mercredi 4 février 2015

Brèves du 04 Février 2015

« Tuo kaikki meidät uuteen päivään johtaa
« Nyt onko syytä surra tulevaa?
« Kun muita tiellä kulkevia kohtaa
« Ja kaikki on niin mukavaa »

Typiquement finlandais, bénéficiant au Gaiety Theatre de Dublin d’une orchestration survitaminée et très convaincante, et d’une chorégraphie désopilante de naïveté, réalisée par les sœurs Koivisto qui rejoindront Markku Aro pour le coda final consistant en un pas de deux historique, dans leurs costumes en camaïeu de teintes oscillant entre le caca d’oie et le marron bouse de vache, « Tie uuteen päivään », outre le fait d’être la contribution finnoise au Concours Eurovision 1971, est un hymne insouciant sur les lendemains qui arrivent bien rapidement : « Et cela nous mènera vers un nouveau jour, Y a-t-il une raison de se soucier du futur maintenant ?, Quand on rencontre d’autres personnes en chemin, Tout est si beau »…

Ah, l’insouciance fleurie des seventies, fleurant bon le déo citronné, le patchouli et les joints d’afghane pur sucre ! Que ne pouvons-nous revenir à ces jours primesautiers où tout semblait si simple…

Vous êtes de grands garçons, vous êtes de grandes filles, et aussi, je ne vous cacherai pas que l’époque a changé… Je ne plagierai donc pas Markku Aro en vous chantonnant, horriblement faux par ailleurs, qu’il n’y a aucune raison de se soucier du futur, et que tout est merveilleux…

Merveilleux, vraiment ? A moins d’avoir paumé ses carreaux en cul de bouteille, ou d’avoir le QI d’un bacille de Koch sulfaté, ce qui est sensiblement égal à celui de deux candidats de téléréalité, le plus borné des mirauds est à même de vous dire qu’à part une couche de Thermogène sur la zigounette ou des léchouilles de langue de chèvre sur les panards, il n’y a pas dans l’actualité de quoi pouffer comme un Cyril Hanouna sous acide…

Tout cela est d’une joyeuseté… on se croirait presque à une soirée Télérama avec Michel Piccoli chez les Arditi un soir brumeux de novembre…

Tout d’abord, le crash d’un avion taïwanais qui heurte un pont et finit sa course dans la flotte… Mais bon dieu, qu’ont donc les gros navions bridés à aller faire mumuse dans la flotte ?

Toujours dans le rigolard, du bon gros comique à se taper du plat de la main sur les cuisses en humidifiant son string en latex rose fluo, le témoignage de Jade, un ex-péripatétipute, qui a officié au Carlton, lieu de dépravation de la bite sur pattes du FMI et de Sodo la soudure… euh, Dodo la Saumure. « On ne m’a pas laissé le choix », déclare la dérouleuse de câble fourré chantilly. Ben si t’avais eu le choix, on n’aurait pas appelé ça un rapport tarifé, chérie…

Vous avez certainement vu les images des connasses enturbanées décapiter un nouvel otage… Eh bien, vieux motard que jamais, mais en Egypte, Al-Azhar, une institution éminemment connue de l’islam sunnite, appelle officiellement à tuer, crucifier, et pratiquer toutes sortes de joyeusetés sur les terroristes de l’Etat Islamique… Si maintenant, les bougnoules commencent à s’entretuer… Ben au moins on aura de la place pour se garer à la mosquée…

Non content de nous distiller des infos anxiogènes dès potron-minet avec une voix qui ferait passer Gicquel pour un déconneur aviné, Patrick Cohen, de la matinale d’Inter, nous fait des frayeurs en direct… Chroniqueur au sein de l’émission « C à vous », Patoune nous a pété un malaise vagal, exprès pour vérifier si le spécialiste en blagues grasses Michel Cymès était effectivement toubib… C’est de ne plus voir Emmanuel Nounours Maubert qui le met dans cet état ?

Joyeuseté, fraicheur, délicatesse, distinction, autant de mots choisis qui ne pourront jamais, même avec un forceps et sous la menace d’un bataillon de kalachnikovs chargées à bloc, caractériser Jean-Marie Le Pen. Figurez-vous que Nœnœil de Montretout s’est encore lâché dans le slip, en qualifiant Claude Bartolone de faux cul, et de vraie vulve… Et Jean-Marie, toujours aussi tête de nœud ?Bah, c’est un détail qui sent le gaz… Eh oui, la vieillesse est un naufrage… et dans le cas présent on se demande quand prendra fin l’engloutissement…

On ne dira jamais assez le danger de marier une dame, ou un monsieur, soyons modernes, merde, encore flanquée de sa génitrice… La belle-doche est une source d’emmerdements intarissable, outre une inextinguible sulfateuse à perfidies… C’est peut-être pour cela que cet homme de 41 ans a zigouillé sa belle-mère puis son épouse… Pour avoir la paix… Bon, certes, il a fait ça devant ses trois gosses, mais au moins, les moutards seront certains d’être psychanalysés pendant au bas mot quinze ans… On n’est jamais trop bons avec les gosses…

Trop bons, trop cons… Un peu à l’image du Gouvernement qui, voici plus de quarante ans, a imprudemment signé des contrats de concession parfaitement léonins avec les Sociétés d’Autoroutes… Non content de se gaver comme pas permis, lesdites sociétés font un recours devant le Conseil d’Etat car elles ont été interdites d’augmenter à leur guise leur tarifs byzantins… C’est marrant, mais on n’a pas vraiment envie de les plaindre…

Et pour terminer quand même sur une note souriante, dans la série « on n’est jamais mieux servi que par soi-même », Bernard Petit, le patron de la PJ parisienne a été placé en garde à vue, pour violation du secret de l’instruction… Ils sont bien placés, les poulets, pour se passer mutuellement les bracelets… D’ici à ce que ça finisse en soirée sado-maso…

J’ignore comment cela s’est terminé, mais une chose est certaine, le 4 février 1980 marque la soirée d’adieu avant la fermeture administrative pour fraude fiscale du mythique club new-yorkais « Studio 54 ». Depuis son ouverture en 1977, les propriétaires Steve Rubell, 33 ans, et Ian Schrager, 31 ans imposent la beauté vestimentaire comme unique code d’accès. Malgré sa fermeture, ce club est entré dans la légende et constitue une référence. On y croisait souvent Michael Jackson, John Belushi et toute la troupe du Saturday Night Live, Elton John, Gloria Gaynor, Patti Smith, Debbie Harry, Margaux Hemingway, Cher, Liza Minnelli, Rudolf Noureev, Diana Ross, William Burroughs, Grace Jones, Truman Capote, Andy Warhol, Calvin Klein et Fiorucci. De nos jours, on appellerait ça un baisodrome…

Mais, du moment où cela nous mènera vers un nouveau jour, y a-t-il une raison de se soucier du futur maintenant ?...

 

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