jeudi 16 février 2023

Brèves du 17 janvier 2023

 Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!

Ce cri strident qui ferait passer les vocalises suraiguës de Duncan Laurence qui vient de se la faire mordre à pleines dents par Aminimir sur le plateau de Destination Eurovision 2021 pour une vulgaire sonnette d’alarme fatiguée, ne vous y trompez pas : c’est un cri de guerre.

Un cri de guerre qui retentit comme autant d’antivols au passage du portique de sécurité plusieurs fois l’an. Un cri de guerre qui marque indubitablement le début d’une période faste au commerce de détail et aux banques qui facturent les agios au prix de la tonne de caviar sevruga : les soldes d’hiver.

Et j’ai l’envie quasi-irrépressible, un peu comme quand on voit les seins de Claire Chazal en une de Paris Match et qu’on sprinte vitesse grand V, accélération gamma petit p plus petit q, se ramoner les boyaux dans le caniveau tant le spectacle est insoutenable et pousserait à la conversion à l’homosexualité avec Houellebecq ; j’ai l’envie irrépressible de jouer à l’ethnologue, de parodier Claude Rika-Lewis-Chopin, ou Levi’s-Strauss, je ne sais plus, de singer l’immortel Christian Zuber et sa caméra au poing, et de vous emmener à la découverte d’une communauté méconnue bien que largement répandue : les amateurs des soldes.

Pas besoin de vous accoutrer d’un bermuda façon Tintin au Congo, d’un bitos des temps bénis de la Coloniale et de pataugas qui ont dû écraser plus de merdes que Marc Lévy et Katherine Pancol ont pu en écrire dans toute leur carrière. Nul besoin de vous exiler dans quelque contrée perdue, hostile et généralement peuplée de peuplades aux noms fleurant bon les récits de la Semaine de Suzette et les albums-photo souvenir de la Cochinchine… Les amateurs de soldes crèchent partout : à Paris (un vrai nid inextinguible), à Londres, à San Feliu de Guixols, à Sainte Ménéhoulde de Moncu-sur-Lacommode, sur votre palier (juste la porte en face) ou encore dans le gourbi du coin de la Rue des Onanistes En Rut…

Les amateurs de soldes aiment à se faire appeler selon les humeurs du moment et leurs envies versatiles : fashionistas, hystériques du falbalas, folles tordues de la réduction de la mort qui tue, idolâtres au dernier degré des grandes brésiliennes qui roucoulent du « Ma chéééérie, magnifaïque » à tout bout de champ devant une cagole sur-maquillée et saucissonnée en prêt-à-porter mal coupé, ou encore adulateurs acidulés des tafioles de concours qui prétendent, en une heure d’émission, relooker un boudin mongoloïde attifé de leggins léopard rose et d’un top à dentelle mordoré fluo en un top-model d’un mètre quatre-vingt et caréné comme un Riva de compétition.

Généralement griffés de la racine des cheveux patiemment permanentés chez les sœurs Carita, les madones des cuirs chevelus friqués jusqu’au bout renforcé de leur paire de Burlington grand siècle, les amateurs de soldes s’en vont courir le pavé des centres-villes et des centres commerciaux de grande banlieue dès potron-minet le jour d’ouverture des soldes. Pas question de louper, ne serait-ce que de quelques infimes nanosecondes, l’ouverture plus matutinale qu’à l’habitude des Galeries Farfouillette et de ne pouvoir se mettre sur les arêtes, moyennant un double smic, ce splendide ensemble en chintz d’ottoman moiré couleur diarrhée de nourrisson asthmatique avec ce drapé bouffant qui retombe en smocks sur la passementerie en jabot à clochettes !

Peu importe de savoir s’ils devront se contenter de pâtes à l’eau froide pour le restant de l’année, tant à cause de la carte bleue qui a viré cramoisi écarlate, du prix de l’énergie qui caracole dans la stratosphère, que des rondeurs corporelles qui obligent au recours d’un chausse-pieds et d’un bidon de vaseline pour enfiler le dit-ensemble susmentionné ! Ils le veulent, et ils l’auront !

