aux femmes enceintes de se rendre aux Antilles, en Martinique, en Guadeloupe, bref, chez les sauvages, à cause du virus Zika…
- Et celles qui sont enceintes déjà sur place, elles font comment ? Elles s’emballent dans de la toile moustiquaire ?
- Oui, une toile de moustiquaire opaque…
- Une burqa quoi… Comme ça, le Président Iranien pourra faire sa promenade digestive tranquille, comme à Rome où a emballé tous les nibards et les paires de miches…
- Cher ami, je le comprends, le pauvre enturbané… Si ces appas féminins dégradants et témoins d’une décadence de la société actuelle l’incommodent autant que le Président Hollande est indisposé par les chiffres du chômage…
- Question inversion de la courbe du chômage, il a intérêt à prendre un anti-émétique sévère, Pépère, parce que ça n’en prend pas du tout le chemin… Même avec les magouillages qui se préparent avec la Ministre de l’Absence de Boulot, Myriam Et-Les-Conneries…
- Oh question conneries, ils ont dû profiter des soldes, les clownesques du Gouvernement provisoire de la Hollandie… Quand vous pensez que le Premier d’entre eux, le Pétillant Valls qui mouille sa chemise encore plus vite que Nabila sa culotte à la vue d’un membre masculin turgescent, a osé prétendre que la reprise allait s’accélérer en 2016… Mis à part la reprise des chaussettes trouées parce qu’on n’aura plus assez de sous pour en acheter une paire neuve, non, je ne vois pas…
- Vous, Marie-B ? Auriez-vous des soucis financiers ?
- Grands Dieux moins que Jean-Luc Lahaye qui doit certainement douiller sévère (et j’espère pas en liquide) question honoraires d’avocats… Deux procès sur les arêtes pour cette seule semaine… Aujourd’hui pour diffamation face à Julie Piétri, le Findus crash-testé des has-been replâtrés ; et demain pour corruption de mineure…
- Dites donc, entre un vieux pot et une gamine, il fait le grand écart, Papy-le-slip-en-fusion…
- On devrait déchevoir de leur nationalité française tous ces fornicateurs endiablés qui ne sont que des boules de vice enduites de luxure dégoulinante de semence caillée au feu infernal de leur priapisme forcené motivé par le sionisme d’apatrides judéo-maçonniques levantins…
- Dites, vous virez adepte de Dieudonné, ou bien ? Faites gaffe, il a été pincé par les autorités locales à son arrivée à Hong-Kong, et devrait bientôt être expulsé vers la France…
- C’est logique, cher ami… Les individus de son espèce, on se soulage aisément en les expulsant… dans la cuvette des toilettes, en général…
- C’est chié comme remarque, Marie-B., c’est décidément une explosion de bon goût chez vous aujourd’hui… Vous aurait-on transfusé du sang de Nadine de Rothschild, ou d’Hermine Clermont-Tonnerre ?
- Oh que Dieu, la Sainte Trinité et tous les Saints des Derniers Jours m’en protègent ! Je ne pourrais pas y survivre, et je serais certainement victime d’un explosion en plein vol… un peu comme la désintégration de la navette Challenger, le 28 janvier 1986, à Cap Carnaval…
- Cape Carnaveral, Marie-B…. La désintégration de cette navette, et des sept membres d’équipage, soixante-treize secondes après son décollage, fut retransmise en direct à la télévision, entraînant un émoi palpable, et une couverture médiatique très importante…
- Et dire qu’hier, on a assisté à la désintégration du missile Esso-Bananier… On peut pas dire que ça m’ait empêché de reprendre trois fois des moules…

mercredi 27 janvier 2016

Brèves du 27 Janvier 2016

« Ciao, ciao, bambina, un bacio ancora
« E poi per sempre ti perderò
« Come una fiaba, l'amore passa
« C'era una volta poi non c'è più »

Depuis la dépêche AFP de neuf heures neuf ce matin, je suis scindé en deux blocs marmoréens irréconciliables, plongé dans des abîmes de perplexité, de doute et de dilemmes d’indécision qui feraient passer la côte de popularité de Flamby pour un Everest himalayesque…

Je ne suis qu’indécision douteuse, questionnement hésitant, irrésolution perplexe : Dois-je penser à décapsuler la verrine de caviar sévruga gros grains ou la boite de pâté à moitié avariée ? Serait-il plus convenable de faire péter le double jéroboam de champagne rosé ou de lamper le calice de ciguë jusqu’à la lie ? Faut-il placer sur la platine hi-fi le Requiem de Mozart ou « Le Petit bonhomme en mousse » ?…

Le doute m’habite…

Faut-il en rire ou en pleurer, doit-on se damner ou faire vœu d’abstinence éternelle, devra-t-on faire brûler un cierge pascal en guise de remerciements céleste ou exorciser à tout-va ?

Ce sera selon le cas, les opinions politiques, les couleurs de chaussettes et les goûts intimes de chacun, et nul doute que peu de gens m’en voudront de vous annoncer la nouvelle non pas de manière traditionnelle, mais en détournant les paroles de l’inoubliable « Piove (ciao ciao bambina) », Grand Prix du Festival de San Remo 1959 et chanson représentant l’Italie au Grand Prix de la Chanson Européenne 1959 :

« Casse-toi Taubira, déblaie le plancher,
« Et puis pour toujours, on t’oubliera
« Comme une comète, la gloire passe
« Il était une fois, et puis plus rien… »

Oui, oui, que la buée de l’émotion ou de la haine ne vous aveugle pas, puisque vous avez bien lu : Christiane Taubira a démissionné de son poste de Garde d’Esso, elle a déclaré préférer la Total…

La tata des tatas a valsé, lassée d’avaler les couleuvres du couple de l’inexécutif et d’essuyer les pots cassés de ses projets de réforme merdiques et mal conçus…

Tautau en a certainement eu ras-le-bol d’être prise pour la bête noire du Gouvernement de polichinelles incapables ; elle qui a toujours eu une si haute opinion d’elle-même qu’elle ne pouvait pas péter moins haut que la cime du brushing…

Qu’est-ce que l’Histoire retiendra de Christiane Taubira, Garde des Sots qui n’a eu de cesse de confirmer que ses administrés en étaient ? Mis à part la Loi selon laquelle des hommes ou deux femmes pourront en toute légalité s’enfiler… la bague au doigt, je crains que le bilan ne soit proche du zéro intégral… Plus soucieuse du bien-être des délinquants que de la détresse des victimes, M'âme Taubira ne laissera certainement pas l’empreinte d’un Bébert Badinter.. Ou alors, celle d’une Tiatiane Bas d’Inter…

