vendredi 17 juin 2022

Brèves du 17 Juin 2022

« Il s’voyait déjà,

« En haut du pinacle,

« En dix fois trop gros,

« Son blaze s’étalait… »

 

A moins d’être fraîchement débarqué d’une lointaine planète d’un système solaire reculé, d’être intégralement sourd et irrémédiablement aveugle, voire totalement détaché des basses manigances actuelles des médias, il ne vous aura pas échappé que la semaine qui vient de s’écouler aura été celle de tous les excès, de toutes les pantomimes, de toutes les bassesses politocardes…

 

Ce n’était plus le grand cirque politique des impétrants en campagne pour le second tour des législatives, c’était un remake lamentable d’Au théâtre ce soir, avec les punchlines, les répliques qui fusent et qui sont censées faire mouche, les portes qui claquent…

 

Et la ribambelle habituelle de comédiens plus ou moins aguerris qui tentent de nous faire rire, pleurer ou réagir à leur harangue tellement éculée qu’on la croirait sortie, à une lettre près, d’une série de films sponsorisés par Jackie et Michel…

 

En vedette américaine, Raticha Dati, qui semble se reconvertir de manière plutôt convaincante en snipeuse pour plateau-télé de chaîne info, looké par les sommités des couturiers en vue et par l’Internationale des Chirurgiens-esthétiques… Il faut bien avouer qu’elle a le physique de l’emploi, et qu’elle se régale visiblement à dézinguer toutes celles et tous ceux qui n’ont pas l’heur de lui plaire. Autant vous dire qu’il ne reste plus grand monde debout quand Raticha a fini de vider ses cartouches…

 

Il ne restera certainement pas Raquel Garrido, la Chili Conne Carne, dont la distinction naturelle a encore fait des étincelles dans la fosse septique de sa classe, sur CNews, pourtant acquise à sa cause, où elle lâche en plein direct « Et vous, vous ne pétez pas non plus la nuit dans votre lit ? »… Alexis Corbière doit être ravi de dormir aux côtés d’une usine à gaz portative…

 

Pas évident non plus que le porte-flingue du Conducator Mélenchonnesque sorte indemne des fourches caudines de la Raticha… Faut dire qu’Adrien Quattenens et son balai de chiottes capillaire prête clairement le flanc à la critique, surtout lorsqu’il arrive à un grand écart assez improbable pour tenter de récupérer des voix dans les urnes. Le rouquemoute n’a pas frémi en appelant les électeurs du Rassemblement national à voter pour la NUPES… Ou comment n’avoir plus aucune fierté pour quelques bulletins de votes…

 

Mais foin des personnages secondaires, il faut se focaliser uniquement sur la vedette, sur la star, sur celui qui fait briller son nom en lettres de feu au fronton de tous les édicules comme étant le seul humanoïde de la création à pouvoir assumer les plus hautes fonctions étatiques et redresser la France d’un seul coup de baguette magique : Jean-Luc Mélenchon !

 

Apparemment sous drogues dures et particulièrement hallucinogènes depuis la Présidentielle, El Chon ne cesse d’annoncer le troisième, quatrième, cinquième et énième tour de l’élection, s’étant à la dernière minute privé d’aller concourir à l’Eurovision. Et depuis dimanche dernier, et les résultats plutôt encourageants pour la NUPES, il campe devant les grilles de Matignon, intimement persuadé qu’il ne peut qu’être le futur Premier Sinistre… D’ailleurs, il l’a avoué sur les ondes de RMC, il attendra lundi le coup de téléphone du Président pour ensuite composer son gouvernement…

 

Il risque de moisir à côté du bigophone, l’infatué glandouilleur extrémiste…

 

Tant qu’à rester dans les extrêmes, glissons à l’autre bout de l’échiquier politique pour contempler le résultat parfaitement probant, et prévisible, de la fouine à tête de fennec décomposé, Éric Zemmour.

 

Serais-je sarcastique et quelque peu moqueur, j’ironiserai volontiers sur ce pauvre ersatz d’humanoïde, qui s’imaginait encore récemment qu’il serait suite au second tour soit Président de la République, soit le leader de l’opposition. Ratage sur toute la ligne puisque le nabot minable ne sera même pas élu à la représentation nationale…

 

Pas élu non plus comme trésorier adjoint de l’Amicale des Hilares Boulistes de Hiféssouluy, ni élu meilleur groniqueur politique de CNews… Pas plus qu’il ne sera sur les starting-blocks pour être le meilleur interprète de « Mon truc s’déplume » au karaoké de la courtine sur d’Avignon…

 

Non, il ne sera pas non plus Miss France (même pas la peine de l’imaginer en maillot…), Madame Inter, Monsieur Gay Pride, Mademoiselle Saucisse de Morteau… En vérité, il ne sera rien, rien d’autre qu’un petit être dont l’égo ne passe plus sous l’Arc de Triomphe et qui s’apprête à retourner bien douillettement dans le seul endroit d’où il n’aurait jamais dû sortir : le néant médiatique intégral…

 

Du néant au trop-plein, il n’y a qu’un pas, que nous franchirons gaiement, avec le voyage en train des présidents français, italien et du chancelier allemand, jusqu’en Ukraine où ils sont allés claquer la bise à Zelensky et son sempiternel tee-shirt kaki… Apparemment, après Justin Trudeau, Manu tente de se mettre le Volod’ dans le pieu, vu la langoureuse accolade donnée… Et vu la gaule de ce dernier sur les photos officielles, Brigitte va encore devoir changer les draps souillés à l’Elysée…

 

