Et vous voulez encore croire
au Bon Dieu, vous ?
Non mais franchement… Si j’étais
le Père Créateur, je me ferais des cheveux blancs et je mettrais des patins
doublés pour arpenter les nuages sans faire trop de bruit, histoire de se faire
oublier ces temps-ci…
Non seulement le papounet du
multiplicateur de pains nous flanque un temps pourrave pour le weekend pascal
avec des températures qui baissent tellement qu’on aurait cru aux courbes de
popularité du Président Normal, et une météo aussi déprimante qu’un discours de
Z‘Ayrault traduit en yougoslave… Mais en plus, il se plante dans l’ordre de
rappel à la maison mère, rapatriant un sublime écrivain comme Gabriel Garcia
Marquez (87 ans aux prunes, certes…) et laissant Marc Lévy péter la santé
(péter, quand on fait des bouquins qui ressemblent à s’y méprendre à des
flatulences…).
S’il n’y avait que cela, on
s’en accommoderait assez bien… Un imper pour la météo capricieuse (tellement
capricieuse qu’il tombe la mer, les poissons et le reste le matin et que le
soleil reprend ses droits l’après-midi, vous parlez d’un partage des tâches à
la mord-moi-le-nœud)… Une bonne cure de téléréalité made in TF1 (la pire, la
plus dangereuse, on a déjà réussi à rendre débile un agrégé de philosophie avec
un quart d’heure de Confessions intimes) pour pallier aux cent ans de solitude
dus au décès de Garcia Marquez… Un fer chauffé à blanc pour se cramer les
pupilles version Michel Strogoff pour éviter d’avoir à se fader l’intégrale
lévyiesque…
Mais il y a autre chose…
Voila notre Tout-Mou qui veut se la jouer vilain moralisateur et qui veut filer
la frousse aux barbus qui guerroient chez les métèques et se font exploser en
vol ou dans le métro… Flamby nous fait sa guerre sainte contre le Djihad…
Appeler au Djihad contre la guerre sainte… Combattre le mal par le mal… Pour
les rares qui hésitaient encore de savoir si Pépère était con ou s’il le
faisait exprès, vous avez la réponse, désormais…
Après le pitre en chef, l’auguste,
le mormon dépressif qui se marre intérieurement, le croque-mort qui ne sourit faiblement
qu’avec le Thermogène à vif sur la moquette pectorale : le Pétillant qui
tente de nous faire avaler sa potion plus qu’amère de l’austérité, et du gel notamment
des pensions de retraite… Ça manifeste à l’Hospice des Vieux Glands, VGE n’en
digère plus son tapioca, et s’en oublie dans le lit à l’extinction des faux à
19h30…
Enfin un titre de gloire
pour un biterrois… Finaliste malheureux de la première édition de Top Chef,
Pierre Augé, surnommé Petit Pierre (bien qu’on se sache pas si c’est à cause de
sa taille ou de celle des plats qu’il vous sert dans son restau select qui fait
courir toute les mémères emperlouzées, les arrivistes m’a-tu-vu et les folles
du falbalas et du frisottis de Béziers), a remporté hier soir la finale de Top
Chef et empoche un joli pactole… Comme quoi il pleut toujours là où ça mouille,
cette gloriole permettra au chef à la tignasse huileuse (il se coiffe avec ses poêles
ou quoi ?) de filer un coup de chaud à ses tarifs déjà bien calientes…
Bon, tout ne tourne pas à l’envers
car s’il fallait à chaque fois se retourner pour avoir son avenir devant soi
quand on pense l’avoir dans le dos pour mettre de l’argent de côté avant de
passer l’arme à gauche, on n’en serait pas arrivés de là où on est partis pour
revenir en arrière dans un tête à queue que ne renieraient pas les meilleures
bouches à pipes du Bois de Boulogne…
On a appris avec un certain
soulagement la libération des quatre otages français en Syrie… Et notre Pépère,
la cravate de traviole sur le costard boudiné, de se gargariser de l’action
menée par la France pour arriver à cette issue… Tandis que Fabius ruminait dans
son coin s’il avait bien mis la virgule là où il fallait sur le chèque de
rançon…
A moins qu’ils n’aient voulu
payer en liquide, comme un grand habitué de la chose, DSK, la bite sur pattes
du FMI, l’amidonneur de moquette du Sofitel, le gâteur de fendasses en folie… A
ce propos, la VRP des pull mohairs Anny Blatt sur TF1 le dimanche soir, Anne
Sinclair, vient miauler avec des préciosités de rosière qu’elle ne savait rien
des frasques de son mari… Ben voyons ! Alors qu’on sait dans le milieu
bien introduit (et je ne pense pas à Delanoë…) que Anne et Domi faisaient
partie d’un réseau échangiste… Chacun fait ce qu’il veut avec son cul, ça ne me
regarde pas, mais qu’on ne vienne pas se vanter de rien savoir… Ou alors, elle
avait vraiment la tête dans le cul…
Et le 22 avril 1978, nous
avions droit à notre annuel défilé de cazonnettas imbitables, mièvres à en
faire une crise de diabète aigue, d’artistes pétrifiés par la peur ou chantant
comme des Diesel mal réglés ; bref ! On se faisait livrer à domicile
le Concours Eurovision 1978. En direct depuis Paris, présenté par la
décapsuleuse et Big Léon (en français courant Denise Fabre et Léon Zitrone), le
concours était remporté par Israël à la surprise générale, devançant une belle
brochette de chansons en demi teinte… Mention spéciale au duo Baccara,
espagnole baragouinant le français, produites par un allemand et représentant
le Luxembourg, et à Jahn Teigen, qui inaugure le score vierge du nouveau
système de vote, le fameux « 12 points »…
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