Avant que de faire péter les bouchons de Dom Pérignon 1955, soyons bien assurés que nous ne regretterons pas la teigneuse de la tarte à la rhubarbe d’ici à quelques mois… Son successeur, plus que prestement nommé Place Beauveau, Jean-Jacques Urgoas, est un proche du Pétillant de Matignon et un spécialiste des questions de sécurité…

De plus, c’est un juriste, ce qui pour un Garde des Sots, devient une exception, mais il raffole des questions de police et de renseignements… Si vous avez dans les semaines à venir la sensation d’un œil de Moscou incessant par-dessus votre épaule, ou si vous découvrez un micro dissimulé dans le pot de fleurs du salon, remerciez Monsieur Urgoas… Et ne broyez pas du noir, Taubira a démissionné…

Laissons évidemment la conclusion à l’ex-Esso, qui d’une pirouette a expliqué sa démission d’un « parfois résister, c’est partir »… Que n’a-t-elle résisté plus tôt… En tout cas, il faut saluer, avant la remontée dans le bananier, d’une femme de convictions à l’éloquence certaine…

Sortie de route donc, pour Christiane, mais heureusement sans gravité pour la suite de sa carrière politique…C’est toujours ça de pris, et ça ne fera pas plus augmenter le triste bilan des tués sur les routes en 2015, une hausse de 2,4 % qui serait une excellente nouvelle s’il s’agissait de croissance… Bon, c’est toujours ça de chômeurs en moins, et ça permet de relancer l’industrie automobile, pharmaceutique et des pompes funèbres…

Surtout que dans certains domaines, la tendance n’est pas à l’embellie démentielle et l’on s’autorise à penser en certains milieux autorisés que la hausse des ventes et des parts de marché va accuser pour la première fois une baisse… Apple a en effet prévu que les ventes d’iPhones allaient chuter au cours du premier trimestre de cette année… Eh oui, forcément, après autant de pommes, y a forcément des pépins…

Encore un pépin, et de taille celui-là… La série noire continue, la black list goes on, et avant le dégommage de la noire gouvernementale, c’était un Black britannique qui remettait ses vingt-un grammes entre les mains du créateur… Colin Vearncombe, dans le coma depuis un grave accident de la circulation le 10 janvier dernier, est décédé hier soir… Son nom ne vous dit rien ? Pourtant, vous fredonnâtes toutes et tous voici vingt-cinq ans son imparable « Wonderful life »… So long, Black…

Et le 27 janvier 1973, les Accords de Paix de Paris étaient signés à l'Hôtel Majestic . Il s’agissait d’accords d'armistice pour mettre fin à la guerre du Viêt Nam, conclus entre les Etats-Unis, la République démocratique du Viêt Nam (Nord Viêt Nam), la République du Viêt Nam (Sud Viêt Nam) et le Gouvernement révolutionnaire provisoire de la République du Sud Viêt Nam formé par le Front national de libération (Viêt Cong). Henry Kissinger et Le Duc Tho, acteurs majeurs de ces accords, reçurent cette même année le Prix Nobel de la Paix. Considérant la paix comme non encore établie, Le Duc Thọ a refusé le prix. Et Henri Salvador en a profité pour en faire une chanson « Kissinger Le Duc Tho »… A quand une chanson sur les amours avortées de Taubira et de Valls ? J’ai déjà le titre : « Je t’aime, moi non plus »…

mardi 26 janvier 2016

Brèves du 26 Janvier 2016

« Det var en lille melodi
« Vi synger her
« Men syng kun med og se så hvad der sker
« Til sammen ka' vi sikkert bli' det største kor
« En sang kan bli' til mere end du tror »

Et si j’avais eu envie d’une petite gâterie bien sucrée et bien mièvre, comme ça, tout de go, en pleine après-midi, entre deux dossiers à merdes, un rendez-vous brise-boules et une batterie de pénibles à rappeler impérativement depuis trois jours à propos de leur dossier que c’est hyper-méga-urgent qu’on aurait déjà dû s’en occuper depuis trois semaines sauf qu’on travaille pas pour la gloire et que t’as pas rapporté les pièces pour le dossier AJ, connard ?

Et si j’avais eu le besoin irrépressible de m’en mettre un grand coup quelque part sans que personne ne le sache, ne le voie ni ne soit au courant ?

Et si je m’étais abandonné à me faire rougir tout seul au bureau, les yeux fermés, les lèvres légèrement entrouvertes laissant échapper une espèce de feulement quasi-orgasmique s’apparentant assez bien au bruit des bras de suspension arrière d’une vénérable 2cv trop fatiguée par les deux bobonnes d’un quintal qui s’installent sur la banquette arrière ?

Et si je vous le racontais par le menu, avec les détails d’une précision d’un demi-nanomètre et des planches hors-texte couleurs ? Mmmmh ? Oh, rassurez-vous, je ne vais pas mettre mon traversin sur la place publique et vous exposer par le menu la dernière partie de jambes en l’air à en décoller le papier-peint du plafond…

La petite gâterie évoquée n’est rien d’autre qu’un air bien niaiseux qui me trotte dans la tête depuis le matin, une petite mélodie… ce qui tombe bien, puisque c’est le titre de cette niaiserie danoise au grand prix Eurovision 1987, « En lille melodi », archétype paradigmique de ce que les scandinaves pouvaient produite comme bouses musicales soigneusement enveloppées dans une interprétation sans bavures et une chorégraphie adjuvante…

C’est une petite chanson, que nous chantions, mais chante avec nous et vois ce qui se passe, ensemble nous pourrions être le plus grand chœur, une chanson peut devenir plus que tu ne le crois…

Hein, c’est beau comme du Yann Moix déclamé par Fabrice Lucchini sur un fond musical de Zaz interprété à l’accordéon de chasse par Louane (ça fait le même bruit quand elle chante…)…

La petit musiquette que certains chantaient in petto lorsque Pépère fut triomphalement élu dans un vaste geste d’inconscience populaire collective est devenue au fil des mois une symphonie guerrière à côté de laquelle la Chevauchée des Walkyries wagnérienne vue par Karayan est une comptine enfantine à peine chuchotée…

Oh que ça gueulait aujourd’hui, aux quatre coins de l’hexagone, et il ne faisait pas bon avoir envie de prendre sa bagnole pour aller au boulot… Taxis, aiguilleurs du ciel, enseignants, fonctionnaires… Il eût été plus simple de lister les corporations qui n’étaient pas en grève, c’eût été plus rapide…

