lundi 30 juin 2014

Brèves du 30 juin 2014

- Eh bien, dites voir, M'âme Jeanssen, ça n’a pas l’air d’aller très fort…
- M’en parlez pas ! J’aurais mieux fait de rester tranquille ce ouikènde à lire vos chroniques, parce que franchement, des fins de semaine comme ça, non merci bien, j’en souhaite à personne… Même pas à la Lopez du cinquième, c’est vous dire si ça a été catastrophique…
- A ce point ?
- Même pire ! Pour vous dire, la fois où on est partis en camping avec mon Raymond au Lavandou en 69, l’année de la clavicule, ça a presque été une sinécure…
- Si vous le dites… Mais que s’est-il donc passé de si grave ?
- Attendez voir que je vous le raconte, vous allez pas le croire tellement que c’est incroyablement incroyable… D’abord, samedi matin, M'âme Sauzède a voulu qu’on aille faire les soldes au magasin de nouveautés du coin, parce qu’elle avait repéré une nouvelle robe chasuble bordeaux à passementerie fuchsia et perles vert d’eau en plastique 100 % imitation strass dans le rayon des invendus de M'âme Dugommier… Invendus, tu parles, c’est plutôt des invendables…
- Bah, un peu de shopping, ça ne fait de mal à personne…
- Que vous dites ! Figurez-vous que M'âme Sauzède s’est mise en tête d’essayer cette robe chasuble… Faut dire qu’elle se présentait aux essayages avec un œuf Kinder au milieu du bide, des hanches qui ne la feront pas déraper sur le trottoir en cas de verglas, et des fesses qui la feront rebondir en cas de chute dans les escaliers…
- Oui, le genre rebondie quoi…
- Oué, j’dirais plutôt pondéralement dilatée… Enfin, la v’la qui s’ensache dans c’t appareil de robe… faut croire qu’elle était vachement bien cousue, parce qu’en tous cas, la mère Dugommier a voulu lui faire une retouche pour gommer le tombé du devant qui faisait ressembler la poitrine à deux gants de toilette sous vide… Après avoir épuisé une demi-boite d’épingles, v’la t’y pas que M'âme Sauzède est prise d’une crise d’éternuements à cause de l’odeur de naphtaline de la robe qui devait y mariner dedans depuis au moins quinze ans…
- Et alors…
- Et alors, les retouches ont lâché et on s’est retrouvées déguisées en porc-épic…
- Ah, effectivement, voila une situation qui ne manque pas de piquant…
- Ensuite, l’après-midi, c’est Guy-Louis qui a absolument voulu nous emmener à un défilé de modes sur les grands boulevards… Mouais, pas très distingué comme mode… Que des mecs qui auraient pas fait de mal à une mouche, ni à une fille… Des costumes qui ont une large propension à la paillette fluo et à la plume dans le cul, et des godasses à talons qui me font mal à la cheville rien que de les voir…
- Mais enfin, M'âme Jeanssen, c’était la Gay Pride ! Tout le monde sait bien que c’est la marche des fiertés des communautés homosexuelles…
- Ben voyons ! Ymfont rigoler, les tantes et les brouteuses… On les entend causer toute l’année d’égalité, de normalité avec les hétéros, et sous prétexte de revendiquer cette normalité, les v’la qui s’habillent comme des folles tordues et se tripotent le moulebite en pleine rue sur de la musique de tarlouze… Vous sentez pas comme un décalage, la ?
- Bah, tant que je ne sens que ça, ça ne me dérange pas…
- Moi aussi, vous savez, Guy-Louis empeste le patchouli et l’encens, mais au moins, ça permet aux gamins du quartier de se garer le dos au mur quand on le sent arriver…
- Rhooo M'âme Jeanssen, vous êtes mauvaise langue…
- Ben quoi ? Vous lez pas me dire qu’ils aiment pas les gamins, chez ces gens-là…
- M'âme Jeanssen, ce sont des gays, pas des prêtres…
- Oué, ben c’est quand même du touche-pipi et du pousse-caca…
- Parce que vous croyez que dans les douches, au Mundial, c’est pas pareil ?
- Taisez-vous que vous allez me faire tâcher une gaine Sloggi ! D’ailleurs faut que je me dépêche de finir mes courses… Faut pas que je loupe le matche de ce soir….
- M’enfin, M'âme Jeanssen, je vous croyais détachée de la chose foutebalistique…
- Oué, ben quand vous aurez pas eu comme moi la 4L qui rentre au garage depuis quinze ans, vous verrez que vous trouverez du charme à c’te connasse de Benzéma et que vous espérerez entrevoir sa merguez-boulettes…
- Ah évidemment, si vous espérez voir de la merguez, vous allez être comblée avec le match des Fennecs ce soir…
- Non mais ça va pas oui ! ? Déjà que ça va être le merdier dans le quartier si la France gagne… Si en plus ce sont les bicots qui gagnent face aux schleux… eh ben ça va être joli…
- Que fallait-il faire ? Interdire les drapeaux ostentatoires comme à Nice ?
- Oué, ben Estrosi, il a encore perdu une occasion de fermer son robinet à conneries… C’est pas comme ça qu’il va réussir l’intégration…
- Encore faudrait-il que les intégrables le veuillent… Espérons que le ramadan va les calmer…
- Ceux qui feraient mieux de se calmer, ce sont ces incapables de politiques qui trempent tous la main dans les bassines de confiote, de Mélenchon à Le Pen en passant par l’Ex… et son avocat !
- Eh oui, franchement, ça la fout mal d’être mis en examen pour trafic d’influence quand vous portez la robe noire… Surtout quand ils bataillent pour éviter la dévalorisation de l’Aide Judiciaire…
- Namého, vous z’allez pas me dire que les avocats, ce sont pas tous des nantis et des privilégiés…
- Ben c’est un peu comme si vous me disiez que les vieux, c’est tous des vioques hyperbalèzes et en pleine forme qui sirotent des cocktails toute l’année à la terrasse du Negresco… Ben non, y a aussi des pauvres vieilles qui raclent leur boîte de Ronron pour boucler le mois et des pépés qui sont grabataires…
- Si vous me rangez dans la catégorie des débris qui bouffent du mou pour matou, je vous pète le tibia avec mon pébroque…
- Hum… Et sinon, comment trouvez-vous les nouvelles lunettes du Président ?
- Bah, on dirait qu’il les a piqué dans le fonds « Nana Mouskouri » des archives de la maison de la radio… Le changement c’est maintenant, c’est pour ses binocles ? Eh ben, deux ans pour ça… On est pas près de voir la grande réforme…
- Ecoutez, n’en demandez pas trop à Pépère… Si jamais il pète un câble et fait comme l’autre autrichienne à moustache…
- Qui Conchita Wurst ?
- Mais non, Adolf Hitler ! N’oubliez pas que c’est le 30 juin 1934 qu’à Berlin a lieu ce que l’Histoire appellera la Nuit des Longs Couteaux… Avec le concours des SS et de leur chef Himmler, Hitler élimine les extrémistes de son parti, groupés autour des SA de Röhm, environ 85 assassinats, surtout des nazis de la première heure mais aussi des opposants catholiques…
- Oué ben au moins, ils ont eu de la place pour se garer ensuite…
- Ça c’est une remarque qui sent le gaz… mais ce n’est qu’un détail, sans doute…

