« Si tu avances quand
je recule,
« Comment veux-tu,
comment veux-tu… »
J’entends déjà vos voix
melliflues vitupérer imprécations imparables, rondineries grommelantes et
petits cris d’indignation retenue… Comment puis-je sensément oser proposer à
vos yeux ébahis, à vos mines altières ainsi qu’à vos cervelets ébaubis une
telle invitation aux plaisirs que pratiquaient éhontément les antiques
hellènes, à base de rapprochement extrême et pas toujours involontaire de deux
personnes de même sexe finissant par l’intromission d’un appendice antérieur
impair et médian dont le corps caverneux gorgé de sang sous pression assure une
rigide raideur dans un orifice postérieur tout aussi impair et médian préalablement
préparé par l’onction généreuse de vaseline, de gel lubrifiant « Lubricanus,
le velours du trou de balle » ou de beurre Charente-Poitou, car
Charente-Poitou, ça rentre partout…
Certes, d’aucuns
vraisemblablement moins lettrés qu’on ne prétend que je le sois (ou que je le
susse, mais évidemment, ça va faire jaser encore une fois…), auraient plus
directement et crûment proposé d’aller vous faire déboiter la capsule, de vous
élargir le couloir à rondins, de vous tambouriner le corridor à prouts, ou plus
sobrement d’élargir le cercle de vos relations…
Le monde n’est qu’un
perpétuel va-et-vient, où tout un chacun cherche à pratiquer sur l’autre cette
position que nos amis nord-africains caractérisent par un « nardinomouk »
bien senti, ou un « nardinemorano » qu’on ne peut pas sentir… Car,
nous le savons, et pas uniquement de Marseille avec cette dose d’huile d’olive
première pression à chaud qui conserve la jeunesse de ma peau et lui rend cet
éclat si frais de frigo américain qu’on croirait que je vais cracher des
glaçons quand je souris…
Certes, le barnum politique,
du vedettariat ou plus généralement des futilités de l’actualité, est un grand
bordel, c’est entendu… Mais qu’on mette la paillasse sur la place publique et
qu’on offre à tout un chacun la primeur de ses ébats gynécologiques ou
trouducutoires, faut quand même pas balancer mémé avec l’eau du bain, et jeter
le bébé dans les orties…
Grand spécialiste de la
provocation télévisée, pas toujours de bon goût, mais rarement totalement
gratuite, Patrick Sébastien s’est encore illustré l’autre soir en interprétant
une chanson qui cause de pipe avant d’aller se coucher… Ce qui aurait provoqué
l’indignation de je ne sais plus quelle ministre, vraisemblablement coincée du
cul…
Coincée du derche peut-être,
mais qui a évidemment et instantanément fait le rapprochement entre la
bouffarde et la spécialité de Raticha Dati… Ça va choquer les enfants ? Eh
mamie ! A plus de 23 heures, les gamins sont couchés… On laisse passer le
mot de Michel Field qui se régale « d’une bonne pipe en extérieur »
(faut dire que le Cercle de Minuit n’était à l’époque regardé que par quatorze
téléspectateurs, dont huit décédés), on ne dit rien sur les horreurs
positivement atroces des journaux télévisés… Mais on est vent debout pour une
chansonnette certes grivoise, mais qui ne casse pas trois pattes à un canard…
Allez, M'âme la Ministre,
craquez-vous le string, aspirez un grand coup, vous verrez, ça détend, et
monsieur, et madame… Fumer tue… Mais la pipe détend…
Ah, parce que vous êtes sages,
je vous livre en exclusivité mondiale les nouvelles paroles de la dernière
chanson de Patrick Sébastien, « Mamie Seau d’eau » (ou Mamie Sodo, ça
ne va pas vous faire un second trou, hein…) : « Mamie Sodo s’est fait
toute belle ; Pour aller s’faire péter la rondelle »… Comme dirait l’autre,
c’est que d’l’amour !
