lundi 18 janvier 2016

Brèves du 18 Janvier 2016

Vous la vouliez, hein ? Ça vous démangeait de la voir débarquer devant chez vous, ouatée à souhait, nimbée dans un impeccable et immaculé manteau blanc, avouez !

Eh bien vous l’avez ! Et pis, venez pas vous plaindre, parce que je tape sur les doigts avec la règle en fer, comme M'âme Barnier en CE2 qui faisait hurler les mauvais élèves et les parents de ces punitions inutilement vexatoires…

On espérait sa venue comme le loup blanc, c’est le cas de le dire, son absence troublait les vieilles peaux retendues et ménopauses, et l’on allait même jusqu’à en causer régulièrement à la tévé… Et maintenant que nous l’avons accueillie, parfois bien malgré nous, un peu à la manière du copain boulet qui s’est fait lourder et se retrouve en calbut Mickey moulant et tee-shirt difforme avec une valoche mal refermée sur votre paillasson avec le regard du cocker triste qui vient de renverser votre collection de maquettes de voiliers du 17ème mais qui remue la queue, on roumègue…

Elle, c’est la neige, que l’on appelait de nos vœux, un peu à la manière du gendre qui accueille sa belledoche avec un sourire commercial aux lèvres mais rêve de la voir d’ores et déjà se carapater, au besoin en ambulance ou en corbillard…

La neige, qui fait son apparition un peu partout sur le territoire avec des températures qui font claquer des meules et ressemblent à s’y méprendre au résultat du dernier frottis de Claire Chazal ou de Charlotte Rampling…

La neige, qui aura paralysé la circulation dans bon nombre de villes de France, avec de jolies arabesques automobiles avec finish dans le fossé, des gadins mémorables sur le maelstrôm boueux qu’auront bien vite formé les trois centimètres de neige molle et des centaines de croquenots, et des étonnements à l’infini de la DDE qui s’aperçoit qu’encore une année, il neige AUSSI sur la route…

La neige, qui va monopoliser les gros titres des jités de ce soir, après qu’elle ait fait flaquer les momies de la météo qui glapiront avec leur air catastrophé de circonstance qu’en hiver il fait froid…

Ah oui, quand il neige en France, on peut se taper une catastrophe atomique aux portes du Luxembourg, un typhon qui déboulonne la Statue de al liberté ou un accident de train avec cinq cent victimes à la clé ; le titre principal restera la pellicule blanchâtre qui donne l’impression que les trottoirs viennent de se prendre une éjac faciale…

Habituellement, les manteaux nivaux nous ravissent, par leur virginalité sans cesse renouvelée… Mais cette année, la neige est en deuil… Ah si, quand même !

Avec la razzia que la Grande Faucheuse (non, ce n’est pas Mika sur une moissonneuse-batteuse) effectue depuis le début de l’année, on se prend à remercier le Tout Puissant de ne pas être célèbre ou en vue… Après le départ tant annoncé de son mari R’né, Céline Dion n’a pas eu le temps de faire rafraîchir sa tenue de grand deuil qui avait coûté deux ans de salaire d’un petit thaïlandais de huit ans qu’elle la renfilait pour honorer la mémoire de son frère, parti d’un cancer de la gorge…

Encore un Dion de parti… Non, pas Olivier Dion, l’aspirateur à tapette qui fait mouiller les invertis de la Place des Vosges en se trémoussant du fion à Danse avec les Stars… Mais Daniel Dion, qui s’est éteint au centre de soins palliatifs portant le nom de son père, Adhémar-Dion…

L’actualité internationale n’est guère plus souriante avec nouvelle attaque djihadiste au Burkina-Faso, histoire pour les enturbanés de bien démontrer leur capacité de nuisance et de rappeler qu’ils sont en mesure de nous les briser menu partout sur la surface du globe…

Dans le domaine des peoples, ce n’est pas rigolard non plus, puisque Geneviève de Fontenay, souvent surnommée l’ORTF parce que toujours en noir et blanc, prend sa retraite et abandonne la remise d’écharpes et de diadèmes en tous genres à des Miss qui ont été France puis Prestige National… Espérons qu’à force d’ouvrir sa grande bouche, Geneviève ne travaille point du chapeau…

A la différence de nos politocards, qui eux, travaillent du chapeau à plein temps, et même parfois de leur plein gré… A l’image de notre culbuto à moumoutte barannisée de frais, Pépère Flamby, qui ne cesse de se tripoter la nouille en promettant une inversion de la courbe du chômage à l’aide de formules, potions, médications et stratagèmes tous plus foireux les uns que les autres, comme le plan de formation des chômeurs, tout récemment découvert avec force effets d’annonces…

Tout en mentant effrontément que ce machin qui va coûter un max de blé pour des prunes n’est pas un artifice statistique, destiné à faire artificiellement baisser la courbe… Ben voyons, tout le monde te croit…

Si Pépère pédale dans la semoule, Valls a préféré aller chez la pédale pour barboter dans la semoule… Le Premier Sinistre s’est offert une tribune de plus d’une heure et demi chez Ruquier, à enfiler des perles en rabachant son credo moisi jusqu’à la trame… Avec heureusement quelques pointes qui permettaient de sortir de son léthargique coma prolongé, notamment la tirade de Jérémy Ferrari mouchée d’une réplique dédaigneuse, la racoleuse kippa portée par  Yann Moix durant une partie de l’émission (si seulement il pouvait se faire couper aussi la langue…), et la délicieuse perfidie de Jean d’Ormesson fustigeant le sourire aux lèvres et l’œil lavande qui frise la droitisation de Hollande… A quand Taubira à Money Drop et la Grande Jajat à Master Chef ?

Il nous faut du politiquement correct, du gouleyant en bouche comme un vieux Pommard carafé qui explose les papilles, du seyant aux mirettes, du velours pour les tympans…Bref, on ponce, on rabote, on nivelle… pas le bas, évidemment, et la nouvelle édition des aventures du Club des Cinq en fait les frais… A la trappe, les tournures de phrases trop vieillottes, les mots trop compliqués que les jeunes cerveaux nourris à la bouillie de Star Ac’ ne comprendraient pas…Vive les formules mièvres, les phrases plates et les formes grammaticales osées…A quand Oui-Oui en langage SMS ?

