vendredi 22 septembre 2023

Brèves du 22 Septembre 2023

 Ah mes amis ! Quel été ! Et quelle rentrée !

 Je ne sais pas si vous avez suivi de loin en loin les péripéties de l’actualité durant les mois d’août et de septembre, mais le moins qu’on puisse dire est que nous avons été de gros gâtés !

 Si vous goûtez la tenue de grand deuil et que vous êtes des frénétiques du goupillon, vous n’avez pas chômé durant ces dernières semaines… Déjà que Prigojine a fini écrabouillé façon puzzle en plein milieu de mes congés, j’étais à deux doigts de faire un courrier circonstancié à son grand pote, le démocrate du Kremlin, en l’enguirlandant pour sa lenteur de réaction à la suite de la tentative de pronunciamiento d’Evegueni… Deux mois avant de le renvoyer ad patres… On l’a connu plus réactif, le locataire définitif de la Place Rouge…

 

Par dessus le marché, Toto Cutugno choisit aussi le chaud mois d’août pour cesser d’être l’éternel Italiano… Rejoint il y a quelques jours par son compatriote Franco Migliacci, prolifique parolier italien à qui l’on doit l’immortel « Nel blu dipinto di blu », plus connu sous le titre de « Volare », et le non moins célèbre « Che sara » en 1971.

 

Saluons également la mémoire de Roger Whittaker, chanteur anglais qui eut son heure de gloire en France dans les années 1970 avec sa version de « Mamy blue » et de Lou Deprijck, interprète belge qui signa « Ça plane pour moi » pour Plastic Bertrand…

 

Du côté des lettres, rien ne va plus non plus, puisque la délicieuse Frédérique Hébrard est partie rejoindre Louis Velle, et qu’Amélie Nothomb nous a pondu son pensum annuel au titre toujours aussi abscons, « Psychopompe ». En effet, elle nous pompe…

 

Je suis certain que, d’une oreille discrète entre la sieste à rallonge et l’apéro sous la tonnelle, vous suivîtes avec un enthousiasme non dissimulé le psychodrame Juliette Armanet-Michel Sardou. Traiter « Les lacs du Connemara », la chanson culte des fins de soirée arrosées que l’on beugle avec autant de justesse dans la voix que toute la discographie de Stone et quatre grammes dans chaque mirette, de chanson de droite !

 

Elle ferait mieux de s’appliquer à espérer une carrière aussi prolifique en tubes que le légendaire sourire de la chanson française, la couineuse de mièvreries qui fait mouiller les critiques de Télérama et dont les chansons remplissent les playlists de France Inter pour journées de grèves. Quant elle aura la stature de Sardou, on en recausera…

 

Sinon, on aura eu également l’ouverture de la Coupe du Monde de Rugby pour nous occuper, une interminable soirée d’une beauferie himalayenne, ressassant les pires clichés français avec un mauvais goût très sûr. On frémit à l’idée de ce que pourra être la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, entre le défilé des surmulots de Notre Drame de Paris, des vélibs montés par des clones de Sandrine Rousseau et des baguettes de pain coiffés de bérets…

 

Question réceptions inutiles qui coûtent une blinde pour soi-disant restaurer le panache français dans le vaste monde, on est servi ces jours-ci…

 

Si vous avez de l’appétence pour les choses religieuses, les odeurs d’encens et les prêtres qui trombinent des enfants de chœur, vous allez frétiller de l’ostie avec la venue du Pape François à Marseille. Le souverain pontife célèbrera une messe dans la cité phocéenne, et il faudra bien l’intervention divine pour tenter de ramener un peu de calme et de sérénité dans le Vieux Port… J’espère que le successeur de Saint Pierre a emmené avec lui sa Papamobile blindée, car en ce moment, Marseille ressemble à s’y méprendre à un ball-trap à ciel ouvert…

 

Si, au contraire, vous avez des accointances poussées avec les choses du monde, les potins mondains, les reportages léchés sur papier glacé pour torche-cul du lundi que l’on feuillette d’un doigt discret dans la salle d’attente du dentiste ou en attendant qu’un artiste capillaire daigne s’occuper de la dizaine de tifs raplaplas qui batifolent sur votre aérodrome à mouches ; alors je ne puis que vous conseiller d’enfiler un moulebite renforcé au sopalin pour vous repaître de la visite officielle du Roi Charles III et de la Reine Consort Camilla.

 

Bon, Stéphane Bern est en PLS depuis avant-hier, au moment où le pâle remplaçant de sa mère a foulé le sol français, mais une chose est certaine, quand ça veut pas, ça veut pas.

