mercredi 18 mars 2015

Brèves du 18 mars 2015

« Quand les andouilles voleront,
« Tu seras chef d’escadrille
« Quand elles auront des éperons,
« Tu seras chef d’escadron »…

De Georguis, qui raillait en 78-tours grésillant les déficients du bulbe et les mononeuronaux congénitaux, jusqu’aux innombrables formules argotiques ou fleurant bon le suranné vieillot d’un autre siècle où la langue verte n’était pas uniquement dû à la mastication frénétique de chewing-gum à la chlorophylle, les expressions, maximes et locutions ne manquent pas pour égratigner toutes les personnes qui, à notre goût, ne semblent pas correctement dotés en connections nerveuses permettant une transmission acceptable des informations portées à leur connaissance par le moyen de la parole…

Bref, nous avons à notre disposition une palette quasi-infinie de possibilités de nous payer la tête de lard de nos andouilles, fracassés de la comprenotte et limités du QI…

Et ce genre d’accidenté du cortex, le genre à comprendre de traviole, au quart et de manière générale, ce que vous lui racontez, pullule sur nos routes, dans nos bureaux, devant nous à La Poste et au bout du fil…

C’est l’interlocuteur bouché à l’émeri que vous avez envie de gifler au bout de trente secondes de conversation… C’est le client consanguin (rien qu’à la voix de trisomique attardé, vous vous doutez que vous êtes tombés sur le rejeton improbable entre Ribéry et Nabila) qui vous promet de vous apporter son extrait kanabis pour justifier de l’existence de sa société… C’est la mémère à fibrome proéminent, manteau de laine beigeasse boulloché qui vous refait le sketch du timbre à 0,25 F en live alors que le guichet va fermer dans les trois minutes suivantes…

Et dans la cohorte des futilités de l’actualité du jour, ce n’est plus une revue de presque, mais plutôt un stand de charcuterie à la foire au boudin de Saint Sauciflard sur Morteau…

La palme de l’andouille de Guéméné revient sans hésitation à Patrick Balkany, dont le seul nom, associé à celui de sa charmante, tendre et si distingué épouse, pue la magouille, l’argent sale et la fraude fiscale à plein nez. Il a beau répéter tel un oiseau en cage qu’il est serein, et qu’il n’a rien à se reprocher, même le pire trisomique verrait clair dans l’inextricable réseau de magouilles du couple infernal… Levée de son immunité parlementaire pour Patoune, qui ira vendre ses salades devant un Tribunal… Où espérons-le, il fera moins le mariole qu’à la télévision…

Relativement aux andouillettes, vous n’ignorez pas, surtout si vous les craignez, que cette préparation peut parfois avoir des relents de basse-fosse… Bah, c’est comme en politique, faut que ça sente la merde, mais pas trop… L’alerte olfactive est dépassée avec la dernière flatulence en date du rouquin chafouin, Brice Hortefeux, l’un des porte-flingues attitrés de l’Ex… Apparemment en mal de projecteurs, le chafouin rouquin balance que la France devient la Grèce avec la Tour Eiffel tant les socialistes nous conduisent au désastre.. Au moins les garçons-coiffeurs de la place des Vosges ne sentiront-ils pas dépaysés…

En parlant de charcuterie, saucisses, andouillettes et autres mortadelles, voici que le plus célèbre salami de l’industrie du porno raccroche sa paire de couilles au vestiaire, range le chibre fièrement dressé au placard, et tire un trait sur les minous épilés de frais et les couloirs à prouts accueillants pour son instrument de vingt-quatre centimètres… Messieurs, mesdames, rangez le sopalin, égouttez vos culottes, Rocco Siffredi prend sa retraite après 1.300 fils X… Ah ben elle est dure, celle-là…

Même si le gland du sicilien réintègre son slip, il reste toujours des têtes de nœud suffisamment exposées pour affirmer que le culot politique a encore de beaux jours devant lui… Alors qu’on le disait battu et que Libé, toujours à la pointe de l’info et avec un nez journalistique exceptionnel titrait dès hier « Bye bye bibi », le Bibi en question s’impose nettement aux élections législatives israéliennes. Netanyahu, à côté de qui le glacial Poutine passerait presque pour un déconneur de première pression genre Hollande sous fumette, rempile encore une fois… Le Likoud gagne encore les élections, ils se tapent encore Bibi, et nous, on se farcit encore BB… Et dans la même veine, ils ont le pain Kibboutz, et nous Le Pen qui boude…

Je n’en rajouterai pas une couche sur Nonœil de Montretout au risque d’être sponsorisé par Marine, Florian et ses manches à couilles, et d’être proposé comme citoyen d’honneur de Béziers… Je sais qu’on parle des andouilles aujourd’hui, mais je ne suis pas forcément porté sur la gérontophilie vert-de-grisée…

Si ce ne sont pas des andouilles, il faut tout de même reconnaître que ce sont de grosses légumes, et que ça ne s’accommode pas si mal avec cette charcuterie… Il ne fait en effet pas bon être dirigeant en vue et rénover son bureau professionnel… Ça porte la poisse à tous les coups ! Après Thierry Lepaon et la CGT, c’est au tour de Matthieu Gallet, le PDG de Radio France, de se prendre une facture de 100.000 euros dans les dents pour la rénovation de son bureau, qu’il avait déjà fait retaper du sol au plafond à son arrivée fin 2013… De deux choses l’une : soit la maison ronde inaugurée par le Général en 1963 vieillit très mal, soit il est en train de nous radioscopiser gratos, Mattounet…

Ce n’est pas une andouille, mais il se peut que ce voyage officiel au Japon, où son Barack de mari n’avait pas encore mis les pieds, ni le reste, lui apporte des sushis… Michele Obama, le souci noirci de Michel Leeb, va savoir si le peuple nippon peut ou pas la saké… Oui, je sais, c’est nippon ni mauvais…

Et si vous voulez vous convaincre des méfaits de l’alcool, regardez donc cette émission canadienne, impensable ici, les « Recettes pompettes » où les invités, comme le chef, cuisinent avec plusieurs verres de vodka derrière les mirettes… Parmi les derniers invités, Xavier Dolan, le minet québécois, beurré comme un scone, qui débite (vu ses mœurs, forcément…) insanité sur insanité et nous fait un numéro hilarant de Bukowski des fourneaux… On s’en remettrait bien une petite giclée, tiens…