De l’amour vache, parfois…
Et on ne badine pas avec l’amour… ni avec les choses de l’esprit… surtout si
Lesprit est un pitbull de 35 kilos qui n’a rien bouffé depuis huit jours…
Des nouvelles de la Corée du
Nord, qui n’en veut ? Je conçois que ce ne soit pas une destination de
vacances aussi prisée que les States, Sitges, Djerba (nommée ainsi à cause de sa
cuisine vomitive) ou Saint-Beuark-sur-Gazoil, mais il se passe là-bas des
choses qui dépassent l’entendement… Et dont certains de nos ministres parfois narcolepsiques
seraient bien inspirés de se souvenir… Le Ministre de la défense nord-coréen a
été exécuté par les sbires du siphonné de la cafetière Kim Jong-Un, pour s’être
endormi pendant une manifestation à laquelle participait le si sympathique
démocrate bridé… Qui n’a pas fait dans la demi-mesure puisqu’il l’a fait
zigouiller, sans procès, certes, mais également au canon anti-aérien… On a
rendu ses restes à sa veuve dans un demi dé à coudre…
Bon, d’accord, on se doute
que la grande Jajat est une insatiable gourmande vu qu’elle se met tout le
monde à dos, la cochonne, et qu’elle doit certainement apprécier de s’en faire
mettre un grand coup dans l’œil de bronze… Mais qu’on dise qu’elle fait du
rétropédalage dans sa réforme à propos du latin et du grec… surtout quand on
connait les pratiques des grecs qui sont tellement pédés que leurs coiffeurs
sont hétéros… Rétropédalage, spécialité hollandouillesque… Dans trois semaines,
Jajat met sa réforme au panier… (et la main au panier ?)
Pourtant, on en aurait
définitivement bien besoin de cette réforme, quand on voit le niveau de certaines
en géographie… Ou alors, elle copie sur son mentor, qui a relu récemment le
superbe livre « Zadig et Voltaire » de Frédéric Lefèvre-Utile… Nadine
Morano, jamais à court de conneries, a gazouillé que la France devait envoyé
plus d’effectifs en Afrique pour venir en aide au Népal… Et SOS Cerveau devrait
lui envoyer plus de neurones pour venir en aide au vide sidéral de la boîte crânienne…
Le mentor menteur n’est pas
en reste, rassurez-vous, puisqu’après avoir tissé des louanges à la cigüe à la
tata des tatas et à la grande Jajat (en hommage à la Grande Jaja de Patrick
Font), il se fait taxer de xénophobie par Sapin et Cambadélis l’adipeux, car « c’est
une ministre de la Justice qui a une couleur de peau et une ministre de l’Education
qui porte un nom ». Je ne veux pas défendre l’Ex, mais dites-moi à quel
moment il a dit que la première était une black qui bouffait des bananes et la
seconde une bougnoule qui kiffe la merguez ?
En parlant de kiffeuses de
merguez, le
Festival de Cannes ouvre ses portes, et les starlettes ouvrent les cuisses et
la bouche… Le temple de la médiocrité cinématographique renaît de ses cendres
et la Croisette va voir défiler pendant près de quinze jours toute une faune
bigarrée de mémères emperlouzées façon sapin de Noël version Paco Rabanne,
vieux barbons pique-assiette, has-been décatis qui se sont même fait jeter d’un
ersatz du remake des Anges de la Téléréalité, has-never been dans la veine des
Michael Vendetta ou Cindy Sander, producteurs qui se poudrent le nez comme de
vieux marquis précieux de la Renaissance, attachées de presse survoltées et
forcément ovaire-bouquées…
Mais
que ce serait le Festival de Connes sans Catherine Deneuve qui viendra étrenner
son nouveau ravalement de façade, sa carrure de déménageuse est-allemande sous
amphèt’ et son dernier film qui quittera l’affiche avant même que la colle ne
soit sèche ; Rossy de Palma qui année après année ressemble de plus en
plus à un Picasso sans trucage ; Xavier Dolan qui offrira sa trombine de
petite tafiole alcolo au regard de « vous n’avez pas vu une bite qui passe » ;
Jake Gyllenhaal toujours aussi aspirateur à tapettes hystériques, et Sophie
Marceau, encore plus jeune qu’à l’époque de la Boum…
Et
le 13 mai 1968, à Paris (imitée par d'autres villes de France), pour doubler
l'ordre de grève générale symbolique, une grande manifestation a réuni les
étudiants en révolte à d'autres citoyens las du gaullisme aux cris de "Dix
ans, ça suffit !". Dernier temps fort de la phase étudiante des événements
qui prennent une tournure sociale, la manifestation est la plus importante qu’ait
jamais connu la capitale… Et dans le défilé, si tu avances et que je recule….
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