Côté carnet noir, on déplorera la mort d’Henri Garcin, à l’âge de 94, un comédien essentiellement connu pour avoir été le voisin pique-assiette dans la sitcom Maguy… Disparition également de Jean-Louis Trintignant, immense acteur qui avait débuté aux côtés de Brigitte Bardot dans les années cinquante et qui n’avait pas arrêté de jouer jusqu’à très récemment… A l’annonce de son décès, Mélenchon est parti en catastrophe chez notaire en gueulant « son héritier, c’est moi ! »…

 

Et pour finir sur une note plus people, Kim Kardashian aurait irrémédiablement endommagé la robe légendaire de Marilyn Monroe (celle de « Happy birthday Mr Président ») en la portant au Gala du Met à New-York. Vu que la gourdasse de Disneyland affiche des proportions inquiétantes avec son arrière-train made in Tupperware, faire porter ce morceau d’étoffe iconique à la dindasse de compétition est un parfait non-sens… Un peu comme équiper en jantes alu et sièges en cuir sauvage une vieille Dyane promise à la casse…

 

Et le 17 juin 1949 naissait l’actrice française Françoise Dorner, principalement connue pour son rôle du Commissaire Lorraine Valence dans la série télévisée diffusée en 1985-1986 sur FR3, « Madame et ses flics ». Une petite série bien franchouillarde sur une jeune commissaire qui dirige une brigade exclusivement masculine… 

 


 

