vendredi 10 janvier 2020

Brèves du 10 Janvier 2020

Si ça continue, ça finira pas…

Si ça continue, ça finira… mal !

Si ça continue, je crains que le locataire de l’Elysée ne se fasse surnommer Forrest Gump tant on s’aperçoit jour après jour que nous avons porté à la magistrature suprême un grand autiste…

Pas l’autiste Asperger genre Greta Oum-Papa qui glapit des banalités éculées avec un faciès de hyène constipée, pas l’autiste en solde qui ferait passer Aya Nakamura (l’AVC permanent de la chanson) pour une Simone de de Beauvoir du vingt-et-unième siècle, pas l’autiste de pédé qui fait genre… Non !

L’autiste intégral, complet et avec toutes les options, celui qui continue sa tambouille alors que la cuisine flambe, celui qui ne veut rien entendre alors que les mégaphones sont poussés à des volumes de décibels que Céline Dion et Lara Fabien réunies ne peuvent atteindre…

Et non seulement Forrest Gump reste imperméable comme un vulgaire François Hollande sous la flotte, mais sa Cour persiste à glapir que tout va bien, dans le calme, la discussion, le dialogue et la concertation…

Tout va bien, dans le dialogue et la concertation quand on ose lâcher les bleus contre les noirs parce que sa Seigneurie de la Place Vendôme radine sa trombine de trépanée du bulbe dans un Palais de Justice…

Tout va bien, dans le dialogue et la concertation quand la Reine des Courges ne sait qu’opposer un rictus de mongolien profond (désolé pour les trisomiques, quadrisomiques et tous les admirateurs de Franck Ribéry) face à un parterre de robes noires qui la jettent à ses pieds pour matérialiser leur mécontentement…

Tout va bien, dans le dialogue et la concertation lorsqu’il suffit pour certains syndicats professionnels d’hausser les sourcils pour obtenir la garantie gouvernementale du maintien de leur régime spécial…

Tout va bien, dans le dialogue et la concertation quand on sent parfaitement le « deux poids deux mesures »… La Justice est aveugle, certes, mais faudrait pas voir à l’enculer avec deux pelletées de gravier à cause de cette cécité, hein !

Si Forrest Gump a décidé d’enculer les français un par un, en relançant au moins l’industrie du gel lubrifiant, il ne s’y serait pas pris autrement ! On en a connu des branquignols, des politocards qui usent et abusent jusqu’à la nausée de la langue ligneuse pour vous faire avaler des couleuvres comme les escaladeuses de braguette du bois de Boulogne avalent de la bite par paquets de douze… Mais de tels amateurs qui tentent d’imposer des oukases qui seront forcément merveilleux pour la population parce que c’est eux qui y ont pensé et que c’est obligatoirement génial, jamais !

A ce point d’incompétence crasse dans la plus élémentaire des communications, je me pose quand même une question toute bête… Manu est-il un grand timide qui n’ose pas  se retirer de peur de vous faire inconsidérément souffrir, ou alors est-il définitivement con ? M’est avis que j’ai comme qui dirait un début de chouilla de réponse…

Puisqu’on parle de nos grandes calamités nationales, je pense à un boulot de recyclage pour notre précédent Président… Vous savez, le gros poussah sudoripare qui voulait se la jouer Easy Rider pour aller trombiner sa blondasse mais qui ressemblait plutôt à un rôti de dindonneau Père Dodu sur une mobylette… Vu qu’il avait la faculté inratable de faire pleuvoir à chaque fois qu’il mettait le bout de son bide dehors, faudrait l’envoyer en Australie… Entre ça, les chansons de Zaz et les films de BHL, on devrait faire suffisamment flotter pour les éteindre, ces horrifiques feux…

Un feu qui hélas risque de faire s’enflammer toute une partie du monde, si ce n’est la totalité, c’est celui qui couve entre les Etats-Unis et l’Iran… On a toujours dit et répété qu’il ne fallait surtout pas laisser les enfants et les débiles légers jouer avec les allumettes…

Et Justin Trou-D’eau qui en offre une nouvelle boîte au Connard à l’Orange en affirmant que l’avion ukrainien a été abattu volontairement… Qu’il retourne fourrager dans le slip de Manu, l’orignal canadien, et qu’il s’occupe la bouche autrement, merde !