Plus rapide en tous cas que de trouver un taxi sympa, amène, dont le véhicule n’empeste pas le tabac, ou le Feu Orange, ou les pieds, ou la transpiration aigre d’il y a huit jours… ou les quatre en même temps… Ne vous étonnez pas, messieurs les taxiteurs, que votre infecte réputation ne soit pas en passe de s’améliorer avec vos prises de position contestables face aux VTC…

Ce qui, au contraire, ne risque certainement pas de former de vagues plus importantes qu’une insignifiant clapotis dans une mer d’huile, c’est le rapport Badinter sur le Code du Travail… Mais qu’est-il allé faire dans cette galère ? Le tapioca de la maison de retraite colle au dentier ? On a voulu améliorer l’ordinaire et mettre un peu de margarine dans les fayots trop cuits du repas de 18h30 ? Abattre un quartier de forêt amazonienne pour publier des constatations éculées sur le droit du travail actuel n’est guère, tu parles d’un geste citoyen…

La petite ritournelle sarkozienne que nos médias diffusent de manière plus insistante qu’une musique d’ascenseur depuis l’annonce de la publication de son pavé ressemble de plus en plus aux vrombissements du moustique surexcité une nuit de juillet qu’aux langoureux chants des sirènes qui charmaient Ulysse… Le nain  talonnettes a beau téléviser sa binette partout en faisant, sans maquillage, des yeux de cocker triste, ça ne fonctionne pas : la mayonnaise ne prend pas et le public n’a aucun élan de sympathie, à part peut-être quelques Sarkidolâtres fraîchement internés et une poignée de masochistes mongoliens…

En plus de son auto-flagellation qui a dû flanquer une semi-érection aux amateurs des cilices bordés de clous rouillés, son bouquin recèle quelques boulettes bien senties, notamment l’évocation d’une campagne électorale d’une rare violence entre George W. Bush et Obama… Ce qui ne s’est jamais produit… J’attends avec impatience le second tome, où le petit Nico évoquera le match de foot épique entre le Pape Pie XII et Justin Bieber…

Décidément, les politocards de droite sont en forme en ce moment, puisque Laurent Wauquiez, le jeune ambitieux à regard de prêtre pervers et pratiques intimes à base de godemichet et harnais en cuir, s’essaye à l’humour chez Bourdin, un haut lieu de la déconne fine et spirituelle : « Macron est le frite Mc Cain de la politique, c’est celui qui en parle le plus et en fait le moins »… Pitié, faites taire Lolo en lui redonnant sa tétine en forme de gland de Steevy, je n’en puis plus de rire…

Pour stopper net les crises de fou-rire, rien de tel que l’ancien épouvantail à électeur, le chauve sans col roulé, Alain Juppé, qui creuse grave l’écart à droite question popularité… Il donne l’impression d’être moins pourri que les autres, c’est vrai… Quant à Pépère, il retrouve sans surprise sa popularité d’avant les attentats, à mi-chemin entre le record de profondeur de Morgan Bourc’his et la fosse des Mariannes…

Et le 26 janvier 1926, John Logie Baird signe la naissance de la télévision, puisque des membres de la Royal Institution assistent à la première séance de télévision véritable dans son laboratoire. Il ne s'agit que d'une petite image animée en noir et blanc de 30 lignes verticales, mais elle permet de distinguer clairement la silhouette d'un personnage transmise à partir d'un émetteur situé dans la pièce voisine. On est encore assez loin de la très haute définition, mais au moins on économisait sur le maquillage…


lundi 25 janvier 2016

Brèves du 25 Janvier 2016

« Katson sineen taivaan tähti kirkkain sua
« Taas mä pyynnöin vaivaan, ohjaa kotiin mua »

Evidemment, il y aurait certainement plus intéressant, plus percutant et plus actuel que de psalmodier à l’envi que « je regarde le ciel bleu, l’étoile la plus brillante, et que je lui demande de me mener jusqu’à la maison »…

Et d’une, je n’ai qu’à brancher le GPS, ou bien d’apprendre à lire une carte Michelin ou d’Etat-Major… Et de deux, je ferais mieux de laisser chanter ça à Katri Helena, dont la blonditude et la finlandité ne furent que modérément au goût des jurys du Concours Eurovision 1979…

Et pourtant, regarder le ciel bleu, ça permet de se lessiver les yeux, l’esprit et le cortex de ce gris teinté de rouge sang et de noir-désespoir qui ponctue nos quotidiens moroses et parfois déprimants…

Regarder le ciel bleu, c’est se mettre au vert et sentir le rose monter à ses pommettes parmi les myosotis, les boutons d’or d’un éclatant jaune cocu et les coquelicots écarlates comme le cul d’un bonobo qu’on vient de sodomiser à sec…

Katson sineen taivaan, parce que c’est toujours mieux que de mater les surréalistes vidéos postées par la fausse marque de lessive qui lave plus blanc les burqas, des vidéos émétiques à la gloire des terroristes… Je propose qu’on montre ces vidéos à chaque congrès obstétrique… Pour dénoncer les graves dangers de l’absence d’échographie chez les femmes enceintes, les risques de malformation du cerveau et le risque de naissance de mongoliens…

Katson sineen taivaan, puisque c’est la position favorite de la truffe encore humide (peut-être de la motte de Julie) de Flamby qui a martelé avec la plus inébranlable énergie (un léger tapotis d’annulaire sur le coin de la table basse du salon) qu’aucune menace ne ferait douter la France… Tu parles, on a déjà du mal à se décider entre le quadruple McToasty rhubarbe-camembert sauce Eparcyl-fraise des bois et l’inoubliable McVomito pelures de patates-crachat de tubard avec de vrais morceaux d’ongles de pied dedans… Alors se faire dans le froc ou pas devant les vidéos de Persil anti-redéposition…

Katson sineen taivaan, car on risque prochainement d’avoir le blues du livre rouge… ou de voir rouge avec le livre bleu… Tout dépendant de la chapelle à laquelle vous prêtâtes allégeance à la fac… Pour les diminués du cortex, les aphasiques, traumatisés crâniens sévères, fans de Frank Ribéry et membres honoraires du Eve Angéli’s Dindasses Fan Club, je vous cause de la possible future refonte du Code du Travail, sous couvertures rouges ou bleues selon les éditeurs, puisque Robert Badinter a rendu son rapport…

Robert Badinter… un homme qui a écrit des pages sublimes contre la peine de mort, qui a plaidé jusqu’à l’accident de cordes vocales contre le découpage en deux d’un être humain, qui a sauvé la tête de certains accusés, dont la parole fit autorité dans les milieux autorisés malgré une politique laxiste qui aurait fait passer la tata des tatas pour un tyran tortionnaire… Voila que l’âge de la polenta mixée et des fuites slipesques arrivant, Bébert nous pond un rapport merdique avec la réaffirmation du principe des 35 heures et du CDI comme pierres angulaires…

