mercredi 6 septembre 2017

Brèves du 06 Septembre 2017

« Telefon, Telefon, wenn dein Ruf erklingt  
« Frag ich mich beim ersten Ton, was er Neues bringt »

Le Concours Eurovision de la chanson et le téléphone, une vieille histoire !

Indispensable pour le décompte interminable des points après le tout aussi interminable défilé des chansons, la funeste invention de Sir Graham Bell fut maintes fois célébré à l’Eurovision, c’est vous dire si le Concours a une longueur d’avance en matière d’innovation…

Du « Telefon, telefon » allemand de 1957 chanté sur scène par Margot Hieschler aux côtés d’un combiné d’ébonite blanche au « Halo halo » yougoslave de 1982 en passant par le « Stimmen i mit liv » danois de 1997 (pochade pseudo rap d’un joufflu qui tombe amoureux de la voix de la demoiselle des renseignements téléphonés) ou le « Ring ring » des futurs ABBA, candidats malheureux à la sélection suédoise de 1973, l’affreux mécanisme sonneur a séduit jusqu’aux candidats de la téléréalité, chez qui la sonnerie retentit encore plus dans leur boîte crânienne vide…

Rappelez-vous à cet effet l’inextinguible jerrycan à conneries qu’est la plus éphémèrement célèbre paire de seins siliconés de la téléréalité, Nabila « Allô shampooing ». Evidemment, lorsqu’on les a nourris à l’aune des publicités bêtasses des années 80, avec leurs slogans abscons « quand c’est trop, c’est Tropico », « Saint-Yorre, ça va fort », ou encore l’inégalable « le bonheur, c’est simple comme un coup de fil »…

Bientôt pourtant, ce slogan indélébilement rattaché à France Télécom lorsqu’ils étaient encore les P.T.T., sentira la poussière rancie, un peu à l’instar de Tante Marthe quand elle soulève les bras, ensachée dans sa robe chasuble en véritable Rhovylor bayadère mimosa, pour vous offrir une gaufrette parfum praliné-antimite à piocher avec aménité et une pince à sucre dans la boite de fer blanc carrée sur l’étagère haute du buffet Henri II de la salle à manger…

La prochaine disparition de la dernière cabine téléphonique n’est pas seulement symbolique.

Elle doit rappeler qu’il était bien pratique de s’y abriter lors d’averses orageuses impromptues afin de préserver l’intégrité de votre choucroute crêpée à mort, dans l’odeur suave de la pisse rancie, des prouts post-cassoulets, en compagnie de divers reliefs non-identifiables.

Allez vous abriter sous vos Aïe-Faunes 72 en cas de grain inattendu, bande de petits malins !

Mais la cabine téléphonique c’est également un lieu tellement pratique. Le club de La Monnerie-le-Montel des admiratrices non internées de Christophe Maé, le Parti Communiste et Benoît Hamon perdent leur Palais des Congrès…

Dans le cas de Moule-à-Gaufres, aucun souci à avoir. S’il se sent trop esseulé au sein de son mouvement, il pourra toujours réintégrer les ruines de la maison mère avec un mot d’excuse de jean Jaurès, un paquet de chouchous et la queue entre les jambes… Sauf si entre temps, Titine Aubry, la tabatière à rimmel de Lille, a pris les rênes du PS.

Invitée ce matin de la paire de couilles gauchos d’Inter, Léa Salamé qui confirme son rôle de mime enrouée de plante verte, et Nicolas Demorand toujours aussi langue de pute, la madone pondéralement dilatée des bradeux ch’tis a dézingué tout le monde au micro. Limite la Demorand se prenait une rafale, mais comme il lui avait lustré les escarpins façon miroir immaculé, il a sauvé sa peau.

