vendredi 22 avril 2022

Brèves du 22 Avril 2022

- Achemeneu…

- Ben alors, ça va pas mon chou, vous ?

- Dites donc, Guy-Louis, on n’a pas gardé les phoques ensemble aux Bains-Douche…

- Rhooooo ! Mais qu’elle est mauvaise aujourd’hui la groniqueuse ! Vous avez bouffé un radis qui vous remonte ?

- Non, point du tout, mais vous, vous vous êtes abonné au concombre hier soir ?

- Qu’est-ce qui vous fait dire ça ?

- Vous marchez comme Donald Duck…

- Toujours classe, frais et délicat… un bonheur ! Remarquez que vous auriez pu vous aussi vous faire introduire un double décimètre dans le fondement avec doigté et délicatesse ainsi qu’une noisette de vaseline mercredi soir…

- Comment ça ?

- Vous voulez quand même pas que je vous fasse un dessin ou une leçon de travaux pratiques… Je disais juste comme ça que vous auriez pu risquer de vous faire mettre bien profond l’autre soir si vous avez regardé la tévé…

- Pourquoi ? Cyril Féraud offre une dégustation gratuite de son macaroni ?

- Alors vous, depuis que vous savez que la Fogiel est le seul phoque que BB ne peut pas encadrer et que Bern et Ferrand mouillent leur dessous cochons en écoutant les enregistrements des émissions historiques d’Alain Decaux, boum, crac, ça y est ! Tout le monde est de la jaquette flottante à la tévé et y’en a pas un qui n’embroche pas l’autre dans un recoin sombre ou dans un placard un peu spacieux…

- Loin de moi cette idée… On aime les femmes à la télé… j’en veux pour preuve les consoeurs à Catherine Lara ou à Valérie Damidot, la grosse lesbienne à salopette…

- N’empêche que l’autre soir, Gilles Bouleau et Léa Salamé ont joué pendant deux heures les plantes vertes muettes lors du fameux « Débadelentredeutours » Pauvres journalistes… Obligés de se fader plus de deux heures de verbiage creux sans une seule coupure publicitaire… Décidément, les deux blondes finalistes sont bien comme les acteurs de films porno… Comme ils n’ont rien à dire, ils le répètent…

- Vous êtes dur Guy-Louis…

- Vous croyez ? Vous n’avez pourtant pas touché… Ou alors, c’est mon trousseau de clés qui me fait comme une grosseur…

- Il va prendre son bromure, hein, sinon, c’est ma main dans la gueule…

- Oh, mais ne soyez pas violent, vous devenez violet, et vous avez une chemise jaune, ça va pas du tout ensemble….

- Que voulez-vous, quand je vois ce que j’entends et que je lis ce que je vois, à propos de la truie blonde, je sors de mes gonds comme la porte de l’huisserie…

- Mmmm, des métaphores leroy-merliniques, j’adore ! On va pas tarder à sortir les outils et se mettre à l’établi pour limer un grand coup…

- Si vous arrivez toujours à penser à la gaudriole après avoir évoqué Marine à la tévé, toujours aussi mauvaise débatteuse que Manu est bon enculeur de mouches, je vous paie des figues… enfin, pas la sienne, parce qu’elle a tellement dû flaquer de se voir invitée à nouveau dans le beau monde et le dernier carré des politocards dans la course à la Présidentielle qu’elle doit être complètement détrempée…

- Non mais franchement, Marine adoubée par les piliers de la politique… Vous me direz qu’elle est bien allée faire mumuse avec le siphonné du Kremlin, alors bon… Je savais qu’ils avaient mauvais goût les russkofs avec leurs zakouskis imbouffables et leurs starlettes refaites de pied en cap et maquillées comme des péripététiputes de soixante-quinze balais à même pas vingt-cinq ans… Mais c’est certainement parce qu’elle est toujours au moins autant souriante que Vlad’ et qu’elle tire toujours une gueule qu’on croit qu’elle imite Michel Sardou…

- Que voulez-vous Guy-Louis, il est à croire que l’atavisme familial est tenace et que plus elle tente de se détacher de Neunœil de Montretout, plus elle y ressemble physiquement…

- Ecoutez, ça me fera pas un deuxième trou…

- Surtout que le premier doit déjà être bien élargi…

- C’est ça, surnommez-moi le métropolitain tant qu’on y est… Je vous disais que ça me troue, parce que quand même, c’est pas si compliqué que ça de trouver des gens sympas… Regardez ce sondage qui, il y a quelques années avait désigné Jacques Chirac comme le plus sympa des Présidents de la République…

- C’est normal, jusqu’à la fin de sa vie il a été le seul à rigoler constamment… Surtout parce qu’il ne comprenait plus ce qu’on lui disait… Mais regardez les autres… VGE, ses diamants, son balai dans le cul et son chuintement de vieille chasse d’eau qui fuit… Antipathique et hautain… Le modèle réduit bourré de tics et amateur de chanteuses aphones, pareil ! il a développé des trésors d’ingéniosité pour se faire haïr !

