« Gehen wir Kinder des
Vaterlandes,
« Der Tag von Ruhm ist
gekommen
« In den Waffen, den
Bürgern !
« Bilden Sie ihre
Bataillone ! »
Ach ! Fußball, groß
malheur ! Kolossale Katastrophen ! Das ist der große merdier im
Frankreich heute ! Der konnassen im kleine pantalonen mit der großen
cochonneries in der düschen spielen heute nacht in der ville des morues und die
racaille mit kalachnikov !
Ya, ya, mein General,
quelque soit le résultat du match de ce soir, ce sera ze große bordel à
Marseille…
Je ne sais pas vous, mais
ils nous l’ont tellement survendu, ce prétendu match du siècle que ça m’a
complètement dégoûté d’en regarder la moindre image. On dirait qu’on va
assister à un choc des titans, à une confrontation intergalactique des
poids-lourds ultimes, à une semi-guerre mondiale avec des enjeux
stratosphériques…
Alors qu’il ne s’agit que d’une
heure et demie de course à pied sur gazon par vingt-deux connasses en short… Ce
n’est qu’une demi-finale d’une coupe de foutebale européenne…
Ah mais pardon, me dira le
Mimile du Bar du Commerce du coin de la rue en bas. Pas n’importe quelle
demi-finale ! C’est France-Allemagne… Alors comprenez qu’on a une revanche
à prendre…
Les oppositions
franco-teutonniques n’ont jamais été à notre avantage, rien qu’à voir les
brillants résultats francophones lors des deux dernières guerres… On se dit que
les casques-à-pointe n’ont fait que perpétrer leur supériorité sur les terrains
de balle-au-pied…
Ah, évidemment, le souvenir
de la gueule de Battiston maravée par Schumacher fait sortir nos
franchouillards pépères de leurs gonds… A la différence que c’était une finale,
à Séville, en 1982, et qu’on avait à l’époque une vraie équipe…
Pas une bande de p’tites
bites qui attendent les cinq dernières minutes pour s’arracher les doigts du
fion et qui brillent plus par le gel dans leurs cheveux que par leurs prouesses
stadières…
Alors désolé, je ne crois
pas un instant à la victoire des bleus, car si vous savez lire entre les
lignes, on voit clairement que la Mannschaft est nettement plus forte. Comparez
les grosses würste francfortoises avec les ridicules chipolatas de nos apéros
estivaux… Y a pas photo !
Je ne leur souhaite ni de
perdre, ni de gagner… Je m’en contrecogne le bas du fond gauche du coquillard
rétro-antérieur avec une demi-couille de tripotanus précoce enfarinée à la Maïzena
sans sucre…
Il y a quand même plus
intéressant dans l’actualité que des merdeux en maillot moulant et transpiré,
non ?
Alors qu’on pourrait saluer
Raphaël, le plus brillant bachelier de France avec 21,19 de moyenne, on s’extasie
devant des vaniteux qui se targuent de 21,19… de QI.
Alors qu’il serait
nécessaire de s’indigner du congédiement de cet employé municipal d’Evry parce
qu’il s’est payé sur Facebook la fiole du Pétillant matignonnesque, qui n’aime
décidément par rire et ne se fait dérider que par le Thermogène et une
demi-douzaine de sinapismes à la moutarde Rigollot ; on se branle sur les
enjeux géopolitiques de la rencontre de ce soir…
Alors qu’il conviendrait de
s’interroger sur les motivations profondes de la municipalité frontiste d’Hénin-Beaumont
de l’invitation de Jean-Luc Lahaye (Papa chanteur devenu papy tripoteur) pour
un concert le 13 juillet prochain (certainement parce que Florian veut se faire
tripoter également backstage), on nous pond des émissions spéciales sur l’état
d’esprit des français avant le match… Et le pire, c’est qu’il y a des ploucs
qui regardent…
Alors qu’on pourrait se
régaler de mettre deux mandales bien senties à ce gamin insupportable qui,
mécontent que son paternel brulât ses plants de cannabis, a appelé la Police
(décidément, les cons enfantent des encore plus cons), on nous beurre la raie
de la probable composition de l’équipe hexagonale des connasses en short…
Alors qu’il y a lieu de s’interroger
sur le matériel médical retrouvé devant l’hôtel de l’Ukraine en marge de Le Rot
2016 (comme les cyclistes, toutes les tafioles en short carburent à l’eau plate
et à la Wasa de régime), on nous pond des sondages débiles sur les probabilités
françaises de perdre, voire plus optimistes, de ne pas gagner…
Alors qu’Obut nous sort son
service trois pièces incrusté de diamants et le cochonnet en or (non, ce n’est
pas un macaroni à carbonara sous pression et les deux orphelines et un vicieux
adepte de Goldfinger, mais trois boules de pétanques) à cent mille euros l’exemplaire,
ce que tout bouliste peut se permettre évidemment, on irait presque pénétrer
les vestiaires et les douches pour mirer celles des joueurs pour savoir s’ils
pourront bien courir ce soir, en se les étant fraîchement faites vidanger…
Alors que la France s’aperçoit
avoir perdu une pierre angulaire de sa démocratie, vu les hommages rendus à
Rocard (alors qu’il n’était qu’un aigri qui conchiait Mitteux et qui n’a laissé
comme mot historique qu’un vague « Anaha Bigbang »), on rêve déjà d’une
finale avec la queue de morue de Ronaldo (bon réveil vers les vingt-trois
heures…).
Alors que l’école
buissonnière séduit dès les couches-culottes, avec ces deux bambins de quatre
ans qui se barrent de l’école pour rentrer chez eux, à Templeuve (comme quoi,
la consanguinité nordique peut réellement conduire à des drames, outre celui de
nous avoir pondu Dany Boon et Line Renaud), on débouche les binouzes et on fait
péter les sachets de chips en écoutant le dernier Manu Moire (si seulement c’était
réellement le dernier…).
Et enfin, alors qu’un vélo
électrique en charge prend feu et détruit le pavillon de ses propriétaires à
Antony (comme quoi, le sport est réellement dangereux, et qu’il n’est pas
recommandé de faire du vélo sans selle quand on a le feu au derche), on préfère
se pavaner devant les idoles de la vanité et de la vacuité… Allez les Bleus !
Et le 7 juillet 1943
naissait Toto Cutugno, l’italiano vero qui remporta la timbale de manière
complètement inattendu à l’Eurovision 1990 sous la bannière italienne avec « Insieme :
1992 ». Comme quoi, il est important de rester ensemble, solidaires, soudés…
Fut-ce pour soutenir des connasses en short…
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