jeudi 20 juin 2019

Brèves du 20 Juin 2019

Il me souvient de ces petits matins frileux et frêles, où dès potron-minet on entend sous les ormeaux orbiculaires battre la crème fraîche à coups de marteau ; où la tartine de pain frais copieusement beurrée et dégoulinante de confiote faite maison s’écrase encore plus violemment que d’habitude sur votre pantalon blanc tout frais repassé ; où le déodorant « Tumouche » destiné à votre dessous de bras décapé au Vigor Industriel s’échoue à pleine vitesse dans votre œil ; où vous prenez successivement et de plein fouet la dernière bouse auditive de Christophe Maé et de Louane sur votre autoradio, ce qui a pour effet d’étoiler le pare-brise et de faner le velours des sièges…

Il m’est ressouvenance de ces réveils délicats où vous aimeriez ne pas avoir à vous lever, ne plus avoir à vous lever et demeurer là, dans ces brumes ensommeillées, dans cet état semi-comateux où la réalité n’est plus tout à fait la fiction, et où la fiction n’est pas encore complètement la réalité rêvée…

Il est de ces brumes matinales que le mistral d’une douche énergique ne parvient pas à dissiper et qui persistent toute au long de la journée, qui ressemble alors plus à un long défilé d’heures toutes plus interminables les unes que les autres qu’à une descente tout schuss sur les pentes verglacées du Kitzbühel…

Bref, il y a des jours « avec » et des jours « sans », et les jours « sans », faut faire avec… Et au lendemain d’une journée qui si elle n’atteint pas les sommets himalayens de la journée merdique s’en rapproche hélas dangereusement, je ne vous cache pas que je dois aller puiser tout au fond du puits de mes réserves pour ne pas vous envoyer tous paître, avec un billet de logement…

C’est parfaitement injuste, je le sais bien au final, car vous ne faites rien d‘autre que me lire, et, trop peu souvent pour certains, commenter ces lignes quotidiennes de logorrhée, et si je dois râler après quelqu’un, ça ne peut être qu’après moi-même…

Fatuité des fatuités de ne vouloir écrire que pour avoir des « likes » et des commentaires… Alors que les plus fidèles sont silencieux, et jouissent en silence (si si, ça peut se faire…) de ces lignes écrites d’un trait de plume trempée dans la cigüe, le vitriol, ou l’eau de rose merveilleusement cucul-lapralinée.

Je sais que depuis un temps certain, j’ai perdu la primesautière spontanéité et la manipulation du verbe qui a fait la gloriette de ces lignes… Et pourtant, et pourtant… Un beau matin, je sais que je m’éveillerai, différemment de tous les autres jours… Oups, pardon ! j’ai des renvois d’aznavourian, c’est une pâtisserie arménienne un peu compacte à la voix voilé…

Je sais que je m’éveillerai différemment, et particulièrement plus transpirant qu’à l’habitude, car il va faire chaud dès la semaine prochaine (un scoop en été, n’est-il pas ?).

Les égyptiens anciens, comprendre les petits-fils de Dalida, n’étaient pas tombés de la dernière averse. Pour soigner leurs malades, ils les flanquaient en plein soleil, ce qui faisait disparaître leur ombre, et ainsi on pensait que leur âme ne s’échappait plus de leur corps. Mais sur la question de la guérison, ils faisaient comme les pauvres malades, ils séchaient.

Quelques millénaires et des poussières après, on sèche toujours. Certains devant une page blanche qui doit se remplir inexorablement sous peine d’un zéro pointé, de la désapprobation de ses lecteurs ou d’un silence radio qui rappelle tellement les interviews de Denise Glaser. D’autres grâce à l’usage intensif de machines infernales communément appelées appareils de musculations. Et d’autres enfin sèchent sous le soleil radieux qui darde ses rayons ardents sur nos épidermes tous prêts à développer leur mélanome…

On l’a voulu, on l’a ! L’été s’invite sur nos thermomètres avec quelques heures d’avance, et l’on trouver d’ores et déjà des grincheux qui critiquent cette brutale hausse des températures qui fait mariner les arpions dans les crocs-chaussettes façon marinade raifort-munster et ressembler le sillon interfessier à une gouttière tant on sue comme des mémères dans une sudisette en rhovyl mercerisé…

Je n’aurais pas l’outrecuidance (même si le mercure sudiste aurait tendance à m’outre-cuire) de vous déballer le sempiternel refrain sur les étés toujours plus chauds que tout ça c’est la faute à la couche d’eau jaune qu’on met sur la glu-phosphate que ma belle-sœur s’en servait pour déboucher ses toilettes au fond du jardin que c’en avait même fait crever le chien qu’avait lampé une lapée à la régalade en août ’76, l’année de la clavicule…

On a bien d’autres centres d’intérêt, allez !

