mardi 21 avril 2015

Brèves du 21 Avril 2015

- Le prochain qui me traite de grosse, je lui fais tâter de mon gros manche, non mais sans blague !
- Mais enfin, M'âme Jeanssen, pourquoi donc faites-vous un tel raffut impossible ? On dirait un disque de Christophe Maé remixé par la Willem…
- Vous, mesurez vos paroles et la longueur de votre impertinence, parce que ça va tomber comme à Gravelottes que vous saurez même pas d’où ça vient avant que ça y reparte, hein !
- Vous, vous avez eu une contrariété… Et vu votre tension à 21,15, le tracas doit être de taille… Allez, dites-moi tout M'âme Jeanssen… Vous avez glissé sur une peau de banane dans votre toute nouvelle blouse en viscose de rayonne bayadère orange et mauve ? M'âme Pichet vous a offert un moreau de tarte tatin pas fraîche et vous avez repeint les commodités en marron moucheté toute la nuit ? Vous avez entendu le dernier titre de Zaz ?
- Si ce n’était que ça, malheureux, je serais d’une humeur semblable à une pucelle sur le point d’atteindre la félicité la plus parfaite avec les yeux au ciel et un concombre dans le mitouzi…
- Palsambleu, l’affaire est grave, alors ! Vous voulez que j’appelle le Quai d’Orsay ?
- Moquez-vous ! Vous verrez l’effet que ça vous fera quand on vous dira les yeux dans les lunettes que vous en avez une grosse !
- Bah, ça me ferait plutôt plaisir…
- Vous rigolez ? On vous balance dans la poire que vous avez un arrière-train qui déraperait pas dans une route de montagne enneigée, et vous, ça vous fait roucouler de félicité ? Franchement, je comprendrai jamais les hommes, moi…
- On a osé vous dire que vous aviez un gros c.. Hum, que vous aviez des rondeurs fessières surdimensionnées ?
- Farpaitement ! C’est c’te greluche de vendeuse des Galeries Farfouillette, au coin du boulevard Jules Moch-Paboberk… Figurez-vous…
- Je me figure, je me figure…
- Figurez-vous que ce matin, crac !
- Crac ?
- Oui, crac, crac !
- Ah vous faites crac crac le matin de bonne heure ?
- Ben évidemment, je trempe toujours mon quart de baguette dans ma chicorée !
- Ah, j’aurais pensé à une miche dans les vôtres…
- Dites, je vous demande ce que vous faites avec vos rideaux, vous ?... Alors, ce matin en enfilant a gaine, crac ! j’en retrouve deux morceaux distincts dans les mains ! Je m’enquiers donc d’en faire emplette d’une nouvelle paire, mais c’t’empaffée de M'âme Gouret qui s’est imaginée prendre des vacances ! Et pourquoi pas des congés, tant qu’elle y est ! Il a fallu que je me traine jusqu’aux Galeries où je me suis fait traiter de grosse par cette évaporée de vendeuse qui m’a lancé qu’ils ne faisaient pas les grandes largeurs, et qu’il vaudrait mieux que m’oriente vers un stand d’aviation…
- Pour y récupérer de la toile de planeur ?
- Vous le voulez comment mon pébroque, dans votre gueule ?
- En photo si possible…
- La photo à faire, ce serait celle de la grosse gourgandine blonde quand elle sera reçue en grande pompe (ou à coups de grandes pompes) à Nouille-Orque parce que le Times la classe, par erreur selon moi, parmi les 100 personnes les plus influentes du monde…
- Marine, influente ? Vous déconnez M'âme Jeanssen, c’est un poisson d’avril à retardement… Une aboyeuse publique, facho en prime, et avocat pour ne rien gâcher, parmi les personnes qui auraient de l’influence ? Et pourquoi pas la France favorite du Concours Eurovision, tant qu’on y est ?
- A propos, y paraitrait à c’qui paraît que les pronostics vont bon train pour l’Euromachintruc, là…
- Forcément, à un mois du soixantième concours eurovision… Et comme toujours, les eurofolles apprécient la Suède (tu parles, c’est un mec bien gaulé qui roucoule une mièvrerie pas mal tournée), l’Israël (re-tu parles, encore un minet couinant un truc sans intérêt)… Les fans les voient même gagnants… Enfin, quand on sait que régulièrement, les gros favoris des eurofans se vautrent misérablement en finale, ou pire, ne dépassent même pas le stade de la demi-finale… je rigole doucement…
- Oh vous savez, moi, depuis que y a plus Isabelle Aubret ou Serge Lama, je regarde plus l’euromachin… Ya que de la pucelle en chaleur et en décolleté qui remue ses fesses et ses seins en plastoc pour des téléspectateurs qui s’en branlent dans tous les sens du terme puisque pour la majorité, leur fantasme ultime est de turluter le chypriote dans des ouaters, ou de se faire démonter par le slovène…
- Mais vous êtes vachement bien informée des mœurs de la Green Room, dites donc !
- Dites, je vais pas passer ma vie à écouter les âneries du Gouvernement… Je tiens à garder un pied dans la réalité quand même ! Quand vous esgourdez Najat Vallaud-Belkacem qui minaude que Dieudonné a fait énormément de mal dans la jeunesse, vous voulez pas avoir envie de lui balancer le porte-livre dans la tronche, non ?
- Du mal à la jeunesse, du mal dans la jeunesse…. Il est raciste, con et bas du bonnet, Dieudonné, pas pédophile, que je sache…
- Et vous croyez que c’est mieux, dans les tribunaux ? Une vraie pétaudière que j’y mettrai ni les pieds ni le reste ! Vous avez vu que Samy Nacéri est convoqué au tribunal pour consommation de cocaïne ?
- Oui, et bien ?
- Comme s’il pouvait pas se la sniffer tout seul tranquille chez lui, sa coke ! Il faut qu’il soit invité au Tribunal pour s’en faire une dizaine de rails… Ah ben bravo, elle est belle la justice !
- Il n’y a pas que la Justice, M'âme Jeanssen… La jeunesse aussi n’est pas mal… Il paraîtrait qu’à dix-sept ans, un jeune sur dix consomme régulièrement du cannabis… du shit, de l’herbe, du haschich…
- Mais ça leur fait pas de mal ça ! Ben ne me regardez pas avec des yeux à la Marifolle Touraine qu’on croirait qu’elle imite le lapinou buphtalmique sous ecstasy ! C’est rien d’autre que de la viande et des patates, le hachis…
- C’est ça… en rentrant ce soir, je vais me fumer un cannelloni bolognaise…
- Dites, on s’en fout de vos cochoncetés que vous faites…
- La cochonceté du moment, c’est la puante interview de Bachar El-Assad par le Playmobil de la Deux… Ça fait jaser dans les gazettes… Et la moumoutte en crin d’exciper de sa mission d’informer… Tu parles, il a voulu faire comme PPDA à Cuba…
- Dans le même temps, vu sa taille, Pujadas a forcément le cul bas…
- M'âme Jeanssen, je vais finir par croire que vous avez bu…
- Je ne bois jamais… En plus maintenant, avec la baisse du taux d’alcoolémie autorisée à 0,2, tu manges un Mon Chéri, tu perds ton permis…De toutes façons, j’m’en fous, j’ai pas le permis…
- Bah, vous avez une santé de fer, comme la reine Elisabeth II, qui fête aujourd’hui ses 89 ans et va bientôt fracasser le record de règne de 63 ans établi par la Reine Victoria…
- Ouais, ben c’est son fils qui claque du bec pour l’héritage :la vioque déquille pas vite… Mais vous avez raison, elle change pas…
- Ce n’est pas comme les frères Bogdanoff, qui lançaient sur TF1 le 21 avril 1979 « Temps X », le premier magazine entièrement consacré à la science-fiction, dans des tenues futuristes spécialement réalisés pour la circonstance et un décor évoquant un engin spatial, un vaisseau ionique de douzième génération à immersion hyperspatiale…
- Eh bé, chais pas ce qu’ils prenaient comme came, mais c’était de la forte !

