A
y est !
On
a les noms de la ritournelle et des interprètes qui se mangeront une tôle
parfumée à la morue le 12 mai prochain…
On
sait qui et avec quoi la France se ramassera la plus belle déculottée eurovisuelle
depuis Dominique Walter, son balai dans le derche et sa navrante pochade « Chez
nous »…
On
connaît enfin l’identité du futur Grand Prix Eurovision 2018 qui dégagera enfin
Morue Myriam de son trône de dernière gagnante française eurovisuelle…
Vous
avez les cartes en main, rayez la mention inutile…
A
la suite d’une finale télévisée en direct qui a réservé quelques surprises et n’a
pas su résister à la concurrence de « The Voice », nous savons qui
succède au Requiem du Con de l’Alma.
Petite
revue de détail des huit finalistes :
« Mamma
mia » : Toujours aussi incolore et insipide même si Louka fait le job
comme il faut, mais ne transmet strictement rien. C’est du sous-cellophane aseptisé
et calibré pour éviter un gros désastre, mais guère plus. Le résultat final est
logique, de par son passage en ouverture du show et de par la faiblesse
intrinsèque de la chanson…
« Lisboa
Jerusalem » : La jolie valse d’Igit paraissait bien fade en début de
programme, et si le petit pantin O’Cedar apportait un côté ludique à la prestation,
il était maladroit de lui faire remonter le réveil, et encore plus de laisser
apparaître les marionnettistes. Ou comment faire du simili Melodifestivalen
(Mans Zelmerlow et son pantin en 2015) avec les moyens d’une RTF en grève… Igit
a tout de même raisonnablement plu à l’international et au national.
« OK
ou KO » : Deuxième solution au final pour Emmy Liyana, visiblement déçue
de sa quatrième place due à un vote français très défavorable. Et pourtant,
elle s’était amélioré la petiote, avec au surplus une chorégraphie agréable et
des clones bien trouvés. Le look sans doute n’est pas passé auprès des
téléspectateurs hexagonaux…
« Mercy » :
…Ou l’exception culturelle française, qui consiste à voter en masse pour une chanson
à message que l’Europe risque de ne pas entendre comme il se doit… Troisièmes
pour les jurys internationaux, Madame Monsieur doivent leur ticket lisboète au
télévote français qui apparemment aime les chansons qui délivrent un message… reste
à savoir si la chanson sera fédératrice ou si elle laissera de marbre…
Sera-t-on à la mercy de jurys, devra-t-on leur dire mercy ou implorera-t-on
leur « mercy » en mai prochain ? Trop tôt encore pour casser du sucre
sur le dos de Madame Monsieur ou les encenser comme les futurs successeurs de
Morue Myriam… Souhaitons leur juste bonne chance, et merci Mercy…
« Eva » :
Le chouchou des jurys internationaux, notamment de Christer Björkman qui s’en
est ruiné un slip molletonné, le wonderboy et vainqueur annoncé a bu la ciguë
jusqu’à la lie ultime. Lisandro a fait son boulot comme il sait le faire, entre
chorégraphie qui rappelle le « Popular » d’Eric Saade (Suède 2011) et
touchage de coucougnettes au travers de son futal en similicuir du meilleur
goût douteux. Ou comment les français ne comprennent toujours rien à l’Eurovision
et voient le grand raout international comme un ramassis de merdouilles datées
et de branlettes intellectuelles à messages universels…
« Ailleurs » :
A défaut de mettre le feu, on enflamme la scène pour tenter de réchauffer le
public. Max est toujours aussi gentillet et sympa, il chante toujours autant en
yaourt et c’est toujours aussi ingénument amateur. A remarquer qu’« Ailleurs »
est la seule chanson de la soirée qui aura reçu des points de tous les jurys
internationaux. Une belle unanimité qui hélas n’aura pas suffi…
« Rêves
de gamin » : Même s’il faut reconnaître que Nassi a appris à moins chanter
comme un asthmatique après trois minutes d’apnée, la chanson reste toujours un
joyeux fourre-tout aux relents de soupe « Kendji Giracienne » avec au
final une impression persistante de capharnaüm. La pénultième place reflète la
juste valeur de ces cauchemardesques rêves de mioche…
« Ciao » :
Malo’ est apparu plus posé, moins hystéro que lors de la demi-finale, et c’est
vraisemblablement pour ça qu’il est passé inaperçu auprès des jurés internationaux.
Par contre, l’Ed Sheeran du pauvre peut dire un grand merci à son passage en
dernière position qui a permis d’interpeller les téléspectateurs encore devant
la deuxième chaîne et qui lui ont permis de faire une belle cabriole dans le
classement et accrocher le poduim.
Un
palmarès assez homogène, avec une pointe de déception pour les
contre-performances d’Emmy Liyana et d’Igit (qui présentaient des titres trop « pointus »),
et une autre pointe de vengeance vis-à-vis de Mister Touchage-de-Coucougnettes
2018 qui se voyait déjà à Lisbonne…
Au
final, on envoie à Lisbonne en paquet fado une chanson facilement mémorisable,
qui peut impressionner au niveau européen pour peu qu’on hérite d’un ordre de
passage favorable. Mais « Mercy » possède le handicap d’une chanson à
message typiquement française, sur un sujet casse-gueule (on couine sur les migrants
mais on refuse de les accueillir)…
Espérons
juste que les européens ne prendront pas « Mercy » pour un appel à la
pitié…
En
guise de conclusion, un essai de sélection nationale fort honorable, à
renouveler en raccourcissant quelque peu le format (reprises et duo inutiles).
En un mot, à l’heure de se quitter, Madame, Monsieur, au revoir et Mercy…
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