Peu leur chaut que l’article convoité coûte l’équivalent du PIB bisannuel des Iles Vanuatu, qu’il ne soit plus disponible qu’en taille 36 alors qu’on n’arrive qu’avec de grands efforts et des apnées prolongées à s’enquiller dans du 44 rectifié, ou qu’il soit miraculeusement réchappé de la collection Dormeuil Pépère 1957. Il est EN SOLDES !

Et c’est justement ce qui le rend si désirable à leurs yeux de presses-bites ou d’astigmates, ce qui fait qu’il le leur faut, absolument, décidément, définitivement !

Qu’importe que le commerçant ait multiplié le prix par deux pour offrir royalement quarante pour cent de remise ! L’article est soldé ! Et la seule mention de ce participe passé fait jaillir le fameux cri de guerre :

Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!! Des soldes !

Non content de bourrer comme une vulgaire starlette de porno hongroise en face d’une horde de Rocco-Siffredis priapiques son dressing croulant sous les inratables bonnes affaires des soldes précédents qui finiront dans trois ans bouffés aux mites malgré les quarante boules de naphtaline et la douzaine de plaquettes Vapona, l’amateur de soldes moyen s’exprime, aussi. Hélas…

Ce n’est ni du Voltaire, ni du Verlaine (qui avait le rein beau et la gâchette chatouilleuse), non. A peine du Barbelivien, voire du sous-Obispo en manque d’inspiration (pléonasme) et le plus souvent c’est d’un niveau inférieur à la moyenne des meilleurs textes de Jul et de Kendji Girac, la Gitane sans filtre. C’est vous dire qu’on racle les fonds ultimes de la Fosse des Mariannes, au risque de découvrir des textes eurovisuels… C’est plutôt une collection de cris de guerre, d’incantations bellicistes et de gargouillis belliqueux qui arriverait presque à vous faire faire dans le froc, y compris en cas de constipation opiniâtre…

Du classique « J’en-veux-un-poussez-vous-je-l’ai-vu-la-première-j’étais-avant-vous ! » au venimeux « C’est-le-mien-dégage-tes-pattes-de-là-pétasse-ou-j’te-pète-les-seins », le vocabulaire de l’amateur de soldes peut se faire presque intelligible, le plus souvent par pure inadvertance, et vous pourrez, au gré de vos pérégrinations au long des rayons transformés en remake de Raqqa ou de Beyrouth, saisir des « M’enfin Kévina, tu vas pas acheter un tee-shirt qui te cache les seins ! », des « Vous êtes sûr que ça va donner ? Assurément, le polychlorure de vinyle imitation similicuir façon moleskine moirée donne toujours d’un à deux millimètres après dix-huit kilomètres de marché forcée dans de la purée de jujube tiède », des « J’les prends tous les quatre, tu comprends, c’est pas que j’en aie besoin, mais à mille boules l’unité, ça emmerde Charles-Hugues » ou encore des « Tu trouves pas que ça me boudine un peu ? Nan, mais tu pourras postuler sans problème chez Olida ».

Les soldes, période où l’on se rend compte que soit la taille 42 n’est plus ce qu’elle était, et votre armoire rétrécit effectivement tous vos vêtements subrepticement la nuit venue ; soit vous êtes amenés à caresser le commencement de l’idée qu’éventuellement vous auriez pris quelques grammes durant les fêtes de fin d’année et qu’un régime devrait peut-être mis en place dans un avenir aussi proche que la ligne d’horizon… Les quarante-huit spots pour « Comme j’aime » en une heure de programme télévisé devrait vous pousser à y être acculé…

Les soldes, où ces dames, demoiselles, messieurs, demi-vierges folles, échaudées de la carte bleue, folles tordues hystériques du falbalas se pâment devant les rabais en faisant montre d’une excitation au moins aussi élevée que celle d’un roumain au Salon International de la Caravane…

