jeudi 22 mars 2018

Brèves du 22 Mars 2018

Ah ça ! Faut avoir l'envie chevillée au corps avec des tirefonds de 36 en galva pour s'enfiler la presse du jour et en dénicher les pépites qui vous feront doucettement rigoler, quand votre nuit a été encore plus courte que le micropénis d’un pygmée nain après un voyage chez les jivaros… C'est donc plus ou moins la tête dans la terrine de pâté que je vous livre ces brèves du jour…

Et c'est précisément le jour où mon cerveau ressemble à un vieux moteur Diesel mal réglé que l'actualité choisit pour distiller des perles qui mériteraient d'être enfilées par les journalistes dans leurs articles...

Jugez donc ! Nicolas Sarkozy mis en examen pour corruption passive, financement illégal de campagne électorale et détournement de fonds libyens ! C'est pas du lourd, c'est de l'extra-lourd, c'est du Régine et Maurane réunies avec un gros zeste de Valérie Damidot pour faire bonne mesure !!! Le petit nerveux entendu plusieurs heures par le juge Tournaire, visiblement un juge rouge qui ose dans son inconscience factieuse s’en prendre aux puissants, voila qui promet des unes juteuses, des articles fielleux dans les torche-culs people et des éditos pamphlétaires à tire-larigot ! Bon, rappelons tout de même qu'étant simplement mis en examen, l'Ex doit bénéficier de la présomption d'innocence... Ceci étant, il ressort que Sarko est un jaloux envieux de ses prédécesseurs... Ben voui, inquiété par la Justice comme Chirac, battu comme une merde à la fin de son premier mandat comme VGE... Il ne lui manque plus qu'une fille cachée, une rupture d'anévrisme et un plan cul en scooter pour compléter la collection...

Comble du bonheur, l’affolé de l’épaule ne peut plus entrer en contact avec neuf personnes, dont Claude Guéant, et Brice Hortefeux, ses poteaux de toujours… Comme chantait Bécaud, « Salut les copains… »

Quoi qu’en l’état, le nabot minable préfèrera sans doute entonner du Rossini, le fameux « Air de la Calomnie » du Barbier de Séville… Mis en examen sans preuves matérielles, Nico avoue vivre l’enfer de la calmonie. C’est qu’il arriverait à nous faire prendre pitié, si on avait le temps…

La presse nous abreuve jusqu'à la nausée de cette nouvelle depuis hier soir, mais heureusement, Elisabeth Teissier, l'ex-miss horoscopes foireux de Télé 7 Jours qui avait débuté sa carrière comme mannequin et actrice de films érotiques soft, n’a pas prédit sur son site, comme lors de la précédente mise en examen de Sarko une "magnifique semaine, propice aux rencontres inattendues, aux démarches audacieuses"... On ne pourra que saluer bien bas, en prenant garde à ne pas se faire un lumbago, la clairvoyance pugnace, et le sens de la formule de l'ex-tripoteuse de boules présidentielles qui conseillait à Nico de "foncer" le 22... Depuis ses prédictions sur la découverte "dans l'année" d'un vaccin contre le sida dans les années 90, on sait à quoi s'en tenir quand elle ouvre la bouche... surtout lorsque c'est pour prédire que le 11 septembre 2001 serait "un jour heureux pour les transports"...

La pertinence invariable des prédictions de Mademoiselle E.T.  se vérifie encore une fois avec ce jour heureux dans les transports… Alors que la grève de toutes les feignasses hexagonales contre la politique macronienne avait privé la France de transports… Ah on a battu le pavé à Paris ! Plus de vingt-cinq mille cheminots à Paname, selon la CGT (probablement acheminés avec les trains en grève)… C’est bizarre mais quand c’est pour aller manifester, on arrive toujours à trouver des trains… Mais jamais pour les usagers lambdas…

En tous cas, la manifestation parisienne était le dernier lieu où il fallait être… Ou pas, surtout si l’on était un futur Premier Secrétaire du cimetière des Socialos. Olivier Faure s’est fait copieusement siffler et abreuver de formules fleuries façon « PS-Medef même combat », « La loi Travail c’est vous » ou « Vous n’avez pas honte de venir ici »… Le pire, c’est qu’ils vous répondront non, les socialos, persuadés que le peuple ne les a pas compris…