vendredi 27 juin 2014

Brèves du 27 juin 2014

- Dites voir, M'âme Sauzède, est-ce que c’est-y que vous l’avez reçu votre avis d’impôt qu’est à payer au tiers par votre moitié qu’est de quart à la caserne ?
- Ah ben voui ! Et pis, j’vais vous y dire qu’en voyant le montant de son imposition sur le revenu, il n’en est pas revenu…
- C’est tellement surnaturel ces taux d’impositions qu’on ferait mieux d’appeler ça l’impôt sur les revenants…
- Voui, mais c’est pas un impôt fantôme…
- Vu qu’au Gouvernement, c’est le cimetière des espoirs déçus des socialistes de 2012, c’est normal non ?
- C’est sur, M'âme Jeanssen… c’est pour ça que la gauche, y z’aiment la musique techno..
- Hein ? mais qu’est-ce que vous débloquez ? Je vois mal le Tout Mou et le Pétillant onduler leurs corps sur de la musique de crétins faite à la presse hydraulique…
- Ben alors, pourquoi c’est qu’on dit que le socialisme, c’est beaucoup de rêves partis ?
- Dites voir, vous avez pas un peu trop fumé vos parterres de géraniums, vous ?
- Parlez pas de malheur, ils ont la papillon qui les dévore, alors si en plus je les roule pour en griller une… Non, non, c’est pas bon la fumée… Déjà que je me suis fait un masque au poireau l’autre jour, qu’il paraît que ça a un effet vitrifiant, et que ça n’a pas encore agi, alors… Je me demande s’il ne faudrait pas que j’en fasse un au concombre… ou à l’aubergine…
- Mouais, dans votre cas vaudrait mieux préparer un bon minestrone, et vous filer la tête dans la soupière…
- Ah vous croyez ? Déjà que mon gendre, ils me dit toujours que j’ai continuellement la tête dans le pâté…
- Ça c’est pas faux, vous en avez même gardé l’odeur… Et pis, dites, vous plaignez pas, votre gendre, il est gentil, il vous amène chez Daxon tous les mois, alors que le gendre d’Hélène Pastor, vous avez vu ? Il a reconnu son implication dans son exécution… Y’en a qui ont pas peur, j’vous jure…
- Ah ben voui, ça c’est vrai que Roger, il est bien brave…
- Pour épouser votre fille, c’est plus de la bravitude, c’est de l’inconscience, mais bon…
- Oooooh M'âme Jeanssen, regardez, dans le journal ! Le Ministre de l’Absence de Travail annonce après la nouvelle hausse du chômage que « les chiffres ne sont pas bons »…
- C’te blague ! Si ces chiffres sont pas bons, c’est son compte qui sera bon s’il continue à annoncer des catastrophes de ce côté-là… Remarquez, il a pas un boulot facile… Annoncer tous les mois et au total près d’un demi-million de chômeurs en plus, au moins il attrapera pas des rides d’expression à force de sourire…
- Au moins, au Gouvernement, ils entretiennent leur santé et leur forme physique… Porcinet fait de la plongée profonde dans les sondages, Sapin s’exerce au saut à la perche pour dépasser le pic des chômeurs, et le Pétillant fait le grand écart…
- Ah bon ? Mais comment c’est qu’il fait ?
- Ben figurez-vous que malgré le bond du nombre des chômeurs, le Premier Sinistre refuse tout fatalisme, qu’ils ont dit dans le poste… Figurez-vous qu’il a dit que l’heure était à l’action, et que c’était la responsabilité de tous… Ben qu’est-ce qu’il attend, le constipé de Matignon ?
- M'âme Jeanssen, vous savez bien qu’il faut pas les brusquer, les hommes politiques… Doucement le matin, pas trop vite le soir… et au point mort le reste du temps…
- C’est ça… Ils font une déclaration ou signent un courrier, et ils se mettent en maladie… Et qui c’est qui paye ? Ben c’est bibi !
- C’est vrai qu’ils ne sont pas rapides…
- C’est bien pour ça qu’on a créé l’expression un train de sénateur, qu’est-ce que vous croyez ? Regardez, ils ont encore retardé la réforme territoriale, au Sénat… Rien que pour enquiquiner Hollande… A force de se prendre des vestes, il va finir vendeur au dépôt principal des Costumes Dormeuil…
- Oh dites, puisque vous parlez chiffons, j’ai entendu dire que chez les connasses en short qui sont partis se faire dorer la pilule au Brésil, rien ne va plus…
- Ah bon ? Et pourquoi ça donc ? Y a plus de péripatétiputes disponibles ? Ribéry et Benzéma les ont toutes saccagées ?
- Ben non, les bonnes femmes ne sont pas concernées, puisque je vous cause de Ronaldo, le portos à moulebite de marque… Le Portugal rentre à la maison bredouille et la queue de morue entre les jambes mais les commentateurs sont ravis parce que Ronaldo a mis la baballe dans le filet.. Enfin, j’veux dire qu’il a marqué son but…
- Oué, et Ribéry a marqué ses putes ?
- Rhooooooooooooo M'âme Jeanssen… vous êtes limite, là…
- Ah vous trouvez ? Ben moi, j’vais vous dire ce qui est limite… C’est ces bandes de petites connasses à cagoule qui cassent les vitrines, pillent les magasins et incendient des bagnoles sous prétexte que leur équipe nationale de foutebale se qualifie pour les huitièmes de finale… Ce qui est limite, c’est de comptabiliser 74 interpellations après la qualification des merguez à couscous… Ce qui est limite, c’est que ces débordements donnent une image déplorable déjà bien écornée de ces deuxième, troisième et quatrième générations… Ce qui est limite, c’est qu’on va avoir droit à un méchoui géant qu’ils perdent ou qu’ils gagnent… Ce qui est limite, c’est qu’on trouve ça normal et qu’on laisse faire… Ce qui est limite, c’est que les Fennecs gagnent, mais que la réaction des prétendus supporters pue de la gueule…
- Allez, allez, M'âme Jeanssen, vous mettez pas dans des états pareils… Venez, on va remontez chez moi, je vais vous faire couler une petit verveine-citron-santal-boule de gomme, ça vous fera du bien, et on mangera une langue de chat…
- Et pourquoi pas une demi-madeleine, tant qu’on y est à vous faire péter les réserves de gâteaux rances ?
- Allez, allez… et pis on se mettra la vidéocassette du film des frères Zucker « Y a-t-il un pilote dans l’avion ? », puisqu’il est sorti sur les écrans le 27 juin 1980… Vous verrez, dans le genre film parodique aux gags absurdes, y a pas mieux… Et pis y a Leslie Nielsen dedans…
- Oué, ben si c’est pour des gags absurdes, je me refais l’intégrale des discours de Pépère…
- Allez, soyez pas ronchonne… le ouikènde est presque là…

 

jeudi 26 juin 2014

Brèves du 26 juin 2014

« Et l’on entend dans les champs
« S’masturber les éléphants,
« Et l’on entend dans les prés
« S’emmancher les chimpanzés… »

Il faut bien se l’avouer, on est plutôt portés sur la chose en ces temps estivaux où l’on sent irrémédiablement arriver les délices de l’été avec les vacances, mais également ses hordes de vacanciers braillards qui viennent mettre le bordel sur nos plages en les souillant à l’envi de leurs eczéma, psoriasis et autre joyeusetés dermatologiques ; le boxon dans les campings en faisant frire des sardines à la mayonnaise à deux heures du matin en écoutant à fond les ballons le dernier album de Iron Maiden ; le souk sur nos marchés en s’extasiant sur les melons ronds, les abricots orangés et les pêches couleur pêche en sentant sous les bras et en puant des panards…

Honnêtement, les yeux dans les yeux, avez-vous encore en vous les ressources nécessaires pour piquer un cent mètres, faire la vaisselles, passer l’aspirateur et se fader belle-maman tout un weekend ? Le niveau de vigilance et d’énergie baisse dangereusement, et la panne de réveil est à craindre à tous moments…

Et pourtant… et pourtant… N’a-t-on pas envie d’entendre Patrick Cohen vous susurrer des infos sensationnelles qui relègueraient Hiroshima au range de petite bombinette pour tafiole amateur…

N’est-ce pas sensationnel d’entendre alors que vous êtes en train de vous savonner le bas ventre sous la douche que DSK considère la moitié des ministres du Gouvernement comme des brêles… Et l’autre moitié, des branleurs ? Ah ça lui va bien de dire çà, à la bite sur pattes FMI…

Et si vous aviez déjà l’étendard au garde-à-vous, vous vous retrouverez bien vite avec l’oriflamme à six heures et demi en apprenant que le vol MH 370 était vraisemblablement en pilote automatique… Et dire que vous avez des mecs qui sont payés pour vous débiter des conneries pareilles… On s’en tape de savoir s’il y avait ou non un pilote dans l’avion… On veut juste savoir ce qu’il est devenu !