vendredi 3 juin 2022

Brèves du 03 Juin 2022

Je serais Stéphane Bern, je songerais puissamment à investir dans des sous-vêtements blindés, ou à tout le moins parfaitement étanches… Alors que notre pays se targue d’être une République des plus républicaines, on ne cesse de causer de reines et de rois en ce moment… L’actualité de ces derniers jours barbotte dans une ambiance « Point de Vue Images du Monde » à faire tirebouchonner les chaussettes des monarchistes de tous poils et des amateurs de gazettes princières. Qu’ils soient légitimement sacrés, consacrés ou sacrés cons, autoproclamés ou récipiendaires à l’insu de leur plein gré, les reines et les rois pullulent dans nos médias. A tout seigneur, tout honneur, avec sa Majesté la Reine Elisabeth II d’Angleterre, qui vient de fêter avec toute la pompe surannée imaginable au pays des bouffeurs de rôti bouilli sauce à la menthe, son jubilé de platine. Soixante-dix ans de règne et toujours la même appétence pour les tenues flashys et les bibis tarabiscotés, directement issus des meilleurs pâtisseries du royaume. Bavarois à la fraise, sabayons à la myrtille, clafoutis à la cerise, il serait totalement regrettable de se cantonner à la télévision en noir et blanc quand sa très gracieuse Majesté nous offre une palette de couleurs à donner le vertige aux plus experts des caméléons… On a beau jeu de critiquer ses tenues vieillottes et son maintien d’un autre temps, hésitant entre le bonnet de horse-guard dans le derche et le parapluie dans le gosier ; force est de reconnaître que Bebeth tient la barre fermement et qu’elle n’est pas prête à lâcher la rampe, fût-elle savonnée avidement par des héritiers avides de monter sur le trône. Dites, soixante-dix ans sur le trône, cela ne trahirait pas une certaine constipation opiniâtre ? Qui, mis à part Line Renaud, dont les premiers concerts remontent à la période azoïque primaire, ou encore Michel Drucker, qui a connu l’extinction des dinosaures et les débuts d’Alice Sapritch, peut se targuer de sept décennies de règne sans partage ? Et Ma’am a connu des tempêtes durant ces décennies… Et des sévères… Des frasques de sa sœur à la mort de Diana, en passant par l’arrivée de la salope américaine qui a jeté son dévolu sur le rouquemoute, Elisabeth II aura tout surmonté avec un stoïcisme ébouriffant, assumant même les résultats parfois catastrophiques de son pays à l’Eurovision (deux « zero point » retentissants et seize médailles d’argent). Et rien que pour ça, il convient de lui tirer son chapeau bien bas, fût-ce une imitation d’une tarte à la framboise meringuée… Autre reine incontestée, Raticha Dati. La maire du septième arrondissement de Paris s’est convertie en une flingueuse de première bourre, notamment lorsqu’il s’agit de tirer à boulets rouges sur Notre Drame de Paris. D’accord, c’est particulièrement aisé de brocarder Anne Hidalgo, tant sur sa gestion pour le moins contestable de la ville de Paris que sur son résultat mirobolant aux Présidentielles ; mais force est de constater que Raticha déglingue à tout va avec un plaisir non dissimulé, au risque de bousiller son énième lifting. Dernière attaque en date, son intervention de sniper au récent Conseil de Paris, où elle a manifestement bu du petit lait dans une timbale siglée Dior en dézinguant l’absentéisme forcené d’Hidalgo de la capitale, ainsi que les vingt mille voix obtenues dans les urnes. Vingt mille voix sous mémère, ça ferait un excellent titre de San Antonio, non ? Reine des pommes ou impératrices des voies sur berge (sans contrepèterie, bien entendu), Anne Hidalgo pourrait également revêtir la couronne de la reine des abonnés absents, tant elle a intégralement disparu des médias après son glorieux 1,7 % la Présidentielle… Ce qui peut paraître inquiétant, tant elle pourrait ramener sa fraise en s’interrogeant sur le désamour des français, alors qu’elle est de son propre aveu la meilleure maire de Paris… La Commune de 1871 a débuté pour moins que ça… Parité oblige, voyons du côté des rois ce que l’actualité nous propose… Du lourd, évidemment, avec le Roi des Cons (autoproclamé et fier de l’être), qui officie sur C8 avec son émission pelle-à-merde des buzz pathétiques. Hanouna n’a évidemment pas résisté à l’envie de faire de l’audience en invitant sur le plateau de TPMP un dénommé Bilal, qui s’est distingué l’autre samedi à Stade France par ses propos d’une mesure exquise… Franchement, mis à part une poignée de beaufs avinés et occupés à se gratter les réserves ADN en jogging acrylique qui pue sur un canapé avachi, qui peut s’avouer intéressé par une confession démoralisante de vacuité, faite au péril du Bescherelle avec douze mots de vocabulaire, dont huit inexacts ? Ça faisait ton sur ton, un de ses plus loyaux sujets chez le Roi des Cons télévisuels… Autre Roi des Cons, un titre très demandé en ce moment, le Sinistre de l’Intérieur, Gérald Darmanin. Non content d’avoir sauvé son maroquin au péril de ses genoux sur les tapis élyséens, il a brillé à nouveau par son inculture crasse et ses déclarations hors-sol suite aux incidents du Stade de France. Visiblement conseillé par d’anciens transfuges de la grande période soviétique, Gérald a enfilé les fausses nouvelles et les annonces bidonnées avec une aisance déconcertante. Si le Ballot d’Or 2022 reste en place après un tel cafouillage, c’est que non seulement il suce bien, mais en prime, il avale tout le fourbi… Encore un Roi des cons au pays de l’Oncle Sam et de la gâchette facile, avec cet américain qui pensait viser quelqu’un qui pénétrait chez lui par effraction, et qui a tué par balle sa propre fille de seize ans… Et ça viendra se plaindre quand dans le Nord, on met une cartouche à sa fille… Autre Roi incontesté de l’entertainment judiciaire à l’américaine, Johnny Depp, qui a finalement remporté son procès-fleuve en diffamation contre Amber Heard et obtenu sa condamnation à lui verser quinze millions de dollars de dommages et intérêts. Tout ça pour des disputes d’époux alcoolisés, un bout de doigt sectionné et un caca sur l’oreiller… Ça fait cher la crotte… Lui n’est que le Prince des chrétiens, mais le Pape François mérite sa présence dans cette flopée de têtes couronnées. La santé du Saint Père inquiète et déjà les couloirs du Vatican bruissent de rumeurs de renoncement, à l’image du précédent locataire de la Place Saint Pierre, Benoît Treize-et-trois. Tout part à vau-l’eau, ma bonne dame ! Alors que jusqu’à présent, les souverains pontifes cessaient d’exercer leurs fonctions en décédant, après parfois des agonies médiatiquement éprouvantes, la tendance actuelle serait à la démission. Si désormais la papauté entend se maintenir à coup de CDD, on n’est pas sortis de la crèche… Il ne vous aura évidemment pas échappé que le Festival de Cannes a récemment couronné les Reines et Rois du film chiant, qui quittera l’affiche avant même que la colle soit sèche, dans une ambiance compassée évoquant parfaitement une veillée mortuaire au Père Lachaise un soir de novembre en plein brouillard. Evidemment, les frères Dardenne, réincarnations d’outre-Quiévrain des réalisateurs de films pénibles cher à Chantal Ackermann, sont repartis avec une breloque, la neuvième à leur palmarès. Encore une, et leur carte de fidélité sera remplie, et on en sera peut-être débarrassés… Grand Prix du Jury partagé entre une bluette sur les pétasses prépubères et une adaptation torride et exotique (jolie ellipse pour désigner un film de cul) d’un roman à lire d’une main… Et la Palme d’Or pour un film brûlot sur la sempiternelle lutte des classes… Autant vous dire que les journalistes de Télérama n’ont pas fini de se pignoler à tire-larigot sur le palmarès, ce qui laisse craindre à brève échéance une pénurie de sopalin… Lui n’en est pas à court, visiblement, tant il se belline le bigorneau à chantilly avec une frénésie qui pourrait paraître dangereuse pour sa santé, vu son âge. Jean-Luc Mélenchon a indéniablement vrillé depuis les présidentielles, convaincu qu’il est d’être le prochain Premier Ministre suite aux Législatives. Monsieur « La république c’est moi » se voit d’ores et déjà tellement à Matignon qu’il serait presque tenté de demander l’annulation des prochaines élections, tant la victoire de la NUPES semble évidente. N’oubliez pas, cher Monsieur Méchancon, que l’anagramme de NUPES est pneus, et qu’à force nous gonfler au-delà de la limite décemment raisonnable, on risque d’exploser en plein vol et de se retrouver complètement à plat… A plat, la Reine du Botox, faute d’être depuis des lustres et quelques candélabres celle des hit-parades, ne l’est visiblement pas. Remodelée façon poisson-lune par les bistouris, Madonna a effrayé ses fans en apparaissant sur les réseaux sociaux attifée d’une voilette en dentelle qui la faisait ressembler à une pure vision de cauchemar, et qui ferait passer Sheila pour le parangon de la réussite de la chirurgie esthétique à la truelle. Va falloir lui conseiller la burqa, à la Madonne, sinon ses apparitions seront interdites aux cardiaques et aux mineurs… Le Roi est mort, vive le Roi ! Avec la mort, à soixante-sept ans, dans son sommeil, de l’acteur américain Ray Liotta, le titre de Roi des nanars et panouilles de seconde zone est désormais vacant. Avec son faciès inexpressif de porte-flingue bas de plafond, il a enchaîné les rôles de second couteau dans des productions qui ne glorifièrent que rarement la magie divertissante d’Hollywood. Nul doute que le titre va revenir par intérim à Stallone ou à une autre demi-gloire… Une chronique digne de ce nom ne saurait atteindre sa parfaite complétude sans l’évocation du Roi des Magouilleurs à grande échelle, le Thénardier du 9-2, Patrick Balkany. Alors que sa demande de remise en liberté avait été avalisée, le Parquet en a fait appel, contraignant le si sympathique politocard à rester encore un peu en taule… En guise de protestation contre l’acharnement viscéral de ces juges rouges vendus au pouvoir en place, son épouse a avalé un litre de Destop et le dernier dégueulis sur papier de Bernard-Henri Lévy. Résultat, deux lavages d’estomac et un tapis d’orient à deux mille boules le centimètre carré complètement salopé… Un mot pour finir des Rois des Empêcheurs de tourner en rond, ci-après Vladimir Poutine et Volodimir Zelensky, qui poursuivent leur guéguerre en Ukraine dans une indifférence grandissante, tant l’issue tarde à venir. Il convient cependant de saluer la discrétion médiatique du cacique du Kremlin face à la lassante logorrhée de l’ex-acteur de sitcom ukrainien. C’est pas qu’il commencerait à nous les briser menu avec ses incessantes visioconférences nous accusant d’inaction, mais il en prend bien le chemin… Ah ! Ce zélé Zélensky ! On le voit partout ! Mélenchon a dû lui refiler sa méthode pour les hologrammes faciles en dix leçons… Après le Parlement Européen, l’Eurovision, le Festival de Cannes, Davos, Roland Garros, le Festival de l’Andouille de Guéméné, Volod’ sera exceptionnellement ce weekend au Auchan de Tartigny-Les-Bouzignettes pour animer la grande quinzaine du saucisson… Les autographes sur les barquettes de salade russe seront automatiquement refusés… D’autant plus qu’avec les pénuries de blé, moutarde, huile, et autres biens de consommation courante, on découvre médusés que tout, ou presque, vient d’Ukraine… On nous prendrait pour des cons que ça ne m’étonnerait qu’à moitié… Et le 3 juin 1955, sort les écrans « Sept ans de réflexion », une des comédies les plus réussies de l'âge d'Or du cinéma américain où l’on voit Marylin Monroe, la Reine des aguicheuses faussement écervelées, se rafraîchir le minou sur une bouche de métro. Je vous laisse imagine l’état d’apoplexie bien excusable des machinos qui actionnaient le ventilo dans les coulisses…

