« Oui, toi et moi, nous vivrons d'amour
« On a le droit de s'aimer toujours
« On a le droit de croire à l'amour
« Nous deux, jusqu'au dernier jour… »
Je sais, je m’étais promis aujourd’hui de ne pas verser, telle une casserole de lait entier qui bout, dans les fadaises émétiques, les cuculapralinades sirupeuses et les mièvreries abêtissantes sur fond de couineries écœurantes roucoulophoniques d’un crooner décrépi qui n’a plus de raide que le crin de sa moumoutte mal collée…
Mais vu que je m’étais également promis de perdre du poids et d’arrêter de fumer, et qu’à ce jour, je bouffe toujours autant et que je me délecte encore de tirer à satiété sur un truc long et rigide…
Alors, je cède… je cède à l’ambiance de ra-gnagnagna romantique à base de déclarations enflammées surtout si l’on a un Zippo à proximité ; de bouquets de fleurs qui coûtent la peau des fesses montées en abat-jour et qui seront fanées dès demain ; de cadeaux inutiles et généralement d’un goût aussi raffiné qu’une demi-couille d’évêque dans une bisque de homard, dont le prix hors taxes pourrait servir à nourrir la moitié de la Principauté d’Andorre pendant quinze jours ; et d’achat précipité de boites de préservatifs goût fraise-roquefort pour pouvoir bourrer votre lévrier à satiété sans que vous ne soyez obligé de nourrir un gniard dans neuf mois…
Et je vous propose par la voix geignarde de Chris Baldo, secouru aux refrains par celle dangereusement fausse et jamais en rythme de Sophie Garel, ces quelques lignes de la chanson luxembourgeoise du Concours Eurovision 1968, une guimauve bêtasse à peine sauvée du ratage complet par les faux airs de premiers communiants des interprètes…
Et si à l’instar de cette antienne éculée et poussiéreuse, vous vous gaufrez ce soir à la grande Parade du Broute-minou, ou aux éliminatoires des Championnats du Monde des Casse-culs ; il faut que vous sachiez (bien dans les toilettes, merci pour ceux qui nettoient) que vous pourrez toujours vous rattraper à l’oral, demain, Saint Claude…
Ceci, si toutefois vous devez baisser la garde face à cette fête mercantile et uniquement là pour tenter de redonner un coup de fouet à la consommation des ménages, essorés après les soldes et les impôts, en imposant un idyllisme de circonstance entre partenaires (surtout si c’est le remake de l’Hôtel des Culs Tournés le reste de l’année) et un bouquet de roses coûtant l’hypothèque d’un poumon dans le vase de Madame qui aura passé trois heures dans la salle de bains à essayer de se rendre désirable (autant demander à un rôti de dindonneau de parler moldoslovaque)…
Faites comme vous le sentez… Tripotez les pis de la laitière qui vous tient lieu de morue, farcissez une dinde avec vos marrons chauds, dégustez de la queue de bœuf à la mayonnaise, payez-vous une tranche de tarte au poil, tapez-vous un « cinq contre un » avec votre sopalin à proximité, voire vos rideaux si vous êtes un gros distributeur…
Et puis, avoir vingt-et-une éjaculations par mois réduit nettement le risque de cancer de la prostate… Sur ce, bonne bourre ce soir !
Faites comme vous le sentez mais ne nous cassez plus les réserves ADN avec la Saint-Valentin…
Pour nous les brouter menu en ce moment, nous pouvons compter sur le soutien sans faille de Donald Trump, qui a visiblement coincé en position grand ouvert son inextinguible robinet à conneries.
Délaissant un temps ses velléités d’annexion conjointe et simultanée du Groenland et du Canada, et voyant que ses plans immobiliers de Riviera gazaouite ne récoltent de la part de la communauté internationale que des réactions aussi fraîches qu’Hibernatus, le Connard à l’orange s’est mis en tête de ramener la paix en Ukraine.
