mardi 5 juillet 2016

Brèves du 05 Juillet 2016

« Selon que vous serez puissant ou misérable,
« Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir »

Au pied Jeannot ! Non mais qu’est-ce que ça veut dire ? On se pique de me provoquer des renvois de textes, des éructations de morales, des rots de fabliaux ? Manquerait plus que je vous entretinsse de mes coupables futilités quotidiennes en vers parfaits sans hiatus, avec césure à l’hémistiche…

En ce siècle bruyant de toutes les idoles, télévisées, imprimées, youtubisées, snapchatisées, il serait diantre fort mal venu de s’exprimer en un français académique et impeccablement correct. Comme je ne tiens guère à me faire traiter de trisaïeul de Dalida (comme on dit en Egypte, c’est vous dire si Sadate), je vais ranger Jeannot de la Fontaine Wallace sur son étagère empoussiérée pour tâcher de vous entretenir des nouveaux animaux malades de la peste moderne…

Une sacrée saloperie de maladie, la peste moderne… Qui peut atteindre tous et n’importe qui, qui prend diverses formes et dont les degrés sont hélas toujours trop élevés pour y trouver une excuse, ou à tout le moins une justification.

La peste moderne est souvent religieuse, et la triste actualité actuelle illustre parfaitement la forme la plus grave et la plus pervertie de la peste religieuse, lorsqu’elle a métastasé en intégrisme radicalisé… Avec un douloureux exemple récent avec les plus de deux cent morts de Bagdad.

Comment ? Il y a eu plus de deux centaines de cadavres dans un coin perdu du monde, et vous n’en avez pas été informés dans la seconde par les charognards de l’info en continu ? Curieux ? Non, logique, et hélas normal…

Loin des yeux, loin du cœur ; et lorsqu’au surplus, ce sont des enturbannés qui font exploser d’autres enturbannés (juste un peu moins lobotomisés), ce n’est pas forcément vendeur pour la une du vingt-heures de la deux, qui a expédié la nouvelle en moins de quinze secondes… Bagdad, c’est loin, c’est bourré d’arabes, et pis c’est l’été, y a le Rot de Foutebale, y a les soldes, la grillade chez Maurice samedi prochain avec open-bar sur les magnume de Despé’…

Y a surtout que c’est loin de chez nous, et que la seule pancarte qu’on va voir apparaître, c’est « Je suis… habitué »…

Habitués, nous le devenons aussi à la peste politique… Non, je n’évoque pas ici la peste blonde de Provence, Marion Maréchal-Nouvoila-Le Pen, mais d’une manière plus générale les politocards qui nous prennent quotidiennement pour des jambons en se disant que de toute façon, plus c’est gros, mieux ça passe… Comme me le confirmaient encore tout à l’heure Steevy, Christophe Beaugrand et Cyril Féraud…

Ne reculant devant rien, et surtout pas devant les principes démocratiques, le Chorizo incandescent matignonnesque prévient qu’il engagera à nouveau son 49-3 relativement à la Loi Travail dès le retour du texte en seconde lecture. Mais non, le Pétillant ne se torche pas avec la Constitution de 1958 ! Mais non, il ne vous défèque pas dans la bouche en prétendant qu’il veut combattre les conservatismes ! Mais non, il ne se prend pas pour Dieu le Père ! Mais non ! Messie !

Bon, si la peste politicienne continue à faire des ravages avec ces dizaines de dentiers qui rayent les planchers pur chêne de la République, la peste syndicaliste semble marquer le pas ; la énième journée de mobilisation contre la Loi de Myriam Et-Les conneries ayant rassemblé nettement moins de couillons ce mardi. Faut bien avouer que griller des merguez qui puent à côté d’un mec à bedaine à bière qui schmoukte la Gitane sans filtre, c’est quand même mieux au Camping des Epluchures, Route des Dégueulis à Berck-Sur-Plage…

Ne faisons pas de favoritisme, la France est un pays terriblement attaché aux valeurs de fraternité et d’égalité (tu parles…) et si j’évoque les senteurs iodées de ce pays de sauvages alcooliques consanguins, pardon, de la Bretagne !, je dois vous causer des senteurs tout aussi iodées des fameuses dunes capagathoises qui ont la particularité, en juillet et aout, de bouger toutes seules avec d’étranges mélopées à mi-chemin entre le gond de manoir victorien hanté qui couine et le « oh-oui-jésus-marie-joseph-mais-ma-parole-vous-êtes-plusieurs »…

Si j’évoque les délires sexuels naturistes du Cap d’Agde, c’est pour vous amener vers les délires pas sexuels ni naturistes du tout (quoique…) de Bobby Ménard, l’impayable édile biterrois qui en a toujours une bien fraîche à nous bonir… Après l’ADN canin, le linge aux fenêtres et les parapluies de Cherbourg en centre-ville, c’est au tour de sa garde urbaine armée de se voir annuler par la Cour Administrative d’appel de Marseille.  Pourtant, ils en connaissent un rayon, question flingues, autour du Vieux Port…

La peste de l’inculture, vous connaissez ? Oh, évidemment, ce serait tellement facile de balancer des noms à tire-larigot, une liste au moins aussi épaisse et longue que celle des amants de Carla Bruni, afin de brocarder l’incultance outrecuidante de Franck Ribéry, la nullité navrante d’Eve Angeli, ou l’ignorancitude crasse de l’intégralité des candidats des daubes de téléréalité actuelles… Mais non, je ne tomberai pas dans ce travers facile, au moins aussi aisé de traiter Zaz de crasseuse invétérée et Manu Moire de grosse biloute gonflante pour pisseuses en chaleur et garçons-coiffeurs en recherche…

Donc, nous sommes entre initiés afin de vous annoncer le décès à soixante-seize ans d’Abbas Kiarostami, un iranien salué comme l’un des plus grands cinéastes du siècle dernier… Paix à son âme, mais c’est bien la première fois que j’en entends parler de ce mec…. Bon, je suis pas du genre à me branler en lisant Télérama et à recrépir le plafond avec l’intégrale sous-titrée en islandais moyenâgeux de Bergman…

Je n’en suis pas non plus à ruiner un slip en apprenant que Guiseppe Polimeno (l’imbitable de Qui veut épouser mon fils) est en détention provisoire suite à des violences sur deux femmes… Ben oui, il s’est pas fait épouser, il veut baiser, c’est normal…

Pour terminer sur une note si féminine, le Gallois Joe Ledley annule son mariage prévu samedi à Ibiza car il est qualifié pour les demi-finales de mercredi du grand tournoi des connasses en short. Ça va ravir Madame…

Ce qui a peut-être ravi Madame, enfin, la grand-mère de celle-ci, c’est la présentation le 5 juillet 1946 à la piscine Molitor du bikini, maillot deux-pièces qui fit scandale à l’époque, et qui connut ensuite un prugatoire de près de dix ans, car il n’appartenait pas au monde de la mode et on le jugeait beaucoup trop vulgaire. Alors, que dire des micro-monokinis actuels ? 

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