Heureusement que certains artisans de la langue française décollent pour la maison mère avant ces damnations, à l’image d’Hubert Giraud, 95 ans, qui fut une plume affûtée de la chanson française et écrivit ou compose sept chansons pour le Concours Eurovision, dont la toute première victoire française, « Dors mon amour », en 1958, mais aussi l’oubliable « Pomme pomme pomme » luxembourgeois en 1971…

Et le 18 janvier 1919, s’ouvrait à Paris la Conférence de la Paix, qui allait durer jusqu’en août 1920, une conférence internationale, organisée par les vainqueurs de la Première Guerre mondiale afin de négocier les traités de paix entre les Alliés et les vaincus et qui aboutirait à la signature de plusieurs traités, notamment celui de Versailles. C’était encore l’époque où autre mecs en redingote réglaient le sort du monde…

vendredi 15 janvier 2016

Brèves du 15 Janvier 2016

« Ne mourrez pas comme ça
« Laissez-moi survivre
« Vous, qui volez bien d‘autres vies
« Laissez-moi vivre… »

L’original chantant me pardonnera bien de parodier son inoubliable « Ne partez pas sans moi » qui lui avait permis, d’un seul point, de l’emporter sur le Royaume-Uni et de donner à la Suisse son second Grand Prix Eurovision en 1988 après une première victoire en 1956 ; mais la tentation était trop grande…

Il ne fait pas bon être people en ce moment… Ça tombe comme à Gravelottes et il ne se passe pas un seul jour sans qu’un nom connu ne soit rayé de la liste des vivants…

En fait, je soupçonne le Tout-Puissant de s’emmerder ferme là-haut dans ses nuages, avec la cohorte des saints et des bienheureux amassés depuis le début des temps… C’est pas que ce soit d’un ennui mortel, puisque c’est déjà fait, mais on dira qu’entre le Paradis et les Bains-Douches, y a autant de différences qu’entre Christine Boutin et Vincent McDoom…

Alors évidemment, c’est plaisant, de causer météo avec Blaise Pascal, de discuter philo avec Heidegger ou de taper la belotte avec Descartes… Mais au bout d’un moment, ça finit par lasser, les discours de la méthode, les baromètres et les digressions infinies sur la différence ontico-ontologique…

Alors Pépère Dieu, plutôt que de se cloquer les chœurs des anges qui bêlent le Gloria in Excelsis Deo comme Louane le ferait avec « Dingue Dingue Dingue », il préfère la qualité et convoque pour un show-case privé et éternel de la pointure : Mozart, Paganini, Caruso, la Callas, Claude François (ah oui, chacun ses petites faiblesses qui vous poussent à aimer au-delà du raisonnables des bouses intégrales)…

Le Camarade créateur n’est pas non plus contre les nouvelles technologies et nous fait également son casting perso en récupérant des acteurs talentueux et promis à un avenir glorieux : James Dean, Françoise Dorléac… Tout en nous laissant jusqu’à la date de péremption ultime les Jean Lefebvre, Henri Guybet, Sophie Marceau et autre Christian Clavier…

Et pour gérer tout ce joli petit monde ? Parce que faut pas croire, même mortes, ces stars continuent leurs caprices, et réclament les Trompettes de la Renommée à chaque réveil céleste, des nuages capitonnés en chintz de soie de chinchilla nain et parfumés au Rococo Chanel, et je passe sur les menus services des anges qui s’en usent les ailes…

Ni une ni deux, le vénérable barbu rappelle un impresario réputé, qui a réussi comme titre de gloire à faire d’un laideron moche comme un pou un bretzel sur pattes refait de A à Z… Ciao ciao donc à René Angelil, à deux jours de soixante-quatorzième anniversaire… Réné, c’était un pygmalion doté d’un flair redoutable qui avait donné un coup de fouet à la carrière notamment de Garou (hélas…), un ancien chanteur yéyé canadien mais surtout… c’était « mon mari R’né » !

Après l’avoir remodelée de la dentition à la morphologie, conduite au pinacle eurovisuel et à l’apogée en l’imposant comme une des plus gueulardes sirènes en corne de brume du vingtième siècle, épousée dans une débauche de kitsch que n’auraient jamais osé Elizabeth Taylor, Elton John et Liberace réunis, et inséminée pour lui faire trois moutards grâce à sa purée congelée ; son mari R’né laisse une Céline Dion éplorée, veuve à moins de cinquante ans, avec le rimmel qui dégouline sur ses trois centimètres de fond de teint…

Ah, mais ne rangez pas tout de suite la tenue de grand deuil, celle qu’affectionnait tout particulièrement Jean-Claude Brialy, la Mère Lachaise, lorsqu’elle allait agiter son goupillon trempé d’eau bénite dans els enterrements people…

Il se peut qu’elle serve très prochainement… En tous cas si l’état de santé de Colin Vearncombe, 53 ans à la Saint-Patrick nouvelle, ne s’améliore pas… Le chanteur irlandais, plus connu sous son pseudonyme de Black, a été victime le weekend dernier d’un grave accident de la route et il fut gravement blessé à la tête, sombrant depuis dans le coma… Encore un qui va faire mentir son plus gros tube, it’s a « wonderful life »…

Une vie formidable… tu parles Charles !  

Entre l’avalanche meurtrière qui coute la vie à deux gamins et qui aurait été induite par un prof qui sortait d’hôpital psychiatrique (bravo l’éducation nationale et on attend avec une impatience non feinte le numéro de claquettes en équilibre sur un fil entre les Gorges du Verdon de la Grande Jajat sur ce point), et l’accident lors d’un essai thérapeutique qui flanque une personne en état de mort cérébrale et cinq autres hospitalisées pour avoir testé une molécule à "visée antalgique" (antidouleur) contenant du "cannabinoïde" (où Marifolle Touteraide a évidemment enfoncé les portails largement ouverts des évidences en confirmant un accident d’une gravité sans précédent avec ses mirettes de lapinou ayant fumé un hectare d’herbe à chat) ; on a envie tiens !