 

Vous aurez beau dire ce que vous voulez, mais quand ça ne veut pas, ça ne veut pas… Vous avez beau développer des trésors d’ingéniosité et mettre en place des ressources inespérées et une imagination débridée… ça foire lamentablement, ça capote de la manière la plus pitoyable qui soit, bref, c’est Waterloo morne plaine sur toute la ligne, une cata complète, un bide intégral, bref, un échec cuisant et complet…

 

Lorsque les astres ne sont pas avec vous, qu’ils ne se sont pas donné le mot pour que la réussite vous accompagne au cours de votre tentative, vous pouvez toujours vous brosser pour tenter de mener votre entreprise à bien…

 

Vous loupez votre permis de conduire à cause d’un connard en bus qui vous coupe la priorité… vous vous mangez la moquette dans vos travaux d’approche et de séduction d’une bombasse qui fait péter tous les boutons de braguette aux messieurs qu’elle croise… Vous prenez la onzième place dans un concours au taf où ne sont retenus que les dix premiers… Vous faites de la politique et votre interview capitale vire à l’eau de boudin… Vous faites l’Eurovision sous le porte-drapeau français et vous vous vautrez lamentablement alors que les pronostics vous proclamaient digne héritier de Morue Myriam…

 

Eh bien, la visite royale de leurs altesses britanniques, ça veut pas…

 

Non pas que Manu n’ait pas mis les petits plats dans les grands et sorti la grosse artillerie pour recevoir Charlie et sa bourgeoise… Il a fait rechaper Brigitte pour qu’elle ressemble à une forme féminine potable et non plus à ce porte-manteau frippé qui ferait débander un régiment entier de tirailleurs sénégalais… Il s’est fait tailler un costume flambant neuf et un jock-strap aux couleurs de l’Union Jack des fois que Charles ait eu envie de lui en mettre un coup rapido à l’arrière de la berline présidentielle… Il a commandé un repas intégralement composé de jelly saveur haggis et de rôti bouilli sauce menthe tiède… Il a ressorti l’intégrale des vinyles de Pétula Clark…

 

Mais honnêtement, le quatuor prenant la pose sur le perron de l’Elysée était aussi glamour qu’un flan à la vanille démoulé dans un frigo en panne en pleine canicule…

 

Entre le Roi qui a enfilé un costume froissé qui date de 1900 avec l’odeur d’antimites assorti et un air contrit de circonstance, la Brigitte, sa perruque de traviole, sa dégaine d’olive emperruquée sur deux cure-dents, et un ensemble aussi seyant qu’un legging jaune fluo sur Yseult, la Couine qui ressemble à une meringue à la fraise avec son arrière-train de chasse-neige difficilement dissimulé et son bibi assorti ressemblant à une diarrhée de pigeon, et enfin, le Ravi de la Crèche qui se ruine un slip en pensant à Justin Trudeau et ses aspirations bucco-génitales dignes des meilleurs Dyson...

 

Si vous arrivez à bander avec un tel tableau, vous devriez sans désemparer consulter un bon psychiatre et réserver une chambre long séjour à Saint-Anne…

 

Et question guide touristiques, les Macron sont des billes ! Intégrales ! Et on fait admirer l’Arc de Triomphe à Camilla qui s’en contrecogne le coquillard, pourvu qu’on ne l’emmène pas en Mercedes dans le tunnel du Pont de l’Alma… Et on leur sert du repas de gala à Versailles avec des invités triés sur le volet plus intéressés de leurs photos dans Match que de serrer la louche au locataire de Buckingham Palace…

 

Et coup de grâce, on va traîner Charles et Camilla à Bordeaux, histoire de leur faire rencontrer Alain Juppé, le mec le plus sinistre de la création, à côté de qui Lionel Jospin passerait pour un déconneur intégral, même lors d’une soirée Télérama avec Pierre Arditi qui lit le Dernier Jour d’un Condamné dans sa traduction serbo-croate de 1936, et le Requiem de Mozart en fond sonore pour égayer le tout, dans un recoin sombre du Père Lachaise un soir de fort brouillard en novembre…

 

Je sais bien que la France a une dent, si ce n’est le dentier complet, contre les anglais depuis l’histoire du méchoui de la pucelle de Domrémy, mais l’épreuve infligée par Manu et Bribi est tout de même bien rude. Et pourquoi pas terminer en apothéose avec un concert d’Aya Nakamura chantant Vianney dans les catacombes (sans électricité, of course, parce que c’est pas Versailles, ici) et une petite thalasso finale à Plougastel d’Aoulas sous la flotte et le bagad local, présenté par Cyril Féraud en costume de Mickey en latex bleu, histoire de leur rappeler le climat anglais ?

 

Quitte à vous plomber le moral définitivement, je ne puis que vous recommander de suivre en replay le téléfilm « Adieu vinyle », avec Isabelle Adjani, encore plus jeune que lors de ses débuts voici cinquante ans, et toujours aussi tête à mandales, ainsi que Brabara Pravi, la Betty Mars 2.0, qui fait passer autant d’émotion en jouant qu’en chantant, c’est vous dire le niveau de nullité.

 

Toujours d’attaque avec le moral au beau fixe ? Alors, je vous prescris une double dose des chroniques radio de Christine Angot, encore plus mauvaise et barbante que Beigbeder, mais qui réussit toutefois à enquiquiner Nicolas Demorand (c’est vous dire si les afficionados d’Eric Ciotti vous tous se trucider s’ils écoutent France Inter), et une intraveineuse des dernières déclarations fracassantes de Muriel Robin.