Initiative heureuse me direz-vous, mais en apparence seulement. Car la recette de la paix en Ukraine façon Trump, c’est la convocation de discussions immédiates entre Poutine et lui, tous les deux comme deux grands cinoques, faisant allègrement passer le président ukrainien à la trappe…
Je connaissais la recette du saumon à l’unilatérale, mais celle de la négociation de paix à l’unilatérale, fallait l’inventer…
Autre nouvelle qui risque de faire fumer les buralistes, le Parlement a confirmé l’interdiction des cigarettes électroniques jetables, ou « puffs ». Quitte à interdire les pouffes, autant censurer celles de la téléréalité, on y gagnerait certainement quelques points de QI au niveau national…
Ce n’est visiblement pas une puff qui a fait tousser l’ancien Premier Ministre Jean Castex hier, c’est bien plutôt sa garde à vue dans le cadre d’une économique et financière ouverte par le parquet de Perpignan. Relâché à l’issue de celle-ci, l’actuel président de la RATP s’est déclaré confiant dans la justice de son pays. Ce qui signifie qu’il va certainement avoir chaud aux fesses dans les mois qui viennent…
Dans la course à la présidence des Républicains, la guerre des chefs est déclarée, et on va se régaler sous peu de petites phrases assassines. Après la candidature de Bruno Retailleau, le Ministre de l’Intérieur, il faut désormais compter avec celle de Laurent Wauquiez, qui a taclé d’entrée son compère en assurant qu’il fallait un ministre de l’Intérieur à temps plein. Certes, mais aussi d’un comique à temps complet, rôle cousu main pour Lolo…
Mais je me rends compte que je ne me suis pas encore inquiété de votre santé auditive… J’espère que votre sonotone va survivre aux Victoires de la Musique, ce soir… Vaste manifestation d’autocongratulations d’un show-biz nombriliste qu’on voudrait nous vendre comme la grand messe de la musique française, cette interminable sauterie présentée cette année par l’incontournable blondinet au sourire ultra-brite du PAF français, Cyril Féraud, et par la plante verte de la matinale de France Inter, Léa Salamé, aura au moins encore une fois le mérite de nous faire trouver du charme au soporifique Thalassa…
Car les Victoires de la Musique (qui s’apparentent pourtant à un Waterloo musical) sont connues pour être cette imbitable soirée interminable, avec son défilé ininterrompu de couineuses à larynx en corne de brume, d’invertis pur sucre avec leur gode dans le derche qui les aide à faire péter le pyrex à proximité et les pare-brise dans un rayon de deux kilomètres, de groupes improbables qui seraient mieux en clinique de désintoxication, et de remerciements trop mal appris par cœur pour être réellement sincères et parfaitement surpris.
Avec en prime, toujours le même parterre d’inutiles coûteux qui bouffent avec nos impôts, toujours les mêmes catégories sans queue ni tête avec les mêmes nominés qu’on ne voit que là et qui disparaissent des ondes pendant les douze mois suivants…
Et rien qu’en parcourant la liste des nominés, on se prépare une soirée dont la seule chose certaine est que la musique ne sortira pas grandie… Pour exemple, il ne vous sera pas indifférent de savoir que Santa, Pierre Garnier, Aliocha Schneider, Solann et Clara Luciani se disputeront le trophée de chanson de l’année. Autant vous dire que si vous voulez de la bonne chanson, il vous faudra passer incontinent sur Radio Nostalgie…
Vous l’avez compris, il faudra vous endormir dès les prémices de l’émission, ce qui vous évitera sans doute d’avoir à se tartiner Zaz, ses cheveux graisseux et sa voix de vidangeuse de fosse septique… Kendji Girac qui aura beau se faire pousser une barbe de sapeur mais ne fera pas plus virile pour autant… Benjamin Biolay qui a tout piqué à Gainsbourg, sauf le talent…Et l’incontournable zébulon sur ressort, Christophe Maé qu’on va tenter comme chaque année de dégommer comme au ball-trap… L’immuable risette coincée sur les lèvres de Pascal Obispo et son crâne en peau de fesse qui se bouge les miches jusqu’à la cérémonie depuis plus de vingt ans pour repartir invariablement avec les mains vides et sa queue entre les jambes… L’insubmersible Calogero qui nous fera chier avec sa dernière bouse inécoutable… Sans oublier l’inconnu de 22h47 à qui on remettra la Victoire de la Révélation live en studio section Musiques urbaines et maracas irlandais…
Et en plus, on n’aura même pas la primeur d’entendre la chanson de la France à l’Eurovision 2025 ! Louane réserve la surprise pour un matche de rugby, le 15 mars prochain. Autant vous dire que tout le monde s’en tamponnera le coquillard grave !
Ah oui, après Slimane l’année dernière, France Télévisions a fait le choix à peine plus viril d’envoyer au casse-pipe Louane, qui n’avait rien enregistré depuis l’avènement de la cassette audio en Dolby stéréo. En soi, ce choix n’est pas mauvais, l’interprète ayant un certain talent et l’habitude de la scène. Reste à savoir si la chanson sera de taille à nous éviter une déconfiture façon La Zarra… Réponse dans un peu plus d’un mois.
Puisque je vous cause falbala, canzonettas moisies et bouses inécoutables, laissez-moi vous toucher un mot de l’avancement des sélections nationales pour le Concours Eurovision 2025.
L’inamovible Melodifestivalen suédois égrène les demi-finales, sans révéler jusqu’à présent de pépites, tandis que le légendaire Festival de San Remo, sélection italienne, bat son plein actuellement avec des soirées interminables et une bonne louche d’anciens participants à l’Eurovision.
Citons pêle-mêle Achille Lauro, qui avait représenté San Marin en 2022, Francesca Michielin, porte-drapeau italien en 2016, Massimo Ranieri, présent aux Eurovision de 1971 et 1973 (c’est vous dire la fraîcheur cette année), et Francesco Gabbani qui avait fait forte impression au Concours 2017 avec son gorille et son « Occidentali’s karma ».
