- En réponse à votre
question que vous ne m’avez pas posée, je vous dirai M’sieur le Groniqueur que
j’ai vu un truc positivement énorme hier soir…
- Ça ne m’étonne pas !
Avec votre manie de toujours fourrer votre nez dans les affaires des autres…
- De vous à moi, et puisque
nous sommes dans la confidence intime de ce parking de plage de huit cent
places, je ne vous cache pas que c’est généralement moi qui suis fourré…
- Ouais, depuis votre
arrivée à Cap d’Agde, je comprends mieux pourquoi on vous appelle l’Après-Ski…
- Ah non, ça c’était l’année
dernière à l’île du Levant… Non, non, cette année, c’est l’aumônière…
- Mais pourquoi ce nom de crêpe
repliée ?
- Parce qu’on peut
facilement la retourner…
- Au lieu de me raconter
votre vie de pile-ou-face, si vous m’édifiez de votre énorme vision d’hier ?
- Oh écoutez, un truc
inimaginable ! Quelque chose d’interminable, et que j’ai eu un mal fou à m’enfiler !
- Dites, si vous voulez nous
faire un récit par le menu de votre plan cul avec le poteau de Potard, vous
repasserez ! C’est une publication honnête et propre sur elle !
- C’et l’hôpital qui se
moque de la charité, mais enfin bref ! Figurez-vous…
- Je me visage…
- Pardon ?
- Oups ! Je m’ai trompé !
Je me figure…
- Figurez-vous qu’hier soir,
rien à faire ! Un vent à décorner les bœufs proscrivant toutes galipettes dans
les dunes sous peine de bouffer du sable par pelletées, rien que des mochetés
dans les nouveaux arrivants, bref, le désert ! Alors, je dis à Gérard, mets-nous
un film… Et v’latipa qu’il balance sur l’écran « Embraye bidasse, ça fume »…
- Ah oui, effectivement, dans la grotte insondable du
nanard, on tombe et on retombe comme une cascade sur des titres dont on se
demande bien comment on a pu pondre aussi mauvais…
-
D’accord, y a des scénaristes qu’il faut qu’ils mangent, mais pas à ce point,
quand même !
- Si
« le Fuhrer en folie » reste gentillet malgré sa connotation
homosexuelle assez prononcée (faut dire qu’avec Alice Sapritch dans la
distribution, ça n’aide pas à faire hisser le grand foc chez les phoques), on a
eu à subir des horreurs comme « Couche-toi dans le sable et fais jaillir
ton pétrole » ou « Arrête de
ramer, t’attaques la falaise ! »
- Oh, arrêtez M’sieur le
Groniqueur, vous allez me ruiner le string ! Déjà que je supporte mal les
films français soi-disant intellos avec des petasses à cheveux gras qui frisent
dans le dos qui se jouent un solo de mandoline pour savoir si elles tromperont
ou pas une tafiole de concours cadavérique qui baise en chaussettes à carreaux ;
alors imaginez mon état d’extase lourdesque devant cette bouse insurpassable… « Embraye
bidasse, ca fume »… non mais allô quoi ! Et pourquoi pas les stances de
Polyeucte par Kendji Girac sur les motifs de la dernière bouse de Christophe
Maé avec Manu Moire et Zaz dans le chœur récitatif ? « Embraye
bidasse, ça fume »…
- Ça fume chez moi aussi… Dans
mon cendrier parce que j’oublie d’éteindre parfaitement les mégots de
cigarettes que la fatigue et le stress professionnels me font consommer en
quantité qui ne sont plus raisonnables depuis longtemps… Ça fume dans ma tête
comme un soupière remplie de soupe aux poireaux et à la rhubarbe poivrée avoisinant
le point d’ébullition parce que l’on est à quelques encablures des vacances, et
que faut pas pousser trop loin le bouchon pour que mémé se casse la trombine
dans les pétunias ou que pépé ne nous fasse le remake des escaliers d’Odessa dans
le Cuirassé Potemkine…
- Oh vous, vous allez nous
faire une Trumpite dans pas longtemps…
- Une quoi ? Une
trompette ?