- Et François Hollande alors ? Avec ses joues couperosées de frais, ses costumes qu’il fait tailler chez Prénatal et ses trempages de croissant avec une actrice sans succès, ça doit emballer, non ?

- François Hollande a été Président ? Allons, Guy-Louis, ça se saurait… Arrêtez de sniffer de la maïzena…

- Remarquez, c’est peut-être plus nocif que la cocaïne…

- Tiens donc ? Et qu’est-ce qui vous fait pencher sur la pente douteuse et savonneuse de cet avis particulier, Docteur Diafoirus de la Place des Vosges ?

- Ben, regardez le gros paquet d’Emmanuel Macron… enfin, je veux dire Manu Macaraon et son gros paquet de tics lors de ce funeste débat qui n’a servi qu’à faire ronfler dans les chaumières. Bon, mis à part ses poses de fausse actrice fatiguée et alanguie qu’on aurait dit Delphine Seyrig sous tranxène, il n’a pas arrêté de se tripoter le nez, le Président… Genre « elle me fait chier la bite, la blondasse porcine, je m’en referai bien un rail en passant »…

- Vous pensez que le Président était drogué ? J’aurais plutôt pensé que son regard alangui était plein de désirs refoulés pour Marine… Genre « putain, si t’avais vingt ans de plus, je t’en mettrais une cartouche sévère »…

- Ou alors, rien qu’à l’idée de devoir se troncher la Le Pen pendant deux plombes bien en face, avec sa trombine de nageuse est-allemande élevée aux stéroïdes sous perfusion, sa perruque blonde de travelo de chez Michou, sa moue de bouledogue constipé et son haleine à décoller le papier-peint, il s’est dit que soit il se faisait turlutter par Bouleau, soit il se repoudrait le blair… Et pis c’est pas si mauvais non plus, hein ! Si c’était pas bon, il snifferait juste de la colle..

- Vous, vous avez sniffé le stock de Cléopâtre, pas possible…

- Oh, je m’en souviens ! c’était tout blanc, un peu gélatineux, comme du…

- Oui, je vous vois venir ! Comme du sperme congelé ! A l’image de cette semence réfrigérée qui a été importée de Chine par avion pour inséminer un panda du zoo de Washington… Vous vous figurez le bordel ?

- Par avion, par avion…Ben évidemment, vous croyez tout de même pas qu’ils allaient arriver à pied de la Chine…

- Vous contrepétez ?

- M’en parlez pas ! Déjà qu’avec la vie affective que je mène, j’ai même plus le temps de péter, alors contrepéter… Ne me demandez pas l’impossible… Oh, écoutez, non franchement, j’en suis tout retourné !

- Eh ben au moins, la moitié du boulot est fait ! Gérard n’a plus qu’à vous tambouriner sauvagement… Vous pouvez y aller, ce soir, je vais monter le son en célébrant la mauvaise chanson de qualité, puisque le 22 avril 1978, au Concours Eurovision de la Chanson de Paris, la Norvège se paye un nouveau « zéro pointé » avec la chanson « Mil etter mil » interprétée par Jahn Teigen. Mécontent de l’orchestration retenue pour la finale parisienne du jamborée paneuropéen de la canzonetta moisie, le chanteur norvégien a apparemment saboté sa prestation par une tenue hétéroclite et une interprétation live totalement mémorable… Et a par-là gagné son rang de vedette eurovisuelle.


 

mardi 19 avril 2022

Brèves du 19 Avril 2022

 Méfiez-vous des blondes !

 

Sans doute aurez-vous oublié cette bien oubliable émission de télévision naguère diffusée sur la défunte Cinq, et animée par Amanda Lear, dont la blondeur n’est plus à démontrer désormais. Mais je me permets de vous renouveler cette mise en garde solennelle, à quelques jours d’un scrutin dont l’issue s’annonce incertaine, ou à tout le moins nettement moins évidente qu’il y a cinq ans de cela…

 

Méfiez-vous des blondes, car à vouloir les réduire à la portion congrue, ou au rôle de faire-valoir guère valorisant, elles pourraient vous jouer un tour de vache…

 

Bon, on en a déjà éliminé une qui faisait rien qu’a se plaindre d’avoir été photocopiée par le locataire actuel de l’Elysée… Et qui vient désormais chouiner comme une gosse de riches…

 

Mais si nous nous intéressions un moment à tous les recalés de ce grand barnum politique, avant la joute terminale de dimanche prochain et le débat d’entre-deux-tours qui promet d’être sanglant (bien que Manu vienne normalement avec le sien dans son moulebite)…

 

Les derniers seront les premiers avertit la Bible, et bien, Nathalie Arthaud sera la première ! On sentait dès le départ qu’elle y croyait moyen, la trotskiste qui a au surplus toutes les peines du monde à nous faire oublier l’irremplaçable Arlette Laguiller… Qui elle, avait un capital sympathie non négligeable…

 

Ensuite, avec un glorieux 0,77 %, Philippe Poutou, qui peine à rééditer les scores non négligeables du NPA à l’époque Besançenot… Décidément, les français ont horreur des copies, ersatz et autres photocopies pâlichonnes…

 

Elle titre moins que le livret A, un yaourt de régime ou un iPhone fatigué, avec ses 1,75 % qui signent la mort clinique du PS, ou de ce qu’il en restait après la branlée de Hamon en 2017. Notre Drame de Paris ne fera pas pour la France ce qu’elle a fait pour Paris, et c’est diablement heureux !