Comme chantait Brassens, quand on est con…

Et ce n’est pas Lolo la Parka Rouge qui me contredira sur le coup… Lui qui a pour habitude de repousser toujours plus les limites extrêmes de l’infini de la connerie intégrale. Ne voulant pas se mettre Sarkozy à dos (pourtant, Nico avec une paire de bretelles, ça ferait un joli sac à dos pour enfant), Laurent Wauquiez sort la pompe à lèche et son gros tube de cirage triple épaisseur en indiquant que mise en examen ne veut pas dire culpabilité. Non mais globalement, ça sent nettement plus la merde que l’eau de rose…

Et puis de toutes manière, l’Ex a autant de chances de finir en taule que Ribéry dans une bibliothèque (même par temps pluvieux)… Au pire, il demandera à Bachar El-Assad de payer la caution…

Non mais franchement, vous le voyez, l’échantillon présidentiel, réceptionnant une valoche pleine de biftons à l’Elysée ? Vu sa taille, ce devait être un vanity-case, tout au plus…

On va en manger pendant un bon moment, et parfois je me demande s’il ne vaudrait mieux pas être sourd… Plus d’infos malséantes, plus d’incitations lascives pour des jeux télévisés débiles aux numéros surtaxés, plus d’interviews de Nadine Morano, plus de conférences de BHL, plus de chansons de Jul, plus de couinements post-orgasmiques puissance séisme ravageur de Céline Dion…

Dieu merci, c’est momentanément le cas, puisque l’orignal chantant vient d’annuler ses concerts jusqu’à la fin mai, devant subir une opération chirurgicale minimalement invasive pour des troubles de l’oreille… Le choc qu’elle va prendre, lorsqu’après le charcutage, elle s’entendra réellement chanter…

Lui, même s’il est sourd, il va s’entendre chanter Ramona en stéréophonie… Lui, c’est ce conducteur du TGV Paris-Colmar qui a tout simplement oublié de s’arrêter à la gare de Sélestat, occupé qu’il était avec son smartphone… Faut dire que Sélestat, c’est à l’instar d’Audin-Le-Tiche, Chatillon Sur Chalaronne, Bouffay-Moilefion, Montcuq-Sur-la-Commode ou encore Brémouzard-les-Tartiflettes, c’est le genre de villes qu’on essaie de zapper au maximum si on ne veut pas déprimer dans le quart d’heure…

Eux ne risquent pas de déprimer face au jupitérien privilège qu’on leur rend. Eux, ce sont les convives secrets des mystérieux diners de l’Elysée. Donnés deux à trois fois par mois le lundi soir, ils réunissent en catimini toutes la Macronie qui chante et qui rit… Et qui doit aussi baiser aussi, vu que les agapes se poursuivent tard dans le nuit… Evidemment présents Manu et Doudou (assis en face à face, histoire que l’un fasse du pied à la couleuvre de calbut de l’autre), Julien Denormandie et Benjamin Griveaux, qui vu leur statut de bleu-bites sont justement chargés de les décharger et de les faire passer du bleu ou rouge carmin, Gérald Darmanin et Christophe Castaner, qui complètent l’hexagone de la partie fine…

Si dans deux ans, on est obligé de refaire les tapis du Salon des Portraits à l’Elysée, ne vous étonnez pas. C’est qu’ils auront pris plus de sauce blanche que n’auront été servis de plats à la béchamel… Et ça ravit les pharmaciens du quartier. Ça renouvelle les stocks de capotes king-size et ça vide ceux de vaseline à la date de péremption proche…

Et le 22 mars 1976, Jacques Antoine et Jacques Solness lancent les célébrissimes Jeux de 20 heures sur FR3, une émission de divertissement sans prétention qui connaitra un succès retentissant... "Et je remets 100 Francs dans le nourrain"… Grouiiikkk ! 


 
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mercredi 21 mars 2018

Brèves du 21 Mars 2018

Savez-vous que j’ai pu déterminer de manière scientifique, et irréfutable, le sexe de la colombe qui en des temps immémoriaux où même Régine était encore belle et désirable (c’est vous dire si ça remonte aux calendres grecques), apporta le rameau d’olivier qui mit Noé en joie sur son arche…

Ah, ben vous voilà cloués, mes bichons !