Tout comme l’on aimerait bien savoir ce qu’il est advenu de la croissance… Surtout lorsque l’on entend le Ministre de Nos Sous, ou de l’Absence de Boulot, annoncer que la croissance est trop plate pour faire baisser le chômage… Ouvrant le parapluie en avance pour parer aux critiques qui présideront à la publication des chiffres des demandeurs d’emploi… Trop plate pour inverser la courbe ? Et pourtant, Jane Birkin faisait bien raidir le Mickey Maousse de Gainsbourg…

Au moins les chiffres du chômage, publiés ce soir, devront-ils décompter un chômeur de moins, puisque le canardeur dingue du Musée juif de Bruxelles sera bel et bien extradé en Belgique… Mehdi Nemmouche risque d’avoir un peu moins la frite en allant se geler la moule dans les prisons belges…

En parlant de moules, celle de Marine a dû faire de l’hypercapnie en apprenant que l’extrême droite hongroise avait qualifié le Front National de parti sioniste, dont les propos islamophobes reçoivent le soutien sioniste d’Israël… Eh ben, le crane rasé et le salut tendu à la hitlérienne, ça ne vaut rien de bon pour l’intellect…

Puisque l’on cause d’intellects déficients, de boites crâniennes désespérément vides et de neurones dont les synapses sont définitivement infoutus de faire la moindre connexion, évoquons d’un mot le résultat mitigé de nos connasses en short qui ne se sont pas mouillés le maillot façon sortie de piscine hier soir face à l’Equateur… La rencontre s’est soldée par un match nul… Apparemment le qualificatif idéal pour ces 90 minutes où l’on a beaucoup baillé…

On ne peut pas bailler, on ne doit pas bailler devant les contradictions qui se font jour (mais que l’été et les vacances se chargeront bien vite de remiser au rayon des souvenirs et des sujets importants dont on parlera un jour quand on aura le temps mais là pour le moment ça va faire short et pis de toute façon j’ai une french manucure dans un quart d’heure et ensuite j’ai piscine et enfin Pedro de la compta du second doit me refaire les niveaux, surtout celui des Pays-Bas dont tu comprends que tes considérations philosophiques sur l’euthanasie, ben tu te les roules en cornet et tu t’assois dessus violemment en écoutant une chanson d’Alizée…

Pauvre Alizée… Alors que la Lolita piquante des années 90 aurait pu raisonnablement gagner une place dans le cœurs des français grâce à des chansons sucrées pas plus inécoutables qu’une vieillerie eurovisuelle, là voila réduite à bêler des mièvreries connes à bouffer de la bite par paquet de douze sur de la musique de marteau pneumatique faite à la presse hydraulique… Ah elle voulait relancer sa carrière avec ça ? Ben, le lancer risque de retomber pas loin du tout…

Parfois, mieux ne rien faire du tout plutôt que de lancer en pâture un projet mal ficelé, des chansons inachevées sur lesquelles on a posé des voix à l’état de maquettes… Bref, si quelqu’un pouvait dire à Christophe Maé de fermer son claquemerde, ça ferait du bien aux oreilles de tout le monde…

Ce qui ne fit pas du bien, ce 26 juin 1967 à Villeneuveè-Loubet, sur la bretelle d’accès de l’autoroute A8, c’est le bruit du crissement des pneus de cette Renault 10 de location menée à vive allure qui loupe le virage serré à droite et du fracas des tonneaux qui s’ensuivent, et qui coutent la vie à Françoise Dorléac, 25 ans et presque autant de films à son actif… La demoiselle de Rochefort s’éteint, laissant le champ libre à sa sœur, moins talentueuse, moins jolie… mais plus pute aussi… Catherine Deneuve…

 

mercredi 25 juin 2014

Brèves du 25 juin 2014

Amis apnéistes, professionnels chevronnés des grands profondeurs comme néophytes amusés en bassin de deux mètres, amateurs de la descente vers les abysses, fondus de la combi en néoprène moulebite qui vous enveloppe tel le chocolat fondu enveloppe une poire juteuse à souhait, fadas de la compensation par manœuvre de Vasalva, psychopathes du comptage de carreaux de piscine pour oublier le temps qui passe et qui consomme votre oxygène, et autre Pierre Frolla, Morgan Bourc’his ou Guillaume Néry…

Je connais votre mental d’acier bétonné qui vous permet d’une seule respiration d’aller tutoyer du bout du masque les insondables profondeurs des océans, insondables profondeurs ou peut-être vous pourriez croiser la côte de popularité de François Hollande…

Je sais votre inébranlable foi en vos poumons qui vous permettent de prolonger presque à l’infini cette merveilleuse communion avec la mer, qu’on voit danser, le long des golfes clairs… Et qui une fois au sec, vous permettront de griller une Gitane Maïs sans filtre avec la gourmandise d’un bambin dévorant une tartine de confiture ou d’Amélie Mauresmo dévorant une tartine de tarte au poil…

Mais là, je me vois dans l’obligation de vous annoncer une nouvelle qui va vous plonger (c’est le cas de le dire) dans des abimes de désarroi et des catacombes d’étonnement… Je connais quelqu’un qui est capable de vous battre, toutes et tous, fingers in the nose et string bien en place dans l’axe de la raie…

Oui, j’ai le nom, sur mes petites fiches, de quelqu’un qui n’hésite pas à se mouiller pour aller au fonds des choses, et qui, lorsqu’il atteint le fond, n’hésite pas à se saloper la french manucure à 150 € la séance pour gratouiller frénétiquement et gagner quelques précieux millimètres…

Rassurez-vous, alcooliques de l’eau chlorée, c’est simplement au fond de l’insondable réservoir de la connerie humaine que Benoît Hamon vient gratter avec l’énergie du désespoir, pour espérer dégager quelques centimètre supplémentaires… Déjà cloué au pilori par la critique pour sa fumante idée de supprimer les notes à l’école (tant qu’il y est, autant supprimer les classes, carrément, ça économiserait des sous à l’état), le ministre à la bouille de Gremlin mal réveillé transmet la bonne parole du Gouvernement à la veille du Brevet des Collèges…

Figurez-vous qu’à cause du match France-Equateur diffusé ce soir à 22 heures, le Ministre fait les gros yeux et prodigue ses bons conseils, que n’aurait pas renié Diafoirus et ses célèbres emplâtres sur des jambes de bois… Plutôt que de regarder en direct le match, il conseille de l’enregistrer en précisant que les enregistreurs existent depuis plusieurs années et que ça marche plutôt bien (les ministres aussi, ça existe depuis des lustres et ça ne marche que rarement bien…)… Et pour se protéger des cris d’allégresse ou des sanglots de désolation en provenance du salon ou de la rue, il exhorte les ados à se mettre des boules Quiès… Lui, les boules Quiès, c’est dans la bouche qu’il devrait se les mettre…

Devra-t-on également chausser profondément des boules Quiès pour ne pas entendre la vérité ou quelque chose qui puisse y ressembler, dans l’affaire de Vincent Lambert… Vous savez, ce légume qu’on ne cesse de cuisiner comme s’il s’agissait du principal ingrédient de Top Chef… Le Conseil d’état lui a chanté du France Gall (« Débranche »…) mais la Cour Européenne des Droits de l’Homme, saisie par les parents qui s’accrochent comme une moule à son rocher à maintenir leur fils en vie, semble décider du contraire… C’est tuant, à la fin…