Et le 18 mars 1962, dans l’auditorium de la Villa Louvigny à Luxembourg, Radio Télé Luxembourg transmettait le Grand Prix Eurovision de la Chanson Européenne, remporté par la France avec Isabelle Aubret et son adorable regard de cocker triste. Si « un premier amour » se taille un bon succès en France, c’est la chanson allemande qui sera le tube eurovisuel de l’année. Interprété par Conny Froböss, « Zwei kleine Italiener » deviendra en français « Cheveux fous et lèvres roses ». Sur que vous avez eu une grand-mère qui a fredonné cet air-là un jeudi après-midi printanier au parc… 

 

mardi 17 mars 2015

Brèves du 17 mars 2015

« Eh bien ma chère Sophie, le temps que vous preniez votre pied… votre pied de micro, bien entendu ! Je vous annonce cherzami téléspectateurs que vous allez pouvoir écouter dans quelques instants avec le Grand Orchestre de Raymond Lefèvre la dernière chanson de Jacques Sablon… Hein, quoi ? Ah, eh bien on me souffle Jean en coulisses ; donc le dernier succès de Jean-Jacques Sablon, qui vous permettra si vous remettez le tiercé du palmarès de la semaine dernière dans l’ordre inverse de celui initialement annoncé de gagner un compte à la Caisse d’Epargne généreusement garni de trente nouveaux francs, à condition toutefois que vous ayez joint à votre envoi sur carte postale les trois preuves d’achats de notre partenaire Télé 7 Poches…

« Donc, avant le dernier succès qui est sur toutes les lèvres puisqu’il n’est pas encore sorti, de Jean-Jacques Sablon, nous avons l’obligation de vous infliger la dernière bouse musicale des Poppys… poppys pas contre le mur… Que je suis content qu’ils soient là, puisque effectivement, c’est à vous Raymond Lefèvre ! »

Je suis absolument certain que vous avez encore des souvenirs très précis de ces soirées dominicales passées devant le tube cathodique en 625 lignes couleurs d’Antenne 2, à regarder les interchangeables émissions de Guy Lux… avec un nom différent chaque année, mais invariablement basées sur un classement de chansons, des départage effectué par des fiches perforées, de Grand Orchestre de Raymond Lefèvre qui mouline parfois grave pour rattraper les approximations d’apprenties vedettes en direct intégral…

Et vous avez encore en persistance rétinienne le mauvais caractère éhonté, la moumoutte pure acrylique, le micro carré gris et blanc à fil de l’inénarrable Minux… enfin, Guy Lux, le pape incontesté des variétés des années 70 à la télévision française… Et plus encore que ses co-présentatrices à mi-chemin entre la potiche et la plante verte, qui ne souvient des réflexions aigre-douces balancées à Sophie Darel ou à Anne-Marie Peysson, ce sont ses fameuses petites fiches qui restent en mémoire…

Ah ! les fameuses petites fiches de Guy Lux ! Quasiment aussi célèbres que la pendule escargot de l‘ORTF, le petit train rébus, les « ahadoudoudoudou » des publicités d’Antenne 2, et le rocailleux « bonjour » de Mourousi…

On se demandait d’ailleurs bien pourquoi il se baladait continuellement sur les plateaux, du 102 de la Maison de la Radio au 17 des Buttes Chaumont, avec des rectangles de bristol puisque de toutes manières, il ne les consultait pour ainsi dire jamais… Et en conséquence se plantait invariablement de nom, de chanson, estropiait le titre du dernier dégueulis musical de François Valéry, ne se souvenait pas de la règle de son dernier jeu…

Et derrière son mètre douze moumoutte décollé comprise, la pauvre Sophie Darel qui souriait bécassement, en se demandant sur quel radeau de la Méduse elle s’était embarquée, en direct, évidemment…

Les petites fiches de Guy Lux… Absolument irréprochables pour les menus accessoires, automatiquement inopérantes pour le principal…

Eh bien, le programme du Front National, c’est exactement l’inverse… Imbattable pour le général, le vague, le flou et le fumeux… Immatérialisable dès qu’on veut entrer dans le détail…

La démonstration, déjà débutée de haute lutte voici quelques années par Anne-Sophie Lapix qui, n’étant nullement gougnotte, s’est pourtant farci Marine qui en écumait de rage, en a été poursuivie ce matin même sur Inter où Patrick Cohen, qu’on devinait facilement en train de se beliner le Waterman quatre couleurs à encre blanche sous le bureau tant on ressentait de la gourmandise dans ses question, recevait le Président d’horreur du Fion Nzi-on-heil, Nonœil de Montretout.

On sentait qu’il perdait ses boulons le Jean-Marie, après avoir paumé une mirette… S’il continue, ses gardes du corps vont venir le rechercher avec un seau et des éponges, il est quasiment liquide maintenant… Pour tout vous dire, on avait presque l’impression de recevoir les postillons dans le radioréveil…

Rassurez-vous, ce n’est peut-être que la colle à dentier qui avait mal adhéré… Parce que pépé a encore du répondant, j’aurais presque dit « en a encore sous la pédale », mais je ne voudrais pas faire de peine à Florian Philippot, et reste égal à lui-même dans son grand numéro de prophète damné et bafoué, de messie mécompris…

Comme ces vieux cabotins qui ne veulent pas dételer même après quarante-cinq ans de tours de piste avec un numéro qui ne fait plus rire personne, Papy Le Pen nous resservait son baratin de politicien qu’on ostracise de la radiotélévision, ce dont il se plaint à chaque fois qu’on l’y invite…

Pour tout vous dire, je n’ai pas forcément tout écouté… Vous savez ce que c’est, les vieux refrains éculés, quand on les a eu des milliers de fois dans l’oreille, on les entend mais on ne les écoute pas…

Mais ce qui était remarquable, c’est que pas une seule fois le vioque ne s’est aventuré dans le détail… Il a brassé du vent avec les généralités rebattues de ses convictions moisies, mais il n’a pas dit un mot de politique concrète, en cas de victoire de son parti aux départementales… C’en était tellement grandiose, et flagrant, qu’on aurait cru un discours de Flamby…