Même remarque pour Carlos Ghosn, dont le remake du film « La Valise » a stupéfait le monde entier durant les fêtes de fin d’année… Déguisé en tempura géante, l’ex-patron de Renault a filé à la japonaise pour se réfugier au Liban. Et de pérorer ensuite façon Caliméro qu’il est plus blanc que l’agneau qui vient de naître, et plus innocent que la neige fraîchement tombée… Le plus beau, c’est Léa Salamé qui vient jouer les lécheuses pour Radio Gaucho, avec toute la déférence courbée d’un journaliste aux ordres…

Eux, ils ne sont pas aux ordres… Harry et Maghan, le rouquemoute qui sent sous les bras et la salope encore plus défoncée qu’une 4L après un crash-test, ont décidé de se retirer de la vie publique pour prendre du bon temps outre-Atlantique… Shocking ! Bebeth two s’en étouffe encore avec son Christmas pudding, Charles a les oreilles qui jouent à l’aéroplane et William, avec sa tête de benêt fini à la pisse sous une porte cochère, a failli mélanger son rôti de porc bouilli avec de la moutarde… Encore une princesse rebelle qui mène son mari par le bout de la zigounette…

A éviter toutefois les villes avec de longs tunnels et des musées trop fournis… Faut-il rappeler que le dernier tableau vu par la mère d’Harry, Lady Di, ce fut le tableau de bord…

Oui, je sais, ca va en défriser plus d’un, surtout Stéphane Bern, le Mister Bouclettes de la royauté qui est bien en peine, en berne serais-je même tenté de dire, de se faire rectifier la mise en plis, depuis le décès de Jacques Dessange, le pape de la mise-en plis à cinq cent boules, l’empereur de la frisette à trois carnets de timbres le pshitt-pshitt de laque, l’ayatollah du brushing tenant office de casque de moto. Le Figaro qui a coiffé le Tout-Paris s’est éteint à l’âge de 94 ans, après avoir aussi coupé les cheveux en quatre… Et les chauves s’en branlent…

Et pour finir, je voudrais vous emmener à la découverte d’une communauté méconnue bien que largement répandue : les amateurs des soldes.

Pas besoin de vous accoutrer d’un bermuda façon Tintin au Congo, un bitos des temps bénis de la Coloniale et des pataugas qui ont dû écraser plus de merdes que Marc Lévy et Katherine Pancol ont pu en écrire dans toute leur carrière. Les amateurs de soldes crèchent partout : à Paris (un vrai nid), à Londres, à San Feliu de Guixols, à Sainte Ménéhoulde de Moncu-sur-Lacommode, sur votre palier ou dans le gourbi du coin de la Rue des Onanistes En Rut…

Les amateurs de soldes aiment à se faire appeler fashionistas, hystériques du falbalas, folles tordues de la réduction de la mort qui tue, idolatres au dernier degré des grandes brésiliennes qui roucoulent du « Ma chéééérie, magnifaïque » à tout bout de champ devant une cagole saucissonnée en prêt-à-porter mal coupé, et des tafioles de concours qui prétendent, en une heure d’émission, relooker un boudin mongoloïde attifé de leggins léopard rose et d’un top à dentelle mordoré fluo en un top-model d’un mètre quatre-vingt et caréné comme un Riva de compétition.

Généralement griffés de la racine des cheveux patiemment permanentés chez les sœurs Carita, les madones des cuirs chevelus friqués jusqu’au bout renforcé de leur paire de Burlington grand siècle, les amateurs de soldes s’en vont courir le pavé des centres-villes et des centres commerciaux dès potron-minet le jour d’ouverture des soldes. Pas question de louper, ne serait-ce que de quelques infimes nanosecondes, l’ouverture plus matutinale qu’à l’habitude des Galeries Farfouillette et de ne pouvoir se mettre sur les arêtes, moyennant un double smic, ce splendide ensemble en chintz d’ottoman moiré couleur diarrhée de nourrisson asthmatique avec ce drapé bouffant qui retombe sur la passementerie en jabot à clochettes !