Et comme au bon vieux temps de l’Algérie et des colonies, au bon vieux temps où l’on rigolait des Bamboula sans se prendre des cocktails Molotov sur le bavoir, le gagnant de l’impérissable Festival sera le candidat italien à l’Eurovision…
Pour le moment, et de l’avis même des fans du concours, rien de bien captivant ne semble sorti des sélections nationales. Toujours le même quota de gueuleuses à nichons avec des titres mille fois entendus, d’invertis pur sucre qui s’imaginent à la Gay Pride, et de trucs qui assureront au moins au pays représenté d’éviter de terminer en finale du jamboree paneuropéen de la mièvrerie musicale.
Mention spéciale toutefois pour Malte, qui a sélectionné la chanson « Kant », peut-être un hommage au célèbre philosophe, qui est interprété par Miriana Conte, un charmant petit boudin, égérie à la fois d’Olida et des chirurgiens spécialisés dans la reconstruction faciale, vêtue d’une guêpière et d’un legging léopard au mauvais goût achevé qui la faisait aisément passer pour un rôti de félin pour douze…
Un grand moment de classe et de distinction en prévision sur la scène bâloise en mai prochain de la part de ce pays qui choisit pour l’Eurovision soit une folle, soit une grosse. Visiblement, la deuxième option a été retenue cette année…
Et le 14 février 1965, c’est peau de zob pour un grand amateur de la chose, Yves Saint-Laurent, qui ne fait pas recette avec l’ensemble pantalon-veste dessiné pour Sylvie Vartan et qu’elle portait à la télévision pour promouvoir son dernier super 45-tours. Les journaux se sont empressés de traiter sa tenue de "pyjama". Faut dire que les chansons de Sylvie sont souvent somnifères…
vendredi 14 février 2025
Brèves du 14 Février 2025
mercredi 29 janvier 2025
Brèves du 29 Janvier 2025
Après la macronisation, la gilet-jaunisation, la jupitérisation, l’attalisation (forme juvénile et a priori bien montée de la benallisation ou de la trudeautisation, voici venir le temps de la trumpisation !
Pardonnez-moi cette saute d’humeur bien involontaire et assez triviale, mais force est de constater que le Président américain nouvellement réélu est en train d’installer un boxon indescriptible, tant au plan national qu’à l’échelle internationale. Un bordel tellement inextricable que les meilleurs éditorialistes politiques sont crucifiés dès qu’il s’agit d’analyser les dernières boulettes du Connard à l’orange…
Pour son édito matutinal sur Radio Gaucho, Pierre Haski s’arrache quotidiennement la moumoutte pour tenter de trouver une orientation politique sensée aux décrets que Trump pond à la chaîne depuis son intronisation. Quant à Claude Askolovitch, sa revue de presse le met au supplice pour la réduire au maximum tout en évoquant de manière correcte les nombreux papiers relatifs au Président américain, manifestement en roue libre.
Quant aux fantaisistes, chroniqueurs et autres chansonniers, ils ululent d’une même voix à la concurrence déloyale !
Si les politocards piquent leur pain quotidien en accumulant les décisions délirantes, que leur reste-t-il désormais pour faire rigoler leurs contemporains ?
Encore que la situation en Amérique ne fasse que très modérément marrer, vu les décisions trumpiennes… Retrait de l’accord de Paris sur le climat, velléités d’annexion du Groenland (ce à quoi la Premier Ministre danois a fermement réaffirmé la souveraineté du peuple groenlandais), bannissement de l’idéologie du genre dans l’armée… La valse des décrets pris depuis une dizaine de jours effraie, et l’on se demande ce que Trump va bien pouvoir inventer pendant les quatre années restantes de présidence…
Rajoutez à cela la dernière idée fumeuse de son éminence noire, Elon Musk, qui veut renommer la Manche le « Canal Georges Washington », et vous aurez à n’en point douter une furieuse envie de vous taper sur les cuisses dans une soudaine crise d’hilarité…
Et si vous savez que Google Maps va, en Amérique au moins, renommer le Golfe du Mexique en Golfe d’Amérique, vous vous détremperez la culotte de rire…
Le pire, c’est que ce duo de cinoques patentés est sérieux, très sérieux…
De ce côté-ci de l’Atlantique, heureusement que nous avons nos politocards hexagonaux pour nous faire poiler sans arrière-pensées.
Toujours en tête du hit-parade des âneries élyséennes, Macron n’en loupe plus une désormais. Vu qu’il ne peut plus dissoudre jusqu’au printemps prochain, et que Brigitte lui a confisqué sa carte de membre premium du Cox, il se convertit en Julien Courbet élyséen, se proposant de résoudre sur simple appel surtaxé à la Présidence les tracas de la vie quotidienne des français.