C’est bien le souci… c’est que le FN a le chic pour ouvrir sa gueule pour rassembler les mécontents de tous bords (et Dieu sait qu’avec la calamité gouvernementale actuelle, ça afflue pire que la flotte en pleine mousson), mais qu’il est dérouté quand par miracle, il se retrouve aux commandes… Et commet les mêmes bourdes…

Et Papy Nonœil nous en a encore une fois fait la démonstration, ce parti d’extrême n’est en définitive qu’une jolie coquille bien vide d’idées profondes, si ce ne sont celles de haine et de revanche…

Et le 17 mars 1915, au début de la Première Guerre mondiale, le gouvernement français interdit la production et la consommation des liqueurs anisées extraites de l'absinthe, une plante aromatique à la saveur amère, surnommée par Oscar Wilde la «fée verte», qui possède une substance toxique, la thuyone, attaquant le système nerveux des consommateurs abusifs. Devenue à la fin du XIXe siècle synonyme de la dégradation de la condition ouvrière, l’absinthe inspirera pourtant de nombreux artistes et les poètes comme Degas, Toulouse-Lautrec, Baudelaire, ou encore Verlaine. A se demander si Le Pen n’en aurait pas abusé…

 

lundi 16 mars 2015

Brèves du 16 mars 2015

« Yeah, so you gotta vote (vote), vote (vote)
« Vote for the winners
« Vote (vote), vote (vote)
« Vote for the winners »

En chanson comme en amour, en politique ou en sport, le tout est d’oser, et d’oser le dire… Certes, notre grandiose Audiard rappelait aux demi-sels de bas-quartier, aux pisse-froid de mauvaise vie et aux demi-mondaines du genre grande saucisse qui ne déparerait pas dans un grand plat de choucroute alsacienne qu’il y avait une certaine catégorie de dépeuplés cérébraux qui osaient tout, et que c’était d’ailleurs à cela qu’on les reconnaissait…

Osons ! Osons Ozon dirais-je même si vous n’avez pas peur de vous taper le réalisateur, ouvertement amateur de grosses bobines et de téléobjectifs hyper-grossissants, et sa filmographie pour tapettes de province regorgeant de films certes réussis mais constellé de clichés pédé et d’icônes gay comme la rénovation perpétuelle du cinoche français, Catherine Deneuve, sur laquelle Ozon doit bien être le seul homme français à ne pas être passé dessus…

Osons ! Comme le revendiquait haut et fort naguère un Président de chaîne télévisée qui n’hésitait pas à fouiller de plus en plus profond dans la benne à rebuts des émissions racoleuses, il nous faut oser !

Et dans la catégorie de ceux qui osent, et qu’on reconnait à tous les coups, il y a pléthore en ce début de semaine !

Les lituaniens du groupe LT United, avec leur chanson gag qui finit sixième au Concours Eurovision 2006, le répétaient pendant trois minutes : « il faut voter pour les gagnants »… D’accord, on enfonce violemment des portes largement ouvertes, mais on est à l’Eurovision, alors il ne faut pas trop surmener les neurones des aficionados…

Et ce ne sont pas uniquement les neurones des eurofans qu’il convient de ménager, sinon ceux des électeurs, cheptel ô combien plus nombreux, malléable et manipulable… Enfin, quand il se décide à aller urner dans l’isoloir… Ce qui par les temps qui courent est une chose de moins en moins courante…

La grande gagnante annoncée, et quasi assurée des élections départementales n’est pas la grande blonde à carrure de déménageuse est-allemande, non ! C’est l’abstention, puisqu’on nous prédit d’ores et déjà plus de 50 % d’abonnés absents au premier tour de scrutin… Et ça…. Ça donne des insomnies, des nervousse brèkedones aux politocards… Ils ont tellement la frousse de se voir renvoyer dans leurs pénates qu’ils sont près à n’importe quel sacrifice pour conserver les suffrages des électeurs…

Des winners, nous en aurons forcément d’ici à quinze jours, lorsque les deux tours de l’élection se seront effectués… Et qu’aurons-nous au final ? Une vague bleue, une vaguelette bleue marine et une gamelle rose… Et toujours le même président…

Toujours un winner, mais cette fois-ci plus dans le domaine de la grosse connerie dédaigneuse, le suédois imbuvable des connasses en short qui a lancé à la fin d’un match qu’il était dans un pays de merde… Un pays de merde qui t’accueille à grands frais, te paye des salaires mirobolants, et en plus, t’admire bêtement… Alors que tu n’es qu’un grand con prétentieux… Si tu vois la France comme un pays de merde, eh bien, libre à toi de te casser chez toi ! Bons baisers, et surtout pas à bientôt…

Respectons la parité après un winner, qui n’a pas de couilles pour déclarer de telles mesquineries, une winneuse, qui apparemment en manque aussi, mais pour des raisons plus physiques semble-t-il… Et l’on vit réapparaître à la télé Valoche Rottweiler, la chienne de garde du Tout Mou, sans doute en mal de projecteurs et de promo médiatique, vantant son engagement pour le Secours Populaire, un mouvement dans lequel elle se reconnaît… Elle veut se racheter une virginité, la mégère de Paris Match ? Elle aurait intérêt d’adhérer à la majorité des organisations caritatives de l’hexagone… et encore, elle aurait le mitouzi comme un hall de gare…

Question winner, je crois que les américains remportent la palme haut la main, lorsqu’il s’agit d’oser… Jugez-en par vous-même : Robert Durst, un richissime excentrique amérloc, a avoué les crimes dont on le soupçonnait depuis plus de dix ans au cours d’un reportage télévisé qu’on lui consacrait… tout cela parce qu’il avait oublié, en allant aux toilettes, que le micro sans fil qu’il portait était resté branché…

Généralement, le micro HF que les animatrices oublient au moment d’aller se soulager la vessie sert à la régie pour se bidonner cinq minutes en montant le son au maxi sur le plateau pour entendre les « clac ! schlim, ziiiip ! pschiiiiiiiiiiitttt ! aaaaaaaaaahhhhh » empressés en provenance des tinettes…

Toujours des winners, mais dans le domaine de la bêtise crasse, et de la déclaration à la con qui vous flingue une réputation, Domenico Dolce, du duo Dolce et Gabbana, tafiole italienne qui aspire les spaghetti à la crème par la bouche, qui a déclaré que les enfants nés in-vitro étaient synthétiques… Et ceux qui sont nés sur les vitraux, ils sont liturgiques ?