Sinon, quoi d’autre ? Bah, à vrai dire pas grand-chose, puisqu’on se vautre dans le traditionnel et le classique… Ouverture des soldes d’été avec les habituelles scènes de foldingues hystériques qui se ruent sur des articles qui de toute façon ne leur iront pas, de mémères à cheveux bleus qui se crêpent le chignon pour une babiole, et les reportages sur ces blaireaux imbéciles heureux d’avoir claqué la moitié de leur RSA pour un écran géant dernier cri qui tombera en panne la veille de la finale de la coupe du monde…

Ah ! Cette coupe du monde ! Nous voguons de surprises en surprises, et tous les favoris se font décaniller avec une régularité qui force le respect… et qui explique pourquoi la France est toujours en course ! Après l’Espagne et quelques autres, c’est au tour de l’Italie de dire ciao ciao bambina… Ce qui a ravi au plus haut point Rocco Siffredi… En effet, Monsieur Quart de Mètre avait fait le vœu de ne plus avoir de relations sexuelles tant que l’Italie serait dans la compétition… Mesdames, vous pouvez acheter du talc, le serial niqueur va reprendre du service…

Retour de flamme dans le match guère amical qui oppose Robert Ménard, le maire de Béziers et Mourad Boudjellal, la patron du RCT qui a refusé d’aller jouer à Béziers. D’abord délocalisé à Toulon, la bonne idée…, le match a été finalement été annulé pour laisser place à un échange de piques entre les deux hommes… La dernière de Mourad ? Il laisse entendre que Boby aurait des actions dans une usine de sèche-linges, suite à l’interdiction de laisser pendre du linge aux fenêtres… On passe en mode essorage…

Essorage nécessaire après le match de foutebale de ce soir, puisque les connasses en short françaises vont devoir mouiller le maillot pour assurer une place en huitième de finale. Le pire, c’est qu’ils risquent de gagner !

Et le 25 juin 1961, sort sur les écrans « L'année dernière à Marienbad », un film multi national réalisé par Alain Resnais, qui remportera le Lion d'or de la Mostra de Venise la même année. La particularité du film réside dans la relation qu'entretiennent les deux personnages principaux : un homme et une femme, interprétés par Giorgio Albertazzi et Delphine Seyrig. Le film est célèbre pour l'ambiguïté de sa structure narrative, qui a beaucoup dérouté et divisé les critiques, et son impact a été perceptible dans les œuvres de cinéastes français tels qu'Agnès Varda, Marguerite Duras et Jacques Rivette, ou de figures internationales comme Ingmar Bergman et Federico Fellini. Du cinéma grand public, quoi…

mardi 24 juin 2014

Brèves du 24 juin 2014



Cruel moment en vérité, Ô Calliope redoutée, lorsqu’il faut penaud
Sur cette feuille blanche tracer coûte que coûte quelques mots
Qui par leur tournure ou leurs sous entendus divertiront ou blesseront
De bleu de peur à vert de trouille, pour au final ne pas être fait marron.

Ambiances colorées en fait, sous le soleil dardant ses rayons étouffants
Qui nous humectent les aisselles comme fondrait au four un flan
Et transforment en un instant notre inextinguible volonté de fer
En une molle pelote de laine que le chat joueur a voulu défaire.

Au seuil de l’été, où hélas les orages semblent s’abonner régulièrement
Au bord des longs congés estivaux où les gens bougent énormément
Et où, dans les dunes capagathoises, l’on s’emmanche allègrement
Que nous réserve l’actualité pour nous divertir assurément ?

Rien que de très banal puisqu’au final, nous nous trouvons écartelés
Entre nombre de pédales, les traditionnels véreux et quelques décérébrés,
Ne croyez pas que je vous parle ainsi d’une quelconque Gay Pride royale
Puisqu’il ne s’agit au final que de vélo, de politique et de Mundial.

Il est peut-être un peu trop tôt pour parler du Tour de France me direz-vous
Et je vous l’accorde, j’ai dû enfourcher le vélo avant d’enfiler le cuissard
Et comble de douleur, mais également d’étourderie, puisque le croirez-vous
Il manquait la selle à mon vélo, chose dont je m’aperçus mais trop tard…

Puisqu’on s’est élargi le cercle de nos relations, restons chez les enculeurs,
Avec les hommes politiques qui vous en font miroiter de toutes les couleurs,
Pour vous l’offrir au final en noir et blanc, tout comme Copé et Bygmalion,
Qui transformaient les centimes en euros, les broutilles en millions.

Quittes à parler de millions, continuons à parler gros sous à foison,
Avec nos connasses en short, crétins en slip de toutes les nations,
Qui comme des dératés ou des hystériques, courent à en perdre raison
Leur mouleburnes, leurs boulons, et même leur rondelle, après un ballon.

Franchement, il faudrait, et je redoute le mot, mais bon… complètement con
Pour dans la rue descendre à moitié à poil et s’égosiller à s’en époumoner
Avec d’autres comparses tout aussi benêts et hélas encore plus concons
De voir un mec la mettre violemment bien profond à un semblable estomaqué.

Rien, vous le comprendrez qui puisse retenir valablement l’attention
Du lecteur en pantoufles sur le sofa ou en maillot sur la plage, si mignon,
Et je sue sang, eau, sueur, salive, séborrhée et autres humeurs organiques
Puisque sur l’actualité, je doute d’arriver à lui faire proprement la nique.

Et puisque, malgré l’heure qui s’avance, la robe sudogène m’appelle par mon nom
Je me dois de vous laisser avec l’anniversaire du jour, 24 juin 1985,
Où Dire Straits, avec raison, trustait le top des hitparades avec cette chanson
« Money for nothing », où « pour cent briques, t’as plus rien », reçu 5/5 !

lundi 23 juin 2014

Brèves du 23 juin 2014

Et si, pour changer, on changeait ?

Ah si, c’est tendance, c’est « in », c’est complètement hype, ma chère ! Bon, y a un plouc à teinture broux de noix et cravate de traviole, le genre gourou de province à qui vous ne confieriez pas vos gosses par peur de les voir marcher en canard pendant huit jours, qui corne depuis deux ans que le changement c’est maintenant et ne change strictement rien… mais laisse tomber chérie !

C’est tellement dans le move du groove de la tendance actuelle que toutes les grenouilles du Marais font des pieds et des mains (enfin, chez elles, c’est plutôt du tête à queue) pour pouvoir tout changer… Changer de mec, changer de garde-robe, de chaussettes, de déodorant (tiens, je le suggèrerai à Guy-Louis, parce que le patchouli-gingembre à huit heures du matin dans l’ascenseur, c’est tout bonnement vomitif), de slip… Mais aussi changer de régime, de boucher, de draps de lit, bref ! Changer d’habitudes !