On pourrait passer la nuit, voire plus si affinités électives, à refaire le monde et ses alentours devant un pack de binouzes à la température qui va bien, un saladier de chips qui ferait s’affoler tout indice de cholestérol normalement constitué, et un grand écran, 12K, 240 cm et son stéréophonique double canal dont un de l’uretère, branché sur la Coupe du Monde de Football féminin. Ah ! Quels moments inoubliables à se gratter mollement les réserves ADN devant l’affligeant spectacle mondovisionné de vingt-deux connasses en short qui courent après une baballe comme des mononeuronaux à qui l’on aurait promis un Chippendale atomique…

Si vos convictions religieuses et vos affinités sentimentales vous contraignent à la vision d’émissions télévisées plus consensuelles, alors vous allez applaudir des deux mains, au moins, en apprenant que Jeux Sans Frontières refait surface ! L’antédiluvienne émission de jeux ineptes eurovisionnée et imaginée par le cerveau fait-con de Guy Lux, une sorte d’Intervilles européen, sera à nouveau à l’antenne, grâce à la présentation de Nagui, qui devient le Michel Drucker moderne. Tant qu’on ne nous ressert pas l’imbuvable duo Georges Beller Daniela Lumbroso qui avait officié en 1991-1992…

Si les Jeux Sans Frontières (avec leurs pentes savonnées, leurs candidats déguisés en carottes géantes avec autant de moyens qu’un téléfilm de Télé-Tirana en 1960, et leurs commentateurs bavards) sont décidément trop intellectuels pour vous, vous pourrez avec avantage vous rabattre sur la nouvelle saison de « Je suis une célébrité, sortez-moi de là ». Rien qu’au titre, on sait qu’on va être floué sur la marchandise, puisqu’au casting on nous annonce entre autres inconnus Brahim Asloum (un boxeur qui a frôlé la célébrité voici vingt-cinq ans), Frédérick Bousquet (un nageur au moulebite certainement plus rempli que le cerveau), Alexandra Rosenfeld (une ex-Miss France au regard bovin et à l’accent de cagole marseillaise), Sloane (la bêleuse du « Besoin de rien, envie de toi », le plus mauvais morceau musical depuis l’invention du chant), Gérard Vivès (la folle hystérique des Filles d’à côté en débardeur moulant et cuissard moule-chouquettes), Julien Lepers (le Taz de France 3 qui fournit gratuitement l’électricité à son EPHAD rien qu’en parlant), et surtout Capucine Anav, une pétasse de concours qui, avec ses faux seins et son patronyme de nymphomane moldo-slovaque (Capote-suce Anale… euh, Capucine Anale), ânonna (voire Hanouna) des âneries sur les plateaux de la pelle à merde du service public, TPMP…

TPMP dont on annonce la préparation d’un film où les rôles des chroniqueurs seront tenus par des acteurs. On sent déjà la bonne odeur du nanar intégral, qui aura au moins le mérite de relancer l’industrie de la nouille, et des slips…

Sinon, si vous voulez véritablement vous vider le cerveau, vous pourrez toujours mater la trentième saison de Fort Boyard, désormais entre les mains du bodybuildé Olivier Minne et de la Voix de son Mètre, Willy Rovelli…

Deux exemples qui vous convaincront qu’il n’est pas nécessaire d’obtenir le bac pour réussir… Et vu le niveau des étudiants actuels, ça devrait rassurer la majorité des parents… Car au bac français, nombre de Brahim-Brandon et de Kévina-Mokhtaria se sont aperçus après avoir rendu leur copie qu’Andrée Chedid était une femme… Déjà, rien qu’au prénom, on s’en serait douté, non ?