C’est qu’on en oublierait presque les futilités de notre actualité quotidiennement routinière, nullement en soldes et même en surnombre…

C’est que depuis le début de l’année, ça dégomme comme au ball-trap dans les rangs des célébrités qui meurent plus souvent qu’à leur tour… Brialy, l’irremplaçable Mère Lachaise, en aurait le goupillon tout frétillant s’il était encore de ce monde…

Ah, question droits de succession, ça démarre sévère ! Depuis la fin de l’année, on n’a pas le temps de faire sécher la tenue de grand deuil qu’on nous annonce un nouveau décès parmi les célébrités…

Rien que le 28 décembre, coup double avec le départ d’Italo Bettiol, 96 ans aux dessins animés farcis, inoubliable créateur entre autres des non moins inoubliables Chapi Chapo qui bercèrent notre enfance ; et celui de Linda de Suza, à 74 ans seulement, qui fut certainement enterrée dans sa célèbre valise en carton…

Dès le lendemain, c’était la légende du football qui raccrochait ses crampons. Pelé et ses mille buts s’envolait au paradis des joueurs inégalés, ultime témoin d’une époque où les foutebaleurs étaient plus attachés à marquer des buts que des putes…

Histoire de bien nous pourrir le réveillon de la Saint Sylvestre, Benoît Treize et trois, le pape émérite aux relents de vert-de-gris, partait retrouver son patron, et posait au Vatican la colle de l’organisation de ses obsèques par son successeur, dont c’était possiblement la dernière fois qu’il venait en spectateur…

Après la disparition de Jean Bertho le 04 janvier, animateur télé connu dans les années 70 comme le comparse de Jean Amadou et Anne-Marie Carrière, c’est celle d’Adam Rich à 54 ans seulement le 7 janvier qui marque les mémoires. Souvenez-vous de la série « Huit ça suffit », le petit blondinet à la coupe Playmobil…

Deux décès musicaux le 10 janvier, avec la mort de Jeff Beck, guitariste talentueux et celle moins médiatisée de Jean Leccia, qui avait entre autres, signé le générique pétillant des « Saintes Chéries »…

Et pour couronner le tout, la mort de la fille du King, Lisa Marie Presley à 54 ans elle aussi, et celle toute fraîche de celle qui ne l’était plus tellement, Gina Lollobrigida, à 95 ans. Inoubliable Emeralda, elle avait enchaîné des films qui misaient plus sur sa généreuse plastique que sur son jeu d’actrice. Faut dire qu’avec Lollo (ce n’est pas un crime de prendre la partie pour le tout), il y avait toujours du monde au balcon…

Fin d’une époque où l’on savait encore être diablement sexy en restant élégante… Tant d’actrices, ou prétendues telles, de nos jours feraient bien de s’en inspirer…

Et le 17 janvier 1944 naissait à Paris une fille comme tous les garçons et les filles de son âge, qui se fera connaître dans le milieu de la chanson à dix-huit ans en affectionnant les mélodies mélancoliques et les mines d’enterrement lugubres. Françoise Hardy sera même bombardée monégasque d’un soir au Grand Prix de l’Eurovision 1963 où, après une prestation live morte de trouille, elle finit cinquième ex-aequo avec « L’amour s’en va », vague resucée languissante mais sobre de son premier tube. L’amour s’en va, mais peut-être reviendra-t-il un jour, en soldes…

 


 

mardi 3 janvier 2023

Brèves du 03 Janvier 2023

Comme j’aimerais retrouver un jour sur des ondes qui ne sont plus ni courtes ni longues mais uniquement de fréquence modulée, depuis l’arrêt de diffusion de RTL sur ondes longues, les glorieuses pages de la réclame parlée, ces saynètes souvent jouées en direct par les animateurs pour des produits dont l’absolue inutilité devait être rendue positivement indispensable aux ménagères de moins de cinquante ans !

