« Portugal, ai meu amor
« Coração desta minha
canção
« Bate, bate coração
« Para termos a vida
melhor »
Je sais que le destin
foutebalistique a d’ores et déjà fort cruellement frappé de plein fouet le cœur
des connasses en short qui se sont fait fortement en-moruter hier soir avec une
double ration de brandade de morue, et des hordes de supporteurs qui ont
désespérément cherché à se ruiner un slip hier soir… Alors je ne voudrais pas
alourdir le poids dans le passif de la balance des Bleuets qui à l’instar de
leur ancêtre de chez Butagaz se sont fait éteindre par les portos de la mère
Ronaldo…
Je n’aurais pas le cœur assez
minéral, je n’aurais pas la dent suffisamment acérée, je n’aurais pas le verbe
si finement aiguisé pour vous infliger l’intégrale de Linda de Suza avec
passage en boucle, et à pleins tubes de son inoubliable « Tiroli Tirola »
au regard duquel l’entière discographie de Pascal Obispo parolée par Barbelivien
fait fonction d’Aconcagua du prestige littéraire dans la galaxie des bouses
musicales…
Une chanson de la bouffeuse
de tondeuses, non ! Mais une eurovisionnerie lusitanienne, je ne vois pas
ce qui m’en empêcherait… Surtout que les contributions eurovisuelles du Portugal
se regardaient souvent le nombril dans les années 70, à l’instar de ce « Portugal
no coração » interprété par le sextet Os Amigos lors du Concours 1977.
Jugez sur pièces : « Portugal,
oh mon amour, le cœur de ma chanson, bats, bats, mon cœur, pour avoir une vie
meilleure »…
Oui, évidemment, ce n’est
pas du Manuel Inácio da Silva Alvarenga, du Mário de Sá-Carneiro, ou du José
Luis Peixoto. Mais vu le fair-play tout à fait relatif des queues de morue hier
face aux connasses en short bleutées, je leur sers de la littérature lusophone
à leur niveau, le genre préféré de Guy des Cars et de Delly, et encore je suis
trop bon !
Dites, je vais pas dresser un
panégyrique pinacléen avec les plus poignantes mélopées d’Amalia Rodrigues à
des faces de cabillaud dessalé qui ont bouté hors de Le Rot des français qui
semblaient tous sortis d’un four à charbon de bois…
Remarquez que je m’en tape
avec la dernière des énergies que les hexagonaux se soient fait balayer par les
portos… Oui, balayer, pour des fils de concierges qui est dans l’escalier quand
vous choisissez de déménager l’armoire normande de Tante Marthe et qui vitupère
que vous aller encore « tou loui chalopé sa cach d’echaliech », c’est
approprié…
J’en connais une qui n’a pas
dû débander de toute la nuit… L’amateur de slips moulants qui coutent une
blinde et que tu laves avec la précaution d’un manipulateur de tri
nitroglycérine suractivée tellement t’as peur de les abimer… Cricri Roro !
Eh oui ! Cristiano Ronaldo,
reine d’Europe ! Et ça, sans défiler en maillot avec une écharpe à la con
sur des podiums bordés par des vieux cons libidineux qui se ruinent un slip en les
matant défiler ; sans nous peler le jonc avec des déclarations fadasses ;
sans jouer les chichiteuses même s’il a failli nous faire un flan avec son
genou…
C'est sa copine marocaine
qui va en choper une demi-dure exploitable et va lui tambouriner la
couscoussière avec sa merguez juteuse à lui en décoller les toiles d’araignées
du sommet du crâne !
Bon, évidemment, dans le
clan français, c’est la soupe à la grimace, et en prime l’inévitable gâteau de
la justification geignarde : c’est la faute aux portos qui ont pas été
gentils avec nous, y zon rien fait qu’à nous empêcher de faire mumuse avec la
balle, y zon été vilains avec nous, même qu’ils ont failli nous affoler le
brushing…
Un conseil pour Deschamps :
la prochaine fois, engage de vrais mecs, pas des fiottes qui se font dans le
short à chaque match…
C’était inévitable, vu que
nos connasses en short se sont fait mettre par Ronaldo (la gourmande !),
et qu’ils ont offert un joli spectacle de loose, le Tout Mou élyséen les a
convié à l’Elysée… Ah ! La France et son exception culturelle… Tu te fais
mettre une tripotée par des queues de morues, mais tu te fais inviter par le
Président… Faut comprendre Hollandouille, il avait déjà fait préparer la
tambouille pour la smala… Il n’allait pas se coltiner les restes, déjà qu’il
ressemble de plus en plus à un Bibendum prêt à prendre son envole façon montgolfière…
En tous cas, nous voila
délivrés de nos souffrances foutebalistiques, encore quelques jours de
convalescence avec les inévitables râleurs analystes du café de la Gare, et c’en
sera fini de leurs épopées de balle au panard ! Tout est bien qui finit
bien, selon le Sinistre de l’Intérieur et de l’extérieur, Nanard Cazenave qui
salue la « réussite » de Le Rot malgré la menace terroriste… Lui, va
falloir rapidement le diriger vers Saint Anne… Blanche-Neige voyait des nains
partout, David Vincent, des extraterrestres à chaque carrefour… Nanard lui voit
des enturbannés partout et même ailleurs… Allez, venez Monsieur Cazenave, on va
prendre son médicament…
Question médicament, la
pilule est dure à avaler pour la communauté gay, à qui le don du sang est enfin
ouvert… sous condition d’abstinence sexuelle d’un an ! Et si on soumettait
les hétéros, ou prétendus tels, à la même restriction ? Ben y aurait plus
une goutte de sang disponible ! Un an sans crac-crac biscotte ! Mis à
part des euneuques exilés sur Jupiter, ou des prêtres (sauf à Lyon)…
Toujours dans le registre
des enculés, le directeur de cabinet de Florian Philipopo (le mètre étalon en
ces domaines) s’insurge contre « l’indécente démonstration de joie sur les
Champs Elysées » des supporters portugais… M’est avis que si la France avait
dessalé la morue, il se serait félicité de ces « démonstrations de joie »…
Je ne sais s’il y aura des
démonstrations de joie mercredi lorsque l’on annoncera la nomination de Theresa
May comme Premier Ministre britannique… Sexy comme une nonagénaire corse, yéyé
comme un pot de yaourt… Ils auraient mieux fait de nommer un amateur de puzzles,
parce que pour regrouper tous les morceaux du Royaume-Désuni…
Et le 11 juillet 1982, TF1
profite de la trêve estivale pour reposer nos neurones surmenés, et nous
propose une série américaine qui ne brille pas toujours par sa vraisemblance, « L’amour
du risque », où s’illustrent les justiciers milliardaires Jonathan et
Jennifer Hart. Entre les costards cintrés et les brushings flamboyants, on se
demande encore ce qui est le plus ringard aujourd’hui…
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