 

C’est quand même drôlement râlant de se revendiquer d’un parti qui a dirigé la France et de se voir recalée après deux peigneurs de girafe dont la postérité conservera seulement l’inamovible opportunisme de l’un et l’alcoolisme chronique de l’autre… Avec des moyens fait de bric et de broc, Jean Lassalle et son élocution à la Defferre les mauvais jours réussit à coiffer sur le poteau Nicolas Ducon-Gnangnan, qu’on a rangé dans le placard des inutiles jusqu’à la prochaine présidentielle, et Fabien Roussel, le seul coco encore en vie avec le démocrate nord-coréen…

 

Bon, on passera vite sur la destinée de Yannick Jadot, l’écolo bobo qui s’y croyait déjà mais se mange le manche du râteau à biner les topinambours bio en plafonnant à 4,63 %. Faut dire qu’avec un soutien de campagne de la carrure de Sandrine Rousseau, apôtre des hommes déconstruits, Yannick ne pouvait que se faire démonter dans les urnes…

 

Son résultat apocalyptique avait fait au soir du premier tour l’effet d’un Nagasaki électoral tant les instituts de sondage s’accordaient à lui octroyer un résultat plus honorable… Mais à force de jouer avec le feu et bramer à longueur d’interview que Manu lui avait piqué ses idées et qu’il fallait voter pour l’original, et à défaut d’avoir défendu un programme audible, Valérie Pécresse s’est mangé la barre des 5 % dans le râtelier, s’exposant à ce que ses frais de campagne ne lui soient pas remboursables. Et passée la sidération des 4,78 %, Valoche nous couine le SOS d’une terrienne en pécresse sans discontinuer…

 

Sivouplé, donné argent pour parti malade… Moi endettée cinq millions… Quelle petite joueuse, toute de même ! Elle chouine comme c’est plus permis pour cinq millions, alors que Kerviel s’en est mangé pour cinq milliards, et en a fait un bouquin…

 

Bon, Pécresse fait nettement la gueule, mais nettement moins que la face de fouine anémique, Monsieur Z., qui a pris une déculottée mémorable, qui lui fera sans doute passer le goût de jouer dans la cour des grands quand on professe des discours moisis et aux tonalités rappelant les heures glorieuses de Radio Vichy…

 

Quant au tiercé de tête, il était somme toute assez prévisible, mis à part les pourcentages, évidemment… El Chon avait tout pour plaire, avec sa verve et ses douze avatars qui glorifiaient le Che et des idéaux inatteignables... Même s'il est assez inattendu de voir un ancien socialo viré extrême-gauchiste représenter le renouveau de l’aile gauche de la politique française…

 

Quant aux deux qualifiés… Vous parlez d’un renouveau ! Deux blondes qui ont le même attrait pour le slip, deux blondes qui promettent monts, merveilles, veaux, vaches, cochons et couvées puisque de toute manière, on rasera gratis demain…

 

Marine Le Pen, que son staff et les médias s’emploient depuis plusieurs années à dédiaboliser pour la faire apparaître comme présentable, mais qui trainera toujours comme un boulet l’héritage paternel qui sent le gaz… Marine qui a intérêt à réviser ses fiches pour ne pas se planter lors du débat de demain soir… Marine qui évidemment nous fait miroiter des trucs avec l’argent qu’elle n’a pas, et qu’elle pourrait à la limite emprunter chez Poutine…

 

Manu Macron, qui veut se vendre comme décontracté du gland en apparaissant tout sourire et moumoutte pectorale au vent d’une chemise entrebaillée… Manu qui désormais a un bilan qu’il doit assumer, et défendre… Manu qui apparaissait comme l’homme providentiel il y a cinq ans mais qui désormais n’incarne plus qu’un rempart contre une certaine forme de dictature et d’intolérance… Manu qui ne risque de n’être réélu qu’en fonction d’un vote en réaction contre l’autre blonde…

 

Bref, Manu qui a intérêt de ne plus aligner les conneries tels un vulgaire François Hollande, sous peine de devoir le payer très cher dans les urnes d’ici quelques années…

 

Et le 19 avril 1980, à La Haye, l'Irlande gagne pour la seconde fois le Grand Prix du Concours Eurovision... Si Johnny Logan et son "What's another year" pleurnichard à souhait vont séduire le public, c'est le duo luxembourgeois, deux casseroles nommées Sophie et Magaly, qui va rester dans les mémoires des mioches de l’époque avec un titre insouciant et marrant, le fameux "Papa pingouin" que toute une génération de gamins ont fredonné... Et 42 ans après, il s'ennuie toujours sur la banquise...