Qu’elle était vipérine, la monstroplante lilloise ! Et que j’atomise la Sinistre du Travail sur ses ordonnances qu’elle a pris le temps d’éplucher (dans ce qui est un classique de la littérature enfantine « Martine de corvée de pluches ») ; et que je défèque deux mètres cubes dans les bottes du jupitérien locataire de l’Elysée… Titine, c’est Little Boy d’Hiroshima faite vestige de femme : on roucoule de la brise fraîche de son passage avant de se manger les seize kilotonnes de l’explosion atomique…

Le genre de truc qui te fait rire jaune… A l’instar de Jean-Vincent Placé, le vert jauni à l’eau de rose qui a été agressé hier à Paris, les agresseurs lui ayant dérobé son téléphone, une carte de crédit, et pour près de 15.000 euros de PV impayés. Choqué par l’agression, le parangon de l’opportuniste politocard annonce qu’il songe à arrêter la politique. Si seulement on pouvait encore le bousculer dans les couloirs du métro, on en serait débarrassés…

Ou alors… J’envisage autre chose, mais Dieu que c’est machiavélique ! On dirait du Manuel Valls relooké par Wauquiez…

On planque chez lui des bombonnes de gaz, des fils électriques, des Coran version « ma fatwa à Raqqa » dédicacée par une sommité de Daesch sans bouillir ; on fait intervenir sous un prétexte bidon et une fuite imaginaire le plombier qui va bien et qui passait par là et par hasard (bonus dix points s’il se prénomme Jawad), et on balance l’appel téléphonique anonyme façon « lettre à la Gestapo » à la DGSI…

Ah non, irréalisable, c’est déjà ce qui s’est produit à Villejuif aujourd’hui… Décidément, on a des policiers efficaces…Ou avec de grandes oreilles…

De grands oreilles, voire des esgourdes de taille normale qui ont dû siffler chez Marinette. Le bouledogue blond, qu’on n’entendait plus sur les ondes depuis sa gamelle présidentielle, a vertement recadré Franck de Lapersonne, son soutien people (en équivalence, prenez Fillon et Bézu…), qui l’inondait de messages pour obtenir un retour d’ascenseur, le priant sèchement d’aller se faire voir chez les grecs. Ça tombe bien, c’est que la copine à Tata Florian préfère…

Elle aussi, elle l’a eu dans le vase, et sans vaseline… Pilar Abel a ressenti une violente douleur anale, façon chorizo frotté de piment sur crise d’hémorroïdes ce matin. Cette cartomancienne a appris que les tests ADN pratiqués démontraient qu’elle n’était pas la fille de Salvador Dali, qu’elle avait fait exhumer en juillet dernier… C’est ballot, hein… Encore une cartomancienne aussi douée qu’Elisabeth Teissier pour l’astrologie…

On pourra toujours lui présenter François Hollande, toujours aussi illuminé dans ses espérances. Le culbuto ex-présidentiel, qui nous a piqué une crise de Loanasme vu qu’il paraît enceinte de quadruplés sur les dernières photos, vaut toujours, avec le soutien de sa fondation, inverser la courbe du chômage… Allez, M’sieur Hollande, on va rentrer avec les deux infirmiers en blouse blanche, on va prendre ses pilules et on va faire un gros dodo avec son joli pyjama à manches très longues attachées dans le dos… Y a pas à dire, ça leur vrille la comprenotte, le pouvoir…

Au rayon de la cervelle attaquée par la mite à fromage ou la coke, les créatifs de chez Adidas qui ont commercialisé « München made in Germany » un modèle de baskets résistant à la bière et au vomi, édition limitée spécialement étudiée pour l’Oktoberfest, au prix de 200 euros. C’est le prix à mettre pour se dégueuler dessus après s’être sévèrement pinté… A ce tarif-là, autant y aller en tongs…

Ou alors, avoir la délicatesse de rendre ses tripes contre un mur, sur lequel on a posé une nouvelle brique, par une nuit éclairée par le côté obscur de la lune… Souhaitons un bon anniversaire à Roger Waters, né le 6 septembre 1943, membre fondateur du mythique groupe Pink Floyd, pour qui il a notamment écrit les mythiques albums « The dark side of the moon » ou « The wall ». Ah ça c’est pas de la musique téléphonée eurovisuelle !