Si par-dessus le marché, vous rajoutez l’arrivée tardive, mais semble-t-il massive, de la neige ce weekend, ces deux jours de fin de semaine risquent fort de se dérouler sous la couette… Avec la télé coupée, parce que si c’est pour se tartiner les péronnelles périmées de la météo glousser comme des dindes tout juste fourrées qu’il va faire froid et que c’est pas normal qu’il fasse aussi froid à cette époque de l’année alors qu’elles sont habillées comme en plein été et trente-cinq degrés à l’ombre, merci bien !

La seule once de réjouissance, elle est politique.. oui, je sais, ça surprend toujours de dire que les hommes politiques peut vous réjouir… Certes, ils vous la mettent toujours profond mais tout le monde n’aime pas ça… François Fillon, toujours aussi yéyé qu’un pot de yaourt rance, a annoncé que s’il n’était pas vainqueur de la primaire à droite, il se retirerait de la politique… Ça n’est pas précisément l’argument massue qui va faire voter en masse pour lui, ça… Bien au contraire… De là à dire que Fillon va nous faire une crise de Jospinite aigue…

Et le 15 janvier 1919, le pianiste et compositeur Ignacy Paderewski devient le premier chef de gouvernement de la nouvelle République polonaise, poste qu’il occupe jusqu’en décembre… La musique adoucissant les mœurs, il se peut qu’il ait voulu lénifier la chose politique polonaise. En Pologne, c’est un pianiste… En France, on a le choix entre un violoniste et un joueur de pipeau… 

jeudi 14 janvier 2016

Brèves du 14 Janvier 2016

Boudoum boudoum… boudoum boudoum…

Ah ! quel doux ronron tout propice à vous bercer comme un bon gros vieux matou qui se répand tel un steak décongelé sur le canapé que celui des roues du train passant sur les jonctions des rails…

Ah ! Ce « boudoum boudoum, boudoum boudoum » réconfortant du train-train de la routinière habitude quotidienne de tous les jours ! Que ne donnerait-on pas en échange de la sereine tranquillité de notre foyer chauffé à la température idoine, de nos pantoufles, d’un bon ballon de cognac millésimé après le repas du soir avec en prime un bon cigare, ou une pipe pour ceux qui préfèrent avaler la fumée…

Foin de tous ces changements, de toutes ces révolutions qu’on veut nous imposer ou qui se produisent sans qu’on ne leur ait rien demandé ! A bas toutes ces évolutions souvent néfastes pour le bien-être de l’homme, qui pêle-mêle vont de la discographie intégrale de Christophe Maé jusqu’à la dématérialisation des relations humaines en passant par les films de Benoît Poolevoorde et les émissions de Cyril Hanouna !

Brisons-là toutes ces prétendues améliorations qui nous feront devenir complètement yoyotants de la charpente en moins de temps qu’il n’en faut à Mireille Mathieu pour apprendre la date exacte de la bataille de Marignan, ce sainfoin de bonnes nouvelles, ces kyrielles de prévisions météo optimistes, ces cornes d’abondance de positivisme à tout crin !

Assez de scoops, d’alerte info, ou de flashs spéciaux qui interrompent la douzième rediffusion de votre épisode préféré des « Feux de l’Amour dans la lune » au moment précis où Belinda-Bridget allait avouer à la seconde ex-épouse du cousin du père de son enfant illégitime abandonné par sa vraie marâtre et recueilli par sa fausse tante qui en est une qu’en vérité, Fallon-Ellen n’était pas la véritable cousine par alliance du beau-frère à la nièce du facteur de Santa Cruz à cause du divorce avant sa césarienne de la grand-mère au mari de sa sœur...

Laissez-nous passer en paix quelques jours de tranquillité bien méritée, à l’abri du froid qui arrive enfin en France et qui va nous faire râler sur les températures à ne pas laisser traîner une belle-mère dehors…

Vous me direz toutefois que la normalité dans les futilités de l’actualité a repris ses droits et que nous nous vautrons désormais dans le banal, le remâché et l’insipide tellement incolore qu’il en ressemble à s’y méprendre au dernier bouquin de Marc Lévy…

Sur le front du terrorisme, toujours la même popote de Daesh et de ses siphonnés enturbanés qui ont multiplié explosions et fusillades à Jakarta… Bilan du sulfatage, deux civils flingués et cinq assaillants plombés… Le plus terrible, c’est que l’on commence à s’en lasser, et que cela devient presque aussi normal que l’annonce du cours de la côtelette ou des résultats du tirage du loto…

Dans le train-train de notre actualité routinière, il serait inconcevable de ne pas réserver un wagon tout confort aux accidents en tous genres, depuis l’accrochage bénin entre la quatrelle d’un pékin moyen et le Cayenne 4x4 toutes options sièges en peau de couille de caïman mordoré d’une sommité pipolesque jusqu’au carnage autoroutier entre juilletistes et aoutiens, en passant par les sauts en parachute sans parachute et les déflagrations au propane…

Là, la nouvelle a certainement fait déjà boule de neige puisque c’est une avalanche mortelle en Isère dont il me faut vous entretenir… avec à la clé trois morts et un blessé grave… Espérons juste, en faisant notre Claire Chazal, que ce ne sont pas des morts graves…

Retour à la normale aussi à Marseille, où les harangues des vendeuses de harengs sur le Vieux Port sont à nouveau entrecoupées par les rafales de mitraillette qui décime la pègre, le milieu et tous les demi-sels de la cité phocéenne… Un jeune homme abattu à la kalach’ à l’occasion d’un règlement de comptes, ça ne fait même plus le quart d’un entrefilet dans les brèves de dernière page de La Marseillaise désormais…

Dans le domaine des conneries gouvernementales également, c’est la normalisation… Alors que la perspective des pâtes à l’eau à compter du dix du mois est une réalité pour un nombre sans cesse croissant de français, et restera comme l’une des plus grandes réussites de l’ère Flambiesque, notre Premier Sinistre ne s’embarrasse pas de si basses contingences matérielles et fait péter des vœux à 36.000 boules pour guère plus de quatre mille cartes… Heureusement qu’il se prétend toujours socialo…

Quoique ça, j’aurais plutôt tendance à le croire… Vu le spectaculaire schuss de la côte de popularité des orifices anaux gouvernementaux suite à l’éphémère effet « attentats »,  c’est à nouveau aux apnéistes profonds en combi moulebite qu’on demandera de mesurer la confiance de Pépère et de Manu…