Et le changement d’habitude, il ne faut pas l’ébruiter trop inconsidérément, mais nous en sommes particulièrement gâtés en ce début de semaine… Notamment au niveau de la météo puisque nous sommes enfin arrivés à faire mentir le chanteur monté sur batteries électriques qui s’applique à être au courant… Enfin un lundi matin sans soleil ! Enfin une matinée pourrave où l’on ne voudra pas courir dans les prés, se tripoter dans l’odeur des foins, ou cueillir le raisin afin qu’on nous lâche la grappe…

Dans le même temps, ça n’aide pas particulièrement pour la motivation, puisque le seuil épidémique de la patenvie est pulvérisé avec une vigueur que ne renierait pas Rocco Siffredi dans son increvable « Bretonne mais cochonne »… Si vous vous souvenez de la boule gélatineuse qui poursuivait le numéro 6, vous aurez vaguement une idée bien plus consistante et durcie de mon état ce matin, où une flaque rampa jusqu’à la baignoire pour y faire un brin de toilette…

C’est bien joli, de vouloir célébrer l’été en allant se fumer un cigare sur la plage en très agréable compagnie, mais quand au retour, l’insomnie guette ; faut pas s’étonner le lendemain d’avoir en face de vous un ersatz de Jeanne Moreau tant pour la voix que pour le teint passablement décati de crépi craquelé…

Mais le changement est là ! L’été est là ! et avec lui, son cortège de plaisirs immodérés et irremplaçables… Vous arriverez à vous faire sucer au moins dix fois par nuit, si vous faites confiance aux moustiques… Vous vous sectionnerez presque l’espace interdigital de vos petons en portant ces saloperies de tongs… Vous friserez l’eczéma infecté à force de vous raser les aisselles bi-quotidiennement pour avoir l’air toujours frais et impeccable dans ce débardeur hypermoulant qui fait dire aux esprits chagrins qu’à ce niveau-là, c’est quasiment du sous-vide…

Le changement est là ! Regardez Nono Montebourg… Alors qu’il alignait avec une régularité de métronome qui forçait le respect les gadins, les revers et les gadins en sa qualité de Ministre du Redressement Productif, paf ! Il réussit à refourguer Alstom à l’Etat, en se demandant bien ce qu’ils vont en foutre…

Le changement est là ! Alors que la Dingo du Poitou était abonnée aux rôles de foldingue, ce qu’elle réussissait au-delà de l’entendement sans que cela soit un rôle de composition ; v’la t’y pas qu’on lui colle des annonces importantes et sérieuses à faire ? Elle nous balance du haut de sa bravitude et de sa ministritude qu’elle annule l’augmentationnage du tarifs de l’EDF au premier août… Autant vous dire qu’on va douiller sec en octobre, et que mettre les doigts dans la prise pour en finir endettera vos descendants sur douze générations…

Ça change ! On le connaissait matois, pas franc du collier, franchement insupportable dans les média, prêt à vendre père, mère et enfants à naître contre un bulletin de vote, toujours dispo pour seppuku-tiser ses petits camarades avec un couteau à dents frotté de piment d’Espelette… Voila que l’amateur de chocolatines décomplexées vire limite faux-cul en déposant deux propositions de Loi afin de renforcer la transparence financière des partis politiques… Certes, fallait avoir l’estomac pour oser un truc pareil… Mais au moins, Copé connaîtra la loi dans les coins quand il facturer par Bygmalion 125.000 € le sandwich jambon- beurre…

Le changement, c’est maintenant ! Oui, restons sur cet impérissable slogan de campagne… Ah pour changer, on a changé… En pire, évidemment ! Et dans le même temps, Pépère n’était pas assez con pour nous dire en face que ce serait moins bien… Il sait que la majorité de ses électeurs regardent TF1 et que la lobotomie à réussi, mais si jamais il y avait quelques lecteurs de Télérama ou du Monde parmi eux, on ne peut pas prendre le risque…

Et ce changement, on le ressent parfaitement dans le plan d’économies du gouvernement, ces 50 milliards qu’on cherche partout comme Harpagon le faisait avec sa cassette… Ce plan devrait entraîner à l’horizon 2017 une perte d’environ 250.000 emplois… Flamby avait raison quand il voulait inverser la courbe du chômage… De croissance lente, il va réussir à en faire une croissance exponentielle !

Changement exponentiel également au Mundial des Connasses en short et des pédales en short moulecul qui trémoussent leur épisiotomie sur du Carlos Jobim… Après voir réussi à se débarrasser assez facilement des chorizos et des écluseurs de thé, on est en passe de se débarrasser des queues de morues… Quand on pense que Ronaldo, le représentant en slip gros paquets de chez Armani, toisait les journalistes du haut de sa prétentieuse suffisance en affirmant que tout était plié pour lui… Oui, oui, il s’en est pris plein le cul, um beijo, obrigado e adeus !

Regardez comme tout change chez les connasses en short… Alors qu’en France, on était à peu près aussi mauvais que nos candidats de l’Eurovision, nous infligeons une raclée mémorable aux petits suisses… Surtout pour éviter qu’ils ne lâchent les numéros des comptes secrets des joueurs et des entraineurs…

De même, les merguez-boulettes, qu’on appelle plus communément les fennecs, vraisemblablement à cause de leur haleine après avoir fumé le chichon, exécutent un très joli parcours… ponctué à chaque fin de match par un défilé de voitures klaxonnant à donf et de youyous suraigus… Et si les français mettaient le même merdier à Alger, vous croyez qu’on arriverait à un résultat semblable ?

Et le 23 juin 1959 disparait Boris Vian, à l’âge de 39 ans… Ce n’est pas un nénuphar dans la poitrine qui l’a emporté, pas plus qu’une explosion de son pianocktail dû aux soliloques de Jean-Sol Partre… Mais une bête crise cardiaque, le terrasse alors qu'il assistait à la première de « J'irai cracher sur vos tombes ». Triste ironie du sort, ce touche-à-tout de génie s'est effondré quelques minutes après le début de cette adaptation cinématographique de son roman qu'il ne cautionnait pas. Est-on aller glavioter sur sa pierre tombale ?

vendredi 20 juin 2014

Brèves du 20 juin 2014

Il est de ces petits matins frileux et frêles, où dès potron-minet on entend sous les ormeaux battre la crème fraîche à coups de marteau, où la tartine copieusement beurrée et dégoulinante de confiote faite maison s’écrase encore plus violemment que d’habitude sur votre pantalon blanc ; où le déodorant « Tumouche » destiné à votre dessous de bras décapé au Vigor Industriel s’échoue à pleine vitesse dans votre œil ; où vous prenez successivement et de plein fouet la dernière bouse auditive de Christophe Maé et de Zaz sur votre autoradio, ce qui a pour effet d’étoiler le pare-brise et de faner le velours des sièges…

Il est de ces réveils délicats où vous aimeriez ne pas avoir à vous lever, ne plus avoir à vous lever et demeurer là, dans ces brumes ensommeillées, dans cet état semi-comateux où la réalité n’est plus tout à fait la fiction, et où la fiction n’est pas encore complètement la réalité rêvée…

Il est de ces brumes matinales que le mistral d’une douche énergique ne parvient pas à dissiper et qui persistent toute au long de la journée, qui ressemble alors plus à un long défilé d’heures toutes plus interminables les unes que les autres qu’à une descente tout schuss sur les pentes verglacées du Kitzbühel…

Bref, il y a des jours « avec » et des jours « sans », et les jours « sans », faut faire avec… Et au lendemain d’une journée qui si elle n’atteint pas les sommets himalayens de la journée merdique s’en rapproche hélas dangereusement, je ne vous cache pas que je dois aller puiser tout au fond du puits de mes réserves pour ne pas vous envoyer tous paître, avec un billet de logement…

C’est parfaitement injuste, je le sais bien au final, car vous ne faites rien d‘autre que me lire, et, trop peu souvent pour certains, commenter ces lignes quotidiennes de logorrhée, et si je dois râler après quelqu’un, ça ne peut être qu’après moi-même…

Fatuité des fatuité de ne vouloir écrire que pour avoir des « likes » et des commentaires… Alors que les plus fidèles sont silencieux, et jouissent en silence (si si, ça peut se faire…) de ces lignes écrites d’un trait de plume trempée dans la cigüe, le vitriol, ou l’eau de rose merveilleusement cucul-lapralinée.