Quant au bac philo, encore une année, il aura fallu toute la patience du monde aux examinateurs pour attendre pendant quatre heures dans des salles confinées regorgeant d’odeurs sui-generis à mi-chemin entre la culotte prémenstruelle pas fraîche, le sous-gland qui a zappé le Fa Douche après la branlette et le pétard d’afghane… Alors qu’on pourvait torcher ça en deux coups de cuillère à pot…

Est-il possible d'échapper au temps ? Oui, si on oublie sa montre…

À quoi bon expliquer une œuvre d’art ? Parce que je n’ai toujours pas compris le dernier Houellebecq…

La morale est-elle la meilleure des politiques ? Oui, surtout si elle est amorale…

Le travail divise-t-il les hommes ? Demandez ça aux fonctionnaires…

La pluralité des cultures fait elle obstacle à l’unité du genre humain ? Pas plus que la pluralité de l’inculture ferait obstacle à l’unité de la connerie humaine…

Reconnaître ses devoirs, est-ce renoncer à sa liberté ? Non, puisqu’on peut aussi librement ne pas les reconnaître…

Seul ce qui peut s’échanger a-t-il de la valeur ? Ben oui ! Essayez d’échanger une Dacia d’occasion ou un disque d’Obispo, et on en recause…

Les lois peuvent-elles faire notre bonheur ? Oui, surtout si on est législateur…

Si vous vomissez les questions philosophiques ou trop compliquées, alors précipitez-vous sur le replay de l’interview de Brigitte chez la mère Fogiel, sur les ondes de Radio Luxembourg… L’ex-pitbull à la tête pleine d’implants s’est mué en matou ronronnant pour interviewer la Première Dame… A croire qu’il essaie de se taper le mari… Et l’autre momie de bêler « Manu n’est qu’un homme »… Ben, c’est justement ça qui l’intéresse !

Restons encore dans la Cage aux Folles avec le Monsieur Madame de l’Eurovision qui vient de décrocher le prix de la personnalité LGBTI-Q de l’année… Le moins qu’on puisse dire est qu’il aura tout fait pour… Et pour une fois que la Reine décroche un prix…

Lui, il risque de décrocher la timbale le 18 octobre prochain… Patrick Balkany, dont le procès vient de s’achever risque sept ans de taule pour blanchiment d’argent… C’est tout de même scandaleux qu’on ose blâmer les petits métiers d’autrefois… Qui ne se souvient des lavandières qui se pétaient le dos au lavoir… J’espère pour son avocat, Maître Dupont-Moretti, qu’il s’est fait payer en liquide et qu’il ne s’est pas gourré entre ses notes de plaidoiries et le texte de son spectacle… Quoique pour le coup, c’était son Client qui a assuré le meilleur show…

Hélas pour lui, le show est définitivement terminé… une des dernières grandes voix de la radio moderne s’st éteinte. Zappy Max a rendu l’antenne à 97 ans, après des années de succès radiophonique sur les ondes de Radio Luxembourg puis de Radio Monte Carlo avec des émissions mythiques comme Ça va bouillir ou le fameux Quitte ou double. Sinon, Anne Roumanoff va bien…

Et le 20 juin 1975 arrivait sur les écrans américains le film qui allait terroriser toute une génération de nageurs, « Jaws », ou en version française « Les dents de la mer ». De Kersauzon en a fait sa propre version « Les dedans de la mer », et les jumelles de Denise Fabre ont réalisé « Les dents de la mère »…

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jeudi 13 juin 2019

Brèves du 13 juin 2019


L’égalité des sexes est une foutaise intégrale !

Je ne vous assène point cette affirmation qui va réjouir les tenants des thèses inégalitaires et les abonnés au Chasseur Français après avoir moi-même pris les mesures, pas plus que Guy-Louis ne m’a fait de rapports (lui, ils les a) sur une supposée parité des mensurations intimes de nos compatriotes.

Je me base tout simplement sur des faits, et quelques observations complémentaires et récentes, lesquelles n’ont pas manqué de m’ébaubir dans des proportions à peu près au moins aussi gigantesques que le joufflu des Peters Sisters après un séjour gastronomique dans le Périgord Noir.

Non, messieurs les machos, les femmes ne sont nullement inférieures aux hommes ! Elles sont a minima leurs égales, notamment en ce qui concerne leur capacité à faire la vaisselle…

Et il est un domaine tout particulier dans lequel elles surpassent à plates coutures ces messieurs, qui se croyaient si virils avec leur moquette sur les tétons et la chaussette roulée en boule dans le slibard. C’est le ballon au pied.