mardi 24 mai 2022

Brèves du 24 Mai 2022

 Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais depuis quelques temps, la situation en France est tendue comme un string de candidate de téléréalité…

 

Malgré sa réélection assez facile face au bouledogue blond, Manu avance désormais sur des œufs fêlés pour annoncer ses nouvelles mesures, et a fait montre de pudeurs de jeune fille pour choisir sa Première Ministre, la si souriante Elisabeth Borne.

 

Dans l’opposition, après la tragi-comédie de l’union de gauche, la fameuse NUPES qui ressemble à s’y méprendre à un acronyme de MST, Mélenchon n’a toujours pas digéré sa défaite, et se voit d’ores et déjà à Matignon, brocardant dès qu’il le peut le supposé CDD d’Elisabeth Mille-Borne(s). A la limite il s’est faufilé en douce un soir à Matignon et squatte un placard dans l’attente du résultat des législatives, qu’il va bien évidemment remporter haut-la-main…

 

Si ses candidats se font balayer le 12 juin prochain, il faut s’attendre à une réaction cataclysmique de Méchancon, à côté de laquelle la bombe atomique de Nagasaki fera figure de vulgaire pétard mouillé…

 

Tensions du string également au niveau de la santé, puisqu’à peine la Covid-19 s’essouffle qu’on nous balance une nouvelle menace sanitaire : la variole du singe… A croire que les pontes de l’OMS sont de dangereux zoophiles, et qu’ils vont nous décliner tout le bestiaire pour nous faire flipper… Après la variole du singe, on verra débarquer la peste du ragondin musqué, la tourista du gnou, la diphtérie de la tourterelle cendrée, le choléra du lémurien, la carie purulente du brochet, la roustamagna oscillante de la pipistrelle…

 

Tensions du string également à l’Eurovision, où les strings virevoltent dans las coulisses au rythme des bifles crémeuses et des enculades sauvages, après la victoire prévisible de l’Ukraine à Turin. Ah, ça sera joli, l’édition 2023 en direct depuis le champ de ruines de Kiev… Zelensky sait nous vendre du rêve, le petit monstre…

 

Tensions du string au Gouvernement puisqu’au lendemain de la nomination de Damien Abad, celui-ci se voit la cible de deux dénonciations pour viols, infractions d’ores et déjà prescrites. Quand on sait les pathologies dont souffre le ministre, on sent vaguement un truc qui ne colle pas… A moins d’avoir trombiné des culs de jatte ou Mimie Mathy, on se pose des questions sur ses performances dans le domaine du panpan-tagada-crac-boum…

 

Tensions du string aussi à France Télévisions puisque le dinosaure de la télévision, celui qui a connu Edouard Branly tout môme, Line Renaud jeune fille et Alice Sapritch encore désirable, l’indéboulonnable Michel Drucker, quitte France 2 ! Que nos aînés se rassurent avant d’aller se suicider à grands coups de langues de chat et d’infusions Saveurs du Soir goût roquefort-choucroute, Drucker déménage simplement son émission sur France 3, le dimanche à l’heure de la sieste… Sans en changer un iota, évidemment.