Il est certains domaines où l’on est bizarrement content de ne pas avoir de winner, ou en tous cas de ne pas en avoir d’autres… Pour une fois, le nombre de bénéficiaires des Restos du Cœur est resté stable…Pépère aurait-il réussi à assécher les économies de tous les français ? En deux ans et demi, c’est un tour de force…

Tour de force également, celui réussi par le lapinou hyperthyroïdien sous ecstasy gouvernemental, Marifolle Touraine, avec sa loi sur la santé, qui fait tousser les médecins… Celle-ci, les mirettes plein phares, a déclaré qu’elle avait déposé des amendements au parlement, pour ménager les susceptibilités… Amendements qui modifient une virgule, dans un codicille inutile qui de toute façon, n’aurait jamais servi…

Agitation sporadique pour cacher un gouvernement à bout de souffle… comme le titre du film de Jean-Luc Godard qui sort ce 16 mars 1960, quatre-vingt dix minutes de Nouvelle Vague avec Jean-Paul Belmondo qui nous fait du Belmondo, et la délicate Jean Seberg, qui fait de la plante verte comme s’il en pleuvait… Sorti dans quatre salles grand public, « A bout de souffle » connaît un succès immédiat malgré l'interdiction aux moins de dix-huit ans et va totaliser 259.000 entrées en sept semaines d'exploitation à Paris. Et lancer la carrière de Godard, qui nous assènera des longueurs cinématographiques qu’on arrivera à se féliciter de ne pas avoir vues…
 

vendredi 13 mars 2015

Brèves du 13 mars 2015

- Non M'âme Badrignand, non et re-non ! Je vous ai déjà répété des dizaines de fois que ça ne servait pas pour stériliser les pots de confiote !
- Ben, M'âme Jeanssen, le fils à M'âme Pichet m’avait pourtant bien dit qu’il en mettait pour se préserver quand il faisait des pots de confiture à la rose avec son ami le garçon-coiffeur de la rue du Gay-Tapant..
- Ben voyons, et comme vous vous récurez les esgourdes une fois par an, vous avez encore compris de traviole ! M'âme Badrignand, les préservatifs ne s’utilisent pas pour les confitures, et Guy-Louis vous a dit qu’il enfilait une capote pour casser le pot après une feuille de rose à sa copine !
- Ah ben s’il fait de la casse, il faut qu’il soit méticuleux et fasse attention où il range ses affaires…
- Vous inquiétez pas, il a toujours le nez dans ses affaires… et celles des autres, alors pas de souci… Mais dites, ne m’arrêtez pas si je me trompe, mais ça fait un petit moment qu’on n’a pas revu M'âme Lematou… Elle se serait pas encore une fois enfermée toute seule dans les waters ?
- Pensez-vous, j’ai vu M'âme Berger qui m’a répété qu’elle avait appris par la femme de ménage de la danseuse à M’sieur Grobiniou qu’elle était dans le coma…
- Ah bon ben tant mieux, j’espère qu’elle a beau temps au moins… Dites voir, elle nous fait comme le président russe de l’URSS… Vladimir Poutine que ça fait plus d’une semaine qu’on l’a pas vu en public…
- Oh la la… Pourvu qu’il ait pas mangé un goulag pas frais…
- Vous inquiétez pas, c’est toujours en Sibérie les goulaschs… C’est une garantie de fraîcheur….Non, c’est inquiétant parce que s’il clamse comme les vieux chnoques de l’union soviétique, ça va leur alourdir la dette extérieure… Pensez donc, dix briques de fleurs sur la Place Rouge….
- … Qui était blanche…
- La place Rouge était blanche ? Non mais vous faites une infusion ou quoi ?
- Mais non, je me rappelais de la chanson de Gilbert Bécaud… Rhoooooouuuu quel bel homme c’était… Beau ténébreux et tout…
- Bel homme oui… mais nettement moins depuis qu’il est mort ! Et en parlant de ténébreux, vous pourrez toujours vous humidifier le Playtex en chachenilk mercerisé avec Manuel Valls, le Premier Sinistre qu’est en première page du Parisien Magazine…
- Ah voui, j’ai vu ça ce matin chez le marchand de journaux… Dommage qu’il ait ce regard de lémurien sous ecstasy…
- Bien fait pour lui ! A force de brouter le minou de Marifolle Touraine, le lapinou éberlué, y a un mimétisme qui se crée…
- Moi j’aime bien l’accroche de l’article « fier d’être devenu français »…
- Oué, ben je suis pas sure que la France soit fière de l’avoir accepté dans ses rangs, l’espingouin à sang chaud…
- Que voulez-vous, quand on est choisit par un Président tringleur qui saute tout ce qui bouge…