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lundi 4 septembre 2017

Brèves du 04 Septembre 2017

« Rosa rosa rosam
« Rosae rosae rosa
« Rosae rosae rosas
« Rosarum rosis rosis »

On ne dira jamais assez l’importance de ne pas jouer les à-peu-près et les dilettantes patentés lorsqu’il s’agit de la conjugaison. Un participe passé ou un infinitif font toute la différence et les courtelinesques quiproquos qui peuvent en découler risquent de vous placer dans des situations ubuesques pareilles aux meilleures soirées de la défunte émission ORTFienne « Au théâtre ce soir », où claquaient les portes en écho aux gifles des protagonistes moumouttés de frais par Any D’Avray et costumés comme il se doit par Donald Cardwell.

Tenez, puisque vous êtes avides d’exemples en situation, mesurez la différence qu’il peut exister entre « J’aime la rentrée » et « J’aime la rentrer »…

Quoique la rentrer à la rentrée, c’est la coutume en Belgique, chez les Dutroux, et dans le  Nord de la France, où on peut emmener à l’école sa sœur, sa mère et son épouse en y conduisant une seule personne…

Alors, révisez vos Bescherelle si vous ne voulez pas que les services sociaux débarquent chez vous ou que votre interlocuteur ne vous en file un grand coup dans les valseuses…

Alors, vous aimez la rentrer pour la rentrée, ou la rentrée pour la rentrer ? Qu’importe en fait, puisque depuis ce matin, heureux parents, vous ressentez une douce ivresse, un sentiment que vous ne ressentiez plus depuis deux mois… Libérés, délivrés !

Vous avez carré vos mioches dans les pognes de leurs enseignants avec la mine déconfite de circonstance, mais avec au fond de vous une jubilation quasi-orgasmique de vous être enfin dépatouillé de ces enquiquineurs patentés qui vous pompaient l’air au-delà des limites autorisées par les conventions internationales de l’ONU.

Finies les entrées en fanfare dans la chambre au moment où madame dressait le chapiteau à grands coups de langouze pour emmener popaul au cirque ! Terminées les envies irrépressibles de jouer au badminton quand il tombe comme à Gravelotte ou les fringales de crêpes au sirop d’érable tiède à six heures et demi du matin quand vous ronflez comme un A380 en phase d’ascension !

A eux les délices des règles de trois, des carrés de l’hypoténuse et Marignan 1515, les enivrements à grands coups de désinences schleues, de déclinaisons latines et de plus-que-parfait du subjonctif passif de bouillir à la deuxième personne du pluriel, les agapes d’équations à deux inconnues, d’identités remarquables et de précipité acido-basique à la liqueur de Fehling !

La rentrée s’est apparemment faite avec ce qu’il faut de larmes, de sourires devant la liste de la classe où le petit dernier retrouve ses potes, les profs qui râlent (pléonasme) sur la surcharge des classes (en oubliant les classes d’antan où l’on n’était pas moins de trente-cinq).

Et les lécheurs du Jupiter élyséen se sont fait un devoir de faire les gros titres de leurs éditions spéciales sur la rentrée de Macron… Ah tiens ? Brigitte l’a amené à l’école, ce matin ?

Promis, je ne ferais plus ces blagues éculées (Manu préfère avec une lettre en plus, devinez laquelle) sur l’âge canonique de Brigitte. D’abord parce que ça ne se fait pas de se moquer de personnes qui ont connu l’avènement des nouveaux francs au moment de leur ménopause, et qui ont contribué à l’amélioration des daguerréotypes de concert avec Line Renaud…

Et puis surtout parce que c’est tellement facile de se payer la bobine de Bribri…