 

Elle qu’on avait connu inspirée dans les années 90 avec des sketches passés à la postérité, voilà t’y pas qu’elle vire vieille brouteuse aigrie en alignant les sorties médiatiques qui ne lui font pas honneur.

 

Après son coup de poignard en règle contre Pierre Palmade, déjà pas mal amer venant d’une de ses soi-disant meilleures amies, Mumu nous sert sa diatribe tiédasse sur les « femmes mûres pas pénétrables » et amatrices de tarte au poil qui n’obtiennent pas la carrière cinématographique qu’elle espéraient, dégueulant sa rancœur d’être cantonnée à des rôles médiocres dans des panouilles franchouillardes qui quittent l’affiche avant que la colle ne soit sèche, ou des téléfilms chiants réalisés par Josée Dayan (pléonasme).

 

En résumé, les tantes et les lesbiennes seraient ostracisées du fait de leurs préférences affectives. Il est vrai que Cary Grant, Jean Le Poulain et autres Edwige Feuillère ont végété sans obtenir de rôles marquants… Peut-être est-ce, dans le cas de l’auteur de L’addition, tout simplement un manque de talent qui lui a valu une carrière cinématographique et télévisuelle moyenne et oubliable.

 

Revisionnez d’urgence les Marie Besnard de Robin et de Sapritch pour choisir définitivement la version de la grande Alice…

 

Je m’aperçois que je ne vous ai pas entretenu de la tentative, reportée à ce jour, d’immersion de Gabriel Attal dans une école… Soi-disant par manque d’effectifs policiers… Il a peur de se faire violer par un prof, Gaby ? Ça ne serait pas pour lui déplaire, pourtant…

 

Et le 22 septembre 1996, déboule sur nos écran une sitcom américaine mettant en scène six New-Yorkais célibataires et proches de la trentaine, vivant sur le même palier, trois filles, trois garçons et autant de complications. Il y avait Rachel, enfant gâtée et pétée de thunes ; Monica, maniaque du chiffon ; son frère, Ross, ultra sentimental et amateur de vieux os ; Chandler, doté d'un humour au vitriol et d’un père travesti ; Joey, l'acteur raté et affolé du slip et Phoebe, la fofolle de service. Les Friends débarquaient dans nos vies, et allaient les squatter pendant plus de dix ans… Oh my God !

 


 

vendredi 11 août 2023

Brèves du 11 Août 2023

 « Partir, partir

« On a toujours

« Un bateau dans le cœur

« Un avion qui s'envole

« Pour ailleurs

« Mais on n'est pas à l'heure… »

 

Ah ! les trémolos caprins de notre Julien Clerc national ! On a beau s’en gausser avec des ricanements d’hyène hystérique qui ressemblent à s’y méprendre à Beaugrand au moment de l’orgasme ou des gloussements de dinde cuvée Miss France, ces bêlements chantés sont toujours plus agréables à l’oreille que les beuglements bovins d’une Lara Fabian en version mégaphone ou les couinements de sconse en chaleur de Christophe Maé…

 

Quoi qu’il en soit, cette appétence à partir est d’autant plus développée que la proximité des congés se fait douloureusement sentir… Et il faut bien se l’avouer, ce n’est plus une proximité mais carrément un encastrement version crash-test 38-tonnes contre Mini Austin dans la France du mois d’août…

 

La France du mois d’août, c’est plus que jamais la France des vacances malgré les porte-monnaie de plus en plus désespérément vides, à l’instar des nappes phréatiques, des bouchons (qui se forment sur les routes et qui sautent dans les apéros), des mémères en maillot de bain à fleurs fluo qui s’aspergent de Monoï et empestent à deux lieues à la ronde la fleur de tiaré périmée, des pépères en tongs et marcel qui schlinguent l’huile rance, le tabac froid et le slip pas frais ; c’est le royaume de la farniente avec quatre grammes dans chaque œil, l’empire du « j’en fous pas une rame », le domaine des congés payés qui viennent se cultiver le mélanome à la Grande-Motte et des rafraichissements à gogo…

 

Et le rafraichissement d’aujourd’hui viendra d’un groupe bien oublié aujourd’hui mais qui en 1982 a fait danser les mémères adipeuses, les marcels franchouillards, les boutonneux aux slips volcaniquement actifs et les pisseuses à culotte mouillée et tampon OB gorgé : le groupe Elégance, et leur unique titre de gloire « Vacances, j’oublie tout »…

 

Et aujourd’hui, ça s’applique tout particulièrement… C’est en effet la dernière chronique avant une interruption aussi estivale que méritée, motivée par une énergie assez proche du bulot cuit abandonné sur un plateau de fruits de mer à côté de la mayonnaise tiédasse, une inspiration en baisse qu’on dirait la côte de popularité de Macron au meilleur de son quinquennat, et un besoin de déconnecter tant le moral est survolté qu’on pourrait faire péter la centrale EDF en rejouant les Claude François sur un air de « J’ai mis les doigts dans la prise et la coiffure de Desireless »…

 

Bref ! J’ai besoin de vacances pour recharger les batteries… Rassurez-vous, je reviendrai vous voir requinqué et toujours plein de conneries que je déverserai avec un malin plaisir, avec l’aide précieuse des futilités de l’actualité…

 

Mais pour l’instant… Stop !