lundi 20 avril 2015

Brèves du 20 Avril 2015

« Je ne fume pas, je ne bois pas… mais qu’est-ce que je peux sucer !... »

Ça, toutes les escaladeuses de braguettes du Bois de Boulogne, l’unanimité des dégorgeuses de poireau à béchamel intégrée de la Rue Saint-Denis, la totalité des pompeuses de santé du Boulevard de Clichy vous le diront : rien de mieux pour s’éclaircir la voix que de sucer…

… De sucer de la bonne sève de pin, bien évidemment ! Il n’est nullement dans mes intentions de me vautrer dès le lundi dans le stupre, la luxure, les draps froissés qui s’en souviennent, les râles venant du nirvana au moment de non-retour vers l’apogée de Vénus et Eros réunis, la cigarette après la giclette, et encore moins le sopalin après Penthouse, Gaypied ou la page gaines de printemps du catalogue des Trois Redoutes…

Surtout que la voix qui se voit éclaircie, évacuant les glaires, les imperfections, les minous dans la gorge, les glaviots bien gras et les fêlures, n’est pas la fête aujourd’hui…

La voix qui vous enchante un jour peut vous faire pleurer le lendemain, ou vous emplir d’une infinie tristesse à la simple idée que vous ne l’entendrez plus jamais en direct…

Je m’empresse de vous rassurer, Madame Jujube va bien, la jolie môme est tout nue sous son pull… Mais d’autres voix inoubliables ont cesser d’émettre de moduler des sons afin d’en faire des mots et des phrases… Définitivement…

Le grand ordonnateur a choisi, dans son stop ou encore, de dire « stop » à celle qui fut une des animatrices sur Radio Luxembourg de cette émission interactive. Anne-Marie Peysson s’est tue à l’âge de 79 ans… Voix irremplaçable de la station grand-ducale, Anne-Marie avait débuté à Télé-Marseille à la fin des années cinquante, puis avait officié en qualité de speakerine sur la première chaîne, avant de subir les foudres et les crises d’autorité de Minux durant le Palmarès des Chansons…

Elle sera aussi une des candidates luxembourgeoises régulières au Francophonissime… à une époque à être animatrice télé n’était pas exclusif d’une certaine culture… Anne-Marie Peysson s’en va… Par contre, Daniela Lumbroso, la seule animatrice à réussir à parler faux, Cyril Hanouna, la boulette de harissa survoltée et la mère Beaugrand, au style si particulier de foldingue au charisme de poulpe mort, sont en pleine forme…

En pleines formes, il l’était aussi, et l’on entendra plus siffler son train dans la nuit… Richard Anthony, qui ces dernières années était devenu Richard An-tonneau, est parti danser le twist ailleurs… Le père tranquille du twist, tant il était difficile de le faire remuer comme un shaker, même à l’époque, connut une carrière en dents de scie, à l’unisson de sa démesure, et de ses soucis fiscaux et de poids…

Richard Anthony, en tonneau, enterré… Et j’entends pisser le chien, j’entendrais pisser ce chien, toute la nuit…

Parfois, ce n’est pas un chien qu’on aimerait entendre pisser, mais un mérinos… Qu’on laisserait pisser tandis que le pays s’en va chaque jour davantage vers un avenir encore plus incertain que s’il n’était pas sur d’être certain de ne pas l’être…

Mais comment être détendu du gland lorsque justement l’autre gland nous fout les boules comme des ballons de basket-ball en allant exhiber sa teinture brou de noix, ses lunettes à 900 boules la monture et son costume tellement boudiné qu’il l’enfile avec un chaussepied sur Canal +…

Eh oui, Pépère cherche désespérément à séduire, ou à tout le moins à éviter de déplaire à la totalité des français, et se comment désormais dans des émissions réservées aux comiques de seconde zone, aux théâtreux qui puent du bec et schmouktent des pieds, aux écrivains ouzbèques à chemise de bucheron et cravate à raies, et aux prétendus chanteurs branchés, tellement branchés qu’ils ont effectivement mis les doigts dans la prise (à l’audition de leurs œuvres, on eût préféré que ce soit la main sur l’applique, « cloclo » style…).