Je sais que depuis un temps certain, j’ai perdu la primesautière spontanéité et la manipulation du verbe qui a fait la gloriette de ces lignes… Et pourtant, et pourtant… Un beau matin, je sais que je m’éveillerai, différemment de tous les autres jours… Oups, pardon ! j’ai des renvois d’aznavourian, c’est une pâtisserie arménienne un peu compacte à la voix voilé…

Cette chansonnette, j’en connais un qui la chante depuis quelque temps et qui nous en réserve la primeur pour le Figaro Mag de ce weekend… Oh, pas plus grand qu’Aznavour, et encore avec les talonnettes, l’épaule agitée de spasmes irrépressibles qui feraient passer Malraux, surnommé par les chansonniers de l’époque Clignancourt, pour un Chartreux contemplatif sous perfusion de Tranxen… Eh oui, l’Ex n’en finit pas de revenir et balance sa nouvelle profession de foi « Il faut tout changer »… Ça pue le réchauffé à plein pif, ça ! Il nous avait déjà seriné qu’il avait changé, voici quelques années…

Ce qui ne change pas non plus, c’est les rébarbatifs spots radiodiffusés sur les perturbations sur le réseau de la SNCF… Au cas où vous ne vous en seriez pas aperçus, les cheminots sont en grève depuis plus de dix jours… Et maintenant qu’ils ont bien fait suer les étudiants pendant le bac, ils vont reprendre le taf… Ça se confirme, nous avons bel et bien les syndicats les plus cons du monde, qui encore une fois, ont déraillé…

Déraillage contrôlé au FN, où la réconciliation semble de mise entre le père et la fille… Après des déclarations fracassantes qui ont plus ému les principaux intéressés que la majorité des français, pépé veut rentrer dans le rang en jouant à marine la grande scène de l’acte III et son célèbre « Embrassons-nous Folleville »… De là à ce que ce soit le baiser de Judas, il n’y a qu’un détail, qui sent le gaz…

Pleins gaz sur nos connasses en short, qui bataillent contre les petits suisses, qu’ils écrasent en les menant 4 buts à zéro… Pas possible, on les a dopés nos bleus ! Bon, la merguez hautaine ne sait toujours pas chanter la Marseillaise, et le Picasso de service a été surpris en train de se fumer un pèt’ de brésilienne, mais il faut se rendre compte qu’en seulement deux matches, les connasses hexagonales ont marqué trois fois plus de points que les Twin Twin à l’Eurovision !

Eurovision toujours, puisqu’on annonce la venue de Josiane Saucisse à la Fête de la Musique à Montpellier… Le gagnant de l’Eurovision 2014 est en effet pressenti pour faire son apparition dans l'émission diffusée demain soir sur France 2 et présentée par Daniela Lumbroso, la seule animatrice qui réussit la gageure de parler faux… On la voit bien demander à Frida Merguez si la barbe ne la gêne pas trop pour le rouge à lèvres…

Et puisqu’il faut bien rester dans le culturel et le hautement intellectuel, je vous propose en guise d’anniversaire du jour de célébrer Franquin qui, en 1946, reprend le personnage de Spirou, qu’il dessinera jusqu’en 1968. La première aventure est publiée dans l’almanach Spirou 1947, sous forme de douze planches ; l’éditeur souhaitant alors tester Franquin… Test réussi puisqu’il va offrir pas moins de quarante aventures du célèbre groom, la dernière s’intitulant « Panade à Champagnac »… Non, non, ce n’est pas un résumé de la Présidence Hollande…


jeudi 19 juin 2014

Brèves du 19 juin 2014

Franchement, vous vous attendiez à quoi ?

Que l’on continue à s’appesantir sur nos soucis ? Que l’on s’acharne à nous beurrer la raie sur les supposés miracles que le Tout Mou doit accomplir d’ici à la fin de son mandat, sous prétexte qu’il va prendre la courbe du chômage à la hussarde et la renverser devant les mirettes ébaubies de nos concitoyens pantelants devant tant d’ardeur à la tâche ? Que l’on idéalise tout d’un coup les connards de syndicalistes qui emmerdent la majorité des français sous de fallacieux prétextes sociaux en laissant les trains sur le quai sous le prétexte qu’ainsi, il n’y aura plus de trains en retard ?

Si vous pensiez que nous allions continuer à nous complaire dans le caca ambiant et nous ébrouer tels des cochons dans leur soue en reprenant une grande louche de soupe à la grimace, vous vous mettez le majeur dans le fond de l’œil jusqu’à l’épaule !

Pauvres petits inconscients que vous êtes ! Vous seriez presque du genre à allumer une clope au chalumeau à côté d’un radiateur à gaz qui fuit… On ne va quand même pas vous repaître de nos quotidiens perclus de soucis sous le fallacieux prétexte que tout va mal en France et que Pépère, qui déjà se trouvait au bord du gouffre, a fait un grand pas en avant…

Ce serait inconvenant de verser des larmes de crocodile atteint de conjonctivite aiguë en ces jours d’allégresse mondiale… Il serait malvenu de s’apitoyer sur le sort d’un nombre sans cesse croissant de français qui se voit contraint de bouffer des pâtes à l’eau tout le mois, alors que la Terre entière est transportée d’une félicité sans bornes qui rétrograderait le plus parfait des nirvanas au rang de petite branlette de banlieue…

Eh oui, pendant le Mondial de Foutebale, on n’a pas le droit de vous asséner des nouvelles assommantes ! Gaudeamus, braves gens ! Des connasses en short pétées de thunes font mumuse en courant comme des folles hystériques le jour de l’ouverture des soldes chez Hermès, et les soucis de la planète sont gommés d’un trait de plume trempée dans l’encre sympathique…

On nous inflige les retransmissions télévisées de ces tafioles en short moulant grassement payées à taper dans une baballe en nous intimant d’être heureux ! Fußball macht frei !

Non mais faudrait quand même pas trop exagérer… Comme me le disait l’autre matin Guy-Louis sur le ton de la confidence (vous voyez Michel Serrault dans la Cage aux Folles ? Bon, ben c’est la même chose, mais en moins viril), on veut bien qu’ils nous la mette bien profond au tréfonds de la cage de buts, mais ils pourraient au moins nous fournir un bidon de vaseline en prime, en lieu et place du sac de gravier…

Sous le prétexte discutable que le football fédère les peuples, on nous matraque ces retransmissions inintéressante où le seul intérêt réside dans la traque des fautes grammaticales et syntaxiques des commentateurs qui se touchent à longueur de match en étalant la maigre confiture de leurs connaissances wikipédiesques…

Par pitié, messieurs les programmateurs, osez penser qu’il existe en France des hommes et des femmes qui n’aiment pas le football, des gens normalement constitués, honnêtes et probes dans leur vie de tous les jours à qui le foutebale donne des éruptions cutanées incontrôlées ! Oui, il existe aux quatre coins de l’hexagone des personnes qui ne peuvent pas supporter plus de dix minutes la vue de ces connasses en short qui miment le simulacre de la fornication entre messieurs dès qu’ils ont envoyé la balle dans les buts !

On nous bassine à longueur d’année avec les Coupes de la Ligue, les Championnats nationaux, européens, paneuropéens, régionaux et leur transmission télévisée. Etait-il réellement indispensable de nous en mettre une nouvelle couche sous prétexte de Mondial ?

Ayez pitié des petites mémées qui sont obligées de se fader les vingt-deux olibrius sur gazon tous les soirs… Si, pour des raisons bassement mercantiles, vous ne pouvez renoncer à ces diffusions, offrez leur au moins la joie d’un trempage de gaine Sloggi en règle ! Je suis quasiment certain que la diffusion de l’après-match et des viriles douches dans les vestiaires ferait un tabac, et pas seulement au sauna « Le Gay Tapant » de la rue Sainte-Croix de la Bretonnerie…

La vue de ces connasses dénudées, de ces espagnols s’essorant les castagnettes, de ces algériens s’astiquant la merguez, de ces suédois se lessivant le hareng mariné, donnera à n’en point douter d’intenses moments d’intimité moite à un public sans cesse renouvelé…

En lieu et place, on nous sert froidement l’étrillage en règle des espagnols par des chiliens en surtension… Bon ok, les espagnols s’en branlent à peu près avec la même énergie que DSK met à faire jaillir la lave de son Vésuve dès qu’il reluque une femme de ménage, mais ça n’est pas une raison valable !