Notre Manu national a répondu en direct à un instagrameur qui s’était fait verbaliser au péage pour avoir payé avec son téléphone que le dossier avait été transmis au Ministère de l’Intérieur. Si c’est pas du service public dans son acception la plus noble, ça…
Désormais, tous les menus tracas de votre vie quotidienne seront résolus en un simple coup de fil au mari de Brigitte…
Vous avez commandé sur Temu une bombe anatomique en plastique fortement nichonnée pour combler au mieux la solitude de vos longues soirées d’hiver en la farcissant telle une dinde de Noël, et vous avez reçu un clone de Mathilde Panot qui vous file coquette dans les godasses ? Un coup de fil à Macron et hop ! Il bigophone direct pour vous faire rembourser !
Votre conduit de cheminée tire mal et vous vous croyez à Londres en plein smog dès que vous voulez faire une flambée ? Hop ! Manu fera intervenir Benalla pour vous déboucher illico le conduit, vaseline incluse et gratuite !
Votre voisin fait cuire ses merguez sur la terrasse et embaume l’immeuble de senteurs du souk ? Un post sur Instagram et les sbires de Retailleau lui offriront un aller simple en charter en moins de temps qu’il n’en faut à Nabila pour apprendre la table de multiplication par un…
Mieux encore, Manu a promis de rénover le Louvre et de déplacer la Joconde dans un espace dédié. Faut le comprendre, notre Président jupitérien, il faudra bien trouver de la place pour caser le vieux tableau qui lui tient lieu d’épouse en 2027… Pas sur toutefois que Brigitte fasse autant d’entrées que Mona Lisa, malgré sa récente restauration sponsorisée par les Ciments Lafarge…
Du côté de Matignon, Bayrou-de-Secours souque ferme pour pondre autant de conneries que le Président, et force est de constater qu’il se débrouille pas trop mal, le Cave de Pau… Il s’est en effet inquiété de la submersion migratoire qui gangrène la France… Ce qui a eu pour effet immédiat de mettre le NFP en PLS… Panot a repris trois fois du gras-double au saindoux, Boyard s’est refait une ligne de coke et Mélenchon se tâte à publier partout que « La submersion migratoire, c’est moi ! »…
Réaction plus mitigée des socialistes, et d’Olivier Faure, qui s’est juste contenté de suspendre les négociations sur le budget. Quelle audace ! Quel panache ! Faure a hésité à taper du poing sur la table des négociations, mais il a eu peur de renverser son verre de grand cru classé, alors…
A la télévision aussi, les remous sont nombreux, notamment à M6, qui serait en négociation pour recruter Cyril Hanouna… On avait connu la petite chaîne qui monte plus vertueuse et attachée à ses valeurs. Autant dire que le possible recrutement de la pelle à merde du PAF indigne plusieurs animateurs, dont Karine Le Marchand, qui a clamé à qui voulait l’entendre que si Hanouna venait, elle s’en allait. Ah non, faut pas les tenter, hein !
Pourtant, elle qui évolue dans son émission au milieu des bouses de vaches, une merde de plus ou de moins ne devrait pas lui titiller démesurément les narines…
Du côté du carnet noir, la Camarde n’a pas chômé ces derniers temps, puisque le critique gastronomique Jean-Luc Petitrenaud a refermé son carnet gourmand. Normal qu’il n’ait plus eu à cœur de goûter l’infâme cuisine politique actuelle…
La météo de la vie n’était pas non plus au beau fixe pour Catherine Laborde, décédée à l’âge de 73 ans après près de trois décennies passées à présenter la météo sur TF1. Sa voix de nunuche niaiseuse vous annonçant sur le ton de l’exploit qu’en hiver, il fait froid va nous manquer, tiens…
Même s’il n’avait jamais vraiment eu les honneurs des hit-parades, sa voix nous manquera aussi… Joël Prévost a refermé son parapluie également, faute de prévisions certaines de Catherine Laborde. Son titre de gloire fut d’avoir représenté la France au Concours Eurovision 1978 avec « Il y aura toujours des violons », une bluette classique et poussiéreuse due à Didier Barbelivien, qui savait déjà pisser de la soupe fade à l’époque…
Puisqu’on cause d’Eurovision, un mot sur la sélection luxembourgeoise, qui a eu lieu samedi dernier et qui a retenu Laura Thorn comme porte-drapeau grand-ducal à Bâle en mai prochain avec le titre « La poupée monte le ton ».
Soixante ans tout pile après le sacre napolitain de France Gall et de sa « Poupée de cire, poupée de son », RTL envoie au casse-pipe une bluette sympa, un peu bébête mais qui a le mérite de rester dans la tête. Le clin d’œil appuyé à l’inoubliable poupée cireuse luxembourgeoise suffira-t-il à remporter une sixième victoire ? Réponse en mai…
Il serait impardonnable de passer sous silence le quatre-vingtième anniversaire de la libération du camp de concentration d’Auschwitz, surtout en cette période où les bruits de bottes et les relents de détails sentant le gaz se font de plus en plus insistants.
