lundi 11 juillet 2016

Brèves du 11 Juillet 2016

« Portugal, ai meu amor
« Coração desta minha canção
« Bate, bate coração
« Para termos a vida melhor »

Je sais que le destin foutebalistique a d’ores et déjà fort cruellement frappé de plein fouet le cœur des connasses en short qui se sont fait fortement en-moruter hier soir avec une double ration de brandade de morue, et des hordes de supporteurs qui ont désespérément cherché à se ruiner un slip hier soir… Alors je ne voudrais pas alourdir le poids dans le passif de la balance des Bleuets qui à l’instar de leur ancêtre de chez Butagaz se sont fait éteindre par les portos de la mère Ronaldo…

Je n’aurais pas le cœur assez minéral, je n’aurais pas la dent suffisamment acérée, je n’aurais pas le verbe si finement aiguisé pour vous infliger l’intégrale de Linda de Suza avec passage en boucle, et à pleins tubes de son inoubliable « Tiroli Tirola » au regard duquel l’entière discographie de Pascal Obispo parolée par Barbelivien fait fonction d’Aconcagua du prestige littéraire dans la galaxie des bouses musicales…

Une chanson de la bouffeuse de tondeuses, non ! Mais une eurovisionnerie lusitanienne, je ne vois pas ce qui m’en empêcherait… Surtout que les contributions eurovisuelles du Portugal se regardaient souvent le nombril dans les années 70, à l’instar de ce « Portugal no coração » interprété par le sextet Os Amigos lors du Concours 1977.

Jugez sur pièces : « Portugal, oh mon amour, le cœur de ma chanson, bats, bats, mon cœur, pour avoir une vie meilleure »…

Oui, évidemment, ce n’est pas du Manuel Inácio da Silva Alvarenga, du Mário de Sá-Carneiro, ou du José Luis Peixoto. Mais vu le fair-play tout à fait relatif des queues de morue hier face aux connasses en short bleutées, je leur sers de la littérature lusophone à leur niveau, le genre préféré de Guy des Cars et de Delly, et encore je suis trop bon !

Dites, je vais pas dresser un panégyrique pinacléen avec les plus poignantes mélopées d’Amalia Rodrigues à des faces de cabillaud dessalé qui ont bouté hors de Le Rot des français qui semblaient tous sortis d’un four à charbon de bois…

Remarquez que je m’en tape avec la dernière des énergies que les hexagonaux se soient fait balayer par les portos… Oui, balayer, pour des fils de concierges qui est dans l’escalier quand vous choisissez de déménager l’armoire normande de Tante Marthe et qui vitupère que vous aller encore « tou loui chalopé sa cach d’echaliech », c’est approprié…

J’en connais une qui n’a pas dû débander de toute la nuit… L’amateur de slips moulants qui coutent une blinde et que tu laves avec la précaution d’un manipulateur de tri nitroglycérine suractivée tellement t’as peur de les abimer… Cricri Roro !

Eh oui ! Cristiano Ronaldo, reine d’Europe ! Et ça, sans défiler en maillot avec une écharpe à la con sur des podiums bordés par des vieux cons libidineux qui se ruinent un slip en les matant défiler ; sans nous peler le jonc avec des déclarations fadasses ; sans jouer les chichiteuses même s’il a failli nous faire un flan avec son genou…

C'est sa copine marocaine qui va en choper une demi-dure exploitable et va lui tambouriner la couscoussière avec sa merguez juteuse à lui en décoller les toiles d’araignées du sommet du crâne !

Bon, évidemment, dans le clan français, c’est la soupe à la grimace, et en prime l’inévitable gâteau de la justification geignarde : c’est la faute aux portos qui ont pas été gentils avec nous, y zon rien fait qu’à nous empêcher de faire mumuse avec la balle, y zon été vilains avec nous, même qu’ils ont failli nous affoler le brushing…

Un conseil pour Deschamps : la prochaine fois, engage de vrais mecs, pas des fiottes qui se font dans le short à chaque match…

C’était inévitable, vu que nos connasses en short se sont fait mettre par Ronaldo (la gourmande !), et qu’ils ont offert un joli spectacle de loose, le Tout Mou élyséen les a convié à l’Elysée… Ah ! La France et son exception culturelle… Tu te fais mettre une tripotée par des queues de morues, mais tu te fais inviter par le Président… Faut comprendre Hollandouille, il avait déjà fait préparer la tambouille pour la smala… Il n’allait pas se coltiner les restes, déjà qu’il ressemble de plus en plus à un Bibendum prêt à prendre son envole façon montgolfière…

En tous cas, nous voila délivrés de nos souffrances foutebalistiques, encore quelques jours de convalescence avec les inévitables râleurs analystes du café de la Gare, et c’en sera fini de leurs épopées de balle au panard ! Tout est bien qui finit bien, selon le Sinistre de l’Intérieur et de l’extérieur, Nanard Cazenave qui salue la « réussite » de Le Rot malgré la menace terroriste… Lui, va falloir rapidement le diriger vers Saint Anne… Blanche-Neige voyait des nains partout, David Vincent, des extraterrestres à chaque carrefour… Nanard lui voit des enturbannés partout et même ailleurs… Allez, venez Monsieur Cazenave, on va prendre son médicament…

Question médicament, la pilule est dure à avaler pour la communauté gay, à qui le don du sang est enfin ouvert… sous condition d’abstinence sexuelle d’un an ! Et si on soumettait les hétéros, ou prétendus tels, à la même restriction ? Ben y aurait plus une goutte de sang disponible ! Un an sans crac-crac biscotte ! Mis à part des euneuques exilés sur Jupiter, ou des prêtres (sauf à Lyon)…

Toujours dans le registre des enculés, le directeur de cabinet de Florian Philipopo (le mètre étalon en ces domaines) s’insurge contre « l’indécente démonstration de joie sur les Champs Elysées » des supporters portugais… M’est avis que si la France avait dessalé la morue, il se serait félicité de ces « démonstrations de joie »…

Je ne sais s’il y aura des démonstrations de joie mercredi lorsque l’on annoncera la nomination de Theresa May comme Premier Ministre britannique… Sexy comme une nonagénaire corse, yéyé comme un pot de yaourt… Ils auraient mieux fait de nommer un amateur de puzzles, parce que pour regrouper tous les morceaux du Royaume-Désuni…

Et le 11 juillet 1982, TF1 profite de la trêve estivale pour reposer nos neurones surmenés, et nous propose une série américaine qui ne brille pas toujours par sa vraisemblance, « L’amour du risque », où s’illustrent les justiciers milliardaires Jonathan et Jennifer Hart. Entre les costards cintrés et les brushings flamboyants, on se demande encore ce qui est le plus ringard aujourd’hui…

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