Dans le domaine des chrysanthèmes, ça n’est jamais allé aussi fort ; et l’on regrette sincèrement que Jean-Claude Brialy, la Mère Lachaise du Tout-Paris, ne soit plus de ce monde, pour nous relater ses séances de maniement du goupillon avec ses préciosités oratoires habituelles…

Alors que tout le monde s’affute sur la nécro tout juste ressortie du frigo de Shimon Pérès, 92 ans au gefilte fish pas frais, depuis que son entourage a annoncé son hospitalisation pour des problèmes cardio-vasculaires ; c’est le Professeur Rogue de la série Harry Potter qui passe l’arme à gauche sous le nom civil d’Alan Rickman, et à l’âge de 69 ans…

Ce n’est décidément pas une année érotique, et il est de plus en plus dangereux de parvenir à cet âge célébrant de manière chiffrée une position amoureuse où chacun nettoie les outils… Le club des 69 va être inauguré officiellement si ça continue ainsi, après avoir été lancé sur un coup de tête-à-queue…

Parfois, il vaut mieux être mort plutôt que d’assister aux hommages qu’on vous rend… Certes, ça doit partir d’un bon sentiment, celui de faire de l’audience et de rafler un max d’oseille, mais généralement, l’idée hommagielle finit souvent en hommages et intérêts pour outrages outre-tombe… Pierre Palmade, furtif manche à couilles de Véronique Sanson qui l’a définitivement dégouté des gonzesses, nous a concocté un hommage à Sylvie Joly en faisant interpréter ses sketches par une brochette de pseudo-humoriste, de déplorables comédiens et de mauvais acteurs… A l’instar de Balavoine, Sylvie Joly ne peut être dite que par La Joly… Et encore un cercueil en position essorage forcé au cimetière demain soir…

Et le 14 janvier 1986, à huit kilomètres de Gourma-Rharous, au Mali, au milieu des décombres éparpillés sur une centaine de mètres d’un hélicoptère du Paris-Dakar, les corps de cinq personnes, dont ceux de Thierry Sabine, l’organisateur du rallye, et de Daniel Balavoine qui, alors qu’il venait deux jours auparavant de sauver la vie d’une pilote, lui aurait dit « il faut être fou pour faire cette course »… 