Les ibères ont l’esprit ailleurs aujourd’hui, puisque ces gros gâtés se voient régalés d’un nouveau roi, Felipe VI, et d’une Reine dont on peut presque sans hésitation dire qu’elle n’a pas volé son titre de Reine de salopes… Viva el Rey, quand même, parce que c’est toujours plus sympa de voir cette grande asperge que de se tartiner le Tout Mou et sa collection de pétasses qu’il lutine en scooter…

Non mais vous vous rendez compte que cette année, l’Espagne a mieux figuré à l’Eurovision qu’au Mondial ? Pour la France, c’est le contraire, puisqu’avec les trois points engrangés face au Honduras, nos connasses bleutées ont dépassé les Twin Twin…

Et pour toutes celles et ceux qui conchient le football jusqu’à l’encrassement irrémédiable de leur fosse septique, je vous offre l’anniversaire du jour, en vous rappelant que c’est le 19 juin 1978 que naît, dans 41 journaux américains à la fois, Garfield, ce matou roux et rayé, grand amateur de lasagnes et glandeur hors catégories. Ouvrir un de ses nombreux albums est déjà un premier pas de franchi dans votre effort de culture face à l’intersidérale vacuité des matchs de foutebale télévisés…

mercredi 18 juin 2014

Brèves du 18 juin 2014

- Mais enfin Guy-Louis, qu’est-ce que vous fabriquez ainsi attifé, en treillis, casque intégral rose fluo et pataugas à talons aiguilles ? La Gay Pride n’est pas encore annoncée par chez nous…
- C’est ça, c’est moquez vous…
- Je ne me moque pas, je constate…. Vous ne trouvez pas ça un peu trop typé ? Vous savez de nos jours, on peut faire très gay sans forcément ressembler à un sapin de Noël ou à une réplique de la Cage aux Folles… Regardez Mika et ses vestes en rideaux de salle à manger… S’il n’avait pas publiquement reconnu que ça lui raidissait le rouleau de printemps de se faire démonter le four à mââmouls, on ne s’en serait jamais douté…
- Bien entendu… comme personne ne doute de la parfaite virilité de la Mère Fogiel, surtout depuis qu’elle a épousé son mari, et de sa copine Féraud…
- Oh la la, vous balancez grave Guy-Louis, vous savez des choses que le grand public ignore, dirait-on…
- Forcément, je suis introduit par tous les milieux… Euh, je veux dire, dans le milieu… et encore plus profondément que vous ne pourriez jamais l’imaginer…
- Euh, non, merci ça ira, je n’ai pas choisi la médecine parce que je redoutais de finir proctologue, alors ce n’est pas pour avoir un exposé en couleurs et en trois dimensions…
- En parlant de dimensions, M’sieur le Groniqueur… vous savez que je vous attends toujours pour le petit goûter soupatoire afin de vous prendre vos petites mesures… Faut bien que je le finisse, votre nouveau costume que je vous ai promis le jour où vous m’avez sorti de la merde…
- Oh vous savez, pour un débouchage de fosse septique par trop engorgé de préservatifs usagés, je ne vais quand même pas risquer l’intégrité de mes fesses…
- Mais si vous voulez risquer l’intégrité des miennes, c’est ouvert, éclairé à l’intérieur, et fléché comme le parcours du combattant…
- Non mais vous voulez bien me ranger ce regard « Vous n’avez pas vu une bite qui traîne »… C’est le printemps qui vous met dans cet état ?
- Même pas ! Mais ces atmosphères d’orages, avec le temps lourd et cette ambiance électrique, moi ça me met dans un état que je pourrais presque fendre la cuvette du lavabo en y cognant avec dessus…
- Tout cela ne me dit pas pourquoi vous vous baladez attifé comme ça… Le treillis, passe encore, je veux bien, si vous avez des goûts militaires… Les pataugas à talons, bon on peut se laisser convaincre par une passade artistique… Mais le casque intégral rose fluo… On dirait presque une cagole du Vieux Port qui part draguer en 103 pourri à l’Estanque…
- Un mot de plus, et je pique une crise de nerfs, je me roule parterre, je casse votre parapluie et je fais la danse de la pluie… Figurez-vous que je fais ça parce que je me protège…
- Hein ? Mais généralement, c’est en latex et ça s’enfile sur l’appendice médian…
- Mon Dieu, je suis tombé sur la Reine des blondes… Mais pas une protection dans ce domaine-là ! Une protection pour la vie de tous les jours…
- Ah oui, effectivement, si ça venait à se généraliser, c’st sur qu’il y aurait moins d’accidents… mais on refuserait du monde dans les asiles…
- D’ailleurs, qui vous a signé un bon de sortie ?
- Le même toubib qui vous a imprudemment laissé sortir…
- Rhooooooooooooo, elle est mauvaise, la groniqueuse… Non, mais figurez-vous que je préfère me protéger, quand je vois ce que j’entends, et que j’entends ce que je lis à la télé… Rendez-vous compte ! Trois djihadistes présumés interpellés dans le Gard… ça vous fout la trouille…
- Effectivement, quand vous savez que ces mecs déjantés sont habitués à se manipuler la mèche et à tripoter de la bombe, s’ils vous voient habillé ainsi, ils s’apercevront illico que ce n’est pas de la bombe…
- Oué, ben en tous cas, j’éviter de me faire sauter…. Euh, de sauter sur une de leurs bombes….
- Je me doute que le casque, c’est en réaction à la forte augmentation de la mortalité sur les routes au mois de mai…
- Oui… vous vous rendez compte, quand même… Tout ça à cause des ponts et de ces satanées bonnes femmes qui tannent leur mari pour aller voir leur mère dans le trou du cul de la France…. Alors qu’il serait tellement simple qu’elle remettent leur tchadors, qu’elles retournent en cuisine faire la vaisselle et qu’elles laissent ces messieurs causer de choses intéressantes entre eux tout en se matant le bigoudi…
- Et après on s’étonne des scores du Front National…
- Non mais c’est vrai, écoutez… Depuis qu’on leur a laissé le droit de vote, à ces femelles, elles n’arrêtent pas de nous brouter les couilles avec leurs considérations à la mords-moi-le-nœud… J’veux bien me le faire mordre, mais pas par une virago inscrite au MLF et qui ressemble à Frigide Barjot !
- Ne me dites rien, je vois bien le genre de truc qui pourrait vous le mordre…
- Chhhhhhhht, mon treillis est un peu serré à l’entrejambe, et comme c’est de l’organdi perlé, j’ai peur que ça craque si le volume intérieur augmente…
- Alors, comment va-t-on faire pour parler du match Belgique-Algérie…
- J’ai ADORE !!
- Ah tiens !
- Dites, quand pendant quatre-vingt-dix minutes vous voyez des mecs qui ont la frite courser des petites cochonnes qui ont la merguez en roue libre pour leur rectifier l’échappement de leur couscoussière, vous zappez pas sur ARTE pour regarder un reportage moldave sous-titré en swahili sur la culture des cornichons nains chez les aztèques pré-colombiens émigrés en Norvège…
- Tout dépend de vos goûts… Vous, je vous vois pas aimer les cornichons… je parierai plus sur les courgettes… voire les concombres…
- Et pourquoi pas les cônes de chantier tant qu’on y est… Non mais vous prenez mon cul pour un hall de gare ?
- Ah non, même si l’on prétend que l’arrière-train sifflera trois fois…