- M’enfin, M'âme Badrignand ! je vous cause pas de la pression qu’il a dans le calbut ! Je vous y cause du tremblement de sa mimine quand il engueule Marion Maréchal-Nouvoila à l’Assemblée !
- Ah ben dites, c’est pratique pour bien faire tomber la dernière goutte aux tinettes ça… Ah si mon Fernand pouvait faire pareil… vous savez que je peux plus ravoir ses sous-vêtements… ça attaque drôlement les fibres, le pipi…
- Eh ben, faites votre lessive plus fréquemment que deux fois par trimestre… ou alors, teignez-lui ses slibards en jaune canari…
- C’est un idée, oui, je vais y penser…
- Faut croire qu’à gauche, ils ont le sang chaud, la main baladeuse et le goût du contact physique… Regardez Flamby… pas moyen de l’empêcher de tremper le croissant avec des actrices à cheveux gras… Et Valoche Rottweiler… elle a encore caressé la joue d’un loufiat qui lui demandait des nouvelles de son ex… Enfin, caresser façon de parler… Elle a juste dirigé à sa main sur sa joue à 80 km/h…
- Elle est tellement remplie d’amour…
- Ouais, comme une mante religieuse… Et l’autre ex de Pépère qui s’accroche à son Ministère comme une moule à son rocher… La dingo du Poitou ne veut pas quitter le Ministère de l’Ecologie…Remarque, on lui a pas demandé de faire ses valises non plus…
- En parlant de valises, M'âme Jeanssen, j’en connais une qui en trimballe pas mal… Vous avez entendu parler de ce que y a certains candidats du Front Nazi-on-heil qui auraient dit des choses pas gentilles sur les vilains négros, les sales arabes et les enculés de pédales… Et bien, Marine a dit qu’elle était en désaccord avec ces propos xénophobes…
- Evidemment, elle les trouve trop timorés, sans doute… Et dites, puisqu’on cause de politique, vous avez entendu Mélenchon…
- Qui ça, merluchon ? Mais c’est un poisson ça…
- Nan !! MELENCHON ! L’épouvantail à électeurs avec son écharpe à la Bruant ! Il a dénoncé le petit jeu très cynique de Valls avec le effe-haine…
- Pauvre Premier Sinistre… Avoir envie de se taper du thon blond à arrière-goût de vert-de-gris… A moins que ce ne soient les bas résille de Philippot qui l’excite…
- Mmmmm, je le crois pas attiré par les minets, le Pétillant… Et en parlant de minets, vous vous souvenez de Bernard Minet, l’andouille qui miaulait des âneries au Club Dorothée ? Eh ben il a définitivement fini de mettre les doigts dans la prise !
- Ah ? il a fait comme Claude François ?
- Vous, vous êtes tellement à la masse que vous feriez sauter la centrale EDF ! Figurez-vous que c’t’abruti saurait pourquoi Ségogolène a perdu à l’Erection pestilentielle de 2007…
- Parce qu’elle a eu moins de voix que le nain de jardin surexcité ?
- A cause de ce qu’elle a fait à Dorothée ?
- Et quoi qu’elle a fait à Dorothée ?
- Oh dites, hein ! Je me mêle pas des histoires de broute-minou, moi… Je suis une femme propre et honnête…
- Oui, enfin ça… c’est pas l’impression que j’ai eu l’autre jour aux vêpres… y avait comme des émanations de camembert bieeeeeen fait depuis vos dessous de bras hein !
- Ben évidemment ! Avec une chaleur de haut-fourneau dans l’église et mon chemisier en polypropylène de spandex qu’est- un poil ajusté, vous auriez pas eu des vapeurs vous ?
- Chais pas… Mais ce que je sais, c’est que ma petite nièce va encore faire pipi culotte quand elle apprendra que les Studios Disney ont décidé de donner une suite à leur succès La Reine des Neiges…
- Ah bon ? Et ça va s’appeler comment ? Pablo Escobar ?
- Gnéééé ?
- Ben quoi, c’était pas le roi de la poudreuse ?
- M'âme Jeanssen, je vais finir par croire que vous vous dopez… Ah ça, vous en avez dans la culotte !
- Comme Marylin Monroe, ma bonne M'âme Badrignan ! D’ailleurs, vous savez que c’est le 13 mars 1952 qu’éclate le scandale de son calendrier de photos nues…
- Ah voui, qu’elle avait faites avant d’être connue, pour survivre.
- Voila, eh ben pour désamorcer le scandale elle a la bonne idée de convoquer la presse et de leur larmoyer une histoire de situation miséreuse bien exagérée, mais fine mouche, elle affirme aussi ne pas avoir honte de l'avoir fait, estimant qu'il est noble d'apporter ainsi un certain réconfort au public masculin…
- En somme elle a aussi lancé la mode du bricolage, puisque ces messieurs faisaient le crépi tous seuls…
- M'âme Badrignan, vous êtes d’une distinction qui rendrait des points à Nabila…