Et au final ça fait du bien de rire, parce que dans les futilités de l’actualité, c’est pas la joie, comme dirait l’autre… Entre le gros bouffi jaunâtre qui faire péter des bombinettes dans tous les azimuts parce qu’il a les fils qui se touchent, et le connard à l’orange qui s’imagine que l’autre va rentrer dans le rang en gueulant, l’atmosphère n’est pas à la franche rigolade…

Y en aura bien un qui va sortir à Kim la devinette « Qu’est-ce qui est jaune et qui attend »…

La rentrée, c’est bien, parce qu’au moins, ça occupe les gamins, ça les décolle de leurs tablettes et de leurs dessins-animés débiles. Et vous n’imaginez pas tout ce que nos petites têtes blondes peuvent développer comme stratagèmes pour louper l’école. Regardez Maëlys, elle est même allée jusqu’à se faire kidnapper pour éviter la rentrée…

Les parents sont contents, ça leur fait des économies sur les fournitures… C’est que l’époque de la trousse en vinyle, des deux crayons et de la règle, de l’ardoise et des cahiers de brouillon est bel et bien révolue ! Ah maintenant il faut douze crayons de couleurs uniquement disponibles en commande groupée auprès d’un fournisseur pratiquant des taux usuraires, un échantillon de cahiers à grands carreaux sur papier vélin sans blanchisseurs artificiels (à cinq euros trente les quarante-huit feuillets, une aubaine), une calculatrice qui ferait passer le futur Ail-Faune 8 pour un vulgaire Be-bop de présérie, et des pochettes de dessin qui coûtent la peau des fesses montée en abat-jour.

Ils sont mignons, les profs, mais tous les parents d’élèves n’ont pas les moyens d’aller au Maroc pour acheter des pochettes à Rabat…

A moins que t’habites Rabat, mais dans ce cas-là, à part le Viagra…

Pour lui, une infusion de pilule bleue à five o’clock n’est pas utile, puisque le gaillard a toujours l’article en magasin et la vipère de broussaille avec le venin à fleur de peau. William a encore une fois balancé la gelée royale dans le pudding de Madame, puisque Kate démoulera bientôt un troisième gluant. La reine fait la gueule, parce que ça va encore l’entrainer dans des frais niveau layette…

Comme à chaque rentrée, on attend avec la délectation du lapin qui attend l’ouverture de la chasse le dernier roman d’Amélie Nothomb (encore une histoire bien siphonnée), la dernière bouse sur papelard de Marc Lévy, l’énième bouse musicale de Jenifer, et après dix ans de silence, la nouvelle galette de MC Solaar, au titre prédestiné « Sonotone »…

D’ici à ce que Robert Hossein s’en serve pour sa nouvelle pub Audika…


Vaudra-t-il mieux entrendre ça que d’être sourd ? A vous de juger, mais peut-être est-ce l’audois Jérémy Montana (le genre de patronyme qui te fait rêver de prendre un pseudo genre Brandon Bitenbois) qui sera le prochain représentant de la France au Concours Eurovision. Le jeunot de 25 ans à la figure poupine (de cheval) a envoyé une chanson de son cru (tout de son cru, et non pas…) au comité de sélection qui après écoute (et passage sur le grill) élira la chanson qui aura le privilège de se casser la gueule à Lisbonne en mai prochain.

Le titre de son cheval de bataille, une chanson jazzy et rock qui bouge selon Jérémy Monte-moi-là ? « L’oiseau, mon ami »… Marie Myriam peut mariner peinarde dans son sarcophage à air conditionné à la morue…

Et le 4 septembre 1968 sortait sur les écrans français « Le Lauréat » avec Dustin Hoffman et Anne Bancroft, narrant l’histoire d’un jeunot qui se tape une amie de ses parents, la fameuse Mrs Robinson, célébrée en chanson par Simon et Garfunkel. Un jeune qui se tape des vieilles, ça ne vous rappelle personne ? 

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vendredi 1 septembre 2017

Brèves du 1er Septembre 2017

- Carter, bordel, faites-lui une intraveineuse de quarante décilitres de méhyl-chlorohyodure carabiné, deux suppositoires de Flupkorydronase en granulés et un épanchement de synovie au mercurochrome stérilisé ! On le perd ! On le perd !

