vendredi 14 février 2014

Brèves du 14 février 2014



« Mais toi et moi, nous vivrons d'amour
« Sans faire un pas vers quelques détours
« Oui, toi et moi, nous vivrons d'amour
« Heureux jusqu'au dernier jour
« Oui, toi et moi, nous vivrons d'amour
« On a le droit de s'aimer toujours
« On a le droit de croire à l'amour
« Nous deux, jusqu'au dernier jour… »

Je sais, je m’étais promis aujourd’hui de ne pas verser dans les cuculapralinades sirupeuses et les mièvreries abêtissantes sur fond de couineries écœurantes roucoulophoniques d’un crooner décrépi qui n’a plus de raide que le crin de sa moumoutte…

Mais vu que je m’étais promis de perdre du poids et d’arrêter de fumer, que je bouffe toujours autant et que je me délecte encore de tirer sur un truc long et rigide…

Alors, je cède… je cède à l’ambiance de gnagnagna romantique à base de déclarations enflammées, de bouquets de fleurs qui coutent la peau des fesses montées en abat-jour, de cadeaux dont le prix hors taxes pourrait servir à nourrir la moitié de la Principauté d’Andorre pendant quinze jours, et d’achat précipité de boites de préservatifs goût fraise-roquefort…

Et je vous propose par la voix geignarde de Chris Baldo et celle dangereusement fausse et jamais en rythme de Sophie Garel ces quelques lignes de la chanson luxembourgeoise du Concours Eurovision 1968, une guimauve bêtasse à peine sauvée du ratage complet par les faux airs de premiers communiants des interprètes…

Cette Saint-Valentin, tout de même… Payer un dîner somme toute très commun au prix d’une demi-SMIC parce qu’on y aura mis des cœurs roses sur le steack-frites… S’arracher un rein pour offrir un bouquet de roses à Madame… Laquelle aura passé trois heures dans la salle de bains à essayer de se rendre désirable (autant demander à un rôti de dindonneau de parler anglais)…

Une fête destinée à redonner un coup de fouet à la consommation des ménages, lessivés après les soldes, et aussi à vos partenaires, s’ils aiment ça… Et accessoirement faire remonter la courbe des naissances dans neuf mois… En tous cas, c’est positivement débile de devoir fondre de sentiments transis un jour par an, et jouer le remake de l’Hôtel des Culs tournés le reste de l’année…

Enfin, que voulez-vous, nous sommes dans une société de consommation et de moutons de Panurge…

Alors, je ne vous donnerai pas de conseil… Tripotez les pis de la laitière qui vous tient lieu de morue, farcissez une dinde avec vos marrons chauds, dégustez de la queue de bœuf à la mayonnaise, payez-vous une tranche de tarte au poil, tapez-vous un « cinq contre un »… Faites comme vous le sentez mais ne nous cassez plus les réserves ADN avec la Saint-Valentin…

Et si d’aventure, vous vous prenez un râteau ce soir avec votre Valentine, gardez à l’esprit que demain, c’est la Saint Claude, saint patron des pipes… Vous pourrez toujours vous rattraper à l’oral…

Si cela ne vous convient toujours pas, eh bien, allez vous branler !

Puisqu’on parle de personnes prédisposées à la manipulation monomanuelle de leur appendice reproducteur érectile impair et médian, je vous en présente un de taille internationale, en la personne d’Anders Breivik, le tireur fou d’Oslo, qui menace d’entamer une grève de la faim s’il n’obtient pas en cellule la dernière PS3 afin d’améliorer ses conditions de détention qu’il assimile à de la torture… C’est vrai que les conditions de détention de ses 77 victimes, à l’étroit à l’humide dans des caisses de bois, sont nettement plus enviables…

Et je ne parle même pas du sort de nous autres, français, un sort qui fait baver la Terre entière et ses environs, puisque c’est officiel, l’Hexagone échappe à la récession en 2013… Avec une croissance de 0,3 %, plus faible qu’espérée… Hé ben heureusement… Qu’est-ce que ça serait si on était en récession !

Et je ne vous parle même pas des soucis météorologiques des anglais, qui doivent faire face à de graves inondations… bon, ok, la flotte, les anglais, ça les connaît, c’est comme en Bretagne, lorsqu’il ne pleut pas, c’est qu’il va pleuvoir… Au moins, ça leur permettra de faire des réserves pour leur five o’clock tea… le moment favori des anglais qui aiment à tremper le biscuit autre part que dans la théière de Madame…

Avouez qu’on est tout de même particulièrement bien lotis en France en ce moment… Un Président qui bat les records d’impopularité même en démontrant à son peuple qu’il sait tremper con croissant et qui part se faire foutre de lui aux USA aux frais du contribuable…Un Premier Sinistre qui dévisse dans les sondages en ne faisant rien du tout, ce qui démontre qu’il n’est pas bon à rien, mais mauvais à tout… Une télévision qui se complaît à regarder sous les jupes des filles, dans les slips des mecs et dans les poubelles des ménages (et encore heureux que nous ne devions pas nous fader une deuxième saison de Splash, l’émission qui coule pour has-been et has-never-been en moulebite)…

Une télévision sans pitié puisque pour ceux qui seront contraints ce soir à un solo de mandoline ou à une caresse de vipère de broussaille, en guise de double peine, on nous inflige les Victoires de la Musique, le ramassis habituel d’autocongratulations pénibles où l’on retrouvera immanquablement l’andouille de service qui emmerde tout le monde avec des remerciements de trois plombes, l’émotive qui chialera tellement que ça en deviendra inaudible, l’infatué qui se pousse du col en remarquant que c’était tout à fait logique que le monde soit enfin ébloui par son immense talent… Sans compter la présence de Pascal Obispo qui comme chaque année repartira avec peau de zob, de Christophe Maé que l’on aimerait faire taire, même avec un zob, ou encore de Manu Moire qui vendrait sa peau pour un zob…

Et le 14 février 1965, c’est peau de zob pour un grand amateur, Yves Saint-Laurent, qui ne fait pas recette avec l’ensemble pantalon-veste dessiné pour Sylvie Vartan et qu’elle portait à la télévision pour promouvoir son dernier super 45-tours. Les journaux se sont empressés de traiter sa tenue de "pyjama". Faut dire que les chansons de Sylvie sont souvent somnifères…

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