Navré de provoquer des béances buccales involontaires bénéfiques à l’aération de votre neurone et dangereuse pour la fuite des cerveaux, mais le football est un domaine dans lequel ces dames sont largement meilleures que nous !

Amusez-vous à visionner un match de la Coupe du Monde de Football Féminin qui se déroule actuellement et vous vous convaincrez du réel bienfondé de mon assertion définitive.

Nous Bleuettes tombent quinze fois au cours de la partie, elles se relèvent et repartent en courant dans les dix secondes. Si ça arrive une fois à une des divas masculines de la pelouse, t’as deux brancardiers, quinze soigneurs qui déboulent comme à l’ouverture des soldes à Kiabi, la Timone est réquisitionnée pour un mois et on se tartine une alerte info sur BFMTV…

Nos connasses en short sont de véritables branquignols sur le terrain… Pour preuve, j’ai vu une joueuse de l’équipe de France, elle était à peine moins apprêtée que Ronaldo…

Je vous préviens, habituez-vous à perdre vos repères, puisque le Tour de France présentera une physionomie différente cette année, Chris Froome devant déclarer forfait après une mauvaise chute lors d’une course. Et Christian Prudhomme, le grand manitou de la Grande Droguerie sur roulettes, de déclarer que la Grande Boucle manquera de repères cette année. En effet, on ne saura plus à quel moment faut se piquer, si le chef des seringues ne montre pas l’exemple…

Eux aussi, ils piquaient, mais plus facilement dans les caisses et les fonds publics. Le procès des époux Balkany, les Thénardiers du 9-3, se poursuit, avec l’annonce de réquisitions que l’on redoute particulièrement lourdes (sept ans ferme pour lui, c’est pas un weekend thalasso…). A la trombine de Dupont-Moretti, l’avocat du couple infernal, on voit pertinemment qu’il n’a jamais cru à l’innocence de ses clients et qu’il se demande ce qu’il est venu faire dans cette galère… Ponpon-Titi, on dirait qu’il a doublé de volume… Faudra dire à Isabelle Boulay qu’il faut aspirer, pas souffler…

Lui aussi, il nous a pompé, l’autre jour, à la tribune de l’Assemblée Nationale… Le Grand Doudou avec son flegme britannique et son « inénervabilité » proverbiale qui a fait péter Mélenchon à 25 de tension… Ce qui m’a rassuré, c’est qu’ils vont continuer à faire les promesses qu’ils avaient déjà formulé avant…

Par contre, Loiseau en est un drôle, après ses commentaires aigre-doux sur le microcosme européen. Son surnom doit être « tête de piaf » parce qu’il ne faut pas beaucoup réfléchir pour canarder façon Canonnière du Yang-Tsé sur les caciques déjà en place quand on est tout juste élue… Vous me direz que si les gonzesses réfléchissaient à droite, Morano et Pécresse seraient déjà enterrées depuis longtemps, victimes d’AVC massifs et foudroyants…

Quand la Garde des Sots, elle perpétue avec une constance qui force le respect et qui va finir par lui valoir la reconnaissance des magistrats et des avocats, la grande tradition du Ministre de la Justice qui ne comprend rien à son maroquin et qui fait au mieux n’importe quoi. Saint-Louis rendait la Justice sous un chêne et Belloubet tente de la rendre comme un gland puisqu’elle ne souhaite plus poursuivre les délinquants de moins de treize ans et instaurer un seuil d’irresponsabilité pénale…

Comme ça, on verra fleurir les petits malfrats de douze ans et demi. Elle est maline, Nicole…

Mais pas autant que sa copine Agnès Buzyn, le Bourrin de la santé, le boudin des Urgences qui affiche un mépris intarissable vis-à-vis du personnel soignant et de l’ensemble du corps médical. Alors qu’il y a une réelle urgence aux urgences, Zynzyn traite ça par-dessus la jambe comme si les urgentistes étaient de gros gâtés qui font un caprice… Allez hop, au turbin, les feignasses, faut réduire le délai d’attente sur un brancard à moins de douze heures pour un infarctus majeur…

Que nos urgentistes lessivés se rassurent, s’ils ne réussissent pas à alléger la facture du budget Retraites, la canicule de cet été s’en chargera avantageusement. Eh oui, l’état arrive à grands pas, et les températures estivales également, ce qui affole d’ores et déjà la boussole de nos météorologues. Ce sont certainement les seuls en France à s’affoler quand il fait chaud en été…