 

« Stop, ja, stop, ja, stop, mens legen er go'… »

 

« Stop, oui, stop, oui stop, pendant que tout va bien… »

 

Cette ritournelle antédiluvienne déjà génératrice d’odeurs de naphtaline en 1966 lorsqu’elle fut présentée sous les couleurs danoises au Grand Prix Eurovision de la Chanson, je me la coltine dans les pavillons auditifs depuis ce matin, lorsque l’affreux mécanisme sonneur qui me tient lieu de radioréveil s’entêta à me tirer des bras de Morphée dans lesquels je m’étais voluptueusement lové et que je ne souhaitais quitter pour rien au monde.

 

Stop, oui, stop, nous susurrait Ulla Pia avec sa bouille de paysanne berrichonne pas trop dégourdie et sa choucroute surlaquée d’un mètre de hauteur en guise de coiffure. Et c’est un conseil que je serais des plus avisés de suivre.

 

Stop, pendant que tout va bien… Ou, dans tous les cas, pendant que tout ne va pas trop mal, et que le niveau des gugusseries chronicales n’a pas encore irrémédiablement atteint le dernier niveau du trente-sixième sous-sol de la platitude et du verbiage illisible.

 

Stop, je ferais mieux de dire stop avant que de vous infliger la chronique de trop, celle qui vous filera définitivement le cœur au bord des lèvres à force d’entêtement borné dans le banal, les cucuteries convenues et les poncifs antédiluviens.

 

Stop, je ferais mieux de dire stop avant de consumer mes dernières onces de crédibilité chronicale à vos yeux…

 

Stop, je ferais mieux de dire stop parce que là, je sens que j’atteins l’ultime sous-sol de la fatigue et que quelques jours d’arrêt ne feront que du bien à toutes et tous !

 

Et ce n’est pas la peine d’en rajouter, comme disait Maxwell, donc, pour éviter le principe des vases communicants, trop-plein d’un côté et pénurie de l’autre.

 

Vite, vite, vite ! Une route vers les congés, vers le repos, vers la détente, vers le vidage de cervelet de toutes les mesquineries, les coups de pute des confrères, les clients cas soc’ puants et débiles, les DàM (célèbres dossiers à merde) qui vous font douter de votre profession de foi professionnelle, les urgences pourraves qu’il faut traiter en ultra-priorité parce que la date-limite-de-recours-est-avant-hier-et-que-ce-connard-de-client-à-l’AJ-s’en-aperçoit-maintenant-et-qu’il-a-téléphoné-douze-fois-depuis-hier…

 

Interrompons ces bavasseries plus ou moins quotidiennes dont je pollue à intervalles plus ou moins réguliers, avec la ponctualité quasi-suisse d’une tocante de Prisunic après une rencontre avec un marteau-pilon, vos murs et vos boites mails, prenons de la distance de la chose fesse-de-bouquienne, mettons les emmerdements sous cloche hermétique, les fâcheux sous containers scellés à destination des antipodes par courrier lent et port dû, le cortex au point-mort et les doigts de pied en éventail !

 

Voici donc le moment de vous dire au-revoir pour quelques jours, le temps de piquer, je l’espère, des roupillons d’anthologie, de retrouver un rythme de vie quasiment normal, de se ressourcer en famille au calme, au frais, et loin de tout ce merdier sanitaire et médiatico-géopolitique qui fait de plus en plus peur…

 

Et le 11 août 1949 naissait Olivier De Funès, fils de… et acteur occasionnel dans les films de papa, avant de prendre son envol en tant que pilote de ligne… Et quoi de mieux qu’un pilote de ligne pour s’envoler vers les vacances…

 

Aussi prendrais-je également congé en vous souhaitant de glisser goulument dans la grâce des vacances, ces moments aériens et en apesanteur de liberté, de tranquillité, de bonheur… Excellentes vacances à toutes et tous, à très vite de vous revoir et relire, big smacks bien baveux à qui en fait la demande et surtout… carpe diem !


 

jeudi 27 avril 2023

Brèves du 27 Avril 2023

 « Une cavalière qui se taille loin dans la nuit,

« Fuit l'Eurovision au galop.
« Son nom, elle le signe à la pointe du micro
« D'un "z" qui veut dire Zarra !
 