 

Réentendre le cousin Bibi vanter sur Europe n° 1 les mérites de la Végétaline pour des frites si peu grasses qu’on pourrait presque en manger par plaisir ; écouter à nouveau les publicités pour la Boldoflorine, les yaourts de la Roche aux Fées…

 

Et comme j’aimerai vous en faire une… « Pour mes chroniques, je ne passe rien à la casserole sans utiliser des larges rasades d’huile de tournesol Fruidor ! Ainsi, grâce à l’incomparable légèreté de l’huile Fruidor, mes chroniques sont légères, légères, légères… »

 

Question crédibilité, c’est du même niveau qu’un condidat à la députation (c’est très correct, même si les dépités sont souvent des fils de pute) qui vous promet une baisse proprement historique des impôts de sa circonscription, une remise gracieuse de la taxe d’ordures ménagères sur cinq ans et une caisse de champagne millésimée pour chaque bulletin glissé dans l’urne… Question légèreté, c’est à peu près la même chose que les Peters Sisters et les Weather Girls réunies en tutu sur un câble blindé entre les tours de Notre Drame de Paris (a.k.a. Anne Hidalgo)…

 

Donnez-moi des ailes, des ballons, un cric, un palan, que sais-je encore ! Soufflez-moi dans la chronique pour faire lever sa pâte, suractivez sa levure et son levain pour faire revivre le célèbre « Vahiné, c’est gonflé » !

 

J’en ai ras-la-casquette de ces magmas informes façon galettes chaudes à la M'âme Lisa Douglas des Arpents Verts qui vous plombent l’esprit comme un couscous de porc caramélisé aux ignames frits dans la graisse de phoque !

 

Je veux de la chronique légère comme de la pâte à choux sur des rivières de chantilly mousseuse, qui vous humectent harmonieusement le larynx d’une ambroisie nectariale quasi-olympienne et déclenchent incontinent un puissant orgasme irrépressible du cervelet, de l’hypothalamus et du tegmentum mésencéphalique.

 

Je réclame irréfragablement de la conversation virevoltante, piquante et pimentée avec M'âme Jeanssen, Guy-Louis ou Marie-B. ; j’ai le besoin incoercible de babillages en alexandrins, truffés d’acrostiches en vers parfaits sans hiatus, avec césure à l’hémistiche !

 

Et pourtant, je le sais, les chroniques, c’est comme le livre sacré musulman : un coup bon, un coup pas bon ; un coup on accroche, un coup on décroche… Le Coran alternatif, quoi…

 

Des réparties qui sentent souvent le rance, comme la blouse en rhovyl mercerisé de M'âme Jeanssen après une séance dans un pressing surchauffé, des horreurs trop grosses comme le contenu du moulebite de Tom Daley quand il a des raideurs dans le manche, des bêtises aussi vides que la boîte crânienne de nos connasses en short mauvais perdants de la Coupe du Monde avec leur Doha dans le cul, et des saillies aussi canines qu’un Zemmour en campagne.

 

Des chroniques qui ne seraient rien sans les inévitables commentaires, constituant la pierre angulaire, la clé de voûte, le grain de sable qui dérèglerait tout le sablier et distillés par un auditoire parfois pléthorique, parfois confidentiel, mais en toutes circonstances présent pour pointer ce qui le fait se bidonner, l’indispose, le barbe, le rase, ou l’horripile.

 

Ce qui l’horripile, ce sont ces imperfections coupables et souvent réitérées, mais qu’importe, en vérité ; la perfection n’est pas de ce monde, et jamais je n’ai prétendu venir d’ailleurs. J’écris, je compose, je pisse la copie avec quelques fois des redites mais avec la féroce envie de continuer, encore et toujours, à dire ma révolte, à faire entendre mon indignation, à partager mes peines et mes joies, à railler l’actualité sévère, grave ou gâtifiante.