Le Général avait mille fois raison, la vieillesse est un naufrage… et y en a qui prennent l’eau de bonne heure…

Katson sineen taivaan, puisque c’est dans le bleu du ciel bleu (volare, oh oh !) que devraient s’écrire les nouvelles relations commerciales, et fructueuses, franco-indiennes… Pépère, en voyage officiel sur les bords du Gange, a réussi a embobiner les officiels du coin pour leur refiler nos Rafale, des coucous démodés depuis la dernière victoire française à l’Eurovision…

Katson sineen taivaan, ça m’évitera d’avoir les paupières qui saignent et les pupilles dilatées comme si j’avais fumé une demi-livre de kif algérien à regarder l’hideux logo du Concours Eurovision 2016… Et dire que des tas de designers suédois ont dû s’émietter le Kirsprolls à accoucher de ce truc, à mi-chemin entre la représentation sous acide de la fleur de pissenlit de Larousse, le lustre Ikéa psychédélique Maskros de la page 59 du catalogue de l’année dernière, et la boule à facettes de la Discothèque Macumba de Saint-Bourremoibien-Dans-Létable…

Katson sineen taivaan, puisque c’est bientôt le seul bleu que l’on risque de regarder à la tévé sur la troisième chaîne… Après le désanussage réussi de Julien Lepers qui se l’est fait mettre bien profond et la piquouse euthanasique de Trente millions d’Amis, on risque d’assister au sabordage de Thalassa ; l’inamovible magazine de la mer présent à l’antenne depuis 1975 étant menacé de disparition. Faut dire que les quinze reportages annuels sur la pêche de la crevettes et les douze directs depuis Quimper pour l’arrivée de la Transat « L’autoroute du Vieux Rhum », ça commençait à agacer même dans les maisons de retraite…

Katson sineen taivaan, plutôt que de s’user les besicles à zyeuter le défilé de stars qui se mobilisent pour l’émission animalière de France 3 : Amanda Lear, Sylvie Vartan, Gérard Lenorman… Certes, le terme de stars est sans doute galvaudé à la vue de la liste précédente, et l’on se doute que vont se greffer au ramassis de vieilles gloires fatiguées et has-never-been ringards des noms aussi illustres que Vianney Météoumétépala, Mélanie Laurent, Judith Henry, Pierre Niney, Vianney Guyonnet (l’un des Stentors) ou les douze derniers participants français à l’Eurovision…

Katson sineen taivaan, parce que l’on ne va pas tarder à voir passer, porté au pinacle du zénith de l’apogée, Gaël Monfils, qui accède pour la première fois de sa carrière aux quarts de finale de l’Open d’Australie… Il est mur pour la Légion d’Honneur avec palmes et fourragère, ainsi qu’un contrat à vie avec Kinder Bueno…

Katson sineen taivaan, et je suis presque certain de voir passer Marie Daëms, 88 ans aux plum-puddings à la gelée de mangue verte, une actrice au nom bien oublié aujourd’hui mais qui fut une habituée des théâtres parisiens et du doublage de séries, notamment Derrick, en plus d’être une intime de Jacques Chazot.

Katson sineen taivaan, et là, ce sont plus les yeux levés vers le ciel en signe d’agacement palpable face à la débauche de putasserie infernale déployée par Sarko afin d’amadouer les français avant son grand gadin de 2017… Bouquin lèche-boules, confessions télévisées aussi crédibles que des aveux de dealers de shit nord-africains… Le nain à talonnettes a oublié l’adage « chat échaudé craint l’eau froide », transposé à l’électeur « Electeur profondément enculé craint le suppositoire »…

Katson sineen taivaan, vraisemblablement le 25 janvier 1924 à Chamonix, pour le lancement des les Jeux Olympiques d’hiver de Chamonix qui, face aux réticences des Scandinaves qui craignent qu'une telle épreuve nuise à leur propre compétition, les Jeux nordiques, ne revêtent dans un premier temps aucun caractère olympique et se tiennent alors en tant que « Semaine internationale des sports d'hiver » donnée dans le cadre des Jeux de Paris et sous le patronage du CIO. Face à la razzia de médailles norvégiennes, ces réserves s’envolent et on les regarde s’envoler dans le ciel bleu.. Katson sineen taivaan toujours…

 

vendredi 22 janvier 2016

Brèves du 22 Janvier 2016

« Comment ça va ?
« Dat is ok ! »

Et dire que cette chanson pêchue aurait pu brillamment représenter la Belgique à l’Eurovision 1979 si son interprète n’avait pas inconsidérément ouvert sa grande bouche en lui faisant une publicité d’enfer… Au final, Micha Marah se verra flanquée d’une bouse bringuebalante qui peinera à marquer cinq points en finale à Jérusalem…

Mais en tous les cas, si on me demande comment ça va, je vous répondrais « dat is OK », c’est ok ! Je vous formulerai la réponse en français, of course, bicoze le flamand est une langue qui ne se parle pas… Qui se crache, à la rigueur, tant on dirait un tuberculeux en phase terminale qui se décolle les poumons à prononcer des sons terriblement gutturaux au côtés desquels l’allemand fait figure de digestif liquoreux et gouleyant…

En tous cas, ça va ! Evidemment, ça pourrait aller mieux, et je serais alors lascivement allongé sur un transat confortablement rembourré, sur une terrasse vaste et accueillante, en plein soleil et face à un paysage maritime calme et serein, un coupe de roteuse millésimée dans la pogne avec une mélodie doucereuse jouant mezzo-voce sur une chaîne hi-fi…

Mais ne soyons pas d’affreux gourmands cupides qui n’ont qu’un but en tête, celui de devenir le plus riche du cimetière en ronflant sur des matelas de billets, comptant et recomptant le soir les biftons passés à gauche et en chopant une érection à voir le total faramineux du pognon estourbi…

Je vous le dis, ça va ! La semaine ne s’était pas trop mal déroulée, avec son lot de casse-pompes patentés, et de broute-minous diplômés ; mais sans envies de meurtres impulsifs et soudains… Et la dernière aprèm avant le sacrosaint ouikènde recèle certaines communications téléphoniques qui vous donnent une de ces bananes…

Certes, il faut raison garder, au frais le champagne conserver, et garder à l’esprit que certains bâtons peuvent toujours se glisser dans les roues… Mais petit-à-petit les choses se débloquent, et la petite souris, mon auriculaire, et certaines étoiles quelques part me serinent que tout ne devrait pas si mal finir…

Quoi ? Non mais vous croyez au chat qui pète ou quoi ? Vous pensez que je vais déballer mon sac, me filer en string lamé bleu fluo et vous faire une séance de pole dance, mettre mon édredon sur la place publique et faire des recherches ADN sur la couette, ou vous révéler les secrets du dernier dossier de la mort qui tue que j’ai rentré au cabinet ?