Evidemment, je ne pouvais pas ne pas me laisser aller à allègrement pasticher les paroles du célèbre feuilleton télévisé qui enchanta nos mercredis après-midi enfantins… Je ne pouvais pas ne pas faire de parallèle, fût-il tangent, entre le célèbre justicier masqué et notre représentante française à l’Eurovision 2023, La Zarra et son panneau solaire sur le cigare…
 
Loin de moi l’idée sotte et grenue de brocarder notre porte-drapeau dans l’inavouable but de la ridiculiser… Elle le fait très bien elle-même…
 
Se carapater sauvagement de deux concerts où elle aurait pu laisser libre cours à son incommensurable talent sous le fallacieux prétexte que sa chambre d’hôtel était empuantie d'une tenace odeur de moisi… D’accord, sa fille est malade est elle est partie s’en occuper, la raison est noble et indiscutable. Mais alors, pourquoi balancer un tel bobard, surtout quand on sait qu’elle était logée dans un quatre étoiles ?
 
Toujours est-il que ça donne une regrettable image de notre pays… Espérons que les répétitions qui commencent sous peu me donneront tort et prouveront que France Télévisions a eu le nez creux. Evidemment, ça n’est pas gagné…
 
Pas gagné non plus, le pari de notre Président, qui consiste à regagner la confiance des français... On savait les politocards qui prétendent présider à notre destinée légèrement hors sol et déconnectés des réalités quotidiennes, mais Manu met la barre particulièrement haut après la promulgation en catimini de la réforme des retraites.
 
Je n’irai évidemment pas jusqu’à ululer au déni de démocratie comme Jean-Luc « El Chon » qui se voit toujours et encore calife à la place du calife. Non. Macron a été élu démocratiquement, certes parce que les français ont plus voté contre Marine Le Pen que pour lui, et il ne s’est pas rendu coupable de viol de la République. Et la Constitution de 1958 lui donne le droit d’agir comme il l’a fait. Point barre.
 
Bon, désormais, à chacun de ses déplacements, il a la sonorisation gratuite et en prime, ça a relancé la vente des ustensiles de cuisine. Ça va plaire à Bruno Le Maire…
 
On croirait qu’il est au beau milieu du rayon électroménager de La Samaritaine à chaque visite en extérieur. Et ça évite d’écouter ses discours, vu que le concert de casseroles sonne à peu près aussi creux que ses harangues. D’accord, il a mené la réforme des retraites comme un manche, mais ça n’est pas une raison pour lui offrir la casserole qui y est attachée…
 
Ah ! Que c’est triste de se croire à un concert de musique techno (musicalement, ça s’en rapproche étrangement), mais ça assourdit les manifestants, et au final, ça relancera les consultations des ORL et des médecins généralistes.
 
Vu la byzantine augmentation octroyée pour le prix de leurs consultations, ça va leur emplir l’escarcelle… On se demanderait presque si le Gouvernement ne se fout pas ouvertement de leur bobine… Un euro cinquante de revalorisation… Autant dire qu’ils demandaient un biscuit et qu’on leur refile les miettes dudit biscuit.
 
Question biscuit, il vaut mieux ne pas reluquer du côté du Royaume-Uni. Tout d’abord parce que leur gastronomie est généralement considérée comme parfaitement imbouffable et aussi parce que les agapes prévues pour le couronnement de Charles III promettent d’être luculutiennes…
 
D’accord, on n’est pas invité au couronnement de sa Très Gracieuse Majesté et de sa Vraiment Pas Gracieuse Reine Consort pour se taper la cloche mais pour célébrer la grandeur de la couronne britannique. Mais on peut légitimement s’interroger sur la volonté réelle ou involontaire de Charles et de Camilla de se foutre de la gueule (et de l’estomac) du monde.
 
Le menu du Couronnement comporte comme plat principal… Une quiche ! Avec Camilla, ça fait double emploi, certes mais tout de même, une quiche ! Et une quiche aux épinards, au surplus ! Les cuisiniers britanniques auraient pu nous pondre quelque chose de plus raffiné, quelque chose de plus royal… Un suprême de rognures à la sauce mochteblaze ou un suprême de volaille à la sauce fois-gras, truffe et béchamel…
 
Bon, avec Camilla, on a déjà la dinde fourrée à la gelée royale, mais quand même ! Y a belle lurette qu’elle a dépassé la date limite de consommation, la Reine Concon-sort…
 
Tout de même, la couronnement de Charles III n’aura pas le lustre qu’il aurait dû avoir si Léon Zitrone l’avait commenté en Mondovision… Ah ! notre Big Zizi qui aurait déversé son inextinguible logorrhée en nous détaillant les moindres détails de la cérémonie ; des titres du nouveau roi jusqu’au nombre d’ampoules composant les lustres de la cathédrale, en passant par la liste complète des invités, têtes couillonnées, glands de ce monde et fin de race patentés…
 
Au lieu de ce soliloque ampoulé mais grammaticalement exact jusqu’au moindre plus-que-parfait, on devra se tartiner le babillage insipide de Stéphane Bern, plus que jamais frétillant du bas de la jaquette…
 
Frétillant, le Roi Charles III ne l’était pas particulièrement au moment d’inaugurer la scène du Concours Eurovision ! On le sentait parfaitement détaché de la chose au moment de presser le buzzer qui a illuminé le décor où vont se succéder les trente-sept chansons prétendantes au titre de meilleure chanson européenne. Tout au plus l’a-t-il pressé d’un doigt détaché, alors que la Reine Concon-Sort s’avachissait dessus avec l’énergie du désespoir…
 
