« Tuo kaikki meidät uuteen
päivään johtaa
« Nyt onko syytä surra
tulevaa?
« Kun muita tiellä kulkevia
kohtaa
« Ja kaikki on niin mukavaa »
Typiquement finlandais, bénéficiant
au Gaiety Theatre de Dublin d’une orchestration survitaminée et très
convaincante, et d’une chorégraphie désopilante de naïveté, réalisée par les
sœurs Koivisto qui rejoindront Markku Aro pour le coda final consistant en un
pas de deux historique, dans leurs costumes en camaïeu de teintes oscillant
entre le caca d’oie et le marron bouse de vache, « Tie uuteen
päivään », outre le fait d’être la contribution finnoise au Concours
Eurovision 1971, est un hymne insouciant sur les lendemains qui arrivent bien
rapidement : « Et cela nous mènera vers un nouveau jour, Y a-t-il une
raison de se soucier du futur maintenant ?, Quand on rencontre d’autres
personnes en chemin, Tout est si beau »…
Ah, l’insouciance fleurie
des seventies, fleurant bon le déo citronné, le patchouli et les joints
d’afghane pur sucre ! Que ne pouvons-nous revenir à ces jours
primesautiers où tout semblait si simple…
Vous êtes de grands garçons,
vous êtes de grandes filles, et aussi, je ne vous cacherai pas que l’époque a
changé… Je ne plagierai donc pas Markku Aro en vous chantonnant, horriblement
faux par ailleurs, qu’il n’y a aucune raison de se soucier du futur, et que
tout est merveilleux…
Merveilleux, vraiment ?
A moins d’avoir paumé ses carreaux en cul de bouteille, ou d’avoir le QI d’un
bacille de Koch sulfaté, ce qui est sensiblement égal à celui de deux candidats
de téléréalité, le plus borné des mirauds est à même de vous dire qu’à part une
couche de Thermogène sur la zigounette ou des léchouilles de langue de chèvre
sur les panards, il n’y a pas dans l’actualité de quoi pouffer comme un Cyril
Hanouna sous acide…
Tout cela est d’une
joyeuseté… on se croirait presque à une soirée Télérama avec Michel Piccoli
chez les Arditi un soir brumeux de novembre…
Tout d’abord, le crash d’un
avion taïwanais qui heurte un pont et finit sa course dans la flotte… Mais bon
dieu, qu’ont donc les gros navions bridés à aller faire mumuse dans la
flotte ?
Toujours dans le rigolard,
du bon gros comique à se taper du plat de la main sur les cuisses en
humidifiant son string en latex rose fluo, le témoignage de Jade, un ex-péripatétipute,
qui a officié au Carlton, lieu de dépravation de la bite sur pattes du FMI et
de Sodo la soudure… euh, Dodo la Saumure. « On ne m’a pas laissé le
choix », déclare la dérouleuse de câble fourré chantilly. Ben si t’avais
eu le choix, on n’aurait pas appelé ça un rapport tarifé, chérie…
Vous avez certainement vu
les images des connasses enturbanées décapiter un nouvel otage… Eh bien, vieux
motard que jamais, mais en Egypte, Al-Azhar, une institution éminemment connue
de l’islam sunnite, appelle officiellement à tuer, crucifier, et pratiquer
toutes sortes de joyeusetés sur les terroristes de l’Etat Islamique… Si
maintenant, les bougnoules commencent à s’entretuer… Ben au moins on aura de la
place pour se garer à la mosquée…
Non content de nous distiller
des infos anxiogènes dès potron-minet avec une voix qui ferait passer Gicquel
pour un déconneur aviné, Patrick Cohen, de la matinale d’Inter, nous fait des
frayeurs en direct… Chroniqueur au sein de l’émission « C à vous »,
Patoune nous a pété un malaise vagal, exprès pour vérifier si le spécialiste en
blagues grasses Michel Cymès était effectivement toubib… C’est de ne plus voir
Emmanuel Nounours Maubert qui le met dans cet état ?
Joyeuseté, fraicheur,
délicatesse, distinction, autant de mots choisis qui ne pourront jamais, même
avec un forceps et sous la menace d’un bataillon de kalachnikovs chargées à
bloc, caractériser Jean-Marie Le Pen. Figurez-vous que Nœnœil de Montretout
s’est encore lâché dans le slip, en qualifiant Claude Bartolone de faux cul, et
de vraie vulve… Et Jean-Marie, toujours aussi tête de nœud ?Bah, c’est un
détail qui sent le gaz… Eh oui, la vieillesse est un naufrage… et dans le cas
présent on se demande quand prendra fin l’engloutissement…
On ne dira jamais assez le
danger de marier une dame, ou un monsieur, soyons modernes, merde, encore
flanquée de sa génitrice… La belle-doche est une source d’emmerdements
intarissable, outre une inextinguible sulfateuse à perfidies… C’est peut-être
pour cela que cet homme de 41 ans a zigouillé sa belle-mère puis son épouse…
Pour avoir la paix… Bon, certes, il a fait ça devant ses trois gosses, mais au
moins, les moutards seront certains d’être psychanalysés pendant au bas mot
quinze ans… On n’est jamais trop bons avec les gosses…
Trop bons, trop cons… Un peu
à l’image du Gouvernement qui, voici plus de quarante ans, a imprudemment signé
des contrats de concession parfaitement léonins avec les Sociétés d’Autoroutes…
Non content de se gaver comme pas permis, lesdites sociétés font un recours devant
le Conseil d’Etat car elles ont été interdites d’augmenter à leur guise leur
tarifs byzantins… C’est marrant, mais on n’a pas vraiment envie de les
plaindre…
Et pour terminer quand même
sur une note souriante, dans la série « on n’est jamais mieux servi que
par soi-même », Bernard Petit, le patron de la PJ parisienne a été placé
en garde à vue, pour violation du secret de l’instruction… Ils sont bien
placés, les poulets, pour se passer mutuellement les bracelets… D’ici à ce que
ça finisse en soirée sado-maso…
J’ignore comment cela s’est
terminé, mais une chose est certaine, le 4 février 1980 marque la soirée
d’adieu avant la fermeture administrative pour fraude fiscale du mythique club
new-yorkais « Studio 54 ». Depuis son ouverture en 1977, les propriétaires Steve
Rubell, 33 ans, et Ian Schrager, 31 ans imposent la beauté vestimentaire comme
unique code d’accès. Malgré sa fermeture, ce club est entré dans la légende et
constitue une référence. On y croisait souvent Michael Jackson, John Belushi et
toute la troupe du Saturday Night Live, Elton John, Gloria Gaynor, Patti Smith,
Debbie Harry, Margaux Hemingway, Cher, Liza Minnelli, Rudolf Noureev, Diana
Ross, William Burroughs, Grace Jones, Truman Capote, Andy Warhol, Calvin Klein
et Fiorucci. De nos jours, on appellerait ça un baisodrome…
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