Je ne vous dis pas d’aller vous promener sur le Parthénon avec un bidon de vingt litres de vaseline extra-fluide, ni d’aller vous faire lanlaire par une nonagénaire parkinsonienne… Mais si je ne le dis pas, c’est que j’ai dû le penser très fort…

Et au seuil de ce ouikènde, on peut poser la question de savoir comme ça va à nos politocards qui ne cessent de se pousser du col sans filet comme à Barnum…

Celui qui se pousse du col d’une manière plus que démesurée, c’est notre Premier Sinistre qui adore jouer les Cassandre et répandre partout la mauvaise augure du djihadisme intégral, cancer généralisé de la religion moderne… C’est à la BBC que Manu le Pétillant a encore une fois rejoué la grande scène de l’acte II en affirmant que tous les moyens seraient mis en œuvre pour lutter contre l’Etat Islamique jusqu’à l’éradication de Daesh… Je savais qu’il se touchait, l’espingouin trempe-liquette, mais à ce point, faudra penser à lui attacher les mains dans le dos…

Avec notre porte-avions atomique qui a toujours une durit qui pète et qui reste en rade, nos chars qui datent de la guerre de quarante, nos stratégies militaires qui ont été pompées dans Mickey Magazine, et notre fâcheuse tendance à nous éparpiller un peu partout dans tous les azimuts et sous toutes les latitudes, on n’est pas de carrure à lutter efficacement contre les siphonnés de la sourate…

Mais Manu y croit… Et même si cette lutte s’avère un échec complet, il pourra toujours en faire amende honorable lorsqu’il sera viré de Matignon, en publiant un bouquin… Ah, cette mode de publier un livre pour raconter sa vie, son œuvre, ses erreurs, ses succès, la couleur de ses chaussettes, ses artères, et les photos de l’intérieur de la cuvette de ses chiotttes… Sarko, l’homme qui n’en revient pas de revenir, nous a évidemment pondu le sien, un pensum imbitable sur ses erreurs gouvernementales, qui feraient passer les pavés de Yann Moix pour du Delly primesautier…

Désireux de plaire au plus grand nombre afin de se faire porter en triomphe vers un second mandat élyséen (c’est beau de rêver tout éveillé, hein…), le nain à talonnettes n’hésite pas à se renier de a à z en retournant sa veste (et peut-être le reste) à propos du mariage casse-cul et broute-minou… Ce qui a le don de prodigieusement énerver Hervé Mariton et La Manif pour Tous, ce collectif de consanguins trisomiques et de pétasses emperlouzées en jupe plissé soleil bleu-marine qui flaquent devant un crucifix et n’hésitent pas à se damner en oubliant la communion des vêpres…

Même les pires radasses dévastées par quarante ans de pinage intensif Rue Saint-Denis n’oseraient pas une telle putasserie putassière…

Vous me direz qu’en ces temps troublés où seule la surenchère peut être encore possible de créer le buzz, il ne faut plus avoir peur ni honte de rien, montrer les poils, les trous, les muqueuses et les sécrétions, le bébé défenestré, la défigurée de l’accident de l’A13, le SDF congelé aux portes des beaux quartiers…

Ou quand on veut rester sous un voile de crêpe noir qui signifie autant le deuil que une prétendue pudibonderie retenue, on se grime en Céline Dion, et on met en scène les obsèques de son mari R’né… Je ne remets pas en cause son chagrin face à la perte de son Pygmalion, mais la mise en scène obscène de la chapelle ardente avec la viande froide embaumée de frais et sa tenue de grand deuil empruntée à Jackie Kennedy m’ont donné la gerbe… et pas uniquement celle de la couronne mortuaire…

Et le 22 janvier 1986 sort sur les écrans français « Rocky IV », un film américain écrit et réalisé par Sylvester Stallone, qui sera le plus grand succès de la saga Rocky, bien qu’il fit beaucoup parler de lui pour son message manichéen et ses relents de guerre froide pendant les années de présidence de Ronald Reagan. Vous trouvez que l’affrontement désintéressé de Rocky Balboa (incarné par un Stallone toujours aussi charismatique qu’un navet vapeur trop cuit) avec Ivan Drago, un boxeur soviétique bodybuildé (campé par un acteur suédois répondant au nom de Dolph Lundgren) avec la victoire finale du ricain, ça vous paraît caricatural ? Que vous êtes cinéphiles ! 

 

jeudi 21 janvier 2016

Brèves du 21 janvier 2016

On m’en pond tous les jours des vertes et des pas mûres, et parfois même une demi-douzaine d’œufs si l’interlocutrice est une poule qui ne ressemble pas à une dinde… De la cliente un peu trop serrée dans son soutif qui hurle en pleine salle d’audience à la maîtresse de son mari « c’est cette salope qui a pris la bite à mon mari » au client qui vous adresse une lettre truffée de la plus forte densité au centimètre carrée d’abominations orthographiques et de barbarismes grammaticaux depuis la dernière édition des Concons à Cancun…

Mais voila que ce matin, un matin brumeux comme l’esprit de certains confrères après une soirée UJA arrosée avec vingt-six mojitos honteusement tassés, humide comme certains sous-vêtements à la vue de certaines formes appétissantes, gris et déprimant comme un discours de Manuel Valls, une chanson de maître Gims ou un film de Benoît Poolvoorde, on me soutient que je serais chafouin dans mes chroniques…

Moi chafouin ? Moi, sournois et rusé ? Qu’on me taxe d’être rébarbatif avec mes tirades incongrues, pénible avec mes références eurovisuelles incessantes, honteusement réactionnaire avec mon hymne indémodable du « cétémieuavan » ; je le conçois, et j’avoue même que je serais presque indulgent à l’endroit des crevures de bidet pourraves qui osent penser de telles horreurs indescriptibles…

Mais sournois et rusé… C’est un non-sens d’une outrecuidance rare et douloureuse à mon égard, moi petit être fragile, sensible et délicat qui arrive sans ciller à se bloquer le dos en éternuant pendant le récurage de la baignoire et à rester parfaitement impassible pendant un spectacle de Ga Elmaleh (un exploit que beaucoup de gens réussissent, j’en conviens)….