 

Allez, pour détendre l’atmosphère, on va jouer à un jeu… Si je vous dis alcool, drogues en tous genres et filles faciles ; vous pensez à quoi ? Eh oui, le Festival de Cannes a déjà largement ouvert ses portes, et les starlettes ont tout aussi largement ouvert les cuisses…

 

Le temple de la médiocrité cinématographique renaît une fois encore de ses cendres (oui, comme le phénix de Georgette Montbéliard, ou Josiane Saucisse pour les amateurs eurovisuels) et la Croisette voit défiler depuis près de huit jours toute une faune bigarrée de mémères emperlouzées façon sapin de Noël version Paco Rabanne, vieux barbons pique-assiette en falzars écru en flanelle et chemise couleur pisse, has-been décatis qui se sont même fait jeter des Anges de la Téléréalité, has-never been dans la veine des Michael Vendetta ou Cindy Sander, producteurs qui se poudrent le nez comme de vieux ducaillons précieux de la Renaissance, attachées de presse survoltées et forcément ovaire-bouquées…

 

Mais que serait le Festival de Connes sans Fanny Ardant qui ressemble de plus en plus à Morticia Adams avec la voix de l’enfant naturel de Roger Caussimon et de Barry White ; sans Catherine Deneuve qui viendra étrenner son nouveau ravalement de façade avec sa pancarte « rénovation en cours », sa carrure de déménageuse est-allemande sous amphèt’ et son dernier film qui quittera l’affiche avant même que la colle ne soit sèche ; Rossy de Palma qui année après année ressemble de plus en plus à un Picasso sans trucage, nonobstant son talent qui fait flaquer les critiques de Télérama ; sans Georges Clooney et son nouveau porte-manteau alibi, qui lui permet d’aller se faire défoncer la capsule de Nespresso par le loufiat du Martinez…

 

Oui, que serait le Festival de Connes sans Emmanuelle Béart qui fera encore une fois la pub pour les saucisses Cocktail Jean Caby en remuant les lèvres ; sans Sophie Marceau, encore plus jeune qu’à l’époque de la Boum, qui viendra vendre son dernier film directement disponible sur Netflix dans la catégorie « Les dangers de la chirurgie esthétique » ; sans Xavier Dolan qui offrira sa trombine de petite tafiole alcolo au regard de « vous n’avez pas vu une bite qui passe » ; sans Jake Gyllenhaal toujours aussi aspirateur à tapettes hystériques ; sans Romain Duris et sa chevelure agressivement dégueulasse qui nous fera admirer son melon démesuré de nouveau beauf du cinéma français et son dernier essai philosophique sur la contestation ultragauchiste durant la Révolution culturelle chinoise, qui parviendra même à faire un four chez Télérama ; sans Pierre Niney et sa dégaine dégingandée de tafiole de concours qui s’assume pas et ses mirettes de hibou réveillé en sursaut, avec son dernier dégueulis sur pellicule qui laissera même de marbre Les Cahiers du Cinéma…

 

Si la Mère Lachaise était toujours de ce monde, il vous dirait que c’était « forcément meeeeeeeeeeeeeerveilleux » !

 

Et pourtant, le Festival de Cannes, c’est une célébration du cinéma français qui va hélas très vite se transformer en un Festival de Connes où les starlettes prêtes à tout pour tourner un bout d’essai, les demi-gloires qui se prennent pour la réincarnation de Polaire, les jeunes acteurs merdeux le nez dans la poudreuse et la morgue aux lèvres, les divas des projecteurs aussi tirées que des nudistes capagathois en pleine saison se multiplieront au détriment de l’art lui-même… Et pourtant, on en voit sur la Croisette, de drôles de bobines…

 

Evaporé, le glamour gaulois lorsque l’on voit la montée des marches du Festival de Connes, on se croirait au Salon de la petit culotte vulgaire, à l’annexe de la Gay Pride, et aux Rencontres Internationales de Gynécologie…

 

Et le jeudi 24 mai 1956, en direct depuis le Teatro Kurssal de Lugano, en Suisse, Lohengrin Filipello présentait la toute première édition du Grand Prix Eurovision de la Chanson Européenne, pour quelques centaines de milliers de téléspectateurs. On connaît le devenir de cette manifestation annuelle de canzonettas parfois potables, souvent imbitables et le plus souvent médiocres, mais on sait moins que la première édition proposait deux chansons par pays, soit quatorze musiquettes, que seul le vainqueur fut annoncé et que, émue par sa victoire, la suissesse Lys Assia oublia les paroles de la chanson « Refrains » et dut recommencer la reprise du titre primé. Où comment naissent les mythes… Et je vous le dis, si ça continue, ça finira pas !


 

Brèvesd du 15 mai 2022

Une fois encore, les bookmakers ne sont pas trompés… Après une soirée interminable, comme seuls les italiens peuvent nous concocter, les résultats sont sans appel. L’empathie internationale a fait triompher un titre qui était déjà favori avant que les évènements internationaux que l’on sait ne le transforment en hymne à la résistance…

 

Les commentateurs français ont fait un bon job, mais on peut désormais se passer de Stéphane Bern qui était dépassé par les évènements face à une Laurence Boccolini profesionnelle en diable, véritable réincarnation de Paule Herreman, commentatrice mythique de la RTBF.

 

Quant au trio de présentateurs, ils nous ont fait une prestation à l’italienne… On parle beaucoup, on meuble énormément et on ennuie sur la distance. A un point tel qu’on s’est demandé si Laura Pausini, absente pendant une bonne partie des votes, n’était pas tombée en léthargie…

 

Quant à Mika, il peut se faire embaucher par Stabilo, il adore visiblement se déguiser en surligneur fluorescent… Et je ne parle même pas d’Alessandro, qui a montré à l’Europe entière son paquet dans son justaucorps vert fluo…

 

Mention spéciale également aux crèmes dépilatoires Veet qui ont sponsorisé plein pot les candidats masculins, qui ont fièrement arboré leurs aisselles nettes : Finlande, San-Marin, Roumanie, jusqu’à Måneskin et Mika lors de son show en playback à l’entracte…

 

Mention particulière à la légendaire Gigliola Cinquetti, première gagnante italienne en 1964, fraîchement cryogénisée, qui a offert une nouvelle version touchante, mais chevrotante, de son mythique « Non ho l’eta » « Je n’ai pas l’âge ». Maintenant, elle n’a plus l’âge. …

 

Bravo aussi aux télécoms italiens, qui ont réussi à perdre les connexions avec plusieurs pays lors des votes, obligeant le sémillant scrutateur (aussi yéyé qu’un pot de yaourt pas frais) à annoncer leur vote.