 

Et Dieu sait que cette année 2023 qui débute sera à n’en point douter chargée en actualité riche en réforme des retraites, Covid-19-esque et pipolesque avec son lot de mariages, séparations et décès (comme la mort du pape émérite, Benoît Très-Etroit, qui sera enterré par son successeur pas trop en forme non plus). Bref, de quoi mettre des mots sur les maux…

 

Les mots, ma seule véritable drogue dure qui dure à la dure, des mots qui savent être joyeux, incisifs, coupants voire blessants mais qu’on jouit à employer quotidiennement, qu’on en ait à sa disposition dix mille deux millions ou juste deux cents…

 

Alors, tant pis ! Mille fois plutôt qu’une je continuerai à coucher sur le papier numérique par ma plume de clavier les mots, les phrases, les paragraphes qui me font du bien. Cette année encore, je vous donnerai rendez-vous le plus régulièrement possible pour ces brèves de presque, ces chroniques de presque rien sur presque tout.

 

Et comme ça, ça sera fait et l’on aura pas à y revenir, merci à toi, toi, et puis toi aussi, même que j’en ai limite pas envie à cause de tes commentaires vilains-pas gentils… C’est parfois avec des volées d’orties fraîches qu’on avance en chantant plus fort, plus juste et plus intelligemment…

 

Et pour l’anniversaire du jour, c’est le 03 janvier 2006 que M6 diffusait pour la première fois la série humoristique d’Alexandre Astier « Kaamelott », inspirée de la légende arthurienne, et qui a connu un succès grandissant, et pas toujours immérité, depuis sa création. Puisse-t-on souhaiter la même chose, à la lecture de ces nouvelles bafouilles dans leur cru 2023…

 


 

mardi 29 novembre 2022

Brèves du 29 Novembre 2022

Avis à la population ! Oyez, oyez, braves gens, gentes dames et prudes damoiseaux ! Esgourdez bien, mesdames, mesdemoiselles, messieurs, Christophe Beaugrand, Muriel Robin, Bilal Hassani, Vincent McDoom !

 

Je préviens bien à l’avance, je laisse les français prendre leurs précautions, leur courage à deux mains si vous le voulez bien (premier à-peu-près sémantique qui fera sourire de tout leur dentier les habitués de France Inter Grandes Ondes), leurs jambes à leur cou et accessoirement leurs cliques et leurs claques ; je suis tour à tour magnanime (Tour Magne à Nîmes, deuxième jeu de mot pourri de la chronique) patient, compatissant (et non « con pâtissant », sorte d’andouille qui confectionne des gâteaux -troisième jeu de mot pourrave-) et démesurément compréhensif face à la bêtise humaine… Je ne suis pourtant ni ancien combattant, ni patron de bistrot, ni militant de gauche, et nonobstant, j’en ai entendu des conneries dans ma vie…

 

Mais je vous adresse cet avertissement tout aussi solennel qu’amical, et ainsi vous ne viendrez pas chialer après, c’est à la loyale, les yeux dans les yeux version Cahuzac : le premier qui me pond une ânerie bêtasse calibre Nabila, c’est-à-dire un truc que ne pourrait même pas pondre une poule qui serait passée du coq à l’âne au sens propre du terme, un de ces lieux communs tellement élimés qu’on leur voit le fond de culotte comme aux candidates de la Star Ac’ (enfin, celles qui en portent, et généralement c’est par la gorge qu’on leur voit, tant elle gueulent fort à vouloir imiter Céline Dion) ou une de ces fadaises que même les mémères ménopausées les plus déglinguées, exposant leur fibrome et leur coloration violine sur la Promenade des Anglais, n’osent plus hasarder chez le boucher qui tripote son mou pour leur chat…

 

Le premier qui me parle des bienfaits de l’exception culturelle française prend mon pied quelque part, ma main ailleurs et un coup de boule(s) autre part !

