« Il faut du temps, on
nous dit ça, on dit
« On parle et on écrit,
et la guerre se vend
« Il faut du temps,
non, il faut vouloir fort […]
« Je me battrais pour
ça, ici et maintenant… »
Oui, il en faut du temps,
des doutes, des interrogations, des espoirs et désespoir, des larmes qui
montent devant les herses qui se dressant derrière les portes qui s’entrebâillent,
de la moutarde qui monte au blair face aux pinailleries administratives
jumelées à l’incompétence crasse de certains, du stress qui vous fusille le
ventre, le moral, les nuits et quasiment tout…
Sandrine François qui chantait
« Il faut du temps » pour la France à l’Eurovision 2002 avait
entièrement raison. Patience et longueur de temps font mieux que précipitation
et fracas, surtout si l’on y rajoute un peu de chance, un zeste d’intuition, un
chouia d’aide qui vient de haut et un haut patronage qui vient d’encore plus
haut…
Mais on y est arrivés !
Putain de bordel de merde de chiasse d’enculé de pompe à cul, on y est arrivés !
Si ce n’est le mariage du siècle, celui que tout le monde prédisait en se
demandant bien à quel moment les bans seraient publiés, c’est en tous les cas l’association
de l’année, association d’idées, de couleurs et de pensée, mais surtout
association d’une amitié partagée et jamais démentie depuis plus de dix ans…
Parce que c’était lui… Parce
que c’était moi…
Je ne sais pas si vous avez
déjà pris une cuite dans votre vie, mais pas la cuite de famille, pas la murge de
patronage, ni l’ivresse de tapette permanentée non ! La biture à attraper
votre lit en marche, le genre à se gorgeonner tendance beurrage total, à se
prendre une biture d’anthologie, bref ; se ramasser une pistache mémorable…
Vous vous réveillez généralement le lendemain dans l’après-midi, l’air hagard
de la candidate de téléréalité dans une bibliothèque, en vous demandant avec
toute la puissance intellectuelle de votre neurone qui surnage dans l’alcoolémie
ambiante où je suis, qui je suis et dans quel état j’erre…
Ben ce matin, après une nuit
agitée et écourtée, non pas parce que vous pensez, vous les cochonous des
chambres de bonne et les saute-au-paf de saunas douteux, j’en étais réduit à
cet état, ne sachant plus très bien si je venais de rêver les deux derniers
jours ou si c’était la vérité vraie, la réalité réelle, les choses telles qu’elle
s’étaient passées et telles qu’elles allaient être…
Certaines choses sont
pourtant là depuis si longtemps qu’on se dit qu’au final, elles ne changeront
jamais, qu’elles demeureront pour les siècles des siècles ainsi… Les pyramides
de Gizeh, la Grande Muraille des faces-de-citron, l’aphonie de Carlita, les
émissions de daube d’Hanouna… Voire certaines actrices hollywoodiennes qui
auront au final subi plus de ravalement que l’ensemble des monuments parisiens
depuis le Baron Haussmann.
Mais pas toutes, car il y en
reste une poignée qui vous réconcilient avec les rides, avec la peau qui se
détend, la paupière qui tombe, les seins qui dégringolent… Olivia de Havilland
est de cette catégorie de vieilles dames dignes et espiègles qui traversent le
siècle sans bruit… La nunuche d’Autant en emporte le vent fête ses cent
printemps aujourd’hui, et le moins qu’on puisse dire est qu’elle n’a pas été
trop décoiffée par les bourrasques…
Ce qui décoiffe cependant, c’est
le coup de canon autrichien, où les résultats de la présidentielle viennent d’être
invalidés… Autant vous dire que les bouchons de schnaps millésimé ont dû sauter
chez Marion Maréchal Nouvoila Le Pen et chez Florian Philipopo de chambre… Pour
le cernier y a longtemps qu’il s’est fait sauter le bouchon…
Restons un instant avec nos
amis les fachos avec Marinette qui vient d’aboyer son intention de porter
plainte contre Closer qui a publié des photos d’elle en maillot de bain. C’est
vrai que de telles horreurs sont insoutenables pour le regard… Et pourquoi pas
Christophe Willem en string, Christine Boutin en guépière et Cyril Féraud en micro-moulebite,
tant qu’on veut se vautrer dans l’irregardable ?
Lui, il est quand même plus
regardable que son vieux pot, Manu Macaron qui décidément nous la joue sniper
politocard avec cette vanne selon laquelle les primaires sont la preuve d’un
faible leadership. Scud bien reçu à l’Elysée…
N’empêche que sans avoir l’air
d’y toucher, on s’est déjà introduit dans le deuxième semestre de l’année… 2016
est sur sa pente descendante, et franchement, on espère toutes et tous que ce
ne sera pas aussi pénible jusqu’en décembre que ce le fut jusqu’au trente juin…
Et le premier juillet est
habituellement le carrefour des changements et des premiers départs massifs en
vacances, des hordes de parisiens venant souiller à jamais la tranquillité des
plages méditerranéennes en repartant avec un mélanome, la chtouille ou deux bâtards
dans le tiroir à moutards…
Mais c’est aussi la fin des
sacs plastiques distribués en caisse des supermarchés… Donc, soit faudra
toujours se trimbaler avec des sacs sur soi, soit on va jouer aux équilibristes…
Et que dire de cette mesure
loufoque de Notre Drame de Paris, Anne Hidalgo, qui a interdit l’accès du
centre de Paris aux véhicules immatriculés avant le 1er janvier 1997 ?
Mis à part qu’on a rarement vu plus con…
A moins peut-être d’avoir vu
cette blague potache de BeInsports qui n’était pas d’un goût raffiné,
concernant le match Portugal-Pologne, où dans un QCM, on égrenait tous les
clichés portugais, du ménage au mur des carreleurs en passant ce très raffiné « Brandade
de morue sur le Vieux Port ». A une lettre près, c’est ce que font les
radasses dans les recoins du Fort Saint Jean, aux portos et aux autres…
Et le 1er juillet
1965, Serge Gainsbourg publie un 45-tours quatre titres intitulé « Gainsbourg
percussions » et qui s’avèrera un flop intégral, même s’il recèle, comme à
son habitude, des pépites dont l’inoubliable « Couleur café ». On le
voit tout de même assez mal nous pondre de nos jours « Couleur Senséo »,
non ?
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