Espérons pour elle que les bureaux de l’Association sont climatisés… Brigitte Macron a été adoubée par Bernadette Chirac pour lui succéder aux Pièces Jaunes… Heureuse initiative, car on fait toujours confiance à une personne âgée… Et Bernie a été surprise de trouver quelqu’un faisant aussi vieux qu’elle et encore si alerte…

Décidément, toutes les vieilles peaux passent la main, puisque Catherine et Liliane ont annoncé leur « pré-retraite ». Les deux langues de vipères de Canal Plus vont enfin refermer leur claquemerde, ce qui va concourir à un énième affadissement de la chaîne cryptée, aussi lisse que les fesses de la Karda-chiante. Alex Lutz et Bruno Sanches remiseront sous peu les perruques des personnages piquants incarnés depuis 2011. Encore un duo comique qui se sépare après Sophie Daumier et Guy Bedos, Laurent Gerra et Virginie Lemoine, Les Frères ennemis (chercher les deux intrus…)…

Et le 13 juin 1986, c’est un futur héros qui naît à Lund, en Suède, en la personne de Måns Zelmerlöw, qui après deux tentatives infructueuses remportera en 2015 le fameux Melodifestivalen, ce qui lui permettra de concourir sous les couleurs suédoises au Concours Eurovision de la Chanson avec « Heroes », un titre qui décroche la timbale. Depuis ABBA, les suédois eurovisuels sont régulièrement des héroes…

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vendredi 7 juin 2019

Brèves du 07 juin 2019

« C'était le temps des fleurs,
« Où j'enculais ta sœur,
« Sur le divan de la salle à manger,
« Elle me disait : "Encore",
« Je comprenais "Plus fort",
« J'en pouvais plus !
« J'lui pétais l'os du cul ! »

J’entends déjà le Sarcophage’s Queenies Fan Club, le Cercle (élargi) des admirateurs hystériques de la célèbre loucheuse égyptienne, l’Orlando’s sister tarlouzes organisation et les amateurs de la roucouleuse de conneries à strabisme divergent (ce qui est louche pour quelqu’une dont le frère est presse-bite) ululer comme une meute de chouettes hiboux une nuit de pleine lune bercés par les mélopées de la Vilaine Fermière (c’est vous dire si c’est gay)…

Comment oser dénaturer à ce point le chef d’œuvre insurpassable qu’était son interprétation si dégoulinante de gluance roucoulophonique du « Temps des fleurs » ? Comment jeter l’opprobre indélébile, le stupre pestilentiel, la flétrissure irréparable de la pornographicitude sur les souvenirs émouvants et compassés des années où tout allait forcément mieux que ça ne va actuellement ? Comment oser chanter que l’on pratique une intromission postérieure et approfondie sans protection ni moyen de lubrification post-moyenâgeux sur une personne qui risquait de souffrir d’hémorroïdes, de verrues trouducutesques ou même d’adopter une allure donaldesque pendant une semaine ?

Comment faire montre d’une telle désinvolture badine et d’un penchant ridiculement marqué pour la gaudriole salace, les calembredaines grivoises et les réécritures lestes des chansonnettes du répertoire impérissable de l’immense chanson française qu’elle est même connue aux quatre coins de l’hexagone et encore plus en dehors de nos frontières qu’on aurait jamais dû ouvrir, vu le résultat probant de Juin 1940, alors que l’heure est grave, que la France a peur et que le monde tremble ?

Oui, le monde entier dans sa globalité la plus complète que je enhardirai à étendre à ses environs et périphéries les plus proches, a les chocottes qu’il n’en faudrait pas beaucoup plus qu’un chouia pour qu’il se fasse dessus, à l’instar de Giscard quand il voit une assiettée de tapioca fumante…

Le monde sa fait dans le froc, à cause de la Grande Faucheuse…

Rien n’est plus certain que la mort, rien n’est plus incertain que l’heure d’icelle… Je vous rassure, même si certains souhaitent me faire passer pour un fossile cacochyme, je ne suis pas l’auteur de cette formule, qui remonterait au moins à Saint Augustin… C’est vous dire la barbe qu’elle traine ! On dirait presque Amanda Lear au réveil après une nuit d’amour avec Line Renaud… Rien de très frais sous le soleil…