Figurez-vous qu’il s’agit d’une colombe mâle… Ce qui m’a permis d’arriver à cette déduction mathématiquement inratable (comme l’inracontable couscous de porc à la groseille à maquereau de Tante Marthe), c’est une constatation toute bête. S’il s’était agi d’une colombe femelle, il aurait été impossible qu’elle garde le bec fermé pendant tout le voyage…

Ah les femmes ! Sujet sur lequel certains adorent à s’étendre… Les femelles et leur langue bien pendue… Le caquetage des joyeuses commères de Windsor ou d’ailleurs est légendaire et sans ces bavardages autant insipides qu’inintéressants, la face du monde n’en serait que peu changée…

Ou pas ! En tous cas, une chose est certaine, Mamie Rock aurait bien mieux fait de se la boucler à triple tour plutôt que de vouloir faire l’intéressante en accordant une interview à Midi Libre.

La grand-mère de La Tiatia, directrice musicale du patrimoine discographique de Johnny, et qui s’y connaît autant en musique que moi je m’y connais en culture intensive des frangipaniers nains en Rhodésie Suborientale durant le troisième triumvirat moldoslovaque après l’occupation finno-ougrienne de 1768, se répand telle une outre percée et dit absolument tout… Tout ce qu’il ne faut pas dire…

Ah elle est cash, la vioque, et reconnaît en toutes lettres qu’elle n’a été qu’un prête-nom… Si c’est pas du pain béni double ration pour les avocats de David et Laura, ça…

Mamie Boudou directrice artistique… Un peu comme si Sylvie Vartan était Directrice des Galeries Lafayette ou Arielle Dombasle rédactrice en chef de Philosophie Magazine…

Les femmes, impénitentes pipelettes ? Faudrait encore qu’elles aient quelque chose à dire, voire quelles sachent parler… Prenez le cas de La Tiatia… Avant de convoler avec Jauni, elle avait repoussé les avances empressées et humides du slip de Franck Ribéry et de Hanouna, qu’elles jugeait comme décidément trop intellos pour elle… C’est pourquoi il est parfaitement aberrant d’affirmer qu’elle ait pu forcer la main de son mari pour signer les testaments qui l’avantageaient au-delà de la plus élémentaire décence… Encore eût-il fallu qu’elle sache écrire…

Lui, on est certain que ce ne sont pas les babillages inconsidérés de sa bourgeoise qui l’ont fait tomber. Quand on connaît la puissance de l’organe vocal de Carla, le chuintement d’une chasse d’eau qui fuit dans un chalet des Pyrénées catalanes fait office de tsunami auditif…

Nicolas Sarkozy a chu, ou en tous cas est en train de choir… Vu sa taille, il ne se fera pas grand bobo. L’ancien Président à talonnettes est toujours en garde à vue mais par faveur spéciale, a pu rentrer chez lui se reposer cette nuit, ou faire regonfler ses talonnettes, on ne sait pas bien…

Ce qui fait ululer le moucheur de chroniqueuse télévisuelles malbaisées, Éric Dupont-Moretti, qui s’effare de cette interruption inédite… Réflexion assassine qui est relayée sur les réseaux sociaux par la gourde en chef, Nadine Morano, qui réaffirme que Sarko subit bien un traitement particulier… C’est pas possible, elle n’est pas aussi conne qu’elle en donne partout l’exemple… Rassurez-moi…

Autant écouter les gazouillis d’oiseaux qui ne vont pas tarder à réapparaître dans nos campagnes.... Enfin, dès que la neige aura fondu et que les températures auront daigné redécoller du froid glacial-polaire-« on se les gèle, bordel » où elles se complaisent… Ce qui n’est pas certain, puisque la population des oiseaux des campagnes accuse un déclin vertigineux. A cause de l’agriculture intensive, on risque de dire bientôt adieu aux alouettes des champs, aux fauvettes grisettes ou aux bruants ortolans ; voire aux linottes mélodieuses ou aux tourterelles des bois…

Il nous restera pour nous consoler la Mireille Mathieu du gramophone, la Carla Bruni des aphones et la Christophe Willem sans testostérone…

Puisqu’on parle de la tortue et de ses manières exquises de Père Fouettard qui l’ont propulsé depuis la sélection française pour le Grand Prix Euromachintruc comme un expert du fouet qui fait mal mais qui vous la met raide comme un gourdin, c’est lui qui sera aux manettes pour les commentaires français des demi-finales au mois de mai, en duo avec André Manoukian…

Un arménien velu comme un grizzly non-épilé et une foldingue maniérée qui ferait passer Beaugrand pour un parangon de la virilité brute, autant vous dire qu'on va se coltiner des commentaires lourdingues… Le positif dans l’histoire est qu’on a réussi à virer l’horripilante grande folle intégralement hystérique (et accessoirement con comme un balai) de Jarry, faisant toujours montrer d’une débilité qui frisait la perfection dans le genre sex-addict et glousseuse à roustons…