 

vendredi 25 mars 2022

Brèves du 25 Mars 2022

 « And finally, the twelve points from Ukraine goes to… Russia ! »

 Ça fait partie des phrases fétiches que l’on aime à entendre et à réécouter, encore et encore, jusqu’à satiété auditive ou indigestion de nos esgourdes. A l’instar de « Passe-moi le beurre » pour les amateurs d’emboitements corporels par la porte arrière, de « Je vous demande de vous arrêter » pour les tringleurs infatigables qui ne condescendent à stopper leurs coups de boutoir effrénés que lorsque ça empeste le caoutchouc brûlé, de « Cass-toi pauv’ con » pour les amateurs des échantillons présidentiels à talonnettes, ou de « Je vous ai compris » pour les idolâtres de Mongénéral…

 

« Belgium, one point ! ». Voila une des phrases emblématiques qui font grimper aux rideaux les eurofans depuis la nuit des temps eurovisuels. Enfin, les vrais eurofans, les purs et durs, les fans « historiques » du Concours, ceux qui savent encore citer de mémoire le nom du candidat autrichien du Concours 1959, les choristes de la chanson monégasque de 1976, ou le chef d’orchestre de la chanson batave en 1971. Pas les hystériques tordues du falbalas eurovisuel qui ignorent tout du concours avant 1990 et ne savent pas grand-chose depuis, qui utilisent le concours comme défouloir de ses pulsions refoulées et profitent pour transformer la Semaine Sainte en un baisodrome géant avec en point d’orgue la Big Night pour reposer leurs fessiers dangereusement échauffés et éhontément dilatés…

 

Une situation qui risque d’évoluer grandement cette année, puisque l’UER ferme brusquement le robinet à accréditations ; laissant désormais le champ libre aux véritables journalistes de couvrir le Concours comme il se doit. Ah ! ça doit couiner sévère chez les eurofolles qui espéraient un passe-droit plus ou moins bidon pour aller se faire tambouriner le couloir à Bounty à moindre coût ! Mais à trop jouer avec le feu, on se crame les poils du cul et on ne récolte que ce que l’on a semé depuis des décennies…

 

Ah ! L’attente fiévreuse de l’annonce des douze points ! Et la douche froide tendance écossaise pur sucre quand Chypre donnait invariablement sa note maximale à la Grèce, qui lui retournait la faveur, ou quand les pays scandinaves s’échangeaient les notes élevées…

 

Rassurez-vous, vous, les vrais eurofans, ceux qui ont connu l’époque pré-Internet, où les chansons n’étaient connues que le soir même du Concours, où l’on scrutait avidement le Télé 7 Jours hebdomadaire pour savoir qui représenterait la France : cette fière annonce qui débute l’introduction liminaire des prémices du commencement débutatoire de cette chronique, vous ne l’entendrez certainement pas cette année !

 

Les autorités eurovisuelles ont en effet interdit à la Russie toute participation effective au Concours de Turin. A moins d’un bien hypothétique cessez-le-feu entre qui vous savez, ce qui semble inenvisageable au vu des relations détestables entre les deux pays, la Russie ne participera pas…

 

Et contrairement à ce que certains peuvent d’ores et déjà laisser penser, ce n’est en aucun cas un « soulagement ». Un « soulagement » pour qui d’ailleurs ? Une poignée de fans autobombardés grands manitous omniscients de la chose eurovisuelle mais au QI eurovision quasi-négatif ? Allons, m’sieurs-dames ! Soyons sérieux ! Posez quelques instants votre string fluo, votre brouette de capotes et de lubrifiant, et tentez de penser… Vous verrez, ça peut vous remplir la tête à peu de frais…

 

Le Concours Eurovision est une compétition pacifique de chansons, pas un creuset expérimental des tensions politiques internationales. Le Concours n’a jamais officiellement fait état de politique et n’a pas vocation à le faire. Alors, le prochain illuminé eurofanique que je surprends à se prétendre soulagé du retrait de fait de la Russie, je l’envoie illico en stage rédempteur dans un couvent moldoslovaque de bonnes sœurs nymphomanes…

 

Ça lui ouvrira peut-être des horizons…

 

Quant à elle, son horizon ne s’est jamais réellement débouché, et c’est avec la largeur de vue panoramique d’une meurtrière encombrée, ainsi que la régularité parfaitement huilée d’un coucou suisse, que Sandrine Rousseau nous pond des âneries tellement hénaurmes qu’elles auraient peine à se faufiler sous l’Arc de Triomphe même avec un jerrycan de vaseline surfine… L’épouse de l’Homme Déconstruit (a.k.a. « Meccano Man ») défend en effet l'instauration d'un « délit de non partage des tâches domestiques », parce que « le privé est politique »… Je propose humblement à Sardine Ruisseau de tester le concept dans le 9-3 pour voir si c'est viable partout en France…

 

Et j’ose à peine évoquer le cas des autres condidates à l’Erection Présidentielle, tant c’est parfois malséant de se moquer aussi facilement… Notre Drame de Paris se fait oublier, puisqu’à force de maestria, la candidate socialiste va réussir à inventer les sondages négatifs. Le PS pourra s’enorgueillir d’avoir une candidate qui titre moins de pourcentage qu’un yaourt de régime…

