« Wunder gibt es immer wieder
Heute oder morgen können sie geschehn
Wunder gibt es immer wieder
Wenn sie dir begegnen, musst
du sie auch sehn »
Vous la connaissez par cœur,
désormais, cette chanson allemande de l’Eurovision 1970 et sa traduction
littérale que vous assène régulièrement : « Il y a toujours des
miracles, Aujourd’hui ou demain, ils peuvent arriver, Quand un vous arrive, il
vous faut le voir… »
Autant vous prévenir qu’aujourd’hui,
pas besoin de chausser vos bésicles, d’enfourcher votre pince-nez ou de vous
affubler de vos culs de bouteille pour voir passer le miracle, pareil à la
caravane qui aboie quand le chien passe…
Il ne vous aura pas échappé,
puisque la nouvelle a fait l’objet de quelques menus entrefilets dans certaines
feuilles de chou régionales, que les connasses en short ont gagné leur ticket
pour aller tâter de la péripatéticienne carioca aux frais du contribuable…
Eh oui, nos sales gosses mal
élevés, aux chevilles au moins aussi enflées que leur compte en banque et le
slip de Ribéry à la vue d’une allumeuse de quinze ans, ont comme par hasard
planté trois buts aux Ukrainiens hier soir… C’est marrant, non ? Il leur
fallait gagner par 3 à zéro pour se qualifier, et boum ! ils marquent
justement trois buts… Je veux bien croire que nos nouilles en short se sont
enlevés les doigts du couloir à prouts pour enfin faire ce pour quoi ils sont
très grassement payés, mais il est des coïncidences des plus troublantes…
Il peut paraître pas
totalement infondé de se demander si toute cette fanfaronnade témoin de l’inanité
des valeurs actuelles de nos concitoyens n’est finalement pas organisée
spécialement pour détourner notre attention des véritables problèmes… Ou
comment notre Sinistre des Affaires qui lui sont Extérieures a pu à loisir
employer les fonds alloués pour libérer Francis Collomp…
Masquer les vrais problèmes ?
Parce que la France a des problèmes ? Allons, depuis le 6 mai 2012, l’Hexagone
vogue dans l’océan de la félicité socialiste ! Les français barbotent dans
le bonheur d’avoir élu le Président Normal qui va combattre les prétendues
caisses vides que l’Ex aurait vidé durant son séjour ! Les contribuables
nagent dans l’allégresse de l’océan des taxes, impôts, contributions et autre
pompes à pognon que Tout-Mou a créé… Et comble de bonheur, ils nagent presque
tous verticalement…
Heureusement que Z’Ayrault,
le somnifère gouvernemental, est venu sur Inter ce matin nous pontifier de sa « remise
à plat » de la fiscalité… tout en glissant évidemment que les baisses d’impôt
promises par Flamby se borneraient en 2014 à une stabilisation des hausses des
années écoulées… Z’Ayrault, c’est la Mère Denis des impôts : il nous
rince, il nous essore… pour mieux nous étendre !
Une remise à plat… Tu
parles, Charles ! Ça va discuter sans fin, lancer des hypothèses de
suggestion de réforme, faire miroiter une simplification avec une retenue à la
source… Du brassage d’air version soufflerie industrielle avec un statu quo
intégral au final… Bref, c’est la remise à plat d’un gouvernement raplapla…
Et pour masquer tout cela,
que nous propose-t-on ? Le hochet d’un tireur en cavale dans Paris, repris
sur tous les tons du remplissage télévisé par les chaînes d’info continue, qui
vous annoncent tous les quarts d’heure qu’ils n’en savent pas plus que la
dernière fois… Dernière inutilité en date : grâce à l’ADN, on sait que c’est
un tireur unique à Libé et à la Défense… A niveau-là de connerie, ils auraient
dû rajouter que c’était un homme…
Puisqu’on en est rendu au
degré zéro de la connerie, ou pas loin, je voudrais introduire un chroniqueur
ciné… euh ! m’introduire comme chroniqueur ciné…
J’ai assisté hier soir, de
manière aussi impromptue que quasiment contraint forcé, à la projection d’un
film dont on m’assurait dès le départ que ce serait un film d’évasion… Niveau
évasion, aucune envie de me taper les tribulations de Jéjé Cahuzac en Suisse…
Et j’ai compris que niveau évasion, c’était surtout de la fuite des cerveaux
dont on voulait me parler… C’est pas possible qu’un ou plusieurs mecs se soient
usé le cortex à pondre un tel scénario… Je sais qu’il y a des scénaristes qui
doivent payer leurs impôts et remplir le frigo (c’est pour cela qu’on laisse
par pure charité chrétienne Arthur faire des blagues pas drôles, Yann Moix
écrire des pavés pas lus et Zaz chanter des chansons pas écoutées… et pas
écoutables)…
Il est peut-être mal venu de
critiquer la tenue scénaristique et actoriale d’un film américain quand on
appartient à un pays qui a produit, réalisé et mis à l’écran des sommets
cinématographiques tels que « Deux enfoirés à Saint-Tropez », « Par
où t’es rentré, on t’as pas vu sortir » ou « Le jour et la nuit »
(merci BHL), mais faut bien avouer que « Evasion » est une belle
bouse…
Retrouver Sylvester Stallone
et Arnold Schwarzenegger (tirés, botoxés et replâtrés comme de vieilles
cocottes à la Gay Pride de la maison des retraite Les Vieux Glands) avec leur
renversant jeu d’acteur (le sourcil droit pour Rambo et le fond d’œil vitreux
pour l’autrichienne), les voir enfiler pendant près de deux plombes les
situations les plus convenues et les plus attendues possibles… on a connu
supplice plus doux, non ?
Ce n’est heureusement pas
mal filmé, mais on y enfonce tellement les portes ouvertes que Steevy Boulay
vient de se faire greffer une porte de grange aux fesses… Les clins d’œil aux
glorioles passées des têtes d’affiche sont lourdingues et les dialogues
feraient passer « Le Miel et les Abeilles » pour le dernier
Finkielkrault…
En plus, le décor vous fait
nécessairement penser à celui, en moins bien, de « Oz » la série des
années 90 qui vous permettait de mater le boul de Chris Meloni à chaque épisode…
Heureusement que j’étais
accompagné de bons amis, ça, ça sauve tout !
Le plan séquence des
anniversaires du jour sera-t-il aussi affligeant que « Evasion » ?
Impossible ! Puisque le 20 novembre 1945 s’ouvre le procès de Nuremberg
(qui permettra d’exterminer quelques poignées de nazis) ; en 1953 les français
se lancent à la conquête de Dien Bien Phu (avec le fracassant succès que l’on
sait) ; en 1975 meurt enfin après un mois d’agonie le Caudillo ; et en
1977, les Bee Gees sortent « How deep is your love » (apparemment une
invitation à aller au fond des choses…).
Et le 20 novembre 1947,
celle qui allait devenir Bébête 2, oh pardon, Bebeth the Second, épouse en
grand pompe (bien qu’on dise qu’elle ne soit pas une affolée de la frivolité
buccale) celui qui devait devenir Duc d’Edimbourg et Prince Consort (avec les
poubelles, une fois par semaine).. Une date qui fait mouiller le moulebite aux
couleurs de l’Union-Jack de Stéphane Bern… 66 ans de mariage pour Elisabeth II
et Philip… Une belle constance, même si on se doute que ce ne fut pas la fête à
Popaul tous les jours, avec la dingue des Corgis…. Mais comme le dit la
chanson, il y a toujours des miracles…
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