mercredi 13 janvier 2016

Brèves du 13 Janvier 2016

- Ben alors si on m’avait dit ça un jour… Que la statue de Saint Franck Michaël qui trône sur le Philips du salon me tombe sur les Scholl comme la tuile qui a chû sur la Lopez du cinquième l’autre jour où ce que c’est qu’il y avait du vent, mais je vous ai rarement vu comme ça, M’sieur le Groniqueur… Enfin, pas depuis la dernière déculottée française au Grand Prix de l’Euromachinchose, le truc que l’autre folle du falbalas de la chose eurovisuelle, le fils à M'âme Pichet, il en fait dans son string tellement ça l’excite…
- Ah, si vous saviez, M'âme Jeanssen ! C’est avec les yeux baissés vers la pointe de mes chaussures, timidement, quasi-humblement et dans un murmure inaudible que je vous le confesse haut et fort : j’ai honte…
- Allons bon ! V’la aut’ chose ! Me dites pas que vous avez acheté le dernier album de Kendji Chirac ou le bouquin des mémoires à colorier de Nabila…
- Je sais que je n’ai pas le cerveau d’un Prix Nobel, mais de là à me comparer à un smicard de type prisunicard qui se détrempe le survet en lycra luisant devant les casseroles gondolées de The Voice où les pédales de Danse avec les Stars, je trouverai si j’en avais le temps vos propos légèrement blessants…
- Bé quoi ? Vous n’aimez ni la grande musique, ni la littérature du haut du panier ?
- Les Gitanes, je les fume uniquement avec filtre ; quant au thon, je le préfère nettement dans ma poêle en train de rissoler…
- Ah la la la ! C’est pas croyable comme c’te nouvelle génération est d’un rétrogradisme qui aurait fait peur à Michel Royer, le maire de Tours qui avait la vision panoramique d’une meurtrière… Et si vous me disiez pourquoi que c’est que vous avez honte, ça éclairerait notre lanterne, et pis ça éviterait qu’on la prenne pour une vessie…
- Dans ce cas, je préfère laisser pisser le mérinos… Quoi qu’il en soit, M'âme Jeanssen, j’ai honte… Honte à un point que j’en arriverai presque à hésiter à me regarder en face dans le miroir…
- Vous m’inquiétez, là… Vous n’avez quand même pas pris votre carte au PS, ou pire, aux Verts ?
- M'âme Jeanssen, je ne suis pas encore mur pour Sainte Anne, et même si je suis un baveux, je ne me résoudrai jamais à m’associer à de fieffés menteurs professionnels…
- Allons bon ! Vous, vous avez encore écouté une interview d’un des guignols gouvernementaux…
-Si ce n’était que cela… Non, aujourd’hui, j’ai honte… j’ai honte d’être français…
- Allons bon, vous avez lu la dernière interview de Mireille Mathieu ?
- Que nenni ! J’ai honte pour ma patrie de réchauffer en son sein de petites ordures émétiques qui se croient être devenus Dieu et décider sur qui doit s’abattre sa divine colère…J’ai honte que des petits branleurs qui feraient mieux de se titiller la nouille devant un poster de Miley Cyrus ou de Cyril Féraud en écoutant à plein tubes les bouses auditives de Louane, plutôt que de tenter de hacher menu son prof sous le prétexte qu’il est un youpin…J’ai honte d’entendre ces immondes raclures de bidet rescapés d’un accident de capote n’avoir aucun regret et avoir honte de ne pas avoir tué le décalotté du zizi… A quinze ans, M'âme Jeanssen !
- Évidemment, ça ne présage rien de réjouissant pour l’avenir… A l’âge où les gamins normaux ne rêvent que de jouer à la bête à deux dos avec leur cousine, d’exploser le record au flipper du Bar en face le collège et vomissent leur tripes en crapotant leur première Gauloise…
- Et en chopent une demi-molle exploitable à l’idée d’avoir enfin des pantalons longs ? M'âme Jeanssen, atterrissez donc au vingt-et-unième siècle ! Des ados boutonneux se montent le bourrichon devant leurs ordis, se « radicalisent tous seuls » comme pondent les journalistes, et tueraient père et mère pour la soi-disant bonne cause d’Allah… Ah ça vous change des taffes de clope, des touche-pipis avec la cousine et les compétitions de Game Boy !
- Mais c’est qu’ils vont finir par nous flanquer la trouille…
- C’est ce qu’ils cherchent ! Et qu’ils sont en train d’obtenir ! Voila que les autorités juives souhaitent que le port de la kippa soit le plus discret possible pour éviter toute nouvelle agression… Et nous, on va devoir cacher nos croix ? Alors, moi, j’vous dis deux choses, M'âme Jeanssen : Amis youpins et rabotés du zizi, n’ayez pas peur et soyez fiers de ce que vous êtes.. Et vous, sombres connards arriérés d’un djihadisme aussi imbécile que préhistorique… allez vous faire mettre bien profondément, et sans vaseline ni capote…
- Ah ben M’sieur le Groniqueur, j’vous reprends sur quoi c’est que vous avez dit tout à l’heure… Vous êtes parfois sans filtre, à la différence de vos cigarettes…
- Voila une remarque des plus fumeuses… un peu comme celles que ne cesse de distiller la Garde d’Esso, qui à force d’avaler des couleuvres et de bouffer son chapeau va investir dans une animalerie et une chapellerie…
- Tiens donc, Valls et Hollandouille ne l’ont toujours pas fait remonter dans son cocotier ?
- Ce n’est pas faute d’avoir essayé, mais elle est plus tenace qu’un morpion, la tata des tatas… Elle critique la déchéance de nationalité proposée, mais soutient le projet de modification de la Constitution…
- Preuve est donc établie qu’elle est givrée au dernier degré, façon steak haché Charal 5% de matière grise…
- C’est le modèle Marifolle Touteraide ça…
- Ah elle est toujours en vente, elle ? Je pensais que le Pépère’s Lonely Socialo Grandguignol Band l’avait bazardé pendant les soldes…Faut quand même respecter la parité… Une connerie pour le lapinou sous acide, une ânerie pour le Premier Sinistre…
- Si vous aimez ce genre, vous avez intérêt à vous brancher sur la deuxième chaîne de l’ORTF samedi soir, M'âme Jeanssen. Manu Valls, qui espérons-le aura une chemise propre et sèche, sera l’invité de Laurent Ruquier dans « On n’est pas couchés ».
- Ben dites ! L’autre pimbèche à la dentition chevaline et le monomaniaque de la citation pédante vont se régaler… Va falloir imperméabiliser leurs sièges, sinon, on va frôler l’inondation…
- C’est clair que autant Léa Salamé, l’australopithèque avec du rouge à lèvre façon pute, que Yann Moix, le pseudo-intello qui s’écoute se branler le cortex à grands coups de citations toutes faites, voudront se payer le Premier Ministre…
- A côté de ça, le retour cinématographique de Sylvester Stallone et de son inusable Rocky, qui doit en être à sa soixante-huitième réincarnation, tourne à la bluette pour jeune éphèbe à peine déniaisé…
- Faut dire que Rambo ne se prend plus de pains dans la tronche, il est passé entraîneur… A 69 ans, ça aurait été aussi convaincant que Johnny Hallyday faisant du parachute ascensionnel…
- Faudrait d’abord qu’on le sorte du coma, lui…
- En parlant de coma, vous avez entendu qu’une fan de Frédéric François serait sortie du coma après que le roucouleur de mièvreries moisies lui ait téléphoné…
- C’est curieux ça…Généralement, ses concentrés de formol rancis, moi, ça m’endort… Encore une dérangée du cycle, l’autre…
- Rassurez-vous, on va lui passer l’intégrale de Christophe Maé joué à l’accordéon par Yvette Horner, et ça va l’achever… Tiens, d’ailleurs, c’est le 13 janvier  19854 qu’Anthony Foss obtient une licence pour l’accordéon… C’est donc grâce à ce mec qu’on doit se fader les flonflons d’Yvette Horner… Ah ben tiens, j’ai honte, à nouveau…

mardi 12 janvier 2016

Brèves du 12 janvier 2016

Il est des jours où l’on se réjouirait presque qu’un carambolage bien sanglant sur l’autoroute des vacances se produise, qu’une avalanche emporte une classe de neige, qu’un tsunami dévaste une région lointaine dont on se branle avec la dernière des énergies, ou qu’une demi-vedette sur le retour sorte un nouvel album attendu comme le Saint Graal…

Il est des jours où l’on serait tout disposés à dérouler le tapis de prières en pur crin de poils de couille de chameau nain et à glorifier septante fois le nom de Bramah en yiddish, où l’on serait en veine de tremper Zaz dans une baignoire d’eau bénite pour vérifier si, outre la crasse épaisse qui reviendrait à la surface, elle ne pourrait pas chanter un peu moins fort, et où l’on serait bigrement tentés de se taper le chemin de croix à genoux avec à califourchon Laurence Boccolini lestée des œuvres complètes d’Amélie Nothomb…

Il est des jours où l’on serait enclin à remercier le sainfoin des muses de vous avoir fait acheter l’intégrale studio d’une célébrité musicale qui a depuis connu un destin tragique plutôt que de céder à la facilité de la soupe auditive avec un disque collectif de sans-talents chroniques qui flinguent consciencieusement le répertoire de la célébrité mentionnée supra en beuglant dans un micro…

Il est des jours où l’on en serait presque rendus à remercier à plat ventre les kamikazes syriens qui se font péter en plein Istanbul qui a les boules au nom de je ne sais plus quel idéal foireux qui les emmèneront direct au terminus des prétentieux, où ils auront l’air franchement cons devant les sept dizaines de vierges, avec leur bite en vingt-six morceaux…

Il est des jours où l’on aurait plutôt envie de se la prendre et de se la mordre (si vous êtes kamikazes, ça peut être rendu beaucoup plus facile si vous actionnez votre ceinture d’explosifs avant) afin d’éviter le défilé de décérébrés pétés de thunes qui viennent se congratuler avec des airs de faux-culs professionnels et des vestes à faire imploser un écran plasma, saigner les yeux d’un aveugle et dérégler les radars de toute la côté ouest, en attendant la remise du Ballon d’Or à Lionel Messi…