 

Quant au cas Pécresse, elle a été testée positive au Covid-19, preuve qu’elle sait positiver, entre deux soliloques de cassage de sucre sur le dos de Macron. « Préférez l’original à la copie » serine-t-elle pour tenter d’attirer les votes sur sa personne… Quitte à choisir entre deux blondes, autant choisir la moins gonflante, et celle qui sait surnager dans un débat télévisé. Valoche s’est en effet fait mettre minable chez Baba, la pelle à merde de l’audiovisuel pour décérébrés congénitaux, face à Marion Maréchal, la peste blonde, et à Adrien Quattennens, l’imbuvable rouquin affidé à Méchancon…

 

D’une manière générale, la campagne présidentielle passionne fort peu les foules, vu que les sondages assurent d’ores et déjà d’un remake de 2017, avec un boxon final entre Manu et Marine. Faut dire que le contexte international aide peu.

 

Le conflit russo-ukrainien monopolise les chaînes info télévisées et les stations de radio, qui rivalisent d’inventivité anxiogène pour vous flanquer le trouille en instaurant un climat de futur conflit généralisé. C’est à qui aura les images de la dernière frappe sur des bâtiments civils avec gros plan sur les victimes, c’est à qui nous offrira un direct depuis Lviv ou une autre ville endeuillée avec les bruits d’explosions en arrière-plan. Le reste de l’actualité passe au second voire troisième plan…

 

Ainsi, on a à peine évoqué les décès de Michel Le Royer, blond minet qui a fait battre le cœur de nos mères et grand-mères dans les années 60 avec ses rôles en costume dans des séries télévisées à succès ; et guère plus celui de Dominique Paturel, qui fut entre autres, l’inoubliable voix française de l’ignoble JR de Dallas.

 

On a fait un peu plus de cas de la disparition soudaine de Jean-Pierre Pernaut, l’apéritif anisé préféré des français au 13 Heures de TF1 pendant plus de trente ans, convertissant après le départ de l’inclassable Mourousi le journal télévisé de la mi-journée en un catalogue suranné de vieux métiers oubliés des provinces lointaines, hésitant entre le dernier sabotier patoisant de l’Auvergne septentrionale et le bistourneur de taureaux à mains nues, qui exerce encore dans un recoin paumé de Camargue… JPP aurait ouvert son journal avec quelques mesures de « Maréchal nous voilà » en prime qu’il aurait fait exploser les chiffres d’audience…

 

Heureusement qu’Yvan Colonna s’est fait maraver la trombine en prison et qu’il est décédé voici quelques jours pour pimenter quelques peu cette actualité nécrologique qui aurait envoyé au nirvana la Mère Lachaise, l’impérissable Jean-Claude Brialy, affolé du goupillon notoire. Quelques mandales carcérales et voilà que Darmanin promet sans plus tarder l’autonomie à la Corse. Qu’un élu haut placé de l’Île de Beauté se fasse dessouder, et le Sinistre de l’Intérieur décrète sous huitaine leur indépendance avec palmes et fourragère.

 

Certes, on est en période électorale, mais faut pas déconner tout de même. Si regrettable et si condamnable que soit l’agression fatale d’Yvan Colonna, il convient de rappeler qu’il est l’assassin d’un Préfet…

 

Parlons encore un instant de la course à l’Elysée, que Manu semble assurer de remporter haut la main, surtout depuis qu’il a enfilé un sweat à capuche histoire de singer bien piètrement le Président ukrainien et ses tee-shirts militaires moule-tétons, pour déplorer le retrait de la candidature de Christiane Taubira, faute de parrainages suffisants. Quoi qu’on puisse penser de la Tata des tatas, l’ex-Garde d’Esso aurait eu plus de gueule et de prestance que la fadasse parisianniste Hidalgo, encore plus perchée que l’ancienne flèche de Notre Dame de Paris.

 

Question haute opinion de soi-même, Eric Zemmour se pose là, également. Non content de se sentir le cul merdeux suite à son ostensible soutien à Poutine voilà quelque temps, le candidat du vert-de-gris a carrément promis la création d’un Ministère de la Re-migration en cas de victoire… S’il ne finit pas ses futurs meetings en imper mastic façon Gestapo ou en grand uniforme de la Wehrmacht, l’homme a tête de fouine déshydratée fredonnera sans doute « Lili Marleen » en version originale…

 

Dieu merci, les français s’aperçoivent de sa vraie nature, et de sa réelle dangerosité, puisqu’il dégringole dans les sondages, ce dont on ne sera pas à même de se plaindre démesurément…

 

Surtout que nous sommes à l’orée de choix déchirants…

 

Tu veux ou tu veux pas ? Thé ou café ? Beatles ou Stones ? Caleçon ou moulebite ? Voile ou vapeur ? Les Concons à Cancun ou les Andouilles de la Téléréalité ? Wagner ou Obispo ? Vaseline ou gravier ? Levrette ou missionnaire ? Sucette à cancer ou e-cigarette ? Incapables de gauche ou incompétents de droite ?