 

Non mais franchement, l’exception culturelle française !! Vous voulez bien me laisser rigoler deux minutes façon Bouvard, avec le gras du bide qui fait ascenseur à cornichons durant un tremblement de terre ?

 

Si je n’avais peur que mon rimmel se fasse la malle et que je ressemblasse incontinent à Juliette Gréco le lendemain d’un triple pontage coronarien sans anesthésie, je ricanerai avec toute la délicatesse, la classe et la distinction dont pourraient faire preuve Nadine de Rothschild, Régine et la Baronne Marianne von Brandstetter réunies, intégralement nues et rigoureusement pétées au Dom Pérignon millésimé, dans un bain de boue parfumé au lisier défraichi…

 

L’exception culturelle française ! Aurions-nous oublié que nous sommes la patrie de Guy Lux, d’André Verchuren, de Christophe Maé et autre Vincent Niclo ? Pouvons-nous ignorer que nous abritons, à grand frais, en plus, des cerveaux (enfin, des boites crâniennes, ne soyons ni présomptueux ni aventureux) tels que Frank Ribéry, Eve Angeli ou Félicien du Loft 2 ? Effacerons-nous de nos mémoires que nous devons régulièrement subir les éditos de Christophe Barbier, les talk-shows de Pascal Praud, les émissions de Laurent Ruquier, les disques de Carla Bruni, les livres de Marc Levy et les films de BHL ?

 

Avons-nous chevillée au corps avec des tirefonds de 48 la fierté du drapeau lorsque l’on se surprend à lire, au détour d’un post sur un réseau social évoquant l’arrière-train d’un caprin, le top 9 des femmes préférées des français… A croire qu’il a été établi par Brouteuse Magazine, ou le fan club d’Amélie Mauresmo, tant il sent la gousse d’ail…

 

Jugez-en par vous-mêmes : Sandrine Rousseau, Léa Salamé, Marlène Schiappa, Anne Hidalgo, Sophia Aram, Raquel Garrido, Alice Coffin, Caroline Fourest et Caroline De Haas. Admirez ça ! Une dingo dangereusement siphonnée, une journaliste imbue de sa petite personne, un robinet à conneries continuellement ouvert, Notre Drame de Paris, une pseudo-humoriste tellement à gauche que même France Inter hésite à l’employer, la Chili Conne Carne à la distinction légendaire, une brouteuse de première qui ferait passer Catherine Lara pour une croqueuse d’hommes, une polémiste particulièrement controversée, et une féministe endiablée au QI de bulot agonisant…

 

Si avec ça vous n’êtes pas messieurs tentés par une conversion à l’homosexualité…

 

L’exception culturelle française face à l’Eurovision… Bon, okie, ça fait un peu David face à Goliath, Samson face à Dalida… euh, Dalila (vous imaginez Dalida sans son, elle qui fut la reine du magnétophone sur scène ? -quatrième jeu de mot pourrissime, c’est l’orgie-)… ça fait limite mariage de la carpe et du lapinou…

 

Ah ben voui, quand même ! Quand on a l’idée d’envoyer au casse-pipe une chanteuse réaliste couinant comme Piaf une goualante poussiéreuse l’année où le courant pop-psychédélique déboule sur le Concours… Quand on sélectionne un abat-jour suintant et coassant comme une sous-Carla Bruni enrouée « la » chanson de Corneille alors que la Finlande envoie avec succès un groupe de hard-rock… Quand on dédaigne envoyer au Concours 1966 Mireille Mathieu avec une composition de Francis Lai et qu’on lui préfère un jeune inverti avec un balai dans le derche et une chanson de Claude Carrère que même Sheila a refusé de chanter (c’est vous dire le niveau et on appelle à la rescousse Morgan Bourc’his, spécialiste du sondage sous-marin à couper le souffle pour scruter le taux de nullité…)…

 

L’exception culturelle française ! Mais elle ne tient pas plus la comparaison ni la route qu’une Dauphine à pneus lisses lancée à soixante-quinze à l’heure sur une autoroute verglacée !