Il est des jours où l’on aurait envie de croire au Messi, pas pour la qualité du bon goût d’habillement de Messi, mais non, mais non, mais pour sa stupéfiante régularité à obtenir la récompense, les autres nominés ne faisant que figure d’aimable plantes vertes…

Il est des jours où l’on est reconnaissant aux enturbanés de se faire exploser et de capter les regards des caméras, afin d’éviter aux chaînes infos de dégouter le public des artistes fraîchement décédés en passant en boucle ses plus gros succès ; ce qui certes génère des droits d’auteurs pour les héritiers, mais vous accélère grandement le transit d’entre quinze fois par heure « Pour un flirt avec toi, let’s dance ! »…

Il est des jours où l’on serait quasiment tenté de délaisser l’écoute des grands auteurs compositeurs interprètes, les sommités des hit-parades, les bêtes de scène insurpassables ; en un mot, les Kendji, Louane, Emmanuel Moire et Christophe Maé qui nous défèquent régulièrement dans les esgourdes leurs diarrhées imbitables ; pour se rabaisser à écouter des sous-merdes commerciales à côtés desquelles les pires nullités norvégiennes du Concours Eurovision font figure de chefs d’œuvre impérissables : Space Oddity, Ziggy Stardust, la BO d’Absolute Begginers…

Il est des jours où l’on se dit que décidément, le cétémieuavan a de forts beaux et prospères jours devant lui avec cette cohorte d’illustres défunts que le Barbu en chef rameute au bercail depuis quinze jours… Le Père Dieu a dû se fumer de la népalaise sans filtre pour avoir envie de voir Galabru en costume de Ziggy chanter « Que Marianne était jolie » sur des arrangements de Pierre Boulez…

Il est des jours où en définitive, le train-train quotidien, la routinière quotidienneté de nos tâches habituelles, nous satisfait au-delà du raisonnable et où l’on se contrefiche bien de savoir si c’est le méthane des flatulences bovines qui réchauffe l’atmosphère ou si on est au seuil de la troisième guerre mondiale…

Il est des jours où il est très doux de s’aventurer à la lecture de son quotidien d’information d’un doux léger, légèrement beurré par la tartine dégoulinante de confiote devant le bol de café au lait fumant, sans risquer l’arrêt cardiaque en lisant au détour d’une page que Mireille Mathieu est démunie face au cancer… Tout simplement parce qu’elle a oublié son porte-monnaie avant d’aller chez le primeur, qui est né sous le signe du Cancer…

Il est des jours où l’on arriverait presque à sourire faiblement de l’incommensurable bêtise, pour ne pas parler de conneries à l’état pur, de certains de nos Sinistres ; à l’instar de la Ministre de l’Absence de Boulot, Myriam Et-Les-Conneries qui selon ses déclarations croit à une inversion de la courbe du chômage en 2016… Bon, c’est plié les gars, elle est intégralement conne…

Il est des jours où l’on aimerait avoir conservé son cœur de midinette, son âme d’enfant et sa capacité d’émerveillement face aux mystères insondables de l’amour et des profondeurs inatteignables de l’âme humaine ; afin de s’ébaubir comme il se doit de l’annonce de l’union prochaine entre Rupert Murdoch, magnat de la presse, 84 printemps aux coucougnettes flétries, et Jerry Hall, 59 ans aux liftings surtendus, ancienne bourgeoise de Mike Jagger, qui ne se connaissent que depuis quatre mois… Ça sentirait le sapin pour l’un des deux que ça ne m’étonnerait qu’à moitié…

Il est des jours où l’on vérifie les énoncés classiques de chimie posés par Lavoisier, le célèbre « rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme »… A peine lourdé de Questions pour un champion, Julien Lepers prépare déjà sa reconversion au théâtre à partir de Septembre, avec l'ex-bimbo Fiona Gélin, dans « La garçonnière », une pièce dont on sent rien qu’au titre qu’elle s’annonce miteuse… Ah ! Fiona Gélin ! Elle en aura fait fantasmer des boutonneux dans les années 80 avec les quatre premières lettres de son prénom ! Désormais, c’est plutôt collagène, botox, silicone , néoprène, cyanolite, latex, et tout ce qui colle, tend, retend, gouline et dégouline…

Il est des jours enfin où l’on a beau chercher dans tous les coins, fouiller touts les recoins, inspecter minutieusement toutes vos poches, vos sacoches, vos tiroirs et vos placards ; l’impalpable sensation de quelque chose qui vous fait défaut vous étreint et vous fait vous interroger… Alors que tout bêtement, il vous manque des morceaux de votre enfance, de votre adolescence, qui se sont volatilisées avec les morts célèbres de ces derniers jours… De fugitives poupées de cire, poupées de son, qui sont partout à la fois, brisées en mille éclats de voix, et désormais nulle part en particulier…

Et le 12 janvier 1981, le réseau de télévision américain ABC diffusait le premier épisode de Dynasty, feuilleton en 220 épisodes racontant la vie de la riche et puissante famille Carrington, à Denver dans l'État du Colorado, et  résumant à lui seul le style et le contenu des soaps américains des années 1980, des programmes dans lesquels les personnages principaux riches et puissants sont confrontés à des personnages extérieurs tout aussi riches et puissants ou qui cherchent à le devenir par n'importe quel moyen, le tout sur fond de coups bas, de crêpage de chignon, de coucheries dans tous les azimuts et de brushings surlaqués. Il est des jours où on se réjouirait presque de ne pas avoir la télé…

lundi 11 janvier 2016

Brèves du 11 Janvier 2016

« Ziggy, on l’appelait Ziggy
« On est fous de lui
« C’était un mec pas comme les autres
« Mais nous on l’aimait c’est pas de notre faute… »

Si ça continue comme ça, je vais finir par ne plus écouter la radio dans ma voiture lorsque je circule à Montpellier… Il y a de cela plusieurs lustres et quelques candélabres, c’était arrêté à un feu rouge au volant de ma 206 que j’entendais le premier flash spécial des attentats du 11 septembre… Ce matin, c’est au péage alors que la barrière se levait après avoir craché notre obole aux sociétés autoroutières que j’écoutais abasourdi, incrédule et stupéfait l’annonce, par Patrick Cohen sur les ondes d’Inter, de la mort de David Bowie…

Oui, David Bowie est mort, et vous seriez vraiment des plus distraits de ne pas être désormais au courant de cette nouvelle qui sidère le monde entier depuis ce matin…

L’homme aux yeux vairons est parti à 69 ans des suites du crabe, trois jours après son anniversaire et la publication de son dernier album « Black star »…. Il le savait, que cet album serait quasi-posthume, puisqu’il avait habillé son étoile de noir…

Et là, un mot s’impose : fais chier !