Restons dans le domaine eurovisuel pour l’anniversaire du jour, puisque le 21 mars 1970, seuls douze pays européens participaient au Concours Eurovision de la Chanson, après le boycott des pays nordiques face au quadruple Grand Prix de 1969. Si c’est une sympathique godiche de dix-huit ans qui remporte la timbale pour l’Irlande et la première fois, c’est assurément la candidate ouest-allemande qui fera le plus sensation : vêtue d’une tenue mini-maxi, à elle seule représentative de la mode vestimentaire des très psychédéliques seventies et dont la minijupe bleu pâle a certainement dû émouvoir plus d’un juré masculin, la blonde Katja Ebstein défend avec brio « Wunder gibt es immer wieder », sans nul doute la chanson du millésime la plus en phase avec l’époque, musicalement parlant.

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mardi 20 mars 2018

Brèves du 20 Mars 2018

« Tu m’as appris l’espoir, j’ai de la mémoire,
« Et c’est pour toi ma mère, que je chante tous les soirs
« La la la, la la la, la la la… »

Assis au volant de ma Renault 10 Major flambant neuve, je grille une P4 sans filtre tout en écoutant sur Europe n° 1 Grandes Ondes le 1er Grand Prix Eurovision de la Chanson, dont le texte du refrain rendrait des points au pire des Guy des Cars… J’ai bien fait de ne pas l’acheter, tout à l’heure, au disquaire La Clef de Sol… Sur le siège passager, le dernier 33-tours Stéréo de Paul Mauriat et de son orchestre, qui m’a coûté 21,25 Francs… J’espère avoir assez de monnaie pour régler mes commissions, tout à l’heure à la Coop du quartier… Allez, ne me tracassons pas inutilement l’esprit, ce soir, on se régalera avec le Palmarès des Chansons de Guy Lux sur la première chaîne, il reçoit Fernandel…

Hein ? Plaît-il ? Comment dites-vous ? Que j’arrête de rêver et que je daigne mes réveiller à grands coups de patapoum dans le tagadaboum ? Nous ne sommes pas en 1968 mais en 2018 ? Il n’est plus cinq heures à vue de nez mais tous les demi-sel de téci schlinguent le déodorant low-cost comme des savonnettes gratuites dans des hôtels borgnes de Romorantin-Sous-Chalaronne…

Ah mais je vous demande bien le pardon ! Ce matin encore j’entendais Gilles Schneider et Patrick Pesnot raconter les nuits des barricades au Quartier Latin grâce au radio-téléphone de Radio Luxembourg…

Si je ne sais qui, je ne sais quel lobby ou quelle puissance plus ou moins occulte avait décidé qu’il fallait remettre le couvert cinquante ans après, ils ne s’y seraient pas pris autrement.

Voila que Radio Gaucho (qui n’est pas la radiodiffusion nationale argentine) se remet à l’heure de Mai 1968 dès le mois de mars avec une semaine spéciale où le mouvement étudiant de l’époque est accommodé à toutes les sauces ; entre archives grésillantes et souvenirs chevrotants de survivants de la grande chienlit. Le tout servi par des ploucs qui n’étaient même pas des espoirs inavouables dans les couilles de leurs pères au moment où les pavés volaient bas rue Gay-Lussac…

Allez-y, Demorand, Traquenard, Devillers et consorts ! Donnez l’idée à nos compatriotes de mettre à nouveau le bousin ! Entre les jerrycans débouchés des réformes des retraites, de la SNCF, de la justice, les bidons d’essence percés de la hausse de la CSG, et tous les autres brûlots sociétaux, la moindre allumette enflammée risque de faire péter le tout façon feu-d’artifice du 14 juillet…

Pourquoi fêter Mai 1968 avec deux mois d’avance, me direz-vous ? Bah, on met en rayon les chocolats de Pâques dès la deuxième quinzaine de janvier, alors vous savez…

Pour inviter à faire branler du chef celui du chef de l’Etat et du Gouvernement ? Manu et Doudou n’ont que faire de la valetaille pour s’autostimuler le macaroni à gorgonzola…

Un qui, pour le moment, ne doit en revanche bander que d’une, et encore, c’est le représentant en talonnettes qui fut l’Iznogoud présidentiel pendant cinq ans, Nicolas Sarkozy. Le tringleur de vieux porte-manteau botoxé reconverti en pute aphone pour bobos Téléramaniaques a été mis en examen dès potron-minet pour le financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. Les conneries, à l’instar des impôts, se paient toujours un jour…