Ne jamais oublier, ne jamais cesser de raconter, à l’instar de ces survivants qui relatent l’inracontable, ce que fut cette hallucinante période ; toujours se rappeler la barbarie de l’Homme, et garder dans un coin de sa mémoire que, malgré les « plus jamais ça », « ça » peut revenir…
Et ce lundi 29 janvier 1962, le Tout-Paris en émoi s'est rendu dans la nouvelle maison de couture d'Yves Saint Laurent, rue Spontini, en se demandant s'il avait pu finir sa première collection à temps. La Comtesse de Paris, la Princesse Anne, la Baronne de Rothschild, Roland Petit, Zizi Jeanmaire et Françoise Sagan, entre autres, et tout ce que Paris compte de tapettes de concours, de folles du falbalas et chichiteuses du chiffon, ont été émerveillées par le style unique créé par le jeune et timide couturier, qui connut alors un nouveau triomphe renversant. Devant ce succès, YSL a fondu en larmes puis a dû se réfugier dans un placard pour échapper aux admirateurs… Lui qui était notoirement sorti du placard, y retourner… Probablement une inversion… ou un tête-à-queue…
vendredi 24 janvier 2025
Brèves du 24 Janvier 2025
« Les décors sont de Roger Harth et les costumes de Donald Cardwell… »
J’avoue bien volontiers avoir hésité longuement entre deux formules liminaires d’introduction des prémisses du début de chronique, « acta est fabula » étant la seconde qui me trottait dans l’esprit.
Et puis, le chauvinisme l’emportant, je me suis convaincu d’employer cette célèbre formule terminale de l’émission « Au théâtre ce soir » pour qualifier la cérémonie d’investiture de Donald Trump, lundi dernier.
Même décor pompeux, même scénario inamovible, même public de spectateurs compassés, même si il faut bien l’admettre, on a beaucoup moins rigolé qu’avec l’inoubliable émission de Pierre Sabbagh qui fit les beaux soirs de l’ORTF.
Le parterre, bien que brillant de toutes les sommités politiques américaines, ainsi que d’une bonne poignée de patrons de la tech, s’emmerdait ferme, et il faut bien les comprendre, les pauvres petits chéris… Signer un chèque d’un million de dollars pour avoir le privilège rare d’être invité à la grand messe Trumpesque, même si vous êtes riches à milliards, ça doit quand même vous irriter l’orifice terminal du couloir à prouts.
La grand patron de Fesse-de-bouc était aux premières. En prêtant allégeance au nouvel homme fort de la Maison Blanche il ne voulait pas laisser la vedette à Elon Musk, qui avec sa tête de fouine constipée, voyait se concrétiser ses rêves de gloire. Ah, il ne se sentait plus pisser, la bouche à pipes attitrée de Donald Trump ! A un point tel qu’outre son slibard molletonné pour éviter des fuites bien inopportunes, il s’est même laissé aller à un salut que n’auraient pas renié Adolf Hitler et sa tripotée d’affidés…
Le Président sortant était là également, bien qu’arborant son éternel air absent dont on se demande encore s’il s’est bien rendu compte de se qui se déroulait en sa présence, questionnant avec insistance sur l’absence de Kennedy.
Evidemment, le nouveau Président était là, avec sa moumoutte surlaquée couleur Casimir, sa cravate rouge modèle Mélenchon et son costume étriqué, arborant un sourire narquois, hésitant entre le « je vous l’ai mise bien profond » et le « ils sont tous à ma botte désormais ».
Mais celle qui lui a incontestablement volé la vedette, c’est la First Lady, Melania Trump, qui nous a gratifié d’une tenue que même les plus exécrables chefs-habilleurs des plus obscurs nanars hollywoodiens de la grande époque n’auraient jamais pensé réaliser…
Melania s’était coiffée d’un chapeau à mi-chemin entre la soucoupe volante et l’enseigne Pizza Hut, recouvrant presque entièrement son visage fraîchement ripoliné de frais, ce qui n’était finalement pas une mauvaise chose.
Impossible de lui claquer la bise sans être affublé d’une paire de lèvres d’un mètre d’épaisseur. Visiblement, les coutures du dernier lifting avaient lâché, ou alors les maquilleurs avaient tellement forcé sur la terracotta qu’elle ressemblait à un macaron trop cuit…
Ou alors, elle essayait son costume de carnaval, ayant décidé de se grimer en une improbable réplique outre-atlantique de Geneviève de Fontenay.