 

Ô incertitude ! Ô dilemme cornélien à l’heure du choix présidentiel ! N’ai-je donc tant vécu que pour cette indécision, et ne vais-je hésiter dans l’exigu isoloir, que pour voir en un jour flétrir tant de promesses ?

 

Dimanche 10 avril au soir, la messe sera dite, et chacun s’en ira, le cœur content ou lourd, retrouver ses activités habituelles ou se préparer à de nouvelles promesses non-tenues… Juste un dimanche après la victoire au premier tour, victoire que les vainqueurs ont au cœur et les vaincus dans le c..

 

Et nos amis journalistes et présentateurs télé iront enfin soigner leur tendinite fulgurante du poignet… Ben voui, à force de se branler avec la force du désespoir sur la percée du RN (on croirait qu’ils évoquent un bouton de fièvre…), sur la claque assez improbable à la majorité en place, sur les scores décevants de certains outsiders (tellement prévisibles que les scènes de cul dans un film de boules seraient surprenantes), ou sur un relatif retour en grâce de l’opposition…

 

Et l’on pourra enfin dormir du sommeil du juste (mais une heure de moins puisqu’on aura changé d’heure entre temps) sans qu’on vienne nous casser les pompes avec les pronostics présidentiels…

 

Mais pour le moment, on doit se contenter de se faire consciencieusement briser les coucougnettes par toute cette mascarade électorale, les réserves ADN bien au chaud dans notre mouleburnes « couilles croisées » de Playtex Mâle…

 

C’est ça, ou l’Ukraine, alors entre deux maux…

 

Et le 25 mars 1972, à Edimbourg, la finale du Concours Eurovision de la Chanson voit triompher le Luxembourg avec la chanson « Après toi », défendue par Vicky Léandros, artiste grecque de naissance faisant carrière en Allemagne et défendant en français le Grand-Duché... L’Europe musicale à elle seule ! Les chances est-allemandes étaient quant à elles fort bien défendues par Mary Roos, qui interprétait un morceau de pur schlager « Nur die Liebe läßt uns leben », seul l’amour nous fait vivre… Rien n’est moins sur de nos jours, surtout à Kiev ou à Marioupol…


 

vendredi 11 février 2022

Brèves du 11 février 2022

 « Pour un prisonnier que l’on condamne,
« Un homme sort de prison
« Pour la rose rouge qui se fane
« Une autre fait des boutons… »
 
L’inépuisable réservoir de rengaines rococos, ariettes démodées, chansonnettes mal fagotées et autres bluettes compassées que représente le catalogue musical du Concours Eurovision de la Chanson colle d’une manière particulièrement remarquable à la futile actualité française !
 
J’en veux pour preuve ultime le texte de l’immarcescible « Pour un train qui part », qui s’échoua aux demi-finales des éliminatoires français pour le Grand Prix 1978. J’aurais tout aussi bien pu vous causer physique amusante avec la théorie des vases communicants, vu que, pour l’un comme pour l’autre, il est question de liquide, plus ou moins grossièrement détourné de ses finalités premières par des subterfuges plus ou moins avouables.
 
L’homme qui sort de prison, c’est Claude Guéant, dont la demande de mise en liberté a été acceptée par la Justice et qui est sorti mercredi dernier, tout pimpant, enfin autant que puisse l’être un politocard de son âge…
 
Le prisonnier que l’on condamne, c’est l’irremplaçable et impayable (vu ce qu’il blanchissait comme pognon, ses tarifs étaient proprement inabordables) Patrick Balkany. Le Thénardier du 9-2 a vu révoquée sa liberté sous bracelet électronique, après plus d’une centaine de violations. Et ce, malgré des obligations somme toute assez légères.
 
Son avocat aura eu beau plaider la mauvaise santé de Patoune, la Justice a estimé qu’il s’en referait une en y retournant… En compagnie de sa chère et tendre qui, fidèle à ses habitudes, a fait une énième tentative de suicide à l’énoncé de la révocation.
 
Tentative heureusement pas trop grave (elle a dû avaler une boite de laxatifs, ce qui lui a valu de définitivement saloper les tapis de son manoir de Giverny), puisqu’elle a trouvé la force de décocher un tweet assassin à Valérie Pécresse, qui avait encore une fois largement ouvert son robinet à conneries en affirmant que le Royaume-Uni était dans la panade depuis leur sortie de l’euro…
 
Ah ! Valoche ! On voit bien qu’elle a assidûment fréquenté Nadine Morano, pour arriver à débiter autant d’âneries à la minute, avec l’imperturbable fréquence d’une horlogerie de précision… Ou alors, après avoir ressorti le funeste Kärcher sarkozyen, elle a fait un essai en se nettoyant les esgourdes… Manque de bol, le cerveau est parti au rinçage…
 