- What else Docteur Ross ? Désolé, mon poteau, mais on n’est pas au Burger King du coin, chuis pas là pour noter la commande avec des pleins et des déliés ! J’ai encore trois patients à tenter de réanimer après un quintuple AVC subdorsal médullo-carpien, un double collapsus des mandibules et une double exorbitation des globes oculaires avec injection de sang à double carburateur et soupapes en tête…

- Carter, sortez-vous les doigts du derche, et de préférence lavez-les avant votre prochain examen des amygdales au toucher… Cet enfoiré de Président jupitérien a juré la mort de tous les toubibs et les internes de France, ou bien ? Après celui de Matthieu Gallet, il songe a creuser encore plus profond le trou de la Sécu ?

- Ross, ol’chum’, je m’en contrecarre le moule à cakes avec une pipette à jus ! Pour le moment il me faudrait deux unités de soins intensifs supplémentaires, quatre bras et au minimum quarante-huit heures par jour pour venir à bout de ce bordel de pompe à cul de saloperie de merdier qu’il nous a foutu, le grand dépendeur d’andouille matignonnesque !

- Carter, Carter, on se refroidit le slip et on tire un grand coup sur sa clope électronique. C’est pas le moment de nous péter un anévrisme dans le canal du duodénum ventriculaire gauche impair médian et nous balancer la purée d’un acromion sous-claviculaire scrofuleux pigmenté juste pour le plaisir d’emmerder les collègues, hein !

- Docteur Mamour, je n’ai pas votre courage et votre détermination à prendre des poses devant la machine à café, surtout que je conchie le Nespresso avec la force de repeindre les tinettes en moucheté à hauteur de deux mètres. Mais merde, on fait comment avec les victimes collatérales des Ordonnances de Doudou et Mumu ? Même Bonnie et Clyde avaient fait moins de dégâts avec leurs sulfateuses !

- Johnny, Encore un syndicaliste de plus qui débarque en ambulance et on sera dans la scheisse intégrale ! Rends-toi compte ! Laurent Berger est en réanimation après un sextuple infarctus cancéreux à métastases sous-orbiculaires. C’est Greene qui lui pratique les soins palliatifs…

- Ah, je comprends mieux le prêtre et l’odeur de cierge…

- Non, ça c’est Barbarin qui est venu faire son marché en pédiatrie pour son gang-bang du samedi soir au Vatican…

- On a quoi d’autre ?

- Hommeril et Giffard de la CFE-CGC sont dans l’annexe des soins palliatifs derrière les containers à produits contaminants, faute de place ailleurs. C’est Tony Gates en combinaison étanche qui les désinfecte à la sonde après leur éruption du bubons purulents de quinze centimètres.
- Dans l’annexe ? Mais elle est pourrave ! Remarque, Hommeril et Giffard c’est comme le persil dans la tête de veau ravigote, c’est là pour faire joli…

- Justement, c’est pas joli, en gastroentérologie. Philippe Louis et Pascale Coton en filent un mauvais avec une dysenterie aigue accompagnée d’une crise carabinée d’hémorroïdes. Avec sa face de cul, c’est Barnett qui s’en occupe.

- Bon choix, Dougie ! Mais je me demande encore qui est ce tas de bouillie informe, tout recroquevillé qui profère des insanités façon L’Exorciste en moldoslovaque qu’on a apporté tout à l’heure ?