Ivre de désespoir de voir le Conducator ainsi décapité, Nadine Morano se biture à la Suze cassis, raccroche au nez des journalistes des chaînes infos, et aurait prévu de se jeter dans la Seine demain matin… Comme quoi un bonheur n’arrive jamais seul…

Jamais deux sans trois, comme on dit chez Peugeot, avec l’accusation portée contre Laurent Wauquiez de faux en écriture publique aggravé en Auvergne… Lolo la parka rouge, un faussaire en écritures publiques ? Comme cela ne lui ressemble pas, au Goebbels de la droite… Lui qui est toujours si droit dans ses bottes, et raide dans son slip…

Raide comme un Mister Freeze bien congelé, et chaleureux comme un congélateur à plein régime dans un igloo de Tampere en plein mois de décembre, voici venir l’hilare et si démocratique Vladimir Poutine, reconduit pour un énième mandat à la tête de la Démocrature russe avec un score de 76,50 % de flagornage, un score de petite bite auront commenté les Présidents africains, habitués à une moyenne minimale de 102 % des suffrages exprimés.

On nous assure que les urnes ont été bourrées juste le nécessaire, avec transparence et pluralisme… Ce qui a rassuré l’ensemble de la communauté internationale, qui pour autant n’a pas célébré la réélection de Vlad avec deux louches de Petrossian gros grain et un shot de vodka… Seuls la Chine, le Venezuela et l’Iran ont félicité Poutine pour son plébiscite… Des pays connus pour leurs vertus démocratiques…

Dans le même temps, je ne vois qu’assez peu le Président Rohani rouler une pelle de voyou à Poutine… Même si par le passé Zitrone dévissait le dentier de Brejnev…

Puisqu’on parle de langues, et comment s’en servir, saluons la journée mondiale de la francophonie, ou comment passer une journée de merde à tenter d’éviter tous les anglicismes… Parce que les anglicismes c'est "has-been" selon l’Elysée. Emmanuel Macron a décidé de brainstormer avec sa team-francophonie pour drafter asap des mesures à la fois bottom-up et top-down pour redorer le blason de la langue de Molière. Fuck man, ça va groover over the top in ze chaumières !

Journée de la francophonie, où l’on a bâillonné Jul, Nabilla et Steevy afin qu’ils ne polluent pas plus qu’à l’accoutumée ; mais également journée internationale sans viande (double ration de graines de lin à l’eau de pluie non filtrée pour les vegans et leur chef de file, Aymeric Caron et sa crinière de néanderthalien hippie) et journée internationale du macaron (histoire de faire filer les stocks d’invendus chez Ladurée, qui vend assez mal les parfums ratatouille-raifort et munster-cyprine)…

A quand une journée internationale du maquereau-vin blanc en conserve ? J’ai un stock de vieilles conserves qui se rouillent dans un placard, alors plutôt que de jeter…

En parlant de vieux trucs qui ne servent plus à rien sinon d’encombrer vos penderies, il serait bienvenu pour Laurent Ruquier de se virer les chroniqueurs inutiles, qui prennent de la place et ne servent à rien sinon à chouiner tout au long de l’émission, vitupérer tel une gorgone victime d’une gastro aigue sur tous les invités et jouer les Saint Sébastien dès qu’on la remet dans ses gonds… Le problème est que la Mère Angot fait du chantage au suicide… Si seulement elle pouvait finir le boulot…

Le printemps aussi, pourrait finir le boulot, plutôt que de laisser l’hiver et ses frimas jouer les prolongations… Non mais je vais aller me plaindre au Syndicat des Présentateurs Météo qu’on eu leur diplôme dans un paquet de Bonux main… Se geler les coucougnettes dans le slip fourré la veille du printemps, se manger des pelletées de neige un 20 mars, ce serait pas un poil abuser, non ?

Que voulez-vous, on se plaint toujours… Et on se demande toujours où se trouve cet inatteignable paradis dont on rêve jour et nuit… Paradis, où es-tu ? Ou, comme le chantait la représentante de l’Allemagne de l’Ouest, Ulla Wiesner, au Grand Prix Eurovision de la Chanson Européenne ce 20 mars 1965, « Paradies, wo bist du ? ». M’est avis qu’on est pas prêts de le trouver… 

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