- Si seulement… Ça me
permettrait de vous souffler dans le…
- Même pas dans le remake cochonnou
de « la Trompette en bois »…
- Une trumpite ! Un
genre de pétage de câbles à cause d’une surchauffe de moumoutte, qui conduit à
dire tout, n’importe quoi, son contraire et réciproquement… Quand vous pensez
qu’il est aller jusqu’à vertement critiquer la famille d’un officier musulman
de l’armée yankee tombée au champ d’honneur…
- Alors que les bidasses qui
se font plomber en opération sont quasi-divinisés là-bas…
- Déjà que sa femme lui
cause du tort… Des photos nues aux diplômes douteux en passant par le discours
plagié, la Slovéno-américaine pourrait bien, à terme, porter préjudice à son
mari Donald…
- Vous imaginez la même
chose en France ? S’ils sortent les photos à poil de l’antiquité à
Macaron, je m’exile dans un couvent bulgare…
- M’enfin, M’sieur le
Groniqueur, le fondateur du mouvement « En marche » fait plutôt du
surplace en ce moment… Et vous pensez bien que le Tout Mou à cravate de traviole
fera tout pour se représenter… Il pourrait même en arriver à faire un régime…
- Ah non ! Vade rétroviseur
Satanas et Diabolo ! Déjà qu’il nous coute une blinde en frais de figaro
pour trois poils synthétiques sur le ciboulot… Alors s’il faut refaire la
garde-robe, les replis de peau en trop et retendre les bajoues, on s’endette
sur quarante ans !
- Oh vous, vous n’irez pas à
Colomiers le 29 août, hein !
- Que diable voulez-vous que
j’aille foutre dans ce trou ?
- C’est la rentrée des
pro-Hollande… M’est avis qu’ils vont faire leur meeting dans une cabine
téléphonique…
- Et qu’il y aura de la
place…
- En parlant de place, il y
a une place de caissière vacante à Auchan Tourcoing… Elle a été licenciée pour
une erreur de quatre-vingt centimes, pauvrette…
- Et Kerviel, il fait une « erreur »
de près de cinq milliards, et on le télévise sous toutes les coutures… Mais
tous les hommes sont égaux…
- Oui, ben ça… Venez dans
les dunes capagathoises un soir, et vous verrez que l’égalité des sexes est une
foutaise intégrale !
- Euh, non, sans façon,
aucune envie de me faire introduire…
- En parlant d’ausculter les
amygdales par l’intérieur, vous avez vu que l’ex-bellâtre imbitable de « Qui
veut épouser mon fils » s’est mangé deux ans de dure dont un ferme pour
violences ?
- Maintenant sa mère a la
réponse à sa question : personne, il est trop con !
- Franchement, M’sieur le
Groniqueur, je vous pose la question en deux mots comme en cent : le
cinéma français, c’est de la merde ; la téléréalité, c’est de la bouse ;
nos politocards sont merdeux… Que faut-il regarder pour ne pas avoir ces
relents de station d’épuration un jour de grand vent ?
- De bonnes vieilles séries
américaines, où ça sent la bouse de vache, le crottin de mouton et la merde de canasson !
Comme par exemple « Le Grand Cahaparral », cette série américaine que
fut diffusée sur la deuxième chaîne de l’ORTF à compte du 2 août 1970…*
- Cékoidon ?
- Cette série met en scène
les aventures d'une famille d'éleveurs de bétails, les Cannon, installés à
Tucson dans l'Arizona, durant les années 1870. Implanté en territoire Apaches,
Le Grand Chaparral est le nom du ranch dirigé par le chef de famille Big John.
À ses côtés, son fils (issu d'un premier mariage), Billy Blue, sa seconde
épouse Victoria Montoya (fille de Don Sebastian Montoya), son frère Manolito,
Buck le frère de Big John et Sam Butler le contremaitre.
- Oh la la… Et ça n’a jamais
fini en partouze ?
- Embraye, Guy-Louis, ça
fume…
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