- Tête de fion, c’est Jean-Claude Mailly, de FO ! Enfin ce qu’il en reste avant l’auto combustion intégrale. J’ai mis Kovac dessus, lui qui est amateur de slime et de puzzles…

- What else, Rossounet ! Je n’aurais pas fait mieux moi-même Luka est un arthochirugien-prothésiste-équarisseur hors-pair. Quand on pense qu’il a réussi à redonner forme humaine à Ribéry…

- Ouais, enfin, on a tous des échecs dans une carrière… Et puis c’étaient ses premiers brouillons après avoir fini son apprentissage aux abattoirs de La Villette…

- On cause on cause, mais qu’est-ce qu’on fait du cas désespéré ? Philippe Martinez… Le patient de la Confédération Gueularde des Triple-buses ? Benton, du service « Sainte Rita » m’a dit qu’il était à la dernière extrémité, il a la moustache qui se décolle d’un côté, il a fait un sixième AVC…

- Vu ce qu’il a dans le bourrichon, ça n’a pas dû avoir beaucoup de conséquences…

- Il fuit de partout, il nous a ruiné déjà trois caisses d’éponges, et il répète en boucle « c’est la fin du contrat de travail, c’est la fin du contrat de travail »… On dirait un vieux 78-tours rayé de Jean Lumière…

- Mon cher Jean Toud’homme Delco…

- Comment ?

- Pardon ! John Truman Carter, mon vieux, je me le réserve, et je vous débauche comme porteflingue personnel. J’ai dégoté, lors de mon séjour à la Belle de Mai, à Marseille, à l’arabe du coin, une Kalachnikov presque neuve pour dix balles… Je vais éprouver la corrélation entre le fait de tirer un coup et les trous de balle…

- Ça risque de gicler…

- Remballez ce vocabulaire de films de boules ! On a prévu de repeindre le service, alors…

Désolé, j’en ai eu plein le slip de leurs billevesées dans la nouvelle téléréalité « Doudou et Mumu éparpillent les Syndicats façon puzzle »… D’autant qu’on va en manger tout l’automne… Je me demande d’ailleurs si je ne vais pas changer d’air pendant quelques jours… Genre faire le Hadj… Le pèlerinage à la Mecque que tout bon musulman se doit de faire… Claustrophobes et sourcilleux des narines s’abstenir… Des centaines de milliers de mecs partout autour de vous… Des mecs entre mecs à La Mecque… Y a de quoi se tourner vers les mecs, comme aurait dit Chazot qui tous les jours à cinq heures se tournait vers la mecque…

En tous cas, une chose est sure, les miracles arrivent. En témoigne cette Peugeot 104 bleue de 1975, dérobée en 1979 et retrouvée près de Châlons en Champagne dans un étang, quasiment intacte, qui sera remise prochainement à son propriétaire, qui hérite d’une voiture de collection… Et d’un rappel de prime d’assurance de trente-huit ans…

Et pour finir sur une note gaie, optimiste, fraîche et primesautière, voici les deux dernières viandes froides du monde du spectacle que la nouvelle Mère Lachaise, Stéphane Bern, se fera un plaisir d’enterrer.

D’un côté, Richard Anderson, 91 ans aux donuts saccharinés, qui restera dans les mémoires francophones comme l’inoubliable Oscar Goldman, le boss de Steve Austin et de Jamie Sommers, qui claqua trois milliards pour qu’un mec coure aussi vite qu’une RER…

Et de l’autre Seija Simola, 73 ans aux métastases proliférées, chanteuse finlandaise réputée là-haut pour ses adaptations efficaces des chansons d’ABBA, et pénultième au Concours Eurovision de la Chanson 1978 avec la poussiéreuse ballade « Anna rakkaudelle tilaisuus », « laissez une chance à l’amour ».

Et puisqu’on parle de musiquettes antédiluviennes, c’est le 1er septembre 1966 que Christophe commercialise son nouveau 45-tours 4 titres avec le succès « Les marionnettes », dont les paroles déjantées font entrer la folie dans le courant yéyé. Les Marionnettes de Christophe, c'est pas le Guignol du Luxembourg ou des Buttes Chaumont, c'est plutôt le Cabinet du Docteur Caligari qui se défonce au Mandrax et qui danse des slows en s'emmêlant les ficelles !… Toute ressemblance avec le Gouvernement actuel…

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