Le prochain stade dans sa déchéance télévisuelle, c’est le journal régional de France 3 Limousin, ou le téléshopping d’IDF1 ? C’en est franchement désespérant de voir à quel point les media classiques n’en peuvent plus d’afficher le Culbuto de l’Elysée en prime-time, puisqu’à chaque fois, leurs audiences chutent de la même manière que le Boeing de Germanwings…

La Blondasse de TF1 refuse tout net qu’il vienne tous les dimanches lui disputer le titre de la coiffure la plus douteuse de tout le PAF ; les journalistes capillaires de la Deux (le Playmobil à moumoutte de crin et le bellâtre à perruque blonde qui se la pète à fond) refusent de le prendre au téléphone, et même Bourdin, qui n’est pas le cador des audience, hésite à lui concéder cinq minutes d’antenne…

Question contenu, c’st toujours le même vide sidéral sidérant… Il ne lâchera rien sur le chômage (effectivement, vu les résultats faramineux de ta politique catastrophique, t’as raison de t’agripper aux restes du radeau)… Il soutient la loi sur le renseignement (certainement pour se savoir où se cachent les emplois…°… Il promet une prime d’activité pour les jeunes (c’est ça, vu que les caisses sont vides, qui donc va financer cette incitation à ne rien foutre, mhh ?...)… Il promet des réformes jusqu’à la dernière minute de son quinquennat (personne ne rêve de lui faire jouer le rôle de Natasha Kampusch ?...)…

Heureusement, Monsieur Petites-Blagues était de sortie en affirmant que Marine Le Pen parlait comme un tract PCF des années 70… Ce qui évidemment à suscité la colère du premier secrétaire qui, hors de ses gonds, a exigé des Hollandouille des excuses publiques… Ben voyons, et moi, je veux un compte en Suisse bourré à craquer, un Bounty et l’intégrale de Desproges en 78-tours…

Une dernière pour la route, on nous annonce avec des trémolos de reconnaissance dans la voix que les tarifs du gaz vont baisser de 1,16 % à compter du 1er mai… Ben voyons, juste au moment ou l’on coupe le chauffage…

Et le 20 avril 1955, Le Lion de Sochaux présente au Salon de l’Automobile un nouveau modèle promis à une belle carrière, la 403. Dessinée par Pininfarina, la Peugeot 403 se déclinera en version berline, cabriolet, coupé, break, fourgonnette et pick-up. Spacieuse, confortable, relativement performante, la 403 se taillera un bon succès auprès des familles bourgeoises françaises…. Mais aussi auprès des taxis qui adopteront la version Diesel, et de la Maréchaussée…

vendredi 17 avril 2015

Brèves du 17 Avril 2015

« I am the voice in the wind and the pouring rain
« I am the voice of your hunger and pain
« I am the voice that always is calling you
« I am the voice, I will remain »

De sa voix diaphane et quasiment aussi enrouée qu’une portière de vieille quatrelle mal graissée et attaquée par la rouille, la tout aussi diaphane (euphémisme mondaine pour ne pas dire rouquine fadasse) Eimear Quinn (la bien nommée) réussissait le prodige de faire gagner pour la quatrième fois en cinq ans l’Irlande au Grand Concours Irlandovision de la Chanson… Ce Grand Prix 1996 devait heureusement faire un flop dans les hit-parades, notamment en France, le public en ayant largement soupé de toutes ces irlandaiseries vaguement celtiques qui depuis l’insupportable Riverdance nous martyrisaient consciencieusement les oreilles…

Je suis la voix… Je resterai…

Je resterai dans ton oreille comme un doux murmure, une chaude caresse, un sec reproche, un aveu déchirant ou un ordre abrutissant…Ou pire encore, comme une chanson de Calogero…

Je suis la voix… La voix que te chante, t’enchante, te charme, t’envoute, t’ensorcelle, te fait rêver, te fait bander, te fait jouir, te fait regretter d’avoir repeint les rideaux en crépi moucheté…

Je suis la voix du vent et de la pluie battante, la voix chaude comme un simoun chauffé à blanc, la voix glaciale comme un Frigidaire poussé à bloc ou Catherine Deneuve, la voix lance-flammes d’un Hitler de pacotille, la voix apaise-douleur, comme une triple épaisseur de Gaviscon dans votre œsophage en feu…

Je suis la voix de la faim et de la peine, la voix gourmande d’un chroniqueur gastronomique qui frétille des papilles au travers du micro… la voix alléchante qui résonne en votre for intérieur à la lecture d’un menu d’un gourbi multi-étoilé… la voix de glas sépulcral qui s’élève à l’oraison funèbre dans une église aussi gelée que vos pieds dans vos godasses et vos yeux baignés de larmes à la limite de la cristallisation…

Je suis la voix qui t’appellera toujours… la voix intérieure qui vous poussera à reprendre du plum-pudding aux noix de pécan caramélisées pour la troisième fois de la soirée… la voix melliflue qui vous incitera à prendre ce putain de bordel de pompe à cul de raccourci de mes deux qui vous fera perdre deux heures et la quantité d’essence nécessaire pour parcourir quarante kilomètres supplémentaires…

La voix qui vous titille les oreilles le matin, lorsque vos paupières sont aussi lourdes que des pachydermes obèses et que vous feriez n’importe quoi pour ne pas entendre l’abominable mécanisme sonneur qui glapit des nouvelles, des réclames ou des conneries (les dernières n’étant généralement que peu éloignées des deux premières)…

Les voix de radio ont cet avantage que vous avez tout loisir pour leur associer le physique qui vous sied… Egalement celui de vous suivre quasiment partout… De vous réveiller le matin, de vous border le soir en vous accompagnant paisiblement ou en vous flanquant un grand coup dans le derche vers les bras de Morphée…

Ce serait vain de faire ici l’inventaire des voix radiophoniques mythiques, et ce n’est pas un vendredi soir que je vais m’y coller, sous peine de vous coller un 43 fillette sur les contours charnus de votre meilleur profil…

Il en est une qui m’a quelque temps accompagné avant le dodo… Parce que son émission commençait au moment où j’éteignais la lumière… La voix de plus en plus rocailleuse de Macha Béranger résonne encore dans mes oreilles parfois, et c’est toujours ça de pris, parce qu’avoir sa binette dansant devant les yeux… c’est un coup à vouloir imiter Gilbert Montagné !