Ah oui, je parle de soleil, parce qu’il fait beau, depuis quelques jours… Quel plaisir tout de même de voir fleurir les chemisettes de cotonnade printanière et les corsages légers, où l’on voit souvent pointer le sein d’une jeunesse, et tomber le robert d’une pouffiasse… Quelle joie de voir s’exhiber les petons dans des tongs avachis offrant également à la vue les cors, la couenne et la corne du talon… Quel bonheur de se filer en apnée dès qu’on croise un passant visiblement réfractaire au rituel de la douche matinale ou une morue maquillée comme un 38-tonnes dérobé et déguisée en cône d’autoroute flashy, exhalant sous l’eau de toilette bon marché une fragrance évoquant fort distinctement le vasier et un parc à moules à marée basse en pleine canicule… Après une matinée à cheminer en ville, on peut faire concurrence aux meilleurs apnéistes du moment, tels Guillaume Néry ou Pierre Frolla…

Rien de très frais sous le soleil, en cette veille de weekend qui promet une fois encore d’être pourri, alternant pluie, orages et refroidissement des températures… Je ne voudrais pas vous paraître vieux jeu ni encore moins grossier mais l’homme de l’Ouest-Hérault, parfois rude, reste toujours courtois, mais la vérité m’oblige à vous le dire : les bécasses de la météo commencent à me les briser menu !

Sérieux ! Le lundi, elles nous causent réchauffement de l’ambiance qui sera estivale voire quasi-caniculaire, genre à travestir les néerlandais sans protection solaire adéquate indice 2750 en homards après trois minutes de cuisson ; et trois jours après, elles enfilent leurs cirés et leurs bottes griffées de chez Gibaud Pieds Sensibles pour annoncer catastrophées l’imminente arrivée d’une Armageddon météorologique, la fameuse tempête Miguel…

Aujourd’hui, tempête et demain, t’en chies…

Et question défécations involontaires, itératives et surabondantes, Les Républicains sont près de vider les stocks de Moltonel. Après la cuisante volée de bois vert récoltée par l’épouvantail à électeurs, Laurent Wauquiez, aux Européennes, voila que Valérie Pécresse rend sa carte et s’en va vers des horizons moins ennuagés. Les rates quittent le navire avant la débacle ? Voire ! C’est plutôt une souris blonde qui dégage du canot de sauvetage du Titanic… Gérald Darmanin, Ministre de Nos Sous, se félicite que Valoche ait enfin compris que le fruit était pourri de l’intérieur et que ses copains étaient devenus trop radioactifs…

Trop radioactifs ? Pourtant, je n’ai entendu aucun Républicains chez Demorand sur Radio Gaucho depuis la branlée européenne…

Ambiance détendue du gland également chez les Le Pen, où Marine regrette que Marion n’ait pas appelé à voter RN aux Européennes… Pour une fois que la peste blonde arrive à faire un truc à peu près sensé, ne la blâmons pas… C’est beau, tout de même, l’harmonie familiale et la pensée unique, comme l’œil du Conducator qui faisait Führer à Montretout…

Tempête car t’en chies, surtout avec ce nouveau et énième scandale alimentaire. Des steaks hachés de très mauvaise qualité ont été fournis à des associations d’aide aux plus démunis. Cependant, aucun risque pour la santé. Si en plus de becqueter sur le dos de la société, fallait en plus qu’on paie pour les soigner, les gueux… Remarquez, ils sont ravis, avec ces steaks hachier… Ils retrouvent le goût de chez McDo. Trop de la balle !

Et trop de la balle également sur nos routes nationales, avec ce vote de l’Assemblée Nationale autorisant la possibilité d’un retour aux 90 km/h sur certaines routes. Si c’est pas un cadeau avec léchage de bottes après cirage triple épaisseur et lustrage manuel en direction des Gilets Jaunes, je veux bien être pape…

Lui, il fut sans conteste le pape de la variété nouille de la fin des années ’80, l’empereur de la variétoche remplie de vide triomphante, le kaizer de la horde d’anciens sportifs recyclés en pseudo-chanteurs à minettes après une blessure alors que la célébrité sportive leur tendait les bras. Le 7 juin 1965 naissait à Pont-à-Mousson Jean-Pierre François, l’immarcescible interprète du non moins indéboulonnable « Je te survivrai »… Survivre à Jean-Pierre François et aux plaques d’égout de Saint-Gobain, tous deux mussipontains, puisqu’une malheur n’arrive jamais seul… Je survivrai… Ou bien « Vous me subirez »…

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