Et quand un arrière-train siffle… c’est un appel… et aujourd’hui, on a des appels à la pelle…. Mais l’appel du jour, c’est la pelle des 18 joints… euh… l’appel du 18 juin 1940, radiodiffusé sur les ondes de la BBC et lancé d’un ton ne souffrant aucune contestation par le Général De Gaulle… Aucun enregistrement de cet appel n’existe, le document sonore connu ayant été enregistré le 22 juin, selon un texte légèrement différent… Mais quoi qu’il en soit, le Général ne devait pas avoir fumé pour lancer en juin l’appel du joint…

mardi 17 juin 2014

Brèves du 17 juin 2014

-Vous savez, M'âme Jeanssen, je me demande si au final, la radio et la tévé, eh bien, ils ne nous prendraient pas pour plus bêtes qu’on est…
- Mais non voyons ! C’te idée ! Ça va pas de penser des choses pareilles ? Remarquez, c’est vrai que dans votre cas, c’est difficile de vous prendre pour plus bête que vous n’êtes…
- Oh quand même, M'âme Jeanssen, j’ai passé mon certificat d’études primaires…
- Je sais, j’ai vu l’original… sur les murs de Lascaux… Et pis, pourquoi c’est que vous me causez de la bêtise à la tévé ? Vous avez regardé la dernière émission de Cyril Hanouna ?
- J’ai dit bêtise, M'âme Jeanssen, pas nullité profonde…
- Ah oui, ‘vous d’mande pardon M'âme Sauzède…
- Y a pas de mal… Je vous disais que je commence à me demander s’ils ne nous prennent pas pour des bêtasses dans les média… Figurez-vous que selon les sources, on cause du conflit de la grève à la SNCF où ce que c’est qu’ils ont débrayé le boulot pour plus travailler dans des termes différents !
- C’est pas possible !
- C’est comme je vous le dis ! D’un côté on a les pauvres grévistes qui se plaignent qu’on fait rien qu’à leur chercher des poux dans la moumoutte et qu’on irait même jusqu’à les diaboliser…
- Ben voyons, des fois qu’on ferait comme avec Jean-Marie Le Peigne… On le regarde au fond de l’œil et il crie à la diabolisation…
- Oh mais ça, c’est un détail, M'âme Jeanssen ! Et de l’autre côté de la barrière (du passage à niveau, vraisemblablement), on vous dit qu’il y a une amélioration notable du trafic…
- Ben évidemment, puisque tout est à l’arrêt, le trafic est forcément plus fluide ! C’est comme quand M'âme Rossignol au cinquième elle prend ses dragées Fuca, ça devient tellement fluide que toute la tuyauterie de l’immeuble en témoigne…
- Ah ça, faudra prévenir le Syndic que ça va nous entraîner dans des frais de récurage de fosse septique que moi, je veux pas payer parce que je suis jamais dérangée du ventre…
- Vous voulez qu’on vous décore de l’ordre du caca tranquille ?
- Ah ben non quand même pas !
- Vous vous rendez bien compte qu’ils vont pas faire les mêmes gros titres dans l’Humanité et au Figaro…
- Ben c’est la même information…
- Oui, mais pas les mêmes journalistes et pas la même ligne éditoriale… Quoique là, Le Guen, je sais pas où c’est qu’on peut le ranger lui… Il est de gauche, mais il balance sur les grévistes en les traitant de « jamais content »… Lui, si le train lui passe dessus, on saura pourquoi !
- Ah ça, ça ferait plaisir à M'âme Lecoq… Depuis le temps que des mauvaises langues disent qu’il n’y a plus que le train qui ne lui est pas passé dessus…
- Et question train, elle s’y connait, on croirait qu’elle a avalé un pneu gonflé !
- N’empêche, y en a un qui est tellement gonflé qu’il pourrait jouer la bouée, c’est le Pétillant…
- Ben alors M'âme Sauzède, on a ses vapeurs quand on pense au Premier Ministre ?
- Oh ben voui, M'âme Jeanssen, s’il me tombait dans le lit, j’irais pas dormir dans la baignoire vous savez…
- Mais c’est que vous virez nymphomane sur vos vieux jours ! Si ça continue, vous allez vous asseoir sur cotre aubergine en me disant que Valls est tout ce qu’il y a de plus dur…
- Ah voui, dur avec les branl… euh, les grévistes de la ceuneuceufeu, et mou avec les intermittents du spectacle !
- Tu parles !! il veut pas se griller pour 2017 quand Flamby sera viré ! Il fait les yeux doux à son électorat !
- Dites, M'âme Jeanssen, vous croyez que le Président Hollande, il risque d’être réélu ?
- Ben voyons, comme c’est certain que Catherine Deneuve est fraîche comme à 18 ans… avec ses 18 liftings, ses 26 liposuccions et sa douzaine de peelings au gros sel…
- Ah ben tant mieux, parce que moi, je le trouve bel homme, le Président…
- Vous rigolez, ou c’est votre télé qui déforme les images ? Vous le trouvez séduisant, Pépère, avec ses costards de trois tailles trop juste, sa cravate de traviole, sa teinture brou de noix, et sa trombine de rôti de dindonneau du Père Dodu ?
- Ben…
- Oué, vous me direz, vous trouviez un charme fou à Roger Gicquel, alors forcément, faut s’étonner de rien…
- Ah mais pardon, Roger Gicquel, c’était ses tempes argentées qui me défrisaient le brushing…
- Et chez Hollande, c’est la trempe pour nous désargenter qui vous flingue la mise en plis ?
- En parlant de flingage, vous avez entendu le tohu-bohu hier soir au cinquième ? J’ai cru qu’un malfrat attentait à l’intimité de M'âme Rossignol ?
- Attenter à M'âme Rossignol ? A moins d’un amateur d’antiquités et d’odeurs fortes… Enfin, j’dis ça j’dis rien, c’est en toute amitié…
- Vous savez, par pure amitié, faudrait peut-être la dénoncer aux Services de l’Hygiène… Toujours est-il que je me demandais ce qu’il se passait là-haut…
- Ça ? C’était les cris de lamentations de la Lopez du cinquième qui a regardé le match de fouteballe où c’est que le Portugal s’est pris une correction par les chleux…
- Lèche-le ? Mais pourquoi vous me demandez de le lécher ?
- Les chleux M'âme Sauzède ! Les fritz, les fridolins, les allemands !!! Ah c’est Ronaldo qui a fait le gueule…. Lui qui se garnit le short de coton tellement il mouille de se voir aussi bien jouer, ça lui a ramolli le bigoudi sévère, de se faire mettre une branlée…
- Vous croyez que ça lui a plu ? Non, parce que j’ai lu dans le Voila de chez la coiffeuse que Ronaldo, il serait plutôt de la jaquette flottante…
- Qu’est-ce vous me racontez qu’il flotte ? Il fait pas de la natation, il tire aux putes, comme Ribéry…
- Je veux vous dire qu’il est homosexuel avec des hommes…
- Ben voyons ! Ronaldo homosexuel avec des hommes… Et pourquoi pas tapette avec des tantes tant que vous y êtes !
- Ah ben voui, les tantes c’est pratique, surtout pour le camping…

Puisqu’on parle de camping, platons le décor de l’anniversaire du jour, puisque c’est le 17 juin 1939 qu’Eugène Weidmann, surnommé le tueur au regard de velours, sera le dernier condamné à mort à être exécuté en public. En effet, son exécution fut le théâtre de débordements et le gouvernement s'étant ému de ces désordres, le 24 juin, le président du Conseil Édouard Daladier promulgue un décret-loi abolissant les exécutions capitales publiques. Après cette exécution-spectacle, les condamnés à mort furent guillotinés dans l'enceinte des prisons à l'abri des regards de la foule. Et ça, je suis sur que ça vous la coupe…