Je serais une teigne tendance hyène hystérique face aux confrères, refusant systématiquement les renvois aux audiences, communiquant quarante-huit pages de conclusions recto-verso en police de caractère 8 et quatre-vingt-seize pièces dont l’impression ruinera une ramette de papier la veille de la clôture du dossier, me pointant comme une fleur à onze heures alors que l’audience est commencée depuis deux heures…

Je serais une pourriture de l’écriture, vomissant ma haine de l’autre, l’autre qui peut être pêle-mêle la femme, le chômeur, le con de gauche, la connasse de droite, le pédé, le youpin, le bougnoule, la face de citron, voire les vieilles pétasses emperlouzées qui feignent de ranger leur caddie à mois deux à l’heure à la caisse de l’Auchan surbondé un samedi à seize heures…

Je m’avouerais une raclure de capote usagée qui en chope une demi-molle à balancer les chatons par la fenêtre du quinzième, à abandonner les clebs et les belle-doches sur les aires d’autoroute…

Mais là… Alors qu’il n’y a absolument aucune raison d’être chafouin, avec la riante actualité qui nous tend les bras de manière au moins aussi amène que Régine complètement pétée à la tisane romarin-courge confite…

On aurait presque envie de s’humidifier le Sloggi taille haute avec notre hilare Premier Sinistre qui joue les oiseaux de mauvais augure à Davos et veut faire passer au monde ébaubi un message d’alerte sur les dangers du terrorisme et sur le risque d’un Britexit…

Je ne voudrais pas être chafouin, et encore moins faire de l’anti-socialisme primaire, mais s’il ne se rend compte que maintenant des dangers que représentent les enturbanés, les siphonnés d’Allah-Bonne-Frankette et les excités de la sourate, on a du mouron à se faire…

On en cartonnerait le slip façon carte de France d’apprendre que l’état d’urgence fera probablement l’objet d’une prolongation au-delà du 26 février… Pour une fois que Pépère réussit un truc, vous pensez bien qu’il ne va pas s’en lasser de sitôt…

On brulerait d’envie de porter un cierge à Sainte-Carlita-des-Talonnettes tant les prophéties de Nico en terres nîmoises relevaient de la révélation messianique intergalactique… Le nain à tic de l’épaule a enfoncé l’autre barbu de Bethléem en révélant aux amateurs de corridas et de brandade que non, la France n’était pas fichue… Si il est réélu en 2017, si, un peu quand même…

On se doutait bien qu’après la publication du pavé imbitable à visées électoralistes du ramoneur de la chanteuse aphone, Fillon allait déverser son fiel comme une fosse septique trop remplie… Ça n’a pas loupé, et l’ancien Premier Sinistre a ironisé sur le livre-inventaire… Quand on a publié un torche-cul portant le titre d’un synonyme de déféquer, on ravale sa morgue et on joue un ton en demi en dessous…

On aimerait se faire reluire le macaroni à béchamel pressurisée à l’idée de Christine Lagarde qui compte ses appuis et soutiens en vue de sa candidature à sa propre succession à la tête (de nœud) du FMI… Autant on lisait dans les petits yeux de goret priapique de DSK, la bite sur pattes du FMI, qu’il n’était que lucre, stupre et tâches sur la moquette du Sofitel ; autant Titine ne donne guère l’impression d’une maîtresse sado-maso en polyvinyle luisant imitation cuir de buffle avec martinet électrifié traitant ses amants comme des lapereaux émasculés…

On aimerait porter un cierge, décidément, on fait travailler l’industrie en ce moment, à la mémoire d’une femme épatante, qui a su allier féminisme, intelligence et ténacité, sans brûler son soutif comme ces connasses bitophobes du MLF, qui a su manier (et peut-être en tailler quelques-unes aussi) une plume alerte, acerbe, élégante et passionnante qui lui aura valu le Prix Goncourt en 1966, qui a su aimer le grand débris que fut l’indéboulonnable maire de Marseille ayant trempé avec intérêt dans le milieu et un gagateux Sinistre de l’Intérieur mitterrandien, le fossilisé Gastounet, et qui a osé, ce qui lui coûta son poste de rédac’chef de Elle et Vogue, imposer un mannequin black en couverture de Elle, en 1966…

Au-revoir, Madame Edmonde Charles-Roux, 95 ans à l’oubli de Palerme ancien…

On en aurait presque envie, à force de tant de nouvelles déprimantes, de se faire les uns les autres un bon gros câlin qui réconforte, qui tartine de baume le cœur et qui réchauffe le moral…Ça tombe bien, c’est la journée mondiale des câlins…Par contre, pour la journée mondiale de la coloscopie manuelle, je passe mon tour…

Et le 21 janvier 1994, le verdict tombe tel un couperet au moins aussi tranchant que le couteau de cuisine qui servit le 23 juin 1993, dans un appartement de Pine Street à Manassas (Virginie) à Lorena Bobbitt pour sectionner une partie du pénis de son mari, John, qui l’aurait prise de force… Lorena est reconnue non coupable (à la différence de la bite de son mari) mais ne coupe pasà un séjour d’un mois et demi dans un hopital psychiatrique… Après une auto-greffe, John Bobbitt tournera quelques films pornos… Ah, ces américains, toujours à faire des fautes d’accord… On ne dit pas bobbitt, mais belle-bite… Alors, ça, ça me la coupe…

 

mercredi 20 janvier 2016

Brèves du 20 Janvier 2016

Depuis le temps que l’on se connaît, je pense que vous avez fini par me connaître un tant soit peu et vous savez parfaitement que je ne suis pas du genre à chercher des noises, à déféquer violemment dans les bottes des copains ou à prendre un panard intégral à me crêper le chignon avec des confrères…

Mais putain de bordel de pompe à cul de merde, si j’avais pu lui faire bouffer ses barrettes antédiluviennes, sa poudre de riz Bourjois, son dédaigneux air hautain et sa sentencieuse diction onctueuse déjà démodée chez les speakerines de l’ORTF, j’en aurais presque tâché mon slip !