Fais chier que les pointures de la musique partent ainsi les unes à la suite des autres en ce début d’année 2016 !

Fais chier, Dieu, à vouloir se payer le concert idéal avec la crème de la crème, pour se détendre d’un bon film avec Galabru !

Fais chier de voir s’effriter à vitesse supersonique des pans entiers de notre enfance et adolescence musicale avec le départ définitif d’artistes qui avaient encore tant à donner, tant à offrir à son public…

Fais chier de voir tous ces fans éplorés, murés dans leur chagrin sincère ou laissant libre court aux larmes qui les font pleurer des rivières comme aurait chanté Viktor Lazlo…

Fais chier de ne pas pouvoir un seul instant remiser la tenue de grand deuil qu’on a enfilée le 13 novembre dernier et qu’on n’est hélas pas près de remiser au placard avec force boules de naphtaline…

Fais chier Bowie, de passer l’arme à gauche juste après son anniversaire, à un âge qui inviterait plutôt aux tête-à-queue qu’aux oraisons funèbres…

Fais chier Pépère et Delpech et replier leurs parapluies à 69 ans… Et ne venez pas me dire qu’ils sont jaloux du club des 27, et qu’ils tentent de former le club des 69…

Fais chier David Bowie de s’être fait bouffer par le crabe ! Il a fallu se tartiner les interventions oiseuses et pénibles de Philippe Manœuvre toute la journée sur les chaînes info…

Fais chier de devoir tous les jours sortir les mouchoirs, déplier les lunettes noires modèle Audrey Pulvar pour cacher à l’envi sa fausse peine ou sa véritable affliction, laisser couler des larmes de crocodiles ou de chagrin…

Fais chier ! Dieu est-il actionnaire de Lotus et Moltonnel pour nous emmerder à ce point en ce moment ?

Sérieux, Dieu déconne à plein tubes en ce moment ! Il ferait bien de se faire un petit lavement du Saint-Esprit avec les flots ouverts par Moïse, parce qu’il nous confisque coup sur coup Pierre Boulez, Michel Delpech, David Bowie et Michel Galabru, alors que Francis Lalanne, Maître Gims, Zaz et Gad Elmaleh pètent la forme à en trouer leurs slips…

Et vous croyez qu’il s’arrêterait là, le père Dieu ? Après une pointure de la taille de Ziggy Stardust, cet ovni inclassable qui a flanqué un cataclysmique coupe de talon compensé dans la ronronnante jelly anglaise de la pop music, on aurait été en droit de souffler quelques jours, histoire de se faire à ce direct dans le plexus solaire…

Même pas ! Et c’est à qui le tour ?

Décidément, on voudrait nous faire comprendre qu’on change d’époque de manière radicale et définitive qu’on ne s’y prendrait pas autrement… Mais bon, je suis quand même content, si l’on peut dire, d’appartenir à une génération qui restera plus touchée par la mort de Delpech, Bowie ou Boulez que la génération qui chialera au décès de Louane, Marc Lévy ou Franck Dubosc…

Mais alors… rien de risible, rien de rigolo, rien d’orgasmique pour les zygomatiques aujourd’hui ?

Vous savez, quand on apprend que le mayennais qui avait été sauvé par son fils de 5 ans lors d'un malaise cardiaque mercredi, a mis fin à ses jours ce weekend, vous vous dites que vous iriez bien faire un tour du côté de votre cuisinière électrique en ouvrant le gaz à pleins ballons…

Vous savez, quand on sait qu’on fait régner un suspense d’opérette sur l’attribution du Ballon d’or entre mademoiselle Ronaldo, qui a évité d’aller se faire tambouriner la couscoussière par la merguez jutueuse de sa copine juste avant, Lionel Messi, déjà multidétenteur du globe doré et qui, ô heureuse surprise n’a pas revêtu de costume farfelu cette année, et Neymar, qui n’est là que pour la caution jeune et « vous voyez que ce n’est pas joué d’avance » ; vous avez juste envie de votre couette et d’un pot de trois kilos de Nutella…

Vous savez, quand entre les monceaux d’hommages au mari d’Iman, vous arrivez à dégoter un entrefilet sur l’improbable rencontre entre Ségolène Royal, qui assistait à un gala organisé par l'acteur Sean Penn, sur son projet de reforestation en Haïti, et la popstar tête-à-mandales Juste Imbibé… Avec l’échange de regards, un « j’en ferai bien mon quatre heures du blondinet qui doit avoir une sacré bravitude dans le calebut » et un « oh my gode, quand on voit les mochetés françaises, chuis bien content de sucer des queues à tour de bras », on comprend que la layette n’est pas pour tout de suite…

Et le 11 janvier 1962, tante Yvonne et Michou Debré font péter le champagne en public et filent quelques centaines de milliers de tonnes d’acier à la flotte… En d’autres termes, Madame le Président de la République, assistée du Premier Ministre, inaugure le paquebot France, qui voguera en guise de voyage inaugural vers les Canaries… Avant de lamentablement finir complètement cui-cui…

vendredi 8 janvier 2016

Brèves du 08 Janvier 2016

« Småting, småting, være til nytte
« Småting, småting, det er å lytte
« Småting, småting, det er å være glad
 « Småting, småting, snakke om været
« Småting, småting, treffe no'n kjære
« Småting, småting, det er en liten sang »

Oui, je sais… Je sais que je ne sais pas si vous savez que je sais, mais je sais que vous ne savez certainement pas que je ne sais pas que je sais ce que vous saviez que j’eusse su que vous sachiez qu’ils sachiassent…

Oui, je sais… Je sais d’ores et déjà ce que vous allez me dire de votre voix si mélodieuse que celle de Zaz sous hélium et filtre déformant façon tuyau de poêle et rogomme forcené… Encore de l’Eurovision !