Je ne sais si j’aime toutes les voix féminines rauques, la voix de mêlécasse d’une chauffeuse de taxi aussi féminine que Steevy est le paradigme de la virilité et à la carrure de déménageuse est-allemande n’éveille pas particulièrement des trésors de libido… Pas plus que le filet suraigu d’une descendante de Laurence Badie ne me poussera à pratiquer des étreintes humides et prolongées avec mes rideaux…

Mais ce matin, elle était là… la voix… Inimitable, irremplaçable, immanquable… Atteinte par l’âge de sa propriétaire, évidemment, quelque peu pâteuse quand on devine le dentier qui veut se tailler des flûtes malgré la tartine de colle à dentier généreusement appliquée… Mais intacte dans la gouaille, la diction tranchée aiguisée comme des couperets, la concision…

Jujube était dans le poste ce matin… Avec quasiment la même voix juvénile qui chantait dans les caves enfumées de ce Saint Germain des Près d’après-guerre où il n’y avait pus d’après, selon ses confidences… Avec la même insolence effrontée qui lui faisait interpréter des couplets tels que « un monsieur aimait un jeune homme »… Avec la même légèreté friponne que lorsqu’elle gazouillait « un petit oiseau, un petit poisson »… Avec la même soudaine gravité nostalgique qui faisait résonner « le mal du temps »…

Jujube se vendait sur Inter pour sa tournée d’adieu… Et sa voix m’a scotché… La tonalité volontiers sépulcrale de Belphégor était là, quand elle causait avec une stupéfiante simplicité et néanmoins une acuité étonnante des soucis du moment… On devinait presque sa moue lippue de plaisir quand elle évoquait son trac fou sur scène, toute de noir vêtue tel un grand oiseau noir… On ressentait son respect, malgré ses 88 printemps, face à Brel, Brassens, Ferré, Gainsbourg…

Jujube est une interprète, une vraie, une comme on n’en fera plus… Zaz, avec sa gueule de crasseuse patentée et sa voix de crash-test au ralenti, peut toujours courir en nous échauffant les oreilles avec ses navrantes rengaines parisiennes… Ça mériterait d’être enfermée au Louvre, avec Jujube en Belphégor pour lui foutre la frousse… L’ennui, c’est qu’elle est capable de nous chier un album alors…

Alors… Respect, et félicitations pour votre voix, et le reste, Madame Juliette Gréco.

Et le 17 avril 1970, c’est le retour heureux de la très médiatisée mission lunaire Apollo 13, suite à l’explosion d’un réservoir d’oxygène, panne qui fut annoncée avec l'expression « Houston, we've had a problem » (en français, « Houston, on a eu un problème »), prononcée par Jack Swigert avec un calme fantastique. Le mot est vite entré dans la culture américaine, mais sera déformé, puisqu’il est surtout connu de nos jours sous la forme « Houston, we have a problem » (« Houston, on a un problème »). Dit par Jujube, je vous garantis qu’il n’y a plus de problème… 

jeudi 16 avril 2015

Brèves du 16 Avril 2015

Non, mais y connaît pas Empy, ce mec ! Moi, quand on me secoue trop les castagnettes, y a corrida ! Je veux bien faire la mignonne, admettre les décalages d’humeur pour cause de changement de lune ou de débilité profonde, essayer d’absorber le surplus de connerie qui déborde des fronts bornés et annonciateurs de trisomie 21 ; mais là, basta ! J’avertis plus, je mets plus en garde… Quand on m’en fait trop, je correctionne plus : je dynamite, je sulfate, je disperse, je ventile… Et si je suis dans un bon jour, je dis un pater noster pour le salut de son âme…

Si je tenais le mec qui un jour, m’a dit que nos clients étaient nos pires ennemis, j’avoue sans complexe que je lui en roulerais une bien profonde, et lui tresserais des couronnes de lauriers en chantant laudes et complies…

Non seulement il était repeint avec toute l’arrogance prétendue superbe de ces pieds-noirs qui une fois rapatriés se croient encore en plein bled et s’imaginent toujours commander comme naguère à Mohamed ou à Fatma, mais en plus une perfusion de mauvaise foi pur sucre coulait dans ses veines…

Je ne suis pas d’un naturel emporté avec les Clients, même si je les vois bien les tripes au vent, des bambous sous les ongles et flottant à la brise du soir la gueule fermement empalée sur des crocs de boucher tandis qu’ils déblatèrent leur salade sur leurs mioches, leur ex qu’est rien qu’une pourriture qui trempe sa nouille tout partout (en oubliant de dire qu’elles se font farcir la moule par tous les distributeurs de beurre persillé du canton), ou leur employeur qui évidemment est l’incarnation la plus parfaite des Thénardier revus par Zola…

Mais je confesse que là, on a frôlé l’incident, on a frisé de la tangente la déconvenue… Mais comme j’étais à court de chaux vive (et que pour ravoir des taches d’hémoglobine sur une veste en velours bleu marine, bonsoir !), j’ai jugé bon de rengainer les Winchester 22 Long Rifle à silencieux et ma salive qui allait tout prochainement lui proposer d’aller pratiquer un coït anal furtif et pas nécessairement consenti avec une personne appartenant au même sexe…

Comment ? Je ne suis pas professionnel ? Je ne respecterai qu’à la marge les piliers capitaux et pas toujours capiteux du serment de l’avocat ? Maaaaaaiiiiisss…. Je vous pisse à la raie sans toucher les bords, bande d’empêcheurs d’envoyer chier les clients casse-couilles en rond !

Si mes consœurs et confrères me lisent, ils seront bien d’accord avec moi : qui n’a jamais rêvé de voir son client passé par les Kalachnikov de concours et de banlieue marseillaise parce qu’il a l’idée saugrenue de vous appeler vingt-huit fois par jour pour connaître la position de son dossier (et rêvé de lui répondre « dans ton cul, connard ! »). Je dis pas que c’est pas injuste… Je dis juste que ça soulage !

D’accord, d’accord, vous pourrez me jeter à la figure tel un crachat de tuberculeux atteint de bronchite purulente ou un éjaculat de hardeur hongrois fortement membré en manque d’essorage de cannelloni à béchamel depuis trois mois, que je n’aime pas les gens… Attention, vous faites du Manuel Valls sans le savoir ! Le premier sinistre a en effet lâché dans un documentaire consacré à sa gloire interstellaire que l’Ex n’aimait pas les gens…

Soyons précis… Il n’aime pas les gens d’extraction modeste, qui n’ont pas de Rolex, de compte en banque rembourré comme une demi-douzaine de matelas en duvet d’eider, ni de passe-droit permanent au Fouquet’s… Sinon, il adore le monde, le petit !