jeudi 12 mars 2015

Brèves du 12 mars 2015

- Eh ben justement ça tombe rudement bien que je vous voie ce matin, M'âme Sauzède ! Dites voir, la petite à M'âme Perruchon, du troisième gauche, elle fume toujours du hachis ?
- Je ne crois pas, M'âme Jeanssen… D’après M'âme Saupiquet qui le tenait de la femme de l’amant du boucher, il paraîtrait à ce qu’il paraît qu’elle fumerait plus que du saumon… J’ai toujours dit que le poisson c’était bien meilleur pour la santé…
- C’est sur qu’avec vos yeux de merlan frit, vous pétez la santé que j’aurais la trouille d’être votre gaine Sloggi, moi… Non, je vous demande ça passque je me tâte d’être à deux doigts de la dénoncer aux services sociaux, c’te délurée….
- Elle a encore fait pousser des cigarettes qui font rire sur son balcon ?
- Si c’était que ça ! Figurez-vous qu’elle donne des idées aux autres, cet énergumène ! Pas plus tard que ya pas longtemps, une mère est jugée à Amiens, c’est dans le Grand Nord, pas loin de Stockholm et de Vladivostock, enfin chez les sauvages…, pour avoir versé des antidépresseurs dans le biberon de son bébé de trois mois…
- Oh ben vous savez, ça évite d’avoir des enfants suractifs, ça…
- Vous êtes suractivée de la connerie vous, ou bien ? Vous vous rendez pas compte du choc pour le gamin ? M’enfin…. Y a des fois ou je vous trouve tellement bécasse que je me demande si vous auriez pas été récalée aux émissions de téléréalité…
- Mais vous ne croyez pas si bien dire… j’ai postulé il y a quelques années pour l’émission « Lille, de la tentation »…
- Ah ben j’aurais payé cher pour vous voir en maillot de bain sur la plage, tiens… De là à provoquer un tsunami…
- J’allais pas me mettre en bikini sur la place de Gaulle tout de même… Bé voui, ça se passait à Lille, dans le Nord… Le but était de savoir si on se laisserait tenter par les bas anti-varices ou les blouses imprimées multicolores en Rhovyl mercerisé du magasin d’usine… Ah ça, j’en avais le pantymousse tout moite…
- Pfeu ! Ça c’est parce que vous aviez oublié votre couche…
- Dites, M’âme Jeanssen, en parlant de couche, vous ne trouvez pas qu’ils en remettent un peu inutilement sur le crash argentin ?
- A peine ! Au train où vont les choses, on va finir par décréter une semaine de deuil national avec pleurs obligatoires à chaque passage d’un hélicoptère… Je dis pas que c’est pas malheureux pour ceux qui y sont resté, mais faut quand même pas pousser la limite au-delà de ses bornes, hein ! L’un des deux crétins argentin s’est emmêlé le manche et paf ! On va pas passer le réveillon là-dessus non plus !
- N’empêche que ça doit pas être jolijoli à voir vous savez… J’ai entendu dire que les légistes peinaient à identifier les corps…
- Que des tarlouzes d’opérette oui ! Moi, j’te les vous identifie en moins de cinq-sec ! un coup de râtelier dans le cuissot et le tour est joué ! Si ça a goût salé, c’est Florence Arthaud ; si ça sent le chlore, c’est Camille Muffat, et si ça pue la sueur, c’est le boxeur !
- Ah ben voui, vous avez raison…
- Un peu que j’ai raison, namého ! Je suis abonnée à Détective depuis 1967, et j’ai jamais loupé un épisode des Experts à Cuges-les-Bains… Alors je peux vous dire que question Chazot, Fogiel et Emmanuel Moire, j’en connais un rayon…
- Ah ben ça… je croyais que ça s’appelait la balistique..
- Ben alors ? La balistique, c’est pas l’étude des trous de balle j’vous ferai dire ?
- Ah ben alors, vu comme ça… N’empêche que je me mets à la place des rescapés… Quand même, ils ont dû avoir une sacrée trouille rétrospective, vous pensez pas ?
- Bah, Alain Bernard, vous savez, l’armoire normande en moulebite hyper collant, il a tellement l‘habitude d’être trempe qu’il se serait pissé dessus d’émotion qu’il en aurait pas vu la différence… Quant à Candeloro… Il s’est tellement pris de gamelles sur la glace, Lucky Luke, qu’à mon avis, il a le disque dur en boucle, puisqu’il a déclaré qu’au moment de l’impact, il a entendu « un gros splash »…
- M'âme Jeanssen, vous êtes sure qu’il n’était pas aux commodités, et qu’il a lâché la grosse commission façon Reine des neiges « Libérée, délivrée »…
- Eh ben c’est chié comme remarque ça, M'âme Sauzède…
- Ce qui est chié, aussi, c’est les yeux doux qu’Hollande semble faire aux frondeurs du PS à l’approche des municipales… J’ai vu à la tévé qu’il les avait invité à un apéritif à l’Elysée…
- Franchement, on se demande si Flamby est vraiment aussi couillon qu’il le laisse paraître ou si Valoche Rottweiler est partie en lui emportant ses couilles… Me dites pas, quand meme ! On lui chie dans les bottes qu’on croirait qu’il les a laissées tomber dans une fosse septique, et lui, tout ce qu’il trouve à répondre c’est « venez les gars, je vous rince gratos » ?
- Oh ben ptet qu’il les a grondé entre deux sandwiches…
- C’est ça ! il a dû froncer les sourcils et remuant l’index… les autres tourtes devaient être pliés de rire… Moi, Présidente, j’te leur aurais refilé des sandwiches aux dragées Fuca, des petits-fours à l’huile de foie de morue, et des cocktails au Destop…
- Y a rien à redire, M'âme Jeanssen, vous savez recevoir… C’et pas comme M'âme Lefranju, qui m’a invité l’autre jour à prendre le quatre heures… J’ai eu droit à des boudoirs qui avaient à coup sûr vu le Ghetto de Varsovie… j’en ai mangé toute la soirée…
- Ben voila ! J’le disais encore hier soir à M'âme Bonibard du magasin de lingerie fine… Chez M'âme Lefranju, c’est pas compliqué, je m’abstiens !
- Mais vous pourrez bientôt plus !
- Pourquoi ? Elle a enfin épuisé ses rations de biscuits caséinés ?
- Non, figurez-vous qu’un parlementaire écologiste a déposé un projet de loi instaurant une amende pour les abstentionnistes…
- C’est pour les élections quand c’est que vous allez urner dans l’isoloir, triple buse !
- Aussi je me disais, comment se fait-ce que ce monsieur de Rugy connaisse les biscuits de M'âme Lefranju ?...
- Si vous connaissiez aussi ses opinions politiques, vous les lui balanceriez dans la tronche, ses biscuits imbouffables… Elle vote Marine..
- Ah bon ? Vous savez, M'âme Jeanssen, c’est quand même une grande famille le Front National…
- Ben voila, c’est ça ! Plutôt un jeu des sept familles, ou alors, la pochette surprise où chacun s’extasie sur les cochonneries inutiles qu’on a eu : « Ah t’as eu quoi ? La candidate nostalgique du IIIe Reich ? Whaaaaaaaa trop de la balle ! Je te l’échange contre le mis en examen pour détention d’images pédopornographiques »…
- Remarquez, mieux vaut ces échanges d’images pourries, moi j’me rappelle encore quand mon neveu se ramenait le soir de l’école avec les images autocollantes des Crados…, que de se balader à l’école à sept ans avec une arme de poing à l’école…
- Que voulez-vous M'âme Sauzède, les parents gâtent décidément trop les gamins… Vous allez voir qu’on va bientôt leur offrir des jihads de poche pour Noël…
- Deux claques, oui ! Ah mais moi, de mon temps, c’était pas comme ça ! Une orange, et on était fous de joie…
- Dites, vous nous la jouez pas un peu trop « Les Misérables », là ? D’accord, je sais que c’est le 12 mars 1958 qu’est sorti sur les écrans l’adaptation du chef d’œuvre hugolien avec Jean Gabin dans le rôle de Jean Valjean, mais faut quand même pas se la jouer Fantine hein ! 

mercredi 11 mars 2015

Brèves du 11 mars 2015

Elle n’est pas si éloignée que ça, cette époque où la télévision cherchait à éduquer les masses, ou à marquer les esprits par des images que l’on pouvait juger choquantes… Les générations dont les tempes grisonnent, le ventre bedonne et la calvitie progresse se souviendront fort aisément de plusieurs programmes qui les ont durablement marqués, en bien ou en mal.