Eh bien oui ! Et pour vous accélérer encore plus grandement le transit intestinal jusqu’à risquer de vous faire manquer le trône en porcelaine d’un mètre cinquante et recrépir le carrelage d’un adorable moucheté maronnasse, j’ose utiliser la même chanson en guise d’introduction liminaire au commencement des prémices de ce début de chronique ; en l’occurrence le titre norvégien du Concours 1972, « Småting », « Les petites choses », de Grethe Kausland et Benny Borg.

Car ce sont des petites choses qui, les unes ajoutées aux autres, vous refilent une patate qui ferait hurler le plus vaillant des presse-purées après des débuts d’années des plus cahotiques professionnellement parlant. Mais chut ! Je n’en dirai pas plus, je vaux pas faire de jaloux… ni de jalouses, des « Avundsjuk » comme le chantait Nanne Grönvall lors du Mélodifestivalen 1998, sélection nationale suédoise pour l’Eurovision…

Car en ces périodes de soldes, principalement dans le domaine de l’habillement, c’est une race qui pullule dans les rues de la capitale, à un point tel qu’il faudrait presque se munir de tapettes à mouches, des gousses d’ail, d’insecticide puissant, voire de disques de bonne musique pour les effrayer…

Mais qui ? Qui, me demanderez-vous avec les pupilles vrillées en point d’interrogation inquisiteur et un trémolo dans la voix qui n’est pas sans rappeler le vibrato after-apéro de Véronique Sanson… Mais… Les foldingues du falbala de la chose eurovisuelle !

Les foldingues du falbala de la chose eurovisuelle se portent beaucoup ces derniers temps, enfin, il serait plus judicieux de dire qu’ils s’enfilent… Entre eux bien souvent, et c’est heureux, parce que vous faire tambouriner la porte arrière jusqu’aux amygdales en chantant « Man gewöhnt sich so schnell an das schöne » sans vous retrouver avec coquette de la taille d’un cheveu d’ange, je n’en connais pas suffisamment place des Vosges et alentours qui seraient capables de relever le défi…

Les foldingues du falbala de la chose eurovisuelle frétillent comme dans une vraie volière et se ruinent un string à douze boules l’unité dès qu’ils aperçoivent à la télé un ancien candidat slovène ayant échoué au tour préliminaire de qualification pour les quarts de finales de la sélection nationale monténégrine de 2009…

Les foldingues du falbala de la chose eurovisuelle perdent les durits dès que les meetings entre fans de différents pays s’organisent, en si disant à grands renforts de contre-uts qu’il était grand temps de causer Eurovision et de s’aérer le corridor à lentilles, et que ce cher Gunther allait y remédier en les pilonnant avec sa grosse Bertha…

Les foldingues du falbala de la chose eurovisuelle sont apparemment les transfuges actuels des eurofans, des amateurs du Concours Eurovision, tels qu’on avait l’habitude de les rencontrer et les fréquenter, le dos au mur ou pas, il y a une vingtaine d’années… La théorie de l’évolution n’est pas une bonne chose, croyez-moi !

Vingt ans… Punaise, quand on louche deux décennies en arrière dans le rétroviseur, cela parait tellement loin qu’on ne serait pas surpris d’y apercevoir des cabines téléphoniques à carte, des ordinateurs à lecteurs de disquette, des cafés où l’on pouvait fumer à sa guise… et peut-être même le fantôme d François Mitterrand…

Il y a pile vingt ans aujourd’hui que le tringleur fou de Solutré est parti promettre la lune aux anges après deux mandants présidentiels où il avait trouvé soi-disant la France dans le ruisseau et avait remédié à la chose en la mettant promptement sur le trottoir…

Ah ! Tonton ! Que n’a-t-on pas écrit, dit, babillé, disserté, filmé sur son compte ! Et le pauvre Mitteux doit faire des loopings façon ventilateur industriel en sur-régime en entendant tous les pitres socialistes actuel se revendiquer de son héritage… Evidemment, toute la mitterrandie, véritable ou supposée, s’était rassemblée à Jarnac, le doigt sur la couture du pantalon, au garde à vous devant le tombeau présidentiel à mater d’un air désabusé Pépère qui dépose sa gerbe d’un air aussi convaincu que s’il recopiait à la plume sergent major l’annuaire 72 de la Lozère en plein et déliés…

Faut dire que la mitterrandie, elle n’est pas des plus fraîches, ni des plus engageantes… Mazarine Pingeot, sa fille du placard qui arrive à cumuler plus d’invendus que Marc Lévy et Michel Houellebecq réunis ; Pierre Bergé, qui s’est usé la santé à dérouler le mètre ruban d’Yves Saint-Laurent ; Jack Lang, l’éternel et irremplaçable Ministre de la Culture, des cocktails onéreux et des célébrations à la con ; et une poignée de suce-boules qui crachaient leurs poumons lors de l’ascension annuelle de Solutré…

Ascension socialiste, et peut-être descente en flammes de la Garde d’Esso, qui occuperait un logement au prix avantageux… J’attends avec une impatience non feinte le commentaire de la tata des tatas sur son huit cent mètres carrés en plein huitième arrondissement pour mille cent euros mensuels, sans charges…

Plus qu’une descente en flammes, c’est carrément une euthanasie en règle pour les « 30 millions d’amis » qui ont tout récemment fêté leur quarantième anniversaire de présence à l‘antenne… La direction de France 3 arrêtera la diffusion en juin prochain… Mabrouk sera alors définitivement mort…

Et le 8 janvier 1975, c’est Antenne 2 qui accueille Kojak, son crâne en peau de fesse et sa furieuse envie de sucer... (des Chupa Chups, rassurez-vous !)… Cette série de 118 épisodes diffusée depuis 1973 aux Etats-Unis met en scène les enquêtes du lieutenant Theo Kojak, élégant policier d'origine grecque au crâne rasé et grand amateur de cigares et de sucettes, dans le treizième district de New York. Quelle audace pour l’époque ! Un mec qui suce à longueur d’épisode !