Peu importe de savoir s’ils devront se contenter de pâtes à l’eau tiède pour le restant de l’année, tant à cause de la carte bleue qui a viré cramoisi écarlate que des rondeurs qui obligent au recours d’un chausse-pieds et d’un bidon de vaseline pour enfiler le dit-ensemble susmentionné ! Ils le veulent, et ils l’auront !

Peu leur chaut que l’article convoité coute l’équivalent du PIB bisannuel des Iles Vanuatu, qu’il ne soit plus disponible qu’en taille 36 alors qu’on n’arrive qu’avec de grands efforts et des apnées prolongées à s’enquiller dans du 44 rectifié, ou qu’il soit miraculeusement réchappé de la collection Dormeuil Pépère 1957. Il est EN SOLDES !

Et c’est justement ce qui le rend si désirable, qu’il le leur faut, absolument, décidément, définitivement !

Qu’importe que le commerçant ait multiplié le prix par deux pour offrir royalement quarante pour cent de remise ! L’article est soldé !

Non content de bourrer comme une vulgaire starlette de porno hongroise en face d’une horde de Rocco-Siffredis priapiques son dressing croulant sous les inratables bonnes affaires des soldes précédents qui finiront dans trois ans bouffés aux mites malgré les quarante boules de naphtaline et la douzaine de plaquettes Vapona, l’amateur de soldes moyen s’exprime.

Ce n’est ni du Voltaire, ni du Verlaine (qui avait le rein beau et la gâchette chatouilleuse), non. A peine du Barbelivien et le plus souvent c’est d’un niveau inférieur à la moyenne des meilleurs textes de la Gitane sans filtre. C’est vous dire qu’on racle les fonds ultimes de la Fosse des Mariannes au risque de découvrir des textes eurovisuels… C’est plutôt une collection de cris de guerre, d’incantations bellicistes et de gargouillis belliqueux qui arriverait presque à vous faire faire dans le froc, y compris en cas de constipation opiniâtre…

Du classique « J’en-veux-un-poussez-vous-je-l’ai-vu-la-première-j’étais-avant-vous ! » au venimeux « C’est-le-mien-dégage-tes-pattes-de-là-pétasse-ou-j’te-pète-les-seins », le vocabulaire de l’amateur de soldes peut se faire presque intelligible et vous pourrez, au gré de vos pérégrinations au long des rayons transformés en remake de Raqqa ou de Beyrouth, saisir des « M’enfin Kévina, tu vas pas acheter un tee-shirt qui te cache les seins ! », des « Vous êtes sûr que ça va donner ? Assurément, le polychlorure de vinyle imitation similicuir façon moleskine donne toujours après dix-huit kilomètres de marché forcée », des « J’les prends tous les quatre, tu comprends, c’est pas que j’en aie besoin, mais ça emmerde Charles-Hugues » ou des « Tu trouves pas que ça me boudine un peu ? Nan, mais tu pourras postuler chez Olida ».

Les soldes, période où l’on se rend compte que soit la taille 42 n’est plus ce qu’elle était, et votre armoire rétrécit effectivement tous vos vêtements subrepticement, soit vous êtes amenés à caresser le commencement de l’idée qu’éventuellement vous auriez pris quelques grammes et qu’un régime devrait peut-être mis en place dans un avenir aussi proche que la ligne d’horizon… Les quarante-huit spots pour « Comme j’aime » en une heure de programme télévisé devrait vous pousser à y être acculé…

Les soldes, où ces dames, demoiselles messieurs, demi-vierges folles, échaudées de la carte bleue, folles tordues hystériques du falbalas se pâment devant les rabais en faisant montre d’une excitation au moins aussi élevée que celle d’un roumain au Salon International de la Caravane…

Et le 10 janvier 1985, visiblement déjà en pleine période de soldes pour l’originalité et le talent, naissait Claudio Capéo, un chanteur accordéoniste avec un monstrueux instrument, un genre de Zaz avec des couilles, un peu moins dégueulasse et à la voix un peu moins fausse (vous me direz que c’est tellement fastoche). Si ça continue, ça finira pas… C’est ce qu’on se dit à chaque fois qu’on entend une de ses chansons… 