Que Manu Chorizo se rassure, il n’est pas que Sarko qui n’aime pas les gens… Comme en témoigne hélas ces dizaines de tombes profanées au cimetière de Castres. Certes, ces rectangles de granit ne recouvrent que des caisses en bois verni renfermant des ossements en costume des dimanches, mais c’est d’une connerie affligeante de s’attaquer à ce genre de chose sans défense… Comme le disait encore l’autre jour M’âme Jeanssen en voyant passer la fille de la mercière qui à dix-sept ans s’était encore une fois fait bomber la guérite par un marloupin de bas-quartier, « la mère des cons est toujours enceinte »…

L’exception parfois confirme la règle, comme le démontre brillamment ce jeune parton de start-up américaine qui divise son salaire par quatorze pur assurer un salaire minimum annuel de 70.000 dollars à ses salariés… Quel est le patron qui, en France, aurait assez de couilles au cul (et j’entends les siennes, parce que parmi le patronat, y a pas mal d’enculés, virtuels ou effectifs) pour prendre une telle mesure ? Allez, je vous parie qu’on les recenserait sur l’ongle d’un seul doigt…

J’aime pas les gens ? Quand il s’agit d’immondes saligauds capables d’enlever et de zigouiller une petite fille de 9 ans, alors qu’ils sont sortis de prison récemment et qu’ils sont interdits de territoire, assurément ! Mais oui, la Garde d’Esso a raison de vouloir vider les prisons… ça risque fort de remplir les cimetières de petites victimes innocentes…

Une solution pour éviter que ces dérangés du bulbe ne profitent par trop pleinement de leur liberté retrouvée, le règlement de compte à la lyonnaise… Un joli bouchon lyonnais en plein dans la quenelle des repris de justices fraîchement sortis de taule, saupoudré d’une rafale de kalach’ des familles… Ah ça, dans le Rhône, on aime tirer un coup !

J’aime pas les gens ? Voire ! Quand ils se mettent à poil, j’adore ! Quand des élus du Doubs tombent la vestouze, le trousse-bouille, le futal, et le moule-chouquettes pour inciter à la prudence des automobilistes à l’entrée d’un village, on ne peut qu’applaudir… Pour les automobilistes qui penseraient se rincer l’œil, le principal est caché par des panneaux de signalisation… Bande de petits pervers !

Et finalement, je me demande si je ne suis pas un petit pervers moi-même… Pour prendre un malin plaisir à écouter de bon matin sur Inter la langue de bois de Sapin nous ululer que tout va très bien, que la France est le pays le plus meilleur des beaux et que les étrangers voudraient bien être français… je dois avoir des neurones qui font pas la connexion, c’est pas possible autrement !

Comme ce n’est pas grave pour une pétasse en vogue de poster sur Instagram une vidéo où tous les internautes ont cru la voir prendre de la cocaïne… Faute de mieux, Rihanna a apporté un démenti cinglant, dans un langage fleuri et poissonnier que n’aurait pas renié Nadine Morano au sommet de son art poétique… Ce n’est qu’un joint… Certainement le joint de culasse que Rihanna a dû péter…

Et nous, nous pétons un câble dès le 16 avril 1982, date à laquelle TF1 diffuse le premier épisode de la deuxième saison de Pause Café, désormais intitulé sobrement « Joëlle Mazart », dont le rôle titre est toujours interprétée par Véronique Jannot, qui a fait l’amour avec la mer avant de se payer une tranche de jambon… Quant à la chanson du générique « Ceux du parking », c’est Michèle Torr qui s’en charge… Quand je vous dis qu’il y a de quoi péter les câbles…

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mercredi 15 avril 2015

Brèves du 15 Avril 2015

« Les temps sont flous, les gens sont fous »…

Si les temps sont flous, c’est que vous avez besoin de lunettes, et si les gens sont fous, c’est qu’ils vont chez Affelou… mais oui, vous le savez, il est fou, Affelou ! Et pas folle, parce qu’avec les bombasses qu’il étend sur son matelas king size, j’en connais une bonne pelleté qui se tâchent le slip rien qu’en pensant aux carrosseries cabossées par le lunettier…

Il s’est quand même envoyé de la Coco-girl et du mannequin néerlandais, pépère… certes, question mannequin, aux Pays-Bas, on les confond généralement avec les meules de >Gouda… et quand on voit la tronche de Dave…

Mais je ne suis pas là pour vous raconter des horreurs, ni pour vous les montrer… juste, il faut bien le reconnaître, pour montrer du doigt avec la finesse et la délicatesse naturelle d’un trente-huit tonnes lancé à pleins ballons sur les pavés du nord un jour de fort verglas qui amorce un portefeuille dans une épingle à cheveux…

Je ne vous reparlerai pas des trumeaux que j’ai eu le déplaisir de croiser hier lors d’un trajet d’une quinzaine de minutes dans les rues de la ville… J’en ai encore un goût âcre dans l’arrière-bouche, un peu comme lorsque vous avaliez gamins une pleine cuillère à soupe d’huile de foie de morue…

Avec ces températures quasi-estivales, qui font remonter à la surface les panards crasseux, avec les ongles incrustées de noir, qui font émerger les dessous de bras velus qu’on croirait la cousine à Linda de Suza qui se serait tartiné les aisselles de rillettes périmées, qui dévoilent sans trop de peine des bides flasques gras et fleurant bon la malbouffe chronique, les petits déjeuners au Nutella sur jus de fuit trop sucré, les déjeuners graisseux au McDo et les soirées KFC XXL baignant dans le gras malsain et l’odeur de poulet industriel, on aurait tôt fait de vomir à tous les coins de rue si l‘on ne mettait en place une routine amortie qui permet de conserver votre bol alimentaire jusqu’à ce que vous le déféquiez avec la grâce naturelle d’une Nadine Morano en proie à une gastro aigue.

C’est simple, vous vous foutez en apnée dès que vous apercevez une forme humaine susceptible de schlinguer le suif, d’emboucaner la pisse et la merde, voire tout simplement de cocoter le tabac froid et le vin tiède… Comment croyez-vous que Morgan Bourc’his, Pierre Frolla et les autres reteneurs de respiration professionnels réussissent ces chronos de fadas ? En ayant l’odorat délicat !