 

En parlant de votes, voici, dans l’ordre du classement final, la revue des chansons de la finale du Concours Eurovision de la Chanson 2022 :

 

1 - Ukraine : Kalush Orchestra « Stefania » : Du pop folklo pseudomoderne qui a bénéficié assurément de l’empathie internationale avec une razzia au télévoté. Oui mais bon, ça casse pas trois pattes à un canard. Un triomphe évidemment… Un mélange de genres assez curieux mais des costumes dépareillés et hideux. Mention spéciale au rappeur avec son abat-jour rose et les deux rouleaux de lavage automatique pour automobile…

 

2 – Royaume-Uni : Sam Ryder « Space man » : Un retour en grâce pour le Royaume-Uni qui avait misé sur un rouquin sympa et très professionnel qui a bien défendu sa chanson dans sa tenue de mécano version pierreries. Une belle performance, qui a été assez injustement boudée par le public.

 

3 – Espagne : Chanel « Slomo » : De loin le moins mauvais titre que l’Espagne ait sélectionné depuis longtemps, qui se retient bien avec ses sonorités latino. Mais quelle vulgarité sans borne dans le costume vaguement tauromachique de Chanel. C’est un concours de chansons, pas la revue annuelle du Crazy Horse Saloon !

 

4 - Suède : Cornelia Jakobs « Hold me closer » : Une suédoiserie pop de plus, qui rappelle vaguement « Heroes », sans âme et interprétée trop professionnellement. C’est un bon produit mais sans étincelles… A la Sandie Shaw et avec un micro filaire vintage, la blonde en top argenté à franges a fait le job. C’est pro, léché, typiquement suédois, mais sans réelle originalité. Le public a modérément aimé, les jurys plus.

 

5 - Serbie : Konstrakta « In corpore sano » : Original et pas formaté Eurovision pour deux sous. Et en version originale, en plus. Très sympa ! Une mise en scène follement originale, un sacré concept totalement hors du moule Eurovision. Classe et sans bavure, un vrai coup de cœur ! Ravi de son classement final, nettement aidé par le public !

 

6 – Italie : Mahmood & Blanco « Brividi » : Une mélopée chiante et pleurnicharde à souhait, avec en prime les couinements horripilants de l’autre inverti pur sucre, dasn son pyjama de Pierrot à pierreries. Costume classe et sobre pour Mahmood, le nouveau Eros Ramazotti jeune fille, mais désolé, l’émotion ne passe pas chez moi. Mou, long, pénible et dangereusement faux à plusieurs repris.

 

7 - Moldavie : Zdob si Zdub et Fratii Advahov « Trenuletul » : Décidément toujours aussi talentueux, les Zdob si Zdub, depuis 2005 et leur mémé au tambour. C’est percutant et prenant, folklo, mais décalé et sympa. Ils nous mettent de l’ambiance, façon « la fête au village », et c’est cool. La Bande à Basile moldave mérite toutefois un drapeau rouge pour les costumes dépareillés… L’une des plus spectaculaires remontées dans le classement de la soirée, le public ayant plébiscité ce titre festif.

 

8 - Grèce : Amanda Tenfjord « Die together » : La grosse ballade romantique habituelle, avec les envolées de voix attendues. Un gros « bof » au final tant pour la robe en plastique façon emballage de bouquet de fleurs que pour la prestation, ni faite ni à faire. Mais quel rapport avec les chaises oubliées sur scène ?

 

9 - Portugal : Maro « Saudade, saudade » : La queue de morue avariée habituelle qui psalmodie un fado moisi en peignoir et pas coiffée. On fait la ronde avec les choristes mais on ronfle d’un bout à l’autre de cette polyphonie pénible et datée vocalisée par un clone de Sinead O’Connor en retraite du Temple du Soleil.

 

10 - Norvège : The Subwoolfer « Give that wolf a banana » : Décalé, foufou, inclassable et kitschissime. J’adore ! C’est l’OVNI de la soirée, et même si ça ressemble un peu à « Discotheque » de l’an dernier c’est joliment présenté et délicieusement insensé. Un classment final assez décevant heureusement boosté par les votes du public.

 

11 - Pays-Bas : S10 « De diepte » : Inclassable. Un univers que l’on pénètre ou pas, mais je redoute la fausse bonne idée de nos voisins bataves… La miss est morte de trouille dans son costume déstructuré peu convaincant, pas toujours très juste. C’est long, très long, et chiant. A déconseiller fortement aux dépressifs…

 

12 - Pologne : Ochman « River » : Après les habituelles gueulardes à nichons, voici les gueulards à quéquettes… Tout aussi pénible et peu convaincant. Même s’il est bien sapé, les effets de voix sont pénibles à la longue, au cours de cette balade mille fois entendue. Et que dire de ces danseuses en haillons…

 

13 - Estonie : Stefan « Hope » : Consonances latino et western spaghetti pour un titre banal, chanté par un balladin assez sympa, habillé un peu trop casual mais sobre. L’espoir fait vivre, et c’est payant, puisque la présentation est réussi, et assure un bon rendu. Stefan occupe bien la scène et fut convaincant.

 

14 - Lituanie : Monika Liu « Sentimentai » : Le clone de Mireille Mathieu pour la coupe de cheveux Playmobil, avec une chanson classique et datée, mais pas désagréable. Elle était bien gentille, dans sa robe de lamé, le Playmobil à paillettes version Cabaret, mais la prestation trop statique ne transmet pas grand-chose. Toutefois bien sympathique malgré tout, et en version originale intégrale, c’est à souligner.

