« Kuin silloin ennen, silloin
ennen
« Silloin ennen, on kaikki
yhtä hyvin taas
« Kuin silloin ennen, silloin
ennen
« Silloin ennen, on kaikki
hyvin taas »
Est-ce le climat hivernal
peu engageant qui vous donne envie dès la paupière entrebâillée de replonger
immédiatement dans les bras de Morphée, ou est-ce d’une manière plus générale
le contexte actuel qui n’est vraiment pas marrant, mais il est de ces jours où
l’on se prend à regretter amèrement le statu quo ante, comme en ces temps, en
ces temps où tout allait bien…
Ou, si vous pratiquez le
finnois, ce qui est un véritable exploit linguistique digne de la plus
admirative considération tant cette langue est d’un abord abrupt, âpre et
parfaitement incompréhensible, « Kuin silloin ennen », tel que nous
le chantèrent sur un rythme vaguement charleston revival Jarkko et Laura, les
candidats de la Finlande lors que Grand Prix Eurovision 1969…
Oh bien sur, je ne vais pas
vous rejouer l’éternel couplet du « cétémieuavan » que je sers plus
que de raison en ces temps parfois troublés et indéniablement difficiles pour
toute une frange de la population… mais tout de même…
Est-ce une raison suffisante
pour se plaindre continuellement des charges salariales importantes, des
charges mensuelles inamovibles, des honoraires qui ne rentrent pas, des
affaires qui trainent et auxquelles on n’arrive pas à mettre un point final ?
Je vous assure que parfois, y a des coups de tatanes au derche qui se perdent… Mais
à quoi bon ? S’abimer les godasses ? Essayons plutôt d’être zen, de
laisser pisser le mérinos, et advienne que pourra !
Zen, il faut désormais en
tenir une sacrée couche pour le rester un tantinet lorsqu’il nous prend l’envie
saugrenue d’ouvrir un quotidien d’informations générales, d’éclairer la radio
ou la télé… A moins de nous servir la corde, le calibre ou la capsule de curare
en prime, il n’y a guère plus anxiogène ou pessimiste que nos média
actuellement…
Déjà qu’à l’habitude il n’entre
pas dans la catégorie des gros déconneurs à nez rouge, langue de belle-mère et
coussin péteur, mais là, Philippe Val se surpasse dans l’interview fataliste et
déprimante… Selon lui, suite au flingage de Charlie Hebdo, les terroristes ont
gagné… Parce que le journal est devenu un phénomène de société, une icône, une
entité comme désincarnée… Comment survivre journalistiquement à cet enfermement
dans le symbole… Pour le coup, Cabu and co sont morts une deuxième fois avec
cet enterrement en règle…
C’est rassurant et
franchement réjouissant de savoir que des drones survolent régulièrement la
capitale et visitent des sites sensibles, sans que l’on ait la moindre idée d’où
ils viennent, et de qui les pilotent… Et quand on sait que le gouvernement se
veut rassurant… on a parfaitement le droit de ne pas être rassuré du tout !
Iront-ils jusqu’à nous faire
croire que c’est Valoche Rottweiler qui s’amuse à espionner le Tout Mou alors
qu’elle prépare le second tome de ses dégueulis sur papier ? Bah, ils sont
bien arrivés à faire gober à une majorité de français que Flamby était l’homme
qu’il fallait pour la France… A ce rythme-là, ils sont fichus de nous
convaincre que Ribéry est la candidat idéal pour le prix Nobel de Littérature,
tellement la routourne qu’elle va tournationner…
Un peu de positif dans cet
océan de nouvelles tristounes ? C’est bien parce que je n’ai guère l’envie
d’ouvrir le gaz de la cuisinière électrique que je vous la sers avec la
célérité d’un go-fast sur l’A9 en revenant d’Espagne le coffre débordant de
chnouff..
Un français a été élu
meilleur joueur de handball du monde pour l’année 2014… Certes, il a un nom de
hardeur hongrois et on connaissait plus ses appétences à parier sur les
défaites ou les victoires de ses propres matches, mais Nikola Karabatic, outre
son surnom de Costaud amplement mérité vu le physique de la bestiasse, a
indéniablement une technique de jeu qui fait mouche… Surtout quand on se prend
le ballon en pleine poire…
C’est à peu près le seul
produit français qui vise juste… A la différence de nos Rafale qui, s’élançant
du Charles de Gaulle mouillant au large de l’Irak, ont largué leur premières
bombes sur les enturbanés préhistoriques de Daesh… Et ont mis à côté des
cibles, comme d’habitude…
Bien que Pépère s’obstine à
affirmer que tout va bien, que le chômage va baisser, que le pouvoir d’achat va
augmenter, et que Steevy va se marier avec Adriana Karembeu, la crise
économique est là, et comme le cancer se généralise et atteint jusqu’aux couches
les plus aisées de la société… Après leur jet privé, les Schumacher se séparent
de leur chalet norvégien, bicoque de trois planches de 645 mètres carrés sur un
parc grand comme Monaco ou l’Andorre estimée à peine deux millions et demi d’euros…
C’est clair que pour Schumi, le ski, c’est fini…
Et pour finir, comme on me l’a
appris voici des années, il convient généralement de terminer par un point
positif, quelque chose de sympa, voire marrant si possible… Eh bien, j’en ai
deux… Points positifs, bande d’obsédés slipesques !
Le premier, c’est notre
impayable Sinistre de l’Intérieur, Nanard Cazenave et sa tronche à découper les
cierges, qui a lancé des pistes pour renforcer le dialogue avec l’Islam… Il va
nous imposer de lire le Coran dans le texte et en arabe ? Il veut faire de
la France une république islamiste où même les roues de vélos seront voilées ?
Mais vous causez vous, aux cons intégristes ? Pas moi…
La deuxième, c’est la vanne
décrochée par Sarko à Monsieur Petites-Blagues, qui avait lancé en plain Salon
de l’Agriculture voici deux ou trois ans qu’on ne reverrait plus le nain… Et l’Ex,
en visite aux Salon des Vaches qui bousent, des cochons qui puent et des chèvres
qui pissent, d’ironiser en lâchant « encore une promesse non tenue »…
Avec des politiques à ce niveau de nullité, pas étonnant que la blonde se
prépare une avenue royale pour l’Elysée…
Et ce 25 février-là tombait
un samedi… le temps était clair, il était six heures dix du matin… Le corps
chancelant mais fier qu’on pousse sur la bascule… Un déclic, le bruit sourd du
couteau… Le corps de Barbe-Bleue, couché sur le ventre, les mains liées
derrière le dos, repose, coupé en deux, dans une boîte de sapin, où on l’a
versé avec le son et le sang du panier des suppliciés… Ce 25 février 1922,
Henri-Désiré Landru est parti en emportant son secret… C’était, comme il le
confia à son avocat « son petit bagage »… Onze meurtres… Il a dû
douiller, question excédent de bagages…
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