En tous cas, mieux vaut ne pas avoir l’odorat délicat si l’on a envie de se plonger, tout habillé, en moulebite, à poil ou en combi néoprène mouleburnes, dans les futilités de l’actualité du jour, qui confirmera que, si les temps ne sont pas forcément très flous, les gens sont au contraire complètement frappadingues…

On s’en doutait depuis quelques années, depuis qu’on le savait vivant à l’hôtel, ou baroudant aux United-States avec une bombe anatomique, sacrifiant aux arts martiaux et au kama-sutra plus souvent que de raison, ou depuis qu’on avait écouté ses compositions habitées, parfois alambiquées mais toujours impeccables techniquement… Michel Polnareff est un peu perché… Las, il a viré vieux con avec cette assignation de Cetelem qui ne peut que ternir son image, et confirmer sa totale absence d’humour et de second degré… Il nous invite au Bal des Nazes… il sera pendu demain matin ?

On le savait depuis le 6 ami 2012, et depuis, on avait pris l’habitude de voir Pépère dépasser avec un bonheur inégaler toutes les bornes de la connerie politique et de l’amateurisme gouvernemental… On songeait qu’il nous les avait toutes faites, entre l’avion foudroyé pour aller lécher le bretzel à Encula Merkel, les containers de flotte de l’île de Sein, le coup des croissants rue du Cirque… Mais non ! Hollandouille est un inépuisable réservoir à conneries, un véritable tonneau des Danaïdes humain ! Il aurait acquiescé à la construction de plus de deux mille nouvelle mosquées en France… En ces moments où l’islam est mal vu à cause de ces connards d’enturbannés de Daesh…

Bon, reconnaissons que Flamby n’est pas un branleur, puisqu’il ne peut pas rester deux jours sans pondre une nouvelle bourde… Et puisqu’on parle de branleurs… je vous signale l’existence au Japon d’une émission télévisée où le candidat doit réussir à chanter une chanson tout en se faisant allègrement masturber par une accorte hôtesse… Non mais vous voyez ça en France ? Nagui qui secoue le rouleau de printemps de ses candidats dans « N’oubliez pas les paroles » ? Cyril Féraud qui aspire hors champ les spaghettis sulfateur de chantilly dans Slam ?

Les gens sont cons, ce n’est pas un scoop, je l’admets aisément… Surtout quand déboule Marie-Folle Touraine, le lapinou sous perfusion d’ecstasy genre Berliet plein phares, qui fait les gros yeux (l’enfance de l’art pour elle) et met en garde les toubibs qui se déconventionnent de remettre en cause le modèle social français…

Parlons-en du modèle social français, qui prend en charge les flopées de roumaines et de cas soc congénitaux à la CMU… Qui impose des soins annuels à une certaine catégorie d’assistés même si inutiles… Qui au contraire rechigne à lâcher plus de 10 euros pour des lunettes qui coutent la peau des fesses montée en abat-jour…

Et qui laisse au surplus se développer des types parfaitement siphonnés, à l’image de ce lyonnais de 35 ans qui photographiait les viols qu’il faisait subir à sa petite fille de quatre ans… Des trucs aussi abjects, aussi dégueulasses, ça me la coupe…. La sienne aussi, on devrait la lui couper…

Ce qui la coupe également, tel un grand rabbin syndicaliste, c’est ce blanchiment incroyable de Thierry Lepaon dans l’affaire des travaux couteux… Alors que tout le monde le donnait mouillé jusqu’à la dernière plume de sa belle et longue queue, une enquête inter à la CGT le déclare intégralement blanchi ! On savait que ce syndicat n’était pas un partisan échevelé de la transparence, mais là, dépenser du pognon pour arriver à cette conclusions minable, CGT l’argent par les fenêtres…

Les gens sont fous ? Mmmmmmm… pas si sur ! J’ai quand même pu relever deux exemples de lucidité assez flagrants. Le premier revient à Bernard Tapie. Nanard le sévèrement burné tire à boulets rouges sur le PSG qu’il estime léchant les doigts de pieds d’Ibrahimovic… Ah tiens ? Ils ont embauché Georges Tron ?

Deuxième éclair de lucidité pour benoît Hamon, dont l’encartement à gauche ne laissait pas entrevoir de facultés de clairvoyance aussi stupéfiantes : d’après une chaine d’info, il ne croit pas du tout à ce que Hollande soit au second tour en 2017… Bah, c’est pas de la lucidité, c’est du réalisme…

Et le 15 avril 1955, Ray Kroc ouvre le premier restaurant de la société McDonalds à Des Plaines dans la banlieue de Chicago (Illinois), copiant méticuleusement la recette des frères MacDonald, mais en poussant la rationalisation dans la fabrication des hamburgers : calibrage des ingrédients, rapidité, propreté et prix plus bas que la concurrence… Bref, la déferlante des tranches de merde entre deux éponges avait commencé…

 

mardi 14 avril 2015

Brèves du 14 Avril 2015

« Rien n’est plus beau que les mains d’une femme dans la farine… »

Ah quand même ! Ce petit taureau rose… Cette dodue saucisse de Toulouse… Il en avait dans le ciboulot, le Cloclo du Capitole… Quelle finesse exquise, quelle prétendue sensualité, quelle distinction feinte pour vous dire, Mesdames, que vous étiez d’infâmes trumeaux : en dehors de vos mimines trempées dans la Francine Gâteaux, vous êtes des boudins innommables, des truies repoussantes, des morues impêchables !

Avant que d’appeler le MLF avec le téléphone rouge, que de ululer comme Emmanuel Moire s’asseyant sur son pied de micro, ou de me vouer aux gémonies ainsi qu’aux fourches caudines des Samnites, je conseille à celles des femelles qui me lisent, ou tentent de le faire, d’essayer de réfléchir… Certes, ça va les changer, mais on ne saurait se contenter toujours de la routine quotidienne…

Si les mains des femmes sont pour Nougaro, ce qu’il y a de plus beau dans la farine, je ne saurais vous dire que le reste, trempé dans la farine et cuit à point dans une poêle avec de l’huile d’olive bien chaude, nous ferait des beignets de morue absolument divins… Avec ça, une salade de saison, fromages, café, pousse-café et rollmops, vous voila repus pour la journée…

N’oubliez jamais que la morue, à l’instar de sa cousine Germaine, Arlette, Josiane et Brenda, qui sont elles de la tribu des cagoles, est bourrative… Elle adore se faire bourrer… Par des maquereaux, bien évidemment, sachons rester dans le domaine maritime…

Je ne sais pas si c’est le temps printanier, les températures plus que clémentes qui vous filent des auréoles sous les bras, ou la pleine lune, mais l’on assista aujourd’hui à un déferlement de boudins sur pattes, à un tsunami de pétasses fagotées comme des mannequins en andouillettes de chez Olida, à une tripotée de pouffiasses intripotables…