Rincés, nos impétrants à l’élection présidentielle dont les sondages ressemblent de plus en plus à des fouilles au fin fond de la fosse des Mariannes… Si l’on jette un voile pudique sur les 2% d’intentions de vote octroyés à Jean Lassalle (qui correspondent visiblement au pourcentage d’alcooliques chroniques hexagonaux), mais aussi sur les 3,5 % récoltés par Christiane Taubira (plus ou moins la frange de population ravie du mariage pour tous imposé par la Tata des tatas), qui par ailleurs arrive péniblement à cinquante parrainages, il serait impudique de ne pas parler de Notre Drame de Paris…
 
Décidément, la Gauche (ou ce qu’il en reste), ce vaste territoire qui balaye large, d’Alain Krivine à Manu Valls (oui, malgré sa politique dite de droite mais très gauche, il fut contraint de s’afficher socialo), en passant par d’inénarrables comiques tel le duo de perruches Georges Séguy et Edmond Maire, et l’irremplaçable Georges Scandââl’ Marchais, passe par des moments difficiles…
 
Anne Hidalgo est en effet généreusement créditée de 1,5 % d’intentions de vote, ce qui représentera sans plus trop de doutes désormais la plus cuisante déculottée des socialistes à une présidentielle… Elle serait bien inspirée de changer la devise de Paris en « Mergitur nec fluctuat », la spéléologue de la course à l’Elysée…
 
Si d’autres coulent irrémédiablement, d’autres surnagent dans leur marigot nidoreux de leur pensée miasmatique…Monsieur Z. était l’invité de la matinale de Radio Gaucho lundi dernier, dans le cadre du grand barnum de l’émission « Un candidat face au 7-9 », et le moins qu’on puisse dire est que l’infatué polémiste n’a pas été radin de ses saillies nauséabondes. Pendant plus d’une heure, ça empestait Vichy, le vert-de-gris et Radio Courtoisie sur fond de « Ah ! le joyeux temps de la Kommandantur »…  Même le Führer l’aurait trouvé dangereusement à l’extrême-droite, c’est dire… On a même dû faire un ballon d’oxygène à Léa Salamé et à Nicolas Demorand après la diffusion, avec musicothérapie de la discographie complète des gauchos de la chanson française…
 
Pendant ce temps, notre Président pas encore candidat est allé faire mumuse chez le démocrate de l’Oural, pour entamer avec lui un dialogue musclé dixit le Ministre des Affaires Etrangères, à base de monologue sur la situation en Ukraine pendant trois plombes (un demi-concert de Guy Béart). Autant vous dire que le souriant Président à vie du Kremlin s’est marré intérieurement, tant il tient Macron en haute estime. Rien que la disposition de la table de l’entretien signifiait éhontément le cas qu’il faisait du rigolo français, le désopilant Poutine…
 
Une table blanche de quinze mètres de long, qui interdisait à Vladimir d’entendre un traître mot du verbiage macronien. De toutes manières, comme il s’en contrecogne le coquillard sous-jacent à favouille orbiculaire monté sur brémouzard monobranche avec une demi-patte enfarinée de schmilblick véritable fossilisé dans les boues rouges des calanques marseillaises… On s’attendait presque à voir jaillir Madame Pliz et sa légendaire glissade publicitaire. Et c’est tant mieux parce que Manu fera pas ça tous les jours !
 
Et tous les jours, on tente de lever dans notre vaillante presse quotidienne régionale un lièvre pour booster les ventes et maximiser les vues afin de faire le buzz sur les réseaux sociaux. Dernière cible en date, notre Garde des Sceaux, qui aurait pu s’acheter une Maserati à plus de 90.000 € à Monaco après un mystérieux virement émanant d’une société pour laquelle il n’aurait jamais travaillé…
 
Le massif de la Place Vendôme a été conseillé par Balkany, visiblement… Tenant les dimensions du locataire de la Chancellerie, on a dû lui offrir en prime un chausse-pied et un bidon de vaseline pour qu’il arriver à se carrer dans le bolide. D’accord, ce sont les cordonniers les plus mal chaussés, mais tout de même, pour un chantre de la Justice, ça la fout mal, non ?
 
Puisqu’on en est à causer Justice et joyeusetés des heures perdues à assister des justiciables en garde-à-vue, saluons l’initiative de cette boulangerie toulousaine qui a lancé un sandwich « Garde à vue », à l’avocat et au poulet, un mélange détonant qui ne fait pas toujours bon ménage… Question clin d’œil lourdingue, on a fait mieux depuis le dernier bide de Kev Adams sur scène…
 
Et question bide, voici venir le convoi de la liberté version franchouillarde, des Gilets Jaunes reconvertis qui convergent sur Paris afin de tout bloquer, « pour retrouver leur liberté » et manifester contre le prix du carburant. Cramer des réservoirs entiers d’essence pour monter sur Paris et protester contre l’augmentation du gas-oil, voila qui est intelligent et finement raisonné… Ou comment aller encore plus profond dans la connerie humaine…
 