Que notre Léon eurovisuel nous manquera pour brosser dans le sens du poil, et avec l’inclinaison adéquate, le catafalque des disparus récents ! Et au premier titre, François Léotard, plus connu pour avoir été le frère du chanteur imbibé Philippe Léotard que Ministre de l’Intérieur sous Balladur et de la culture sous Chirac durant la cohabitation. On pourra dire ce qu’on veut sur la mémoire de François Léotard, mais une chose est sûre, on s’était bien rendu compte que la culture et lui étaient réellement indépendants…
 
C’est à lui que l’on doit les funestes colonnes de Buren et la libéralisation du paysage audiovisuel français, conduisant à la privatisation de la première chaîne TF1, avec la spectaculaire évolution culturelle de ladite chaîne…
 
Léon Zitrone nous aurait aussi fait un exposé dithyrambique à la mémoire d’Harry Belafonte, chanteur américain et militant pour les droits civiques mort à l’âge de 96 ans. Interprète de nombreux succès populaires, dont l’irremplaçable « Day O (the banana boat song) » en 1957, il restera dans les mémoires françaises pour sa chanson « Try to remember », utilisée dans la publicité télévisée des cafés Carte Noire…
 
Et le 27 avril 1967 s’ouvrait à Montréal l’Exposition Universelle, raout international qui coûte une blinde et qui accessoirement sert à mettre en valeur les réalisations technologiques et industrielles des pays hôtes. En 1967, l’Expo était basée sur le thème « Terre des hommes ». Une terre où les hommes sont appelés à vivre ensemble… C’est beau de rêver…
 

 

Brèves du 24 Avril 2023

Bref, j’ai eurovisionné…

 

Que chacun se rassure pour ma chancelante santé mentale et ma santé auditive tout aussi bringuebalante, j’en ai entendu d’autres, et des plus sévères, pour preuve j’ai même survécu à deux chansons d’Aya Nakamura sans me pilonner les tympans au tisonnier chauffé à blanc dans un bain de mercure liquide…

 

Non, je déconne, c’était une seule chanson, et le chirurgien ORL a eu toutes les peines du monde à récupérer mes tympans… Mais il a gagné en prime un très joli tisonnier…

 

J’ai eurovisionné, non pas avec des bandes VHS fripées d’antédiluviens Concours qui fleuraient bon le micro à fil, l’orchestre en live intégral et les chanteurs qui savaient chanter sans en faire des tonnes, et sans rivaliser d’esbroufe putassière, mais les chansonnettes de ce 67ème Concours Eurovision de la Chanson 2023, baisodrome paneuropéen qui permet, dans les coulisses, de faire un tour d’Europe de l’andouillette à moindre frais si ce n’est ceux d’une double boite de capotes et d’un bidon de cinq litres de vaseline surfine, et sur la scène de s’ébaubir de trente-sept tours de force musicaux, alliant l’inécoutable avec le gnangnan parolistique, et frôlant toujours le bon goût en prenant évidemment garde de ne jamais y accéder…

 

Si vous le permettez, je vous propose un rapide tour d’horizon des trente-sept alcoolats qui se disputeront le droit de fouler la scène britannique le samedi treize mai prochain.

 

Etant précisé que je n’ai fait qu’une écoute principalement audio, aucune vidéo ou presque en interférence.

 

Allez c’est parti !

 

Italie : Marco Mengoni « Due vite » : Une honnête ballade italienne romantique, un peu paresseuse au demeurant. On attend une envolée rythmique, en vain. Marco, récidiviste de 2013, fait le boulot, et au final, c’est pas désagréable, mais sans plus.

 

Lettonie : Sudden Lights « Aija » : Un morceau de pop scandinave honnête, mais hélas répétitif et trop uniforme pour vraiment captiver et attirer l’attention. Une qualification serait surprenante…

 

Royaume-Uni : Mae Muller « I wrote a song » : Un titre pop à consonances latino bien lisses qui ne déméritera pas lors de la finale mais qui protègera les anglais de toute victoire. L’argument de l’amoureuse trompée qui cherche à se venger est plutôt original et bien traité.

 

Slovénie : Joker Out « Carpe diem » : Un boys-band et un titre proprets sur eux et lisses, sans réelles qualités ni tares. Un son plutôt 80’s qui peinera à séduire le plus grand nombre.

 

Islande : Dilja « Power » : Un truc pseudo-moderne qui part dans tous les sens et qui n’arrive nulle part. Ça gueule et ça fait genre, mais c’est au final sans réel intérêt musical.

 

Croatie : Let 3 « Mama sc ! » : Un OVNI croate intégralement déjanté, sponsorisé plein pot par les tracteurs de tonte Huskvarna ! Parfaitement inclassable, rafraîchissant et complètement fêlé ! Ils font partie de mon top 10 !