J’ai dû tirer le gros lot car en quinze minutes de marche citadine, j’ai croisé tout ce que la poissonnerie française faisait de mieux en matière de thons… Et puis, même pas le thon presque mignon, la pétasse en cuissard léopard sur cuissots éléphantesques, tee-shirt moulant rose fluo et talons aiguilles en plastique imitation croco, non ! La morue intégrale, le boudin (même pas créole) définitif avec la cellulite qui déforme l’imprimé tigre du legging en lycra luisant, le boul version méthanier qui tangue tellement à chaque pas qu’il vous colle le mal de mer en cinq sec, les loloches sans soutif qui jouent à saute-mouton avec les replis du bide… Et le tout dans des vêtements qui s’ingénient à ne rien cacher de leurs formes, poussant une poussette d’où s’échappent des braillements de gamins mal torchés et morveux, et devisant avec la grâce d’un trente-huit tonnes dérapant sur les pavés du Nord un jour de fort verglas avec une pétasse amie qu’elle kiffait trop grave la dernière chanson de Kedji Girac que putain il trop beau de la mort qui tue qu’il me fout l’inondation dans la chatte…

Je propose officiellement à Manuel Valls et à Pépère Hollandouille de décerner la Grand-Croix de la Légion d’Honneur avec palme et fourragère aux inconscients qui non seulement baisent de tels tableaux (il faut bien comme disait le Grand Jacques que le corps exulte et que l’asperge balance la mousseline) mais qui en plus les fécondent… comme si on n’avait pas notre quota de débiles mentaux avec Marc Lévy, Frank Ribéry, Nabila et Nadine Morano…

Et pour passer définitivement pour un misogyne terminal, sachez mesdames qu’il ne sera question aujourd’hui que de mecs… ou prétendus tels ! Je vous propose une petite visite dans la galerie des andouilles patentées… Y a du monde, on se bouscule au portillon !

On causera de Manuel Valls, notre hilarant Premier Sinistre qui a toujours une rage de dents quand il cause dans le poste… Alors que l’on nous entretient matin, midi et soir sur la situation économique apocalyptique de la France, coco-beloeil ne trouve rien de mieux que de débloquer 810 millions d’euros pour moderniser les autoroutes et les voies rapides d’Ile de France… Peine perdue, il y aura toujours des accidents… Pourquoi ? Parce que nous avons des voitures de demain, conduites par des hommes d’aujourd’hui sur des routes d’hier…

On évoquera d’un mot le mot encore une fois malheureux d’Eric Cantona qui n’a jamais la langue dans sa poche, particulièrement lorsqu’il s’agit de lâcher une horreur qui va fâcher tout le monde… L’allumette qui a mis le feux à la poudrerie ? « Ce n’est pas l’Espagne qui a gagné le Mondial, c’est la Catalogne »… Lui, la prochaine foi qu’il passe la frontière au Perthus, il va s’offrir une corrida, et on va ressortir avec les oreilles et sa queue…

Et l’on poursuit allègrement dans notre galerie de crétins abonnés, avinés et certifiés, avec le grand frisé avec des lunettes noires… Soucieux de faire le buzz autour de son hypothétique album qu’on attend depuis au moins aussi longtemps que l’inversion de la courbe du chômage, c’st vous dire…, Michel Polnareff se décide à attaquer Cétélem à cause du sosie vaguement polnareffien de la pub, et réclame des sommes faramineuses… A moins d’être franchement myope, parfaitement aigri ou complètement con, il y a autant de ressemblance entre les deux qu’entre Romain Duris et un bon acteur, Zaz et une bonne chanteuse, Eric Zemmour et un vrai journaliste…

Pour rester dans la même ligne de modération, et de grands cerveaux nettement plus habités par la mite à fromage que par l’esprit de Schopenauer, des nouvelles de Dieudonné qui risque d’être expulsé du Théâtre de la Main d’Or… Oui, je sais que tout le monde s’en contrebranle le coquillard avec une moumoutte de Guy Lux enfarinée, mais de temps en temps, j’aime bien évoquer la mémoire des grands disparus médiatiques, de François Feldman à Ophélaïe Winter en passant par Michaël Vendetta et Moundir Deux Neurones…

Enfin, nous évoquerons la mémoire de deux chanteurs dont la destinée n’a pas été à proprement parler la même… Percy Sledge, qui a cassé son parapluie à l’âge de 73 ans, et qui restera à jamais l’interprète du slow langoureux spécial salade de langues « Whan a man loves a woman »… Et Ronnie Carroll, 80 balais aux fish and chips nouvelles, un irlandais du nord au sourire chevalin tout britannique qui avait représenté la perfide Albion à l’Eurovision en 1962 et 1963, finissant par deux fois à la quatrième position.

Et le 14 avril 1962, le Général nomme au poste de Premier Ministre Georges Pompidou, amoureux de littérature et de poésie, professeur agrégé de lettres, qui héritera rapidement du surnom mi-affectueux, mi-sarcastique de « Pompon ». Sarcastique ? N’oubliez pas que le Larousse définit le pompon comme un « ornement futile »… Ah il savait nous rouler dans la farine le Grand Charles… Et il ne faisait pas intervenir les mains de Tant Yvonne pour ce faire…

lundi 13 avril 2015

Brèves du 13 avril 2015

« Car tout change et tout casse et tout passe et tout lasse
Le désir, le plaisir se diluent dans l'espace »

Grâce au texte joliment troussé de Philippe Labro, notre Johnny Hallyday national enseignait en 1971 à sa « Jolie Sarah » la temporalité et la fugacité des sentiments amoureux… Pour une idole yéyé abonnée aux onomatopées twistesques à base de « Dadou ronron » et de « Papou canigou », aux cris post-orgasmiques d’un étalon terrassé par le poids d’un cheval mort, et aux paroles insouciantes qui conseillait dès 1960 d’aller se faire voir chez les grecs en chantant « Laisse les filles », c’était un dérapage contrôlé que seules les pointures osent se permettre… Un grand écart quoi…Un peu comme si, de nos jours, Emmanuel Moire chantait du Schopenauer, si Kenji GIrac, la gitane qui se fait fumer sans filtre, psalmodiait juste du Queneau ou si Christophe « Dingue dingue dingue » Maé couinait de l’Aragon…

