mercredi 2 avril 2014

Brèves du 02 avril 2014

« Ton œil profond d'hidalgo tango,
« Tes joues creusées, oh guérillero,
« L'tourbillon des belles danseuses rêveuses 
« Que la révolution rend nerveuses…
« On est foutu, on mange trop… »

Je ne saurais que trop conseiller à Alain Souchon, l’irremplaçable interprète de ce « Papa Mambo » en 1975, s’il se trouve quelque peu ballonné par l’inflation médiatique autour de la nomination du Pétillant de s’envoyer une bonne rasade de Vals, l’eau pétillante quasi-homonyme de notre nouveau Premier Ministre…

Manu Valls, l’œil d’hidalgo tango, le guérillero aux joues creusées à la tête d’un gouvernement de combat (on se croirait presque en temps de guerre), qui veut manger toutes et tous, et risque au final de se manger une nouvelle gamelle tant la situation économique et sociale française est compliquée, et c’est un doux euphémisme…

Ainsi, le Pétillant a renvoyé Z’Ayrault le prof à ses chères études et consulte désormais à tour de bras pour composer un Gouvernement qui se doit d’être resserré selon le vœu pieux de Pépère… Ça lèche sec à Matignon, on fait des ronds de jambes, les yeux doux et la bouche en cul de poule pour espérer repartir avec la promesse d’un maroquin…

C’est depuis ce matin la valse des cocus en haut lieu, et c’est à qui taillera la plus belle bouffarde au Pétillant en vue d’obtenir un poste… Tout ce que la gauche compte d’inutiles, d’incompétents et de plantes vertes défilent en rangs serrés dans l’espoir de faire la révérence devant Manu qui porte une couche Confiance modèle Eddie Barclay pour éviter des fuites intempestives et des tâches mal placées…

Dans le même temps, les journalistes télé et radio se créent de jolies tendinites au poignet à force de se pignoler en tentant de deviner le qui fera quoi du prochain Gouvernement… On essaie de caser la Dingo du Poitou à un poste qui limitera les dégâts que ne manqueront pas d’occasionner sa légendaire bravitude jumelée à une sacrée dose de connitude… On imagine Montebourg au Ministère de l’Inspection des placards, ce qui ne le changera guère de ses précédentes attributions… On spécule sur le maroquin offert à Fabius qu’on ne peut décidément pas virer comme un malpropre…

Une chose est certaine, le futur Gouvernement de combat ne sera pas vert, les Verts ayant décidé à la majorité (un fait assez rare chez eux) de ne pas y participer… L’herbe verte est donc coupée sous les petons de Placé qui était venu faire reluire le Pétillant… Pauvre Jean-Vincent… Toujours placé, jamais gagnant…

L’ombrageux catalan, à peine plus souriant que son prédécesseur, joue les tatillons de manière à ne pas décevoir Flamby… Ne se rend-t-il pas déjà compte qu’il a récupéré un cadeau empoisonné, et qu’il risque fort d’être à Hollande ce que fut Rocard à Mitterrand ? Le bredouillant Anaha Bigbang, ennemi juré de Tonton, s’était vu contraint d’avaler des monceaux de couleuvres lors de son passage à Matignon entre 1988 et 1991, et le Pétillant ne sera-t-il pas en charge du sale boulot jusqu’en 2017, devant affronter les assauts de la droite, mais également ceux de l’aile gauche de la majorité ?

Il n’est pas certain qu’il obtienne les coudées franches, héritant de l’embarrassant pacte de responsabilité, la marotte d’Hollandouille, et des critiques déjà nourries de Mélenchon et de sa clique de gauchistes… Car le Pétillant est un homme de droite dans un corps gauche, un Sarkozy de la Rue Soléfrino, un plus trop jeune loup au dentier qui raie le plancher, qui agace tout le monde, mais conserve une estime non négligeable auprès des français.

Bref, Pépère demande au Pétillant de réaliser la quadrature du cercle, drapé dans un jésuitisme matois qui aurait pu donner une demi-molle exploitable à Mitterrand…

Il paraîtrait que Ségolène Royal serait bombardée à l’Intérieur, suite à la remarque pleine de finesse de Monsieur Petites-Blagues, qui souhaite qu’elle devienne sa nouvelle femme d’Intérieur… Avec la Dingo du Poitou dans les pattes, qui ne manquera pas de lui tenir la dragée haute, Pépère aura fort à faire… N’aurait-il pas un goût de revenez-y, après la parenthèse de Valoche Rottweiler, maintenue dans sa disgrâce élyséenne, et l’épisode croissants et scooter de la fadasse Julie Gayet ?

Eh bien non, détrompez-vous ! On ne change rien, ou presque, et c’est ça qui change ! Encore une fois, le changement, ce n’est pas maintenant ! C’est vrai quoi, on ne change pas un Gouvernement qui perd, et des ministres qui sont infoutus de gérer un portefeuille… Mieux, on leur en remet une couche !

Le mec en marinière hérite en plus de l’Economie (s’il gère comme Florange, on est franchement mal barrés) ; Benoît « suce-boules » Hamon hérite de l’éducation (ça tombe bien, les profs adorent se faire caresser) ; Sapin garde les finances, Fafa les affaires étrangères ; Rebsamen hérite du Ministère de l’Absence de Travail et Cazeneuve de l’Intérieur (s’il gère comme l’économie, ça va être le bordel)…

On a droit à un triumvirat de salopes-suceuse de boules également… La Dingo du Poitou récolte l’Ecologie (au moins, elle ne pètera pas les boules de Pépère, se contenant de (se) planter des soucis) ; la tata des Tatas reste Garde d’Esso (hélas) ; et Najat Vallaud-Belkacem obtient le maroquin du droit des femmes (belle promotion pour une lécheuse professionnelle)…

Bref, Pépère nous a promis un Gouvernement de combat… le Pétillant lui offre un escadron de nullos tous juste bons à la bataille navale…

Brisons là, si vous les voulez bien, sur les péripéties gouvernementales, on n’aura de cesse de nous beurrer la raie des nouvelles têtes de gondole de l’inaction gouvernementale dès l’annonce de la composition du nouveau Gouvernement…

Alors que la popote politicienne joue à plein, il serait regrettable de passer à côté de certaines déclarations fondamentales qui pourraient faire vaciller nos certitudes sur les piédestaux d’une inébranlable foi…

Il est de mon devoir de vous entretenir de la fracassante déclaration de Catherine Deneuve, le monument national toujours en travaux depuis le Gouvernement Messmer 1 (et heureusement pas le Gouvernement Messmer 2), qui a asséné que l’exil fiscal belge de Gérard Depardieu « n’était pas un exemple à suivre »…

Avouez que ça vous cloue tel un Jésus de Nazareth (ou de Lyon, si vous êtes plus portés sur la charcuterie)… L’infatigable tringleuse du cinéma français a en outre estimé que l’on ne pouvait « rester très longtemps citoyen de nulle part »… Ça fera toujours plaisir à nos voisins belge de savoir qu’ils habitent nulle part…

Et le 2 avril 1976, le 23ème album des aventures d’Astérix le gaulois, « Obélix et compagnie », est publié à plus de 1.300.000 exemplaires, avec comme d’habitude Goscinny au scénario et Uderzo au dessin. Cet album peut être considéré comme une critique de la société de consommation et du capitalisme, ainsi que de la spéculation et des phénomènes de bulle économique… Le Pétillant va-t-il s’en inspirer ?

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