Je respecte les antiquités, je vénère les restes archéologiques, je kiffe les débris antiques ; mais là, j’ai à plusieurs reprises éprouvé de violentes pulsions simultanées et successives de meurtre, cannibalisme, thanatophilie et ventilage façon puzzle aux quatre coins de la ville à l’encontre de l’indéboulonnable greffière officiant avec une componction judiciaire rare et une haine froide et rance de l’avocature…

Trois heures et quart d’attente… cent quatre vingt quinze minutes… onze mille sept cent secondes d’attente quasi-interminables pour une audience d’à-peine un quart d’heure… Parlez-moi d’une matinée productive et épanouissante…

Heureusement que mon Client n’était pas un de ces intermittents de la salle de bains, comme il existe des intermittents du spectacle, abonnés à la halitose sévère dès le réveil… Bon, un tenace relent cigarettier qui n’a rien d’une clope light pour tapettes de la place des Vosges et quelques émanations de déodorant bon marché ; c’est toujours mieux que l’haleine au fromage-cendrier froid et les dessous de bras qui rappellent les dernières marées basses…

Rassurez-vous, j’exerce un métier que j’aime et que pour rien au monde je n’en aurais choisi d’autre… Mais putain, y a des jours où ça mériterait de chier dans le ventilo façon sulfatage intégral version massacre de la Saint Valentin…

Et je puis vous l’assurer, quand on vous accélère grandement el transit au niveau professionnel, il y a de grandes chances pour que les futilités de l’actualité en remettent une deuxième couche…

Ben voui, il nous fait chier, Balkany, avec sa deux-cent-soixante-douzième mise en examen, cette fois-ci pour déclaration mensongère sur son patrimoine… Ce serait plus judicieux de lister ce pour quoi il n’a pas été mis en examen, le Thénardier du 9-3… On doit bien dégoter dans le Code Pénal une infraction poussiéreuse tombée en désuétude totale… genre la contravention à une servitude de tour d’échelle par emploi d’une machine à vapeur ou la grivèlerie de four banal à patente censitaire…

Il nous fait chier, le gouvernement des branquignols socialos… Après de brillantes idées issues de cerveaux féconds, ou faits cons quand on esgourde causer Fleur Pellerin, la Ministre des Affaires Etrangères à la Culture, on devrait nous pondre une réforme des claviers d’ordinateur… Vous étiez habitués depuis des décennies au traditionnel clavier AZERTY qui vous permettait de clavinoter mots doux, diatribes sanglantes ou lettres de demandes de dégrèvement de la pénalité double sur la taxe des impôts locaux des portes coulissantes en quinconce ? Eh bien, préparez-vous à en chier des ronds de chapeaux avec le « clavier français » ! Et dire qu’on paie grassement des têtes d’œufs apparemment bardés de diplômes et de neurones en état de fonctionnement pour qu’ils pondent de telles âneries futiles…

Il nous fait chier, Macron ! Non content de balader sa trogne de premier minet de la cour des bogosses qui mettent le feu au panier des garçons-coiffeurs de Concarneau et d’Arradon, il se permet de nous péter des déclarations inutiles genre « j’exclus de démissionner du Gouvernement mais je n’exclus rien pour 2017 »… On se contrecogne la merguez à col roulé et les bossues à béchamel avec une patte de tripotanus nain enfarinée de savoir que le trombineur de vieux pots se tripote la nouille en pensant à l’Erection Pestilentielle de 2017…

Il nous fait chier, Macron ! (bis) Et il nous démontre, si le doute, pour lui comme pour Manu Valls, était encore permis qu’il est de droite, en déclarant que la vie d’un entrepreneur est bien plus dure que celle d’un salarié… Ça, ça va plaire au siège de la CGT…

Il nous fait chier Sarkozy ! Après se l’être tartiné de toutes les manières possibles lors de son quinquennat, lors de son retrait de la vie politique, puis lors de ses successifs retours, come-back, goûts de revenez-y sans revenir mais en revenant, va falloir se le farcir à nouveau dimanche soir, sur TF1, pour la promo de son bouquin qui fera certainement un carton… d’invendus…

Sérieux, déjà que le dimanche soir est des plus propice au blues du weekend finissant, à la « patenvie » aiguë, et aux restes du gigot flageolets froid du midi, si en plus faut se fader le nain élyséen qui veut nous caresser dans le sens du poil… C’est un coup à finir par regarder M6 !

Il fait chier, le Père Dieu ! Bon Vous de Bon Vous ! Vous ne trouvez pas que vous poussez le bouchons un peu trop loin, en ce moment ? Je sais que l’éternité est longue, surtout vers la fin, mais c’est pas une raison pour vous laisser aller à un certain confort et des envies de société de loisirs, hein ! Après la musique, la chanson et les acteurs, vous vous attaquez aux réalisateurs en rappelant Ettore Scola, 84 ans aux spaghettis au pesto frais…

Et je garderais comme souvenir de ce réalisateur des images sur le téléviseur Philips du salon de son film « Une journée particulière », avec Sophia Loren et Marcelo Mastroianni et de cette inoubliable réplique « Ce n'est pas le locataire du 6e étage qui est antifasciste. C'est plutôt le fascisme qui est anti-locataire du 6e étage »…

Il nous fait chier, Copé ! Non content de pomper l’air (à défaut d’autre chose) à Marco Fogiel sur son Divan, le teigneux de Meaux (j’ai évité le Bruit de Meaux) se révèle toujours aussi faux-cul en avouant, rempli de tartufferie « Je suis revenu avec le mot bienveillance »… Au bot de son bazooka automatique à recharge instantanée ?

Il est chié, notre Johnny national ! Non seulement c’est l’erreur de casting type pour l’hommage à Charlie Hebdo tant les victimes des frères connards ne pouvaient encadrer l’ancienne idole des jeunes, mais aussi Jojo ne s’est pas déplacé pour rien pour gueuler une seule chanson… 30.000 euros le déplacement en avion, coiffure et maquillage pour lui et sa greluche… C’est beau la spontanéité des artistes…

Et le 20 janvier 1932 a lieu, dans une salle du Théâtre du Vieux-Colombier, la première mondiale du film de Jean Cocteau « Le sang d’un poète », moyen métrage de cinquante minutes surréaliste qui laisse entrevoir la suite des œuvres de Cocteau telles qu’Orphée ou Le Testament d'Orphée, à travers des thèmes et des symboles qui lui sont chers tels que la mort, le miroir ou les étoiles, et qui reste son film le plus personnel, où il décrit les souffrances du poète et les affres de la création. C’est chié, hein ! 

mardi 19 janvier 2016

Brèves du 19 Janvier 2016

« Wir gehen Hand in Hand in den neuen Morgen
 « Wir bauen eine Welt aus Liebe für das Leben
« Die Träume sagen uns in den dunklen Nächten
« Wenn wir uns heute lieben, kann's ein Morgen geben
« Nur dann… »