 

La Dauphine qui fera à peu près le même bruit que la Reine des invertis pur sucre dans son nouvel album… Eh oui, Mylène Farmer a commis un nouvel opus musical, enfin, musical si l’on admet que les orchestrations faites à la presse hydraulique déréglée font partie du répertoire musical… Apparemment, même les fans trouvent la nouvelle galette décevante, d’autant plus que la rousse incendiaire, toujours empreinte d’un optimisme forcené, a déclaré qu’elle souhaitait qu’on assiste à sa fin de vie. Le fait étant qu’elle meurt à chaque fin de ses concerts, ça ne devrait pas être trop compliqué…

 

L’exception culturelle française ! Après des lustres de débats politiques de haute volée, de causeries littéraires où il était couramment employé plus de douze mots de vocabulaires, on commençait à dévisser avec Droit de réponse de Michel Polac (avec le dialogue habituel : « Merde ! Con ! Tu pues ! » et un bras d’honneur) ; pour atteindre les bas-fonds de la nullité télévisée grâce aux émissions de Cyril Hanouna, la pelle à merde de l’audiovisuel actuel. Quand on a assisté à son échange musclé avec Louis Boyard, un godelureau sans éducation qui s’imagine détenir la vérité ultime parce qu’il fait partie de la France Insoumise, on se précipite pour mettre son téléviseur en vente sur le Bon Coin…

 

L’exception culturelle française ! Avec un touit d’un dépité mélenchonniste, qui s’insurge de la loi anti-squat et en appelle à la mémoire de Victor Hugo, dont l’un des personnages avait été condamné à cinq ans de bagne pour le vol d’un pain, il vous vient des envies de s’expatrier illico… Et dire que ça préside au sein de l’Assemblée aux destinées du pays… On est décidément tombés bien bas !

 

L’exception culturelle française ! Vous vous l’enveloppez dans du papier kraft et vous vous l’envoyez en recommandé avec avis de réception en port dû ! Avec cette irrépressible tendance de nos compatriotes à apprécier les tocards, à kiffer les tartignolles, à encenser les nullards et à porter aux nues les fâcheux ridicules… La preuve ? Je vous offre l’exemple parfait : Avec Aymeric Caron, sa crinière de pseudo-penseur de gauche, son air supérieur de crétin congénital et ses positions extrêmistes, nous touchons le fond du fond de la dite exception…

 

Après nous avoir bien fait chier 24/7 avec son cheval de bataille de l’interdiction de la corrida, nous avoir beurré la raie avec ses prises de positions imbuvables au cours d’interviews où sa morgue n’avait d’équivalent que son attitude dédaigneuse (ce qui s’est retourné contre lui), et fait pression pour que sa proposition de loi soit discutée lors de la niche parlementaire ; voilà-t’y pas que l’imbitable ex-journaliste retire son texte in-extremis, arguant d’obstructions… Juste pour avoir le plaisir égoïste de venir chouiner sur toutes les antennes de la méchanceté du monde politique…

 

Sur ce coup-là, purement médiatique façon Sandrine Rousseau, Aymeric n’aura eu ni les oreilles, ni la queue… Et encore moins les couilles…

 

Et le 29 novembre 1922 a lieu l’ouverture officielle de la tombe de Toutankhamon, à laquelle son inventeur, Howard Carter a invité nombre de personnalités, et notamment la reine Élisabeth de Belgique et son fils, le futur Léopold III, en compagnie de l'égyptologue Jean Capart. Tous sont sous le choc, car la pièce qui se révèle à eux regorge d'un nombre inimaginable d'objets précieux. Il y a là des conserves funéraires, des bouquets de fleurs, un trône doré, des grands lits en forme d'animaux, des chars démontés, des vases en albâtre, les affiches de la tournée d’adieux de Line Renaud, le premier tutu de Jacques Chazot, assorti d’un trou de balle…