 

15 - Australie : Shledon Riley « Not the same » : Ridicule avec son rideau de perles qui lui barre le visage, encore un gueulard qui compte impressionner par le nombre de décibels au détriment de la chanson, incolore, qui met trop de temps à décoller. Et en prime, c’est faux et pas harmonieux. Et ce costume, décidément too much, qui le fait ressembler à une princesse en traîne de fourrure… Il vaut mieux qu’il garde son moucharabieh…Grosse gamelle, pas immérité, au télévote.

 

16 - Azerbaïdjan : Nadir Rustmeli « Fade to black » : Un slow dépressif et un interprète qui pétrifie sur scène. C’est pas mauvais, c’est très mauvais. En effet, c’est sombre, mal réalisé… Que c’est long, et chiant, trois minutes avec Nadir qui se prélasse sur ses gradins vaguement habillé d’un jogging fatigué et de bas de contention. Il se croit à Furiani, en essayant d’atteindre les ultrasons ? Berk !

 

17 - Suisse : Marius Bear « Boys do cry » : Un blues somnifère et déprimant, interprété avec une conviction de rösti agonisant par un interprète incolore. En noir etu fond noir, avec son micro à fil antédiluvien, la tranche de gruyère pas fraîche nous a ennuyé avec sa voix pénible sur la distance, et pas toujours très juste... Si les jurys ont plutôt apprécié, le public a carrément détesté. La Suisse confirme son hégémonie dans le domaine du chocolat à la guimauve…

 

18 - Roumanie : WRS « Llamame » : Kendji Girac jeune fille en cuir luisant et chemisier à jabot rouge qui se la joue latino en éructant un espagnol scolaire et navrant. Une espagnolade médiocre voire lamentable intégralement puisqu’on coche toutes les cases du convenu et du mauvais goût, y compris le strip-tease final façon Gay Pride. Précieux et chichiteux, avec les danseuses aux costumes mités puisque pleins de trous.

 

19 - Belgique : Jérémie Makiese « Miss you » : Un titre r’n’b assez moyen, qui ne possède pas le petit plus qui permettrait de s’y arrêter suffisamment. Et pourtant… Jérémie avec sa veste argentée démodée, bien qu’ayant délivré une prestation sans âme, accompagné de danseurs parfaitement dispensables, a gagné son ticket pour la finale. Un conseil, ne pousse pas trop la voix, de toute manière, tu n’y arrives pas…

 

20 - Arménie : Rose Linn « Snap » : Un morceau passable teinté d’accents folks mais trop linéaire pour vraiment captiver sur la durée. Certes, la présentation est originale et inventive, mais la Nicole version 2022 qui gratouille sa guitare dans sa chambre et décolle les petits papiers et post-it n’est que très moyennement convaincante.

 

21 - Finlande : The Rasmus « Jezebel » : Un décalque scandinave des Måneskin, avec un titre plutôt réussi et convaincant. En ciré de pécheur, vitre viré pour le premier strip-tease à la croate de la soirée, c’est un titre qui pulse, qui envoie du steak. C’est carrément pro, même si c’est dommage que le Grand Prix 2021 vienne en mémoire… Grosse déception, car ils étaient parmi les plus pro.

 

22 - République Tchèque : We Are Domi « Lights off » : Un titre électro, ni bon ni mauvais, qui se fond dans la masse sans se faire remarquer mais qui a malheureusement pâti de son passage en première position lors de la finale. Ambiance 80’s sympatoche, c’est bien présenté et plutôt entraînant. Aucun effort toutefois pour les costumes et la coiffure…

 

23 - Islande : Systur « Með hækkandi sól » : De la country au féminin et en version originale. C’est agréable à l’oreille, présenté sans chichis dans une ambiance chatoyante et cosy, version feu de bois. Elles sont charmantes et souriantes et même si l’air est un peu mou du genou, il se retient bien. Plaisant mais trop transparent.

 

24 – France : Alvan & Ahez « Fulenn » : Carrément hors normes Eurovision, et à dix mille années lumière de ce que l’Europe attend de la France… Un titre en breton plutôt pas mal mais déconcertant et assez mal présenté, la réalisation n’étant pas à la hauteur de la prestation, plutôt honorable. Quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse, la France est toujours attendue dans des titres traditionnels…

 

25 – Allemagne : Malik Harris « Rockstars » : Un schlager moyen, déjà entendu à la pelle, qui a laissé les jurys de glace et le public à peine moins décongelé. Présentation sans originalité avec des tapis mités, un interprète qui a oublié son costume de scène, et qui fait tout, tout seul. C’était tellement médiocre que même les musiciens se sont barrés ?

 

Au final, un Concours qui ne restera pas dans les annales pour sa qualité musicale, les pires bouses étant certes restées en demi-finale. Une victoire qui fera couler beaucoup d’encre, mais qui envoie néanmoins, à sa mesure, un message fort à certains états (qui au passage, s’en contrecognent royalement).

 

Félicitations au Royaume-Uni qui réussit une remontée brillante après plusieurs années de très mauvais classement, et remporte sa seizième médaille d’argent ; ainsi qu’à l’Espagne qui brille à nouveau dans le palmarès.

 

Malgré une cuisante défaite, la France n’a pas démérité, la chanson était trop décalée par rapport aux habitudes hexagonales. 