Parce que oui, le carnaval va commencer. Et tout laisse à croire que le reste du monde ne sera pas plus à la fête que les américains. Le Connard à l’Orange a d’ores et déjà multiplié les décrets tous azimuts, entre chasse aux migrants, remise en cause de la diversité et de l’inclusion, et autres joyeusetés d’un conservatisme éhonté…
Courage ! Plus que trois ans et trois cent soixante jours avant la fin de son mandat… On a bien survécu à un quinquennat de François Hollande, on devrait arriver à surnager à Trump version 2.0, à moins qu’il ne nous fasse péter la planète avant…
Entre ses velléités d’annexion du Canada et du Groenland, son envie de récupérer le Canal de Panama et ses droits de douane prohibitifs, on arrivera bien à trouver quelque chose de positif…
Notamment avec cette évêque américaine qui a vertement sermonné le nouveau Président dans son sermon de bienvenue. Ce à quoi Trump a répondu qu’elle était méchante… Oh, la vilaine dame qui dit des choses pas gentilles…
De ce côté-ci de l’Atlantique, on a aussi eu du positif, puisque Sandrine Rousseau a annoncé à grands renforts de coups de pub qu’elle quittait le réseau social X ex-Twitter, ce qui n’a pas occasionné de manifestations de tristesse populaire. Pour une fois qu’une conne s’autocensure volontairement, on ne s’en plaindra pas…
Doit-on se plaindre de l’action de notre nouveau Premier Ministre, le Cave de Pau, qui s’occupe des affaires de l’Etat avec une discrétion inaccoutumée. Faut bien avouer qu’avec la cuisine politicienne qu’il nous mijote, mitonnant les compromissions avec les socialistes (ou ce qu’il en reste) avec un zeste de complaisance envers la droite, il ne va pas s’en vanter sur les plateaux télé…
On sent clairement que Bayrou-de-Secours a le postérieur entre deux chaises et que la moindre fâcherie aboutirait à une motion de censure et à sa relégation au niveau local…
Même le locataire de l’Elysée se fait étonnamment discret en ce moment… Sont-ce les effets du Dry January, ou une soudaine crise de lucidité qui lui commanderait de la boucler et de se faire oublier des français ? Vu les bourdes qu’il a accumulé depuis l’été dernier, il n’y a pas loin à ce qu’il gagner le surnom de Gaston Lagaffe élyséen…
Quant à notre Ministre de la Justice, il est toujours prompt à nous pondre une connerie. La dernière en date ? L’annonce de l’ouverture d’une prison de haute sécurité pour lutter contre le narcotrafic. Mais quelle idée géniale ! En regroupant tous les caïds du trafic de drogue, il leur sera bien plus facile de s’organiser pour améliorer le rendement de leur juteux bizness…
Il est des moments où l’on viendrait à regretter Nicole Belloubet…
Quoi qu’il en soit, je préviens les valseuses et la femme de mon pote, préparez vos mouchoirs et votre tenue de soirée pour le buffet froid en hommage au réalisateur Bertrand Blier, décédé à l’âge de 85 ans, dont la filmographie anticonformiste a marqué le cinéma de ces cinquante dernières années.
Et le 24 janvier 1965, Sir Winston Churchill cassait sa pipe, bien qu’il fût un gros fumeur de cigares arrosés au whisky honteusement tassé. Le vieux lion, qui avait affronté la gitane autrichienne avec la mèche ridicule et qui n’avait pu promettre que des trucs peu ragoûtants à ses compatriotes durant la Blitzkrieg, s’éteignait à plus de 90 ans. Il faisait partie de cette générations de politiciens roués et finauds, qui ne s’en laissaient pas compter et à qui il était impossible de jouer du pipeau. Ce qui est désormais devenu un sport national en politique…
vendredi 10 janvier 2025
Brèves du 10 janvier 2025
Pour enclencher idoinement la nouvelle année, je craignais fort qu’il ne faille sacrifier à la tradition des vœux urbi et orbi, le genre de truc qui ne coûte pas cher et qui fait plaisir à tout le monde, surtout à celles et ceux qui se raccrochent désespérément à l’importance de ce beurrage de tartine, comme Di Caprio sur le Titanic se raccroche à une bouée et à l’idée que Céline Dion ne vagira pas encore une fois sa chanson sur le gros bateau qui coule…
Donc, hurlons avec les loups, glapissons avec les dindes et mugissons avec la meute de braillards qui vous ont consciencieusement flingué les tympans mardi soir à minuit et souhaitons avec les affolés du vœu de nouvelle année qu’elle soit bonne… Ou plutôt non, je ne vais pas vous présenter les vœux tout seul… Je m’adjoins les services de deux employées de maison, Maria et Conchita. L’une a un blair qui ferait passer le nez de Liane Foly première version pour une minuscule péninsule, et l’autre se désespère de trouver de l’earl grey dans mes placards…La bonne à nez, et la bonne sans thé…
Rassurez-vous, je ne vais pas verser dans les roucoulades violonées, les calembours usés jusqu’à la corde que même Ruquier n’en voudrait pas pour refiler à son Boulay préféré qu’il aime à tirer de temps à autre, et le sirupeux dégoulinant façon loukoum arrosé au sirop d’érable en vous souhaitant le meilleur pour les douze mois à venir, je ne ferais pas du Mari-à-Brigitte en vous faisant ronfler devant votre poste…