 L’image contient peut-être : 1 personne, joue d’un instrument de musique, sur scène et barbe

lundi 6 janvier 2020

Brèves du 06 janvier 2020


« Non, non, rien n’a changé,
« Tout, tout a continué, hey, hey ! »

Non, non, rien n’a changé… A toutes celles et tous ceux qui croyaient, espéraient, souhaitaient, que mercredi dernier, une fois les concerts de klaxons, cornes de brume, pétards, feux d’artifice, chanson de Whitney Houston, et autres dispositifs assourdissants terminés, le monde allait changer subitement et se transformer en royaume des Bisounours ; j’ai le regret d’annoncer qu’ils se sont fourré l’index dans le globe oculaire jusqu’au point de non-retour.

Non, non, rien n’a changé… Et si vous vous étiez couchés mardi soir un peu concons, voire franchement lobotomisés après le tsunami de programmes merdico-indigents dont la télévision nous a abreuvés, il y a à peu près autant de chances que de trouver des bridés à Pékin que vous vous soyez réveillés aussi concons mercredi matin.

Non, non, rien n’a changé… Votre tour de taille Bibendum, votre partenaire qui poursuit une carrière de mannequin chez Olida, votre découvert bancaire écarlate cramoisi, votre belledoche qui embaume la naphtaline et la savonnette Bien-Être à cinq lieues à la ronde, vos moutards morveux et mal élevés ; tout ce barnum ne s’est pas mué en tablettes de chocolat, bombasse sexuelle carénée chez Pirelli, compte en Suisse façon Cahuzac, belle-maman que vous jambonneriez volontiers dans la remise et surdoués promis à l’élite de la Nation.

Non, non, rien n’a changé… Le monde de 2019 est resté tel quel pour affronter les premières heures de 2020…

Et dussé-je en pâtir au point de me voir condamné ad vitam aeternam à l’écoute ininterrompue, douloureuse et en 78-tours des œuvres complètes de Christophe Maé interprétées par Zaz imitant Kendji Girac, la gitane à la voix de piche mâtinée de Zaza Napoli en moins viril, je me hasarde toutefois, au seuil de cette nouvelle année, à me vautrer dans les ornières du chemin tant parcouru de la banalité lieu-communesque en vous présentant, non pas sur un plateau d’argent avec bordure en simili laiton chromé et poignées en imitation ersatz d’inox antimoinesque, ni sur un serviteur muet en biscuit fêlé made in Taïwan, et encore moins sur une écuelle en vermeil rehaussée de cuir de peau de fesse de veau élevé sous la mère à un demi-smic le centimètre carré, mais dans le plus simple appareil, et dans ma bouche (non, non, ça reste très correct, rassurez-vous, n’allez pas grossir inconsidérément la chose…) mes vœux les plus chaleureux et les plus sincères pour les putains de trois cent soixante-six jours de la puta madre de la mort qui tue qui nous font face…

Pour enclencher la nouvelle année, je craignais fort qu’il ne faille inconsidérément sacrifier à la tradition des vœux urbi et orbi, le genre de truc qui ne coute pas cher et qui fait plaisir à tout le monde, surtout celles et ceux qui se raccrochent désespérément à l’importance de ce beurrage de tartine, comme Di Caprio sur le Titanic se raccroche à une bouée et à l’idée que Céline Dion ne vagira pas encore une fois sa chanson sur le gros bateau qui coule…

Donc, hurlons avec les loups, glapissons avec les dindes et mugissons avec la meute de braillards qui vous ont consciencieusement flingué les tympans mardi soir à minuit et souhaitons avec les affolés du vœu de nouvelle année qu’elle soit bonne… Ou plutôt non, je ne vais pas vous présenter les vœux tout seul… Je m’adjoins les services de deux employées de maison, Maria et Conchita. L’une a un blair qui ferait passer le nez de Liane Foly première version pour une minuscule péninsule, et l’autre se désespère de trouver de l’earl grey dans mes placards…La bonne à nez, et la bonne sans thé…

Rassurez-vous, je ne vais pas verser dans les roucoulades violonées, les calembours usés jusqu’à la corde que même Ruquier n’en voudrait pas pour refiler à son Boulay préféré qu’il aime à tirer de temps à autre, et le sirupeux dégoulinant façon loukoum arrosé au sirop d’érable en vous souhaitant le meilleur pour les douze mois à venir, je ne ferais pas du Mari-à-Brigitte en vous faisant ronfler devant votre poste…