Les causeries télévisées d’Alain Decaux, en direct, sans notes et sans filet ; les interminables Grand Echiquier de Jacques Titube (ou Chancel, je ne sais plus) où se mêlaient de grosses dames qui criaient fort, des pianistes qui tentaient par tous les moyens de déglinguer leur instrument en leur assénant des coups de plus en plus violents et impulsifs, des chansonniers qui faisaient sonner les mots comme du Cristal de Bohème et des artistes qui en avaient sous la moumoutte et dans le slip ; les causeries en forme d’Apostrophes où des écrivains avinés, veste cradingue et dont on devinait au travers de l’écran qu’ils avaient une haleine à décoller le papier-peint, discourait de leurs exploits littéraires et s’emportaient face aux piques culturées de l’animateur…

Mais aussi les effrayants spots de prévention de la Sécurité Routière pour le port de la ceinture de sécurité (qui n’a jamais eu la frousse de monter dans une 504 avec un bonnet en laine bleu-marine ?), ou les non moins glaçants reportages des actualités télévisées sur les accidents de la route où les reporters de l’époque n’hésitaient pas à montrer les corps sans vie dans les amas de tôle…

De nos jours, heureusement, les choses ne se passent plus ainsi… La télévision a depuis une dizaine d’années une très sainte horreur des images choquantes, des situations déplacées et récits scabreux, et il ne viendrait à l’esprit d’aucun journaliste digne de son nom et de sa carte de presse d’aller vous faire toucher du doigt la merde dans la couche du vieux qu’on a balancé dans la benne à ordures pour lui piquer sa maigre retraite, de vous coller le nez dans le réduit où une jeune femme s’est faite violer à quarante-six reprise en douze heures pour vous faire humer les odeurs légères et printanières qui s’en dégagent, ou de vous imposer le récit larmoyant et dans un français approximatif du djeun qui a vu son pote se noyer sous ses yeux mais qui a préféré filmer la scène avec son portable pour faire le buzz sur youtube plutôt que d’appeler les secours…

Non, ce serait exagérer que de dire que les chaînes d’infos continue font de la concurrence déloyale aux vautours puisque ces deniers ne peuvent plus approcher des corps en cas de catastrophe aérienne… Ce serait pousser le bouchon trop loin que de dénoncer l’attitude gerbatoire de charognard de TF1 qui a réussi à placer un direct devant les restes encore fumants des hélicos argentins…

Dans le même temps, c’est TF1, et vous n’imaginiez tout de même pas que dans une situation pareille, la chaîne balai de chiotte allait se priver d’une telle occasion… Au risque de passer pour un vieux con, elle a bien changé la première chaîne depuis les hésitations bêtasses de Danielle Gilbert à Midi Première et les homériques fous-rires de Denise Fabre face aux pitreries navrantes de Garcimore… Le progrès, sans doute…

Autre forme de progrès, vraisemblablement, de délier la parole… Aujourd’hui, on peut tout dire, sur tous les tons, et certains ne s’en privent pas… On peut ne pas aimer la Garde d’Esso (je dirais presque qu’on devrait se faire un devoir de ne pas l’aimer, mais quand on la compare à Raticha Dati, on se dit qu’elle n’est qu’un moindre mal), mais faudrait quand même pas trop secouer le cocotier…

Certes, Titine la tata des tatas ne casse pas des briques au ministère de la Justice mais ce n’est pas une raison pour lui demander aimablement de remonter dans son bananier ou de retourner à Cayenne puisqu’elle déteste la France… Commentaire sobre et plein de panache de Titine qui conclut que tout cela n’a pas d’importance, quand elle pleure, c’est dans sa chambre… Pour chasser ses idées noires ? (Humour de la même couleur…)

Vous l’aurez sans doute remarqué, mais depuis quelques mois, le grand cirque politique a de plus en plus des relents de fosse à purin mal récurée.. Et les échanges dans l’hémicycle ressemblent de plus en plus à des combats de catch dans la boue… Même le Premier Sinistre s’y met, en balançant à la peste brune, ci-devant Marion Maréchal-Nouvoila-Le Pen, qu’elle n’était ni la République, ni la France… Alors, qu’est-ce qu’elle vient foutre à l’Assemblée ?

Parodiant Scapin et ses fourberies, mais qu’allaient-ils faire dans cette galère ? C’est le sous-entendu que le Premier Secrétaire du PS a laissé transpirer sur France Inter ce matin… En gros, la rue de Solférino s’attend à un suicide politique de la gauche aux Départementales et l’on compte déjà les survivants, les rescapés, et les miraculés… Patrick Cohen fut un moment tenté de mettre en fond sonore le « Plus près de toi mon Dieu », mais cela aurait fait trop mitterrandien…

Sinon, pour le reste des futilités, nous retombons dans le rebattu, le remâché, le vu et revu… Samy Nacéri est pour la énième fois placé en garde à vue après une baston avec une ex-compagne… Il devrait se faire aménager une piaule à l’année au Commissariat de son quartier, sérieux…

La Cavaliere est acquitté en cassation pour le fameux Rubygate, ce qui démontre que décidément, avec sa trombine de Playmobil et sa moumoutte brillantinée au brou de noix, Berlusconi est un cador…

Macron nous pond comme à son habitude une connerie, et cette fois, il balance qu’un banquier est ue sorte de prostitué… Pas faux Manu ! Il vous pompe tout votre liquide sans vergogne, rechigne toujours à en recracher, et bien souvent il vous la met profond et ça vous coute un bras !

Et une petite belgerie pour finir… C’est l’histoire, véridique, d’un car de touristes belges qui se faisaient une joie de partir en vacances de neige à la Plagne, en Savoie… Sauf que le chauffeur, qui avait peut-être un peu trop regardé au fond du tonneau de Mort Subite, s’est planté en programmant son GPS, et ils se sont retrouvés en Ariège… un détour d’à peine 650 bornes… T’as voulu voir La Plagne et on a vu La Plagne, comme toujours…

Et le 11 mars 1985, à l’âge étonnamment jeune de 55 ans, c’est un apparatchik venu du Nord du Caucase qui succède aujourd'hui à Tchernenko en tant que secrétaire général du Parti Communiste d'Union Soviétique… Et Mikhail Gorbatchev va trancher nettement avec le style empesé et préhistorique de ses prédécesseurs cacochymes, s’affirmant attaché à la coexistence pacifique, et se voulant réformateur et novateur… La Gorbymania suite à sa glasnost se mettait en marche…

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mardi 10 mars 2015

Brèves du 10 mars 2015

« Al fin del camino
« En ti llevarás la fe y la ilusión de vivir
« Tus sueños de siempre se harán realidad
« En un mundo nuevo y feliz »

Sur une base mélodique inlassablement reprise sur différents tons, Karina, sorte de Sheila ibérique qui représentait l’Espagne au Grand Prix Eurovision 1971, nous propose avec « En un mundo nuevo » une interprétation très convaincante d’un texte relativement répétitif sur les bonheurs de fin de vie, voire de l’au-delà. Et malgré les quarante-quatre années nous séparant de la création de la chanson, elle nous apparaît d’une actualité cruelle en ce mardi.