Certes, je pourrais broder façon dentellière du Puy sur les chanteuses qui font flaquer les pétasses et raidir les follasses, mais celles-ci (les prétendues chanteuses) bénéficient de suffisamment de couverture médiatique pour que je ne me sente pas parfaitement obligé de leur en rajouter une couche… Celle qu’ils tiennent naturellement leur suffit amplement…

Tout change, tout passe, tout lasse… Et tout fane, si j’osais ajouter au texte hallydayien dont la finesse n’a certainement d’égale que les pages délicatement ourlées par Didier Barbelivien avec sa précision d’orfèvre et sa plume délicate comme un marteau-piqueur en pleine nuit dans une chambre d’écho…

J’en ai fait le constat auditivement douloureux et visuellement agressif ce weekend, ayant imprudemment glissé dans le lecteur DVD une galette de plastique fraîchement arrivée du Royaume-Uni… J’aurais tout aussi bien pu regarder Ruquier et son duo de perruches sur la Deux, ça m’aurait fait le même effet… Entre le brushing indompté du puant Caron, la dentition chevaline de la greluche et les glapissements du maître de céans… ça frôlait l’envie d’ouvrir le gaz de la cuisinière électrique…

Sérieux, l’émission anniversaire des soixante ans de l’Eurovision, ça mérite le sabordage… Ça fait saigner les tympans, et il est probable que la diffusion se limite au Royaume-Uni, parce que y a des téléspectateurs qui devenaient aveugles…

Déjà, on nous balance une scène arrangée à la va-vite et aussi multicolore qu’un char de perroquets daltoniens sponsorisés par Kodak Ektachrome à la Gay Pride, mais en plus, on nous flanque une paire de présentateurs dont la finesse, la grâce et le bon goût ne sont pas les vertus cardinales… Petra Mede, une grande saucisse suédoise à qui il semble impossible de parler à moins de 85 décibels, et Graham Norton, une irlandaise d’un mètre douze au garrot et langue de pute professionnelle qui semble avoir la tige encore bien verte, comme son pays d’origine…

Ensuite, on nous fait défiler les anciennes gloires du concours sur des plays-backs qui sonnent comme des orchestrations Bontempi… Et là, ça pique les yeux comme du wasabi sur une plaie à vif… Les Herrey’s, gagnants en 1984, de retour avec leurs grolles dorées trente ans et autant de kilos après, quasiment en apnée dans leurs gilets… Les Bobbysocks, liftées comme des ascenseurs dans un gratte-ciel, avec une Hanne Krogh qui n’arrive plus à sortir une seule note…

Et j’épargnerais presque Anne-Marie David qui a gardé un beau filet de voix… mais qui a forci avec l’âge et a commis la faute de goût de s’habiller en blanc… on aurait dit une andouillette farinée… Quant aux Brotherhood of man, il font la pub pour l’euthanasie…

Je rassure les fans bouleversés et anxieux des prestations de leurs divas, Dana International n’arrive toujours pas à sortir une note juste de son claquemerde, et s’est payé avec l’âge un arrière-train de trente-huit tonnes… Quant à Josiane Saucisse, elle est toujours aussi chichiteuse et vide dans ses propos…

La palme de la diva doit certainement revenir à Dima Bilan, la Sandie Shaw version 2008 qui a offert une prestation de folle tordue contorsionniste en proie à une colique intempestive… Couinements, œillades de gros beauf en manque de bite… Vite, vite, qu’il retourne se faire turluter chez Poutine, et qu’il ne franchisse plus jamais les frontières de l’Oural !

Tout change, certes, mais pas tout le temps, et l’on hallucine en lisant la nouvelle : un bébé d’un an abattu aux Etats-Unis par un garçon de trois ans…S’étant emparé d’un flingue qui trainait sur la table, il a sulfaté le bambin en pleine poire… Y a quand même d’autres moyens de se débarrasser de son petit frère… Moins salissants en tous cas…

Toujours aux Etats-Unis, la candidature d‘Hilary Clinton est désormais quasi-officielle… On peut critiquer les amerlocs sur bien des points, de leur passion absurde pour les armes à leur fascination pour des connards encagoulés de blanc du KKK, ils faut reconnaître qu’ils innovent… Premier Président black… et peut-être première présidente… Enfin, l’égalité sera acquise lorsqu’on aura élu à un poste de responsabilité suprême une femme aussi incompétente que les mecs l’ayant précédé…

Tout lasse ? Bah, faut voir… Conscient que l’exécutif est tellement au fond du trou que la fosse des Mariannes ressemble en comparaison à une flaque minable, le Tout Mou nous pond des confidences sur Manu Valls, le pétillant au regard de matador dévoré par une folie furieuse et une crise d’hémorroïdes aigue. Pépère nous balance que le Pétillant est « nerveux »… marrant, on ne s’en serait jamais douté… Et aussi qu’ils s’échangent un texto de nuit…. Ouh la la… ça va finir par un mariage casse-cul, ça ! On commence par un « bonsoir, dors bien » et ça finit par une défionçage en règle sur un sommier qui couine…

Tout casse… Surtout Günter Grass qui a cassé sa pipe à l’âge de 87 ans… Vous connaissez certainement ce prix Nobel de Littérature allemand… C’est lui qui a écrit « Le Tambour », dont on a fait une adaptation cinématographique avec un gamin qui a collé des nuitées de cauchemars à toute une génération avec ses yeux de batracien sous acide…

Tout lasse… surtout les rodomontades racistes de Neunœil de Montretout qui a décidé de jeter l’éponge pour les Régionales en PACA… Connaissant la légendaire hargne de pitbull sous Redbull du vioque, il ne doit vraiment pas être dans son assiette… Et la mère Philippot, toujours aussi salope et chafouine, qui salue une décision très sage, en se paluchant à deux mains tant le retrait du Vieux lui cause une gaule indescriptible…

Tout passe… Sauf la grosse tête proverbiale du serbe Novak Djokovic qui avoue, en toute modestie « jouer un tennis incroyable »… ça va les chevilles, coco ?

Et le 13 avril 1964, tout change, et là, pour le meilleur, puisque Sidney Poitier reçoit l’Oscar du Meilleur Acteur, devenant le premier noir à obtenir une telle récompense, pour le film de Ralf Nelson "Lilies of the Field" ("Le lys dans les champs"). Tant que ce n’est pas la plume dans le c…