Oh, je me doute que je dois arriver en deux-cent-soixante-treizième position dans le souhaitage de vieux, et que vous avez dû vous fader au bas mot le même nombre de paires de bises humides ou gluantes, avec halitose carabinée en prime et tout autant de fadaises nouvel-anniques depuis le 1er janvier dernier…
En une période où les grippes, tant intestinales que classiques, font bondir dans l’écarlate cramoisi les alertes infos des chaînes d’info continue, il serait presque mal venu de glisser, tel un pet vaseliné glissant sur une toile cirée recouverte d’une triple couche d’encaustique, que les vœux vous font chier… Ça, c’est le domaine de prédilection de la gastro et des réclames télévisées itératives pour les débouchages médicamenteux d’intestins fatigués ou paresseux, entre Dulcolax et Herbesan en passant par les dragées Fuca qui repeignent tout du sol au plafond en un artistique moucheté marron-caca-d’oie…
Quelle joie sans égale de retrouver ses collègues de bureau, ou de glandouille pour nos amis fonctionnaires qui sont toujours les premiers à me lire, vu qu’ils n’en foutent pas une rame de la journée, et de se repaître jusqu’à la nausée post-réveillonnesque de ces vœux d’autant plus grandiloquents qu’ils sont trempés dans la faucuterie la plus intégrale…
Quel moyen atroce de non seulement poursuivre la semaine, mais également de fêter la reprise après la trêve de Noël, avec cette avalanche de bécots sonores et baveux, avec cliquetis de dentier mal collé en prime, ces tapes dans le dos prétendument amicales toutes prêtes à vous démonter la clavicule et ces sourires de commande en ligne directe de la dernière élection de Miss Dinde Fourrée… Et si, en plus, ça se passe au lendemain de l’épiphanie, alors là, c’est le carton plein, c’est la quine, c’est le bingo assuré avec en cadeau Bonux la ménagère 48 pièces avec le légumier assorti…
L’épiphanie, d’origine marseillaise, dont les règles furent fixées par Marcel Pagnol dans sa célèbre trilogie Marius, César, Epiphanie, est aussi la fête des dentistes, trop contents de réparer les bridges fracassés, les plombages déchaussés et les incisives malmenées par des fèves pernicieuses cachées sous la frangipane écœurante…
Alors, le combo vœux de bonne année à haute dose, galette en carton saveur amande rance, et cidre éventé et tiède au surplus… On touche presque le nirvana de la journée pourrave…
Pour faire bonne mesure, et franchement vous donner envie de vous flinguer en rentrant en ouvrant le gaz de la gazinière électrique, saupoudrez de vingt-cinq « c’était bien ton réveillon du nouvel an ambiance orientale au Mikhenez de Poussan », dix-huit « t’as été gâté à Noël ? » (auquel on a envie de répondre « oui, mais nettement moins que tes dents »), une petite douzaine de « T’as eu de la neige à la montagne, parce que Roger du service compta, il a skié huit jours sur du gazon et des gravats », et un « punaise, ma belle-doche a eu la fève hier, ça s’est vu, elle était toute rouge et ne respirait plus… trop content de lui refiler une couronne »…
En parlant de couronne, offrons-en une incontinent à Jean-Marie Le Pen, décédé mardi à l’âge de 96 ans. Infatigable trublion aux idées répugnantes, il a réussi sa sortie en déquillant le jour même de la commémoration des attentats de Charlie Hebdo, peut-être un ultime hommage à l’esprit iconoclaste du journal…
Rendre hommage à un tel personnage est sans nul doute un exercice périlleux, je n’irai pas jusqu’à dire, paraphrasant Desproges, que j’ai repris deux fois des moules en apprenant son décès. Mais entendre Mathilde Panot soutenir les manifestations de joie parfaitement déplacées à l’annonce de sa mort me paraît totalement inopportun. Mais vous me direz qu’elle ose tout et que c’est à ça qu’on la reconnaît, la grosse…
De même, Adrien Quatennens s’est réjoui du passage d’arme à gauche du menhir de La Trinité-sur-Mer, qui avait dit un jour « je vais te faire courir, le rouquin ». Il commençait à être essoufflé, le rouquemoute…
Quoi qu’il en soit, le respect des morts s’impose, fût-ce face à un personnage aux idées nauséabondes. Mais, me direz-vous, c’est un détail de l’histoire, qui au surplus sent le gaz. On est toutefois certain qu’aux obsèques, il sera servi des tonnes de petits fours, cuits à l’étouffée dans des chambres à gaz made in Auschwitz…
Jean D’Ormesson en fit les frais il y a quelques années, mourir le même jour qu’une autre célébrité peut draper votre disparition d’un épais voile d’indifférence. C’est hélas le cas de Gilles Dreu, disparu le même jour que Neunœil de Montretout. Heureusement qu’il nous reste pour honorer sa mémoire ses chansons, notamment l’impérissable « Alouette » qui fut son heure de gloire en 1968…
Et pour débuter cette nouvelle année dans l’allégresse la plus intégrale, nous pleurons aussi Catherine Chaillet, disparue deux jours avant Noël. Son nom ne vous dit certainement rien, mais son œuvre graphique est dans toutes les mémoires. C’est elle qui, en 1975, signa l’identité visuelle de TF1, créant non seulement le sigle inoubliable de la première chaîne, mais également ses génériques d’ouverture d’antenne, l’immarcescible mur de TF1 se formant au son de la musique punchy de Vladimir Cosma.