Alors là, je préviens immédiatement les sourdingues célèbres, les affaiblis de la trompe d’Eustache, les ramollos du marteau et de l’étrier que si d’aventure, il vous prenait l’envie d’écouter, fût-ce en sourdine sur une chaîne hi-fi aphone, le tristement méconnu « Hand in hand » de notre orignal chantant préféré, en fait la version allemande de son Grand Prix Eurovision 1988, quelques menues précautions préliminaires s’imposent…

Pensez à calfeutrer les issues du local où vous procèderez à l’audition de ce 45-tours rare qui coute sur les sites d’enchères et de vente en ligne la peau des fesses montées en abat-jour, comme si une explosion nucléaire menaçait ; ôtez vos lunettes, éloignez à plus de cinq cent mètres tous les objets de cristallerie fine, verroterie grossière et même les plats à four en Pyrex ; et priez pour que le crépi du plafond ne vous tombe pas sur la moumoutte dès les premières notes de cette chanson qui dépasse régulièrement les 130 décibels…

Déjà qu’en français, ou en anglais, trois minutes de Céline Dion, c’est difficilement supportable et l’on ne compte plus les cas de débilité profonde consécutives à l’audition d’un album complet, et la discographie complète conditionne généralement la sélection des candidats de téléréalité… Alors, imaginez en allemand !

Et pourtant… C’est beau comme du Zaz interprétant l’annuaire de la Lozère réécrit par Guillaume Musso… « Nous marchons main dans la main vers un nouveau matin, nous bâtissons un monde d’amour pour la vie, les rêves nous disent dans les nuits noires que si nous nous aimons les uns les autres, il y aura un lendemain, et seulement si »…

C’est primesautier comme une barrique de choucroute trop cuite, c’est optimiste comme un discours de Z’Ayrault, c’est léger comme une palette de Valérie Damidot bourrées à la charcutaille…

Aimons-nous les uns les autres, aimons-nous les uns contre les autres, les uns sur les autres, les uns dans les autres… Faisons de chaque jour de cette putain d’humanité pourrave un moment de grâce intense et de partouze intégrale !

Aimons-nous les uns les autres parce que tout va mal ! L’hiver est à nos portes avec sa cohorte de cadeaux empoisonnés au nombre desquels la neige le verglas la goutte au nez et la zigounette tellement recroquevillée qu’il faut une fourchette à escargots pour aller pisser… Les personnalités passent de vie à trépas avec une régularité de métronome suisse et Roblot se frotte les mains à s’en échauffer les paumes… Les politocards ne cessent de nous dégouter chaque jour davantage à force de petits calculs minables…

Aimons-nous les uns les autres, parce qu’on ne sait pas si l’on en aura véritablement le temps sur la durée ! Le doyen de l’humanité a replié son tatami à l’âge de 112 ans et le Japon  perd une page d’Histoire… A ce train-là, on consacrera doyen de l’Humanité Jeanne Moreau dans six mois…

Aimons-nous les uns les autres, car parmi les peoples, ça sulfate à vitesse grand V et on ne suffit plus à la demande pour la délivrance des billets d’aller simple pour la maison mère… Rien que ce matin, on apprenait le décès de Michel Tournier, 91 ans aux derniers aulnes du royaume, et de Glenn Frey, le guitariste des Eagles, 67 ans parti pour leur mythique Hôtel California…

Aimons-nous les uns les autres, mais prenons garde à ce que la chaleur de la passion n’embrase pas les draps, et ne dégénère en un incendie qui fera tout flamber, comme celui du Ritz, qui a ravagé tôt ce matin un étage du prestigieux palace, heureusement en travaux… Ça aurait été ballot que des grosses fortunes crament, hein ? Déjà qu’on n’arrive plus à avoir une quelconque relance de croissance…

Aimons-nous les uns les autres, parce que l’on ne sait pas si l’on pourra faire coulisser l’andouillette à chantilly longtemps… Pour la première fois depuis 1969, l’espérance de vie a baissé en France… La faute à l’épidémie de grippe, la canicule et le coup de froid du mois d’octobre assure-t-on… Le dernier album de Zaz, les chansons de Louane et le dernier livre de Marc Lévy ont dû y contribuer, aussi…

Aimons-nous les uns les autres, et payons-nous en une tranche… Et pas une tranche de Hollande, parce que question fromage, Pépère est suffisamment mou pour faire une parfaite pâte à fondue… Et question fromage, Flamby a invité en visite officielle le Roi et la Reine des Pays-Bas… Hollande qui invite les souverains de Hollande… Il ne pouvait pas la rater celle-là…

Aimons-nous les uns les autres, avant de lire le dernier pensum écrit de Nicolas Sarkozy… Parce que pour se fader le pavé imbitable de l’énervé à talonnettes, faut être détendu du gland… Un livre bilan, selon le nain de l’Elysée, mais plus certainement un programme politique pour son boulot d’il y a quatre ans pour dans un an et demi…

Aimons-nous les uns les autres, et même lorsque c’est au-delà de nos forces physiques et mentales… Sérieux, vous iriez faire un gros poutou baveux à Jean-François Copé, vous ? Un mec qui rendrait Steevy Boulay hétérosexuel ? Figurez-vous que ça devait lui démanger, à Copé, de causer, parce que l’enregistrement du Divan de la mère Fogiel a duré près de trois heures, plus que tout autre invité… Pensez donc, après dix-huit mois de silence médiatique, Copé a dû repeindre le studio…

Aimons-nous les uns les autres, et aimons aussi Rafael Nadal, l’espingouin gaulé comme un chippendale, qui vient de se faire sortir comme un malpropre voire comme un tennisman français, dès les éliminatoires de l’Open d’Australie… AH benv oui, y a des jours où ça veut pas…

Aimons-nous les uns les autres, et évitons les dérapages graveleux à la venue à l’Assemblée Nationale, pour défendre la cause animale et le projet de loi interdisant le gavage des oies, de Pamela Anderson, toute en seins plastiques, lèvres botoxées et fesses rechapées, qui a causé des émois irréparables chez certains parlementaires… C’est marrant mais on l’aurait plus vue défendre le fourrage des dindes…

Aimons-nous les uns les autres, sous les pas, sous les laitues, sous l’évier, sous les palétuviers, dans le lit, la baignoire, l’ascenseur, ou dans la voiture… Mais pas forcément dans une Coccinelle Volkswagen… C’est notamment à cause de son habitabilité restreinte et ne correspondant plus aux attentes de l’époque que la légendaire Käfer allemande voit sa production aux usines de Wolfsburg stoppée ce 19 janvier 1978. Néanmoins, elle sera produite en Amérique latine jusqu’en 2003. Si c’est pas une preuve d’amour, ça…