C’est généralement le genre de nouvelles que vous n’avez aucune envie d’entendre ni à la radio, ni à la télé, ni ailleurs d’ailleurs ; ça fait partie de la catégorie d’informations que vous prenez dans la trombine comme une baffe vigoureuse et qui vous laisse parfaitement incrédule.

Si, au surplus, vous en prenez connaissance dans un demi-sommeil, l’œil empâté d’une nuit agitée par une crève qui c’est évident vous achèvera (en langage masculin, ça s’appelle un bon rhume…), ça vous plombe la journée comme les godasses en ciment garanti prise rapide que les demi-sels de bas-quartier étrennent pour aller faire trempette dans le Vieux-Port à l’invitation pressante des cadors marseillais…

Punaise, on ne dira jamais assez les dangers de la téléréalité, de ses dérives abêtissantes qui vous lessivent le cerveau comme un lavement de cinq litres… On ne dénoncera jamais suffisamment les risques pris par ces personnes de l’ombre, ces techniciens qui payent parfois de leur vie leur dévouement et leur professionnalisme afin d’offrir quelques minutes de détente à des téléspectateurs avachis sur des canapés fatigués et délavés, l’œil vide et le cerveau en vrille de l’aficionado de TF1…

On ne pointera jamais assez du doigt les galères dans lesquelles vont se fourrer des pipole, des anciennes gloires, des has-been ou des has-never-been pour espérer retrouver un quart d’heure de pseudo-célébrité, dix minutes de sunlights, et de quoi faire bouillir la marmite quelque temps…

Et cette course effrénée et infinie vers le sensationnel, vers le « vous ne l’avez jamais vu, et bien nous on va vous le montrer », aux fins de sacrifier au Dieu Audimat sur l’autel de la grande prêtresse Médiamétrie, a couté la vie à dix personnes hier soir…

Dix personnes qui ne reviendront pas d’Argentine suite à cet effroyable accident d’hélicoptère, dix maris, épouses, pères ou mères dont les épouses, époux, fils ou filles attendront en vain tout en redoutant la glaçante solitude de la pierre tombale et l’inhumanité désintégrante de la chambre funéraire où des hordes de connards qui n’en ont rien à secouer viennent vous raconter des fadaises dans le seul but de vérifier si vous êtes réellement peinés et que vous avez les yeux bien rougis par les larmes…

Il faut se résoudre à dire adieu à la petite fiancée de l’Atlantique, Florence Arthaud qui avait survécu à un grave accident de la route, une chute dans l’océan en pleine nuit et même à une chanson de Pierre Bachelet, c’est vous dire si elle était blindée la file… Adieu aussi à Camille Muffat, sirène chlorée des piscines, toute jeune retraitée de 25 ans qui n’aura hélas pas le loisir de savoir ce qu’elle fera du reste de sa vie… Auf wiederseh’n également à Alexis Vastine, boxeur maudit des jeux olympiques, recalé par deux fois et dont les larmes avaient ému les téléspectateurs, et qui ne pourra jamais prendre sa revanche…

Ciao également aux sept autres personnes qui ont péri dans le crash, et dont le seul tort était d’être bien moins connus que les autres…

Et tout ça pour quoi ? Pour épater le badaud ? Pour faire mouiller la ménagère de moins de cinquante balais et la garçon-coiffeur de la place des Vosges ? Pour faire de l’audience à grands coups de rebondissements bidons et de situation prétendument critiques avec le staff médical de dix-huit personnes à vingt mètres ?

Il est désolant de constater qu’après le coup de semonce de Koh Lantah où la crise cardiaque d’un candidat avait par la suite précipité le suicide du toubib de l’émission, TF1 n’a tiré aucune conséquence de cette course sans limite au sensationnalisme…

Sensationnalisme également avec cette interview qui part en sucette (pour rester correct) entre Thierry Ardisson et Frédéric Mitterrand, qui encore une fois n’a pas la langue dans sa poche et la queue dans son slip pour évoquer sa fascination pour les boxeurs thaïlandais de moins de quarante ans. Frédo la pelloche nous a fait part de ses rêves érotiques avec Manuel Valls au pieu… Limite il nous chantait « je l’ai rêvé si fort que les draps s’en souviennent »… Et une housse de couette salopée, une !

Salopée également, la belle réputation de « tête haute mains propres » du Front Nazi-on-heil de Marine… Le Parlement européen enquête sur vingt assistants parlementaires FN qui bénéficieraient d’emplois fictifs, tout en se faisant grassement rétribuer… Évidemment, Marine a eu la formule qu’il fallait, puisqu’elle a reconnu qu’ils ne travaillaient pas pour l’Europe, mais contre elle… Impayable, la blonde…

Impayables aussi, nos parlementaires qui décident de discutailler sur la fin de vie justement à compter d’aujourd’hui… Sédation, pas sédation, aide passive ou activer à passer à l’éternité… M’est avis que ça va enculer les mouches pendant quinze jours… La solution ? Un petit tour d’hélico en Argentine, et le tour est joué !

Le tour est joué également pour Aquilino Morelle, le cireur compulsif de godasses de l’Elysée, qui se voit blanchi dans cette affaire de cireur convié à au palais présidentiel… Y a pas à dire, il est verni ce mec… comme ses pompes !

Vernis, je ne sais pas si les téléspectateurs de la première chaîne de l’ORTF l’étaient ce 10 mars 1970 en assistant au premier épisode de « Sébastien et la Mary-Morgane », troisième séquelle de la série de Cécile Aubry mettant en scène son gamin, Mehdi, et le gros clebs blanc… Treize épisodes de vingt-six minutes pour délayer une histoire parfaitement oubliable… Si on y rajoute la chanson du générique, « La sirène aux longs cheveux », couinée par Harry Trowbridge qui plus tard sera un des chanteurs du groupe Les Poppys, vous avez tous les éléments pour passer une soirée lugubre… Un petit Nothomb et vous touchez le Nirvana…