Et si j’ajoute qu’elle créa aussi les fameux Tifins, vous ne pourrez que verser une larmiche émue sur cette nouvelle part de notre enfance qui s’enfuit irrémédiablement…
Ce qui hélas entache quelque peu les célébrations des cinquante ans des chaînes de télévision historiques. C’est en effet le 06 janvier 1975 que le démantèlement de l’ORTF donnait naissance à TF1, Antenne 2, FR3 et Radio France, sociétés indépendantes et désormais concurrentes. Une bonne occasion de se replonger dans leurs archives, fleurant bon l’insouciance des seventies, avec les logos et les décors colorés, les micros à fil, les fous-rires de Denise Fabre, la pomme des pubs de l’A2, les émissions régionales cocasses de la Trois et le mythique glockenspiel du Jeu des Mille Euros sur France Inter…
Ce qui sera toujours mieux que d’écouter les déclarations hors-sol de Donald Trump, qui au seuil de sa nouvelle présidence, en fait des caisses, à un point tel qu’on se demande s’il n’est pas complètement fou. Le Connard à l’orange a déclaré coup sur coup qu’il voulait annexer le Groenland, faire du Canada le cinquante et unième état américain, et rebaptiser le Golfe du Mexique « Golfe américain ». Et pourquoi pas récupérer Versailles, se foutre une perruque poudrée sur la tronche en se faisant appeler Donald 1er et se bombarder Maître du Monde, tant qu’à faire ?
On en rirait presque si on le sentait complètement sérieux…
Pour le moment, Macron n’en a que faire. Parce qu’il est malheureux, le pauvre choupinou… Sa grande copine Justin Trudeau vient de démissionner, et ça lui a flanqué un coup qui l’a ébranlé encore plus que quand Benalla lui rectifiait le couloir à prouts dans un coin sombre de l’Elysée… Jusqu’à présent, il avait l’excuse des sommets internationaux pour se peloter le canadien tranquilou, pas besoin de faire le mur à la nuit tombée pour se faire démonter les Pays-Bas. Désormais, va falloir trouver autre chose pour endormir la méfiance de Brigitte : prétexter une addiction soudaine au sirop d’érable, mythonner une envie irrépressible de voir Céline Dion pour qu’elle lui défonce les tympans à 140 dB la chanson, bref va falloir être inventif…
Sinon, toutes ses galipettes vont partir en fumée, à l’instar de Los Angeles, en proie à de dantesques incendies qui n’épargnent rien ni personne. A l’image de la veuve de l’idole des jeunes, La Tia-tia, qui a annoncé avoir tout perdu, sa maison ayant été détruite par les flammes. Forcément, en ayant épousé un chanteur qui s’époumonait qu’il voulait allumer le feu, fallait se douter qu’un jour, elle n’ait plus rien à Smet…
Finissons toutefois sur un feu de joie, puisque France Inter (le nom officiel de Radio Gaucho) verse dans l’autosatisfaction pas complètement imméritée et caracole en tête des audiences, reléguant Radio Luxembourg et Europe 1 au grade de radios locales. Plusieurs de ses émissions enregistrent des taux d’écoute remarquables, à l’image de la matinale de Nicolas Demorand, « Grand bien vous fasse » d’Ali Rebeihi, l’indéboulonnable Jeu des Mille Euros et « Zoom zoom zen » de Mathieu Noël, seul suisse capable de prononcer plus de dix mots à la minute et de parler à plus de 16-tours/minute… Comme quoi les français ne sont pas tous lobotomisés à grands coups de téléréalité…
Et le 10 janvier 1949, la firme américaine RCA dévoilait le 45-tours, le fameux disque de 17,5 centimètres de diamètre que tout le monde connut et qui aujourd’hui est désormais désigné comme l’ancêtre du CD single. Affublé de couleurs de vinyles différentes selon les genres de musique au tout départ, système vite abandonné, le 45-tours connut très rapidement un foudroyant succès qui ne se démentit pas jusqu’à l’apparition des supports digitaux. La toute première référence de RCA commercialisée fut « Texarkana Baby », un titre country par Eddy Arnold, bien vite oublié. 45-tours, et puis s’en vont…