 

Portugal : Mimicat « Ai coração » : Gentillet et plutôt original venant du Portugal, généralement attaché au fado et aux mélopées langoureuses. Des réminiscences vaguement slaves avec un arrière-goût de cabaret gentiment désuet.

 

Malte : The Busker « Dance (our own party) » : Pour une fois, Malte ne respecte pas l’alternance « une grosse-une folle » et c’est heureux ! Le saxo des Sunstroke Porject, le pull miteux de mon oncle, un son 80’s pas désagréable, c’est plutôt efficace avec l’accroche « feel better in my sweater ». Dans mon top 10 également.

 

Roumanie : Theodor Andrei « D.G.T. (on and off) » : Un ado attardé accompagné de deux danseuses déguisées en péripatéticiennes (à moins que ce ne soit le contraire)… Un foutoir musical à tendance rap pendant lequel on s’ennuie ferme.

 

Pologne : Blanka « Solo » : Une saucisse blonde qui s’imagine être la réincarnation eurovisuelle de Shakira et de JLo aux manettes d’une mièvrerie sans intérêt, goût ni saveur. C’est formaté, mille fois entendu et sans aucune originalité.

 

San Marin : Piqued Jacks « Like an animal » : Un ersatz bien fade de Måneskin, l’originalité et le fun en moins. Un titre rock tout juste moyen avec un chanteur au charisme de navet. Répétitif et lassant.

 

Autriche : Teya & Selena « Who the hell is Edgar » : Après le « Woki mit dem Popo » de funeste mémoire, l’ORF remet ça avec un « Poe, Poe, Poe, Poe » entêtant au refrain de ce machin électro de chez Lidl, au demeurant plutôt bien ficelé et original. Un ovni, mais assez bien identifié pour le coup.

 

Australie : Voyager « Promise » : Dans la grande lignée des titres rock « chevelus » des années 80, c’est un titre écoutable, mais sans grande originalité, et qui devrait peiner à arriver jusqu’en finale. Honnête mais sans plus.

 

Serbie : Luke Black « Samo mi se spava » : Une ambiance, un univers bien à lui mais qu’il arrive à partager, tout en restant hors du moule eurovision. On dirait parfois du Cure, dans les sonorités et l’apparence. Une proposition intéressante, qui peut séduire et qui intègre mon top 10 sans hésitations.

 

Rép. Tchèque : Vesna « My sister’s crown » : Un titre qui offre un mélange de genre guère digestible, pas vraiment original ni captivant. Le clip est nettement meilleur que la chanson, répétitive et sans réel relief.

 

Israël : Noa Kirel « Unicorn » : Encore une daubasse de première catégorie, avec la traditionnelle gueularde à nichons, et le mix plus ou moins heureux entre les genres musicaux. C’est lassant sur la durée, et sans véritable saveur.

 

Suède : Loreen « Tattoo » : Elle nous ressert un Euphoria réchauffé, et sans la puissance innovante de l’époque. La dame a vieilli et elle gueule plus qu’elle ne chante (mais ça n’est pas une nouveauté). Contorsions horripilantes et ongles horrifiants… Evidemment, ça n’aura aucune peine à se qualifier et à finir très haut. Mais de là à gagner, franchement, « Tattoo » n’en a ni la qualité, ni le côté innovant.

 

France : La Zarra « Evidemment » : Et encore un enième ersatz de Piaf, cette fois-ci en version de sous-produit de la Pravi. Un mélange goualante et musique vaguement électro plutôt acceptable au demeurant. Faudra voir en live intégral et avec la chorégraphie. Mais par pitié, évitez à tout prix les robes collantes vulgaires et les panneaux solaires sur le cigare. Sinon, ça sera la gamelle, évidemment…

 

Pays-Bas : Mia Nicolai & Dion Cooper « Burning daylight » : Une ballade mélancolique dans l’heureuse veine des Common Linnets. Sobre et diablement convaincant. Pas la peine d’en faire des tonnes pour toucher les téléspectateurs. De la bonne chanson pop qui finit dans mon top 10 sans hésitation.

 

Arménie : Brunette « Future lover » : Mélopée triste et chiante au début, qui se transforme en un titre pseudo-actuel sans couleur ni texture. La pause-pipi qui s’impose.

 

Finlande : Käärijä « Cha cha cha » : Le fils caché qu’auraient pu avoir Lordi et Daft Punk. Et en version originale, s’il vous plait ! Ça monte bien en intensité, c’est très original et hors des habituelles niaiseries eurovisuelles. Ça dépote bien et ça finit dans mon top 10.

 

Espagne : Blanca Paloma « EAEA » : La blanche colombe ne peut renier ses racines flamencas et arabes avec ce titre très typé espagnol et pas désagréable mais qui manque cruellement de rythme. « EAEA », un « Quien maneja mi barca » revisité ? En tout cas, c’est une contribution casse-gueule : c’est du tout ou rien, ou ça plaît beaucoup, ou pas du tout.

 

Géorgie : Iru « Echo » : Encore un truc pompeux et gueulard qui veut faire genre mais qui est juste bruyant et désagréable à l’écoute… Next, bitte !