Oh, je me doute que je dois arriver en deux-cent-soixante-treizième position dans le souhaitage de vieux, et que vous avez dû vous fader au bas mot le même nombre de paires de bises humides ou gluantes, avec halitose carabinée en prime et tout autant de fadaises nouvel-anniques depuis le 1er janvier dernier…

En une période où les grippes, tant intestinales que classiques, font bondir dans l’écarlate cramoisi les alertes infos des chaînes d’info continue, il serait presque mal venu de glisser, tel un pet vaseliné glissant sur une toile cirée recouverte d’une triple couche d’encaustique, que les vœux vous font chier… Ça, c’est le domaine de prédilection de la gastro et des réclames télévisées itératives pour les débouchages médicamenteux d’intestins fatigués ou paresseux, entre Dulcolax et Herbesan en passant par les dragées Fuca qui repeignent tout du sol au plafond en un artistique moucheté marron-caca-d’oie…

Quelle joie sans égale de retrouver ses collègues de bureau, ou de glandouille pour nos amis fonctionnaires qui sont toujours les premiers à me lire, vu qu’ils n’en foutent pas une rame de la journée, et se repaître jusqu’à la nausée post-réveillonnesque de ces vœux d’autant plus grandiloquents qu’ils sont trempés dans la faucuterie la plus intégrale…

Quel moyen atroce de non seulement débuter la semaine, mais également de fêter la reprise après la trêve de Noël, avec cette avalanche de bécots sonores et baveux, avec cliquetis de dentier mal collé en prime, ces tapes dans le dos prétendument amicales toutes prêtes à vous démonter la clavicule et ces sourires de commande en ligne directe de la dernière élection de Miss Dinde Fourrée… Et si, en plus, ça se passe le jour même de l’épiphanie, alors là, c’est le carton plein, c’est la quine, c’est le bingo assuré avec en cadeau Bonux la ménagère 48 pièces avec le légumier assorti…

L’épiphanie, d’origine marseillaise, dont les règles furent fixées par Marcel Pagnol dans sa célèbre trilogie Marius, César, Epiphanie, est aussi la fête des dentistes, trop contents de réparer les bridges fracassés, les plombages déchaussés et les incisives malmenées par des fèves pernicieuses cachées sous la frangipane écœurante…

Alors, le combo vœux de bonne année à haute dose, galette en carton saveur amande rance, et cidre éventé et tiède… On touche presque le nirvana du lundi pourrave…

Pour faire bonne mesure, et franchement vous donner envie de vous flinguer en rentrant en ouvrant le gaz de la gazinière électrique, saupoudrez de vingt-cinq « c’était bien ton réveillon du nouvel an ambiance orientale au Mikhenez de Poussan », dix-huit « t’as été gâté à Noël ? », une petite douzaine de « T’as eu de la neige à la montagne, parce que Roger du service compta, il a skié huit jours sur du gazon et des gravats », et un « punaise, ma belle-doche a eu la fève hier, ça s’est vu, elle était toute rouge et ne respirait plus… trop content de lui refiler une couronne »…

A nouvelle année, nouvelles résolutions… Résolutions fermes et définitives, qu’on aura vite jeté aux orties une fois le mois de janvier bien entamé. Certains tenteront de perdre du poids, d'autres voudront s’arrêter de fumer, d’autres encore se payeront une tenue de sport flambant neuve pour aller suer à grosses gouttes dans une salle de sport avant de passer l’éponge… D’autres, carrément inconscients, voudront faire tout cela à la fois…

Perso, pas de bonnes résolutions cette année, on va improviser !

Et le lundi 6 janvier 1975, les cendres encore fumantes de l’ORTF donnent naissance, tel un phénix, aux trois chaînes de télévision T.F.1, Antenne 2 et F.R. 3, à Radio France, à TDF, à l’INA et à la SFP. Pour le meilleur et pour le pire, l’Office étant arrivé au bord de l’implosion avec des conflits internes sans fin… L’avenir dira que finalement, non, non, rien n’a changé…

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