Puisqu’on est bien décidé à aller au plus profond, saluons nos amis marocains qui ont essayé de nous faire un remake de l’agonie de la petite Omayra avec le jeune Rayan, prisonnier d’un puits et dont on a suivi avec une délectation morbide la progression du sauvetage hélas raté. Ils auraient dû appeler Anne Hidalgo à la rescousse ; elle a tellement l’habitude de creuser profond dans les sondages qu’elle nous aurait sauvé le soldat Rayan en deux coups de pelleteuse…
 
A aller au fond des choses, appesantissons-nous un instant sur le Concours Eurovision 2022, où les coulisses bruissent sempiternellement de messieurs vigoureux qui aiment aller tout au fond des choses en rentrant, parfois frénétiquement, dans le vif du sujet. On découvre au fur et à mesure les titres retenus pour espérer succéder aux italiens de Måneskin en mai prochain.
 
Et la tâche sera ardue, tant le niveau est jusqu’à présent lamentablement médiocre. Je ne vous parle pas du candidat israélien, Michael Ben-David, directement issu de la dernière Gay Pride de Tel-Aviv, avec un titre facilement oubliable ; et encore moins du duo autrichien, improbable croisement entre un ersatz amaigri de Gjon’s tears et une réincarnation de Zora la rousse.
 
Mais je ne peux faire l’impasse sur le duo italien, fraîchement couronné par le Festival de San Remo, et qui aura l’irréalisable tâche de réussir la passe de deux pour la Botte. Vous connaissez déjà Mahmood, l’égyptien qui adore se carrer des pyramides dans le fondement et qui avait déjà ramené une médaille d’argent du Concours Eurovision 2019, et vous apprendrez à connaître, si vos penchants affectifs vous font aimer les concombres et les merguez à purée, Blanco, un inverti pur-sucre.
 
Ils interprèteront « Brividi », « Frissons », une ballade sirupeuse qui n’en donne pas, exécutée, le mot n’est pas usurpé, avec la conviction d’un calamar lobotomisé, et qui fait mouiller toute la fanosphère des foldingues du falbala de la chose eurovisuelle. Quand on sait ce donnent en termes de résultats les méga-favoris avant concours, on prédit aisément qu’on ne retournera pas en Italie pour le Concours Eurovision 2023…
 
Nous le savons, et pas seulement à la lanoline qui permet à ma peau de conserver sa douceur de bébé Cadum, les foldingues du falbala de la chose eurovisuelle se portent beaucoup ces derniers temps, enfin, il serait plus judicieux de dire qu’ils s’enfilent… Entre eux bien souvent, et c’est heureux, parce que vous faire tambouriner la porte arrière jusqu’aux amygdales en chantant « Man gewöhnt sich so schnell an das schöne » (chanson teutonne du Concours 1964) sans vous retrouver avec coquette de la taille d’un cheveu d’ange, je n’en connais pas suffisamment place des Vosges et alentours qui seraient capables de relever le défi…
 
Et d’ailleurs, cette chanson teutonne, qui porte l’un des titres les plus longs jamais utilisés au Concours, toujours difficile à s’enquiller pour les eurofans, experts pourtant rompus à la pratique du double-décimètre d’appendice antérieur impair médian dans les tréfonds du couloir à Bounty, résonne aujourd’hui d’un ton lugubre. En effet, son interprète, Nora Nova, vient de partir sans espoir de retour vers le Walhalla eurovisuel, à l’âge respectable de 93 ans. Espérons que là-haut, elle saura, comme elle le chantait, s’habituer si vite au belles choses…
 
De belles choses, je doute fort qu’on en entende lors de la sélection française pour l’Eurovision, le funeste « Eurovision France, c’est vous qui décidez » que France 2 a décidé de reconduire après l’inespéré résultat de la Betty Mars 2.0 l’an dernier. Les douze chansons seront révélées au public ébahi le 16 février prochain, et nul doute qu’il va falloir se fader une bonne dizaine de resucées moins talentueuses, si faire se peut, de « Voilà », gueulées par des chanteuses dont la finesse et la justesse de ton n’est pas la qualité première… On n’est évidemment pas à l’abri d’une bonne surprise, mais on sait ce qu’il advient des bonnes chansons à potentiel eurovisuel et commercial lors des sélections françaises…
 
Et au rayon de la mémoire, je vous propose la date du 11 février 1961, date de la première diffusion en France de la série américaine « Aventures dans les îles », immense succès dans l’hexagone, narrant les aventures romanesques et policières d'Armand Troy, vétéran de la guerre de Corée ayant décidé de rester dans le Pacifique après le conflit. Propriétaire d'une goélette (le Tiki), il gagne sa vie en transportant passagers et marchandises dans les îles du Pacifique Sud. Outre ses péripéties maritimes, le capitaine Troy est réputé pour ses nombreuses conquêtes féminines ... Gardner Mac Kay, le capitaine Troy, fut d’ailleurs l’invité d’honneur de la RTF en 1963, provoquant des émeutes et faisant mouiller des quantités industrielles de petites culottes féminines…
 
Pour la rose rouge qui se fane, une autre fait des boutons… De boutons de culotte, visiblement…