 

Lituanie : Monika Linkyte « Stay » : Encore une blonde au charisme de filet de colin bouilli avec une énième ballade triste option dégueulis de tripes et au refrain pseudo-rythmé. C’est déjà entendu et vraiment pas original.

 

Ukraine : Tvorchi « Heart of steel » : Quoiqu’ils envoient, ça va plaire, histoire d’avoir bonne conscience. Cette année, c’est une bouse bien dans la mouvance actuelle des merdouilles toutes semblables et faites à la presse hydraulique. C’est bien joli de jouer sur la corde sensible, mais faut pas exagérer non plus…

 

Suisse : Remo Forrer « Watergun » : Chanson chiante et remplie de bons sentiments façon « Miss France » : « la guerre c’est caca, ouh que c’est pas bien ! ». Sinon la mélodie peut se laisser écouter, si on a le temps…

 

Azerbaïdjan : Tural Turrax « Tell me more » : Chanson à minettes plutôt mièvre même si on y intègre du rap pour faire genre. C’est chiant dès les trente premières secondes, et interminable le reste du morceau.

 

Grèce : Victor Vernicos « What they say » : Victor a une voix d’ado en pleine mue. Quant à la chanson, on attend en vain que ça décolle… Peu convaincant sur la longueur, quoi qu’ils en disent…

 

Chypre : Andrew Lambrou « Break a broken heart » : Le bogoss qui va faire flaquer les demoiselles et les eurofans en chaleur… Le titre est une chanson romantique bateau sur le gentil cœur brisé… C’est mièvre et déjà entendu mille fois, en meilleur bien souvent.

 

Albanie : Albina & Familja Kelmendi « Duje » : Encore et toujours l’abaniaiserie de service servie avec les mêmes composantes, d’année en année : rythmes orientaux à la sauce actuelle, vocalises à 120 dB minimum d’une mièvrerie sans nom au refrain. Chaque année c’est la même chose, et ça ne vieillit pas bien !

 

Belgique : Gustaph « Because of you » : Ça groove façon early 90’s à la sauce DeeeeLite, avec une touche de disco, un bon beat avec la voix qui s’accorde au poil, dans le ton et dans le rythme. Une chanson « feel good » qui se fraye sans peine un chemin dans mon top 10.

 

Allemagne : Lord of the Lost « Blood and glitter » : Lordi version schnaps. De bonnes voix qui ont vécu au service d’un glam-glitter rock plutôt convaincant. Mais c’est là aussi une chanson « tout ou rien ». J’aime bien, ça change du sempiternel schlager moisi et ça atterrit dans mon top 10.

 

Irlande : Wild Youth « We are one » : On dirait d’entrée de jeu du Travis avec leur succès « Sing ». C’est frais, plutôt agréable à l’écoute, assez punchy et hors des habituelles ballades irlandaises insipides. Du coup, c’est dans mes dix préférées.

 

Moldavie : Pasha Parfeni « Soareli si luna » : Le retour du Pasha, toujours en version originale avec un titre typique. C’est original et agréable à l’oreille, surtout s’il arrive à recréer sur scène l’ambiance du clip. Et boum ! Dans mon top 10 !

 

Norvège : Alexandra « Queen of kings » : Dans une ambiance « Game of Thrones », une complainte moyenâgeuse remise au goût du jour avec de vagues réminiscences de la chanson suédoise de 2000. Une marche entraînante et bien construite, qui devrait bien marcher, car c’est entêtant. Et c’est aussi dans mon top 10.

 

Danemark : Riley « Breaking my heart » : Le puceau de l’édition 2023 qui dégouline le Biactol avec ses effets de voix Vocoder-Daft Punk. Sorti de ça, le titre s’écoute et s’oublie aussi vite, parce que la chanson tourne vite en boucle.

 

Estonie : Alika « Bridges » : Comme souvent pour l’Estonie, une ballade classieuse et mélodieuse au piano, un peu cucul au demeurant. Alika a un joli visage poupin, mais le titre est légèrement pompeux et barbant sur la distance. Et les dégueulis de tripes sont dispensables, à la fin. Dommage, c’est trop daté…

 

Au final, mon top 10, dans un ordre totalement aléatoire : Norvège, Moldavie, Irlande, Allemagne, Belgique, Finlande, Pays-Bas, Serbie, Malte et Croatie. Mon vainqueur ? Ma tête sur le billot que je ne vous le donnerai pas… Tout au plus un top 3, dans l’ordre alphabétique : Belgique, Finlande, Pays-Bas.

 

Globalement, une édition plutôt homogène, sans bouse inécoutable ni titre qui se détache réellement. Pas mal de titres qui se ressemblent et qui donnent une impression d’uniformité. Peu de titres réellement innovants ou décalés, mis à part la Croatie.

 

La gagnante autoproclamée des bookmakers n’a pas partie gagnée, loin de là. Quant à la France, on peut espérer un classement honorable, si la diva consent à tout donner, ce qui est encore du domaine de l’hypothétique au vu de ses derniers caprices…