 

Reste désormais à savoir où se déroulera le Concours 2023… Probablement pas en Ukraine, possiblement au Royaume-Uni… En tous cas, cette victoire envoie un message d’espoir à toutes les « Stefania » ukrainiennes…

 


jeudi 28 avril 2022

Brèves du 28 Avril 2022

 Bref, j’ai présidentialisé…

 

Et que personne ne me parle plus de l’élection présidentielle avant la prochaine échéance, parce que je crains de devenir brutalement vulgaire…

 

Cher ami lecteur, je ne voudrais pas te paraître vieux jeu ni encore moins grossier… l'homme de la pampa, parfois rude, reste toujours courtois, mais la vérité m'oblige à te le dire : ta présidentielle commence à me les briser menu !

 

J’en ai soupé de ces gloses interminables sur les résultats, qu’ils soient partiels, complets, revus et corrigés ou officiels ! J’en ai plein le dos de ces comparatifs bien souvent vaseux, et immanquablement inutiles, sur les pourcentages lors des élections précédentes ! J’en convulse de ces commentaires spécieux, verbeux ou fielleux sur la réélection de Manu !

 

La tambourineur de vieilles couscoussières refaites ne vous sied pas ? Fallait voter autrement et conduire l’autre blonde de l’élection à l’Elysée ! Avec un chouïa plus de 58 % de suffrages, la chose est claire, donc pas la peine de s’y appesantir outre mesure. Point barre, on passe à autre chose.

 

C’est vrai quoi ! Vous n’aurez qu’à lui filer une cohabitation aux prochaines Législatives, et ainsi, il devra tempérer ses ardeurs pour la prochaine magistrature suprême…

 

Et ne venez pas non plus me dire qu’il pourrait être risqué que j’affiche ici mes idées politiques… On refile des Palmes d’Or à des mecs qui se tapent des mineurs, on élit des gars qui détournent des fonds publics à tire-larigot ; je pense que les gens seront à même de supporter mes opinions…

 

Et quitte à passer à autre chose, je m’en vais vous enquiquiner avec l’Eurovision. La grande sauterie paneuropéenne de la canzonetta moisie a lieu dans un peu plus de quinze jours, et je m’aperçois avec stupeur que je n’ai pas encore passé en revue les quarante propositions musicales qui s’affronteront à Turin…

 

Je m’en vais réparer cet oubli impardonnable, et vous livrer mes impressions après une écoute des extraits des videoclips, je n’ai pas eu la force de m’envoyer les quarante bouses in-extenso.

 

Allez, c’est parti !

 

Albanie : Ronela Hajati « Sekret » : Encore une fois une albanisaiserie typique : une grosse voix tendance dégueulis de tripes qui beugle un truc tellement formaté Eurovision que ça risque fort de rester en demi-finale. Ça gueule à tout vent et ça va certainement exposer sa laiterie pour faire diversion.

 

Arménie : Rose Linn « Snap » : Un morceau passable teinté d’accents folks mais trop linéaire pour vraiment captiver sur la durée.

 

Australie : Shledon Riley « Not the same » : Ridicule avec son rideau de perles qui lui barre le visage, encore un gueulard qui compte impressionner par le nombre de décibels au détriment de la chanson, incolore.

 

Autriche : Lumix « Halo » : Un titre électro qui bouge et qui au final se retient plutôt bien. Pas inintéressant et méritant une qualification.

 

Azerbaïdjan : Nadir Rustmeli « Fade to black » : Un slow dépressif et un interprète qui pétrifiera sur scène. C’est pas mauvais, c’est très mauvais.

 

Belgique : Jérémie Makiese « Miss you » : Un titre r’n’b assez moyen, qui ne possède pas le petit plus qui permettrait de s’y arrêter suffisamment.

 

Bulgarie : Intelligent Music Project « Intention » : Un titre rock chevelu façon années 80, curieusement caressant pour les oreilles. Plutôt sympatoche.

 

Croatie : Mia Dimsic « Guilty pleasure » : Aucun plaisir coupable dans cette bluette transparente mille fois entendue et assez moyennement défendue.

 

Chypre : Andromache « Ela » : Un énième décalque de « Fuego » de 2018, mais sur un tempo plus calme. Décevant et pas captivant.

 

République Tchèque : We Are Domi « Lights off » : Un titre électro, ni bon ni mauvais, qui se fond dans la masse sans se faire remarquer.

 

Danemark : Reddi « The show » : un morceau de rock au féminin qui peine à rivaliser avec les Clout. Mais pas trop mal dans l’ensemble.

 

Estonie : Stefan « Hope » : Consonances latino pour un titre banal, chanté par un interprète sans personnalité. L’espoir fait vivre…

 

Finlande : The Rasmus « Jezebel » : Un décalque scandinave des Måneskin, avec un titre plutôt réussi et convaincant.

 

France : Alvan & Ahez « Fulenn » : Carrément hors normes eurovision, un titre en breton plutôt pas mal, mais qui risque peut-être de surprendre venant de France ; le public européen étant plus habitué à des titres traditionnels.

 

Géorgie : Circus Minus « Lock me in » : Décalé et loufoque, agréable à l’oreille. La prestation en live devrait être prometteuse.

 

Allemagne : Malik Harris « Rockstars » : Un schlager moyen, déjà entendu à la pelle, qui devrait indifférer le public.

 

Grèce : Amanda Tenfjord « Die together » : La grosse ballade romantique habituelle, avec les envolées de voix attendues. Un gros « bof » au final…

 

Islande : Systur « Með hækkandi sól » : De la country au féminin et en version originale. C’est agréable à l’oreille, présenté sans chichis. Plaisant.

 

Irlande : Brooke « That’s rich » : Un truc dance qui ne convainc pas, car c’est assez daté et déjà entendu. Décidément, les chansons rythmées ne sont jamais réussi au pays de la verte Erin…

 

Israël : Michael Ben David « I.M » : Encore une folle tordue qui se trémousse sur de la soupe de boîte naze, et qui n’impressionnera personne mis à part les hystériques du falbalas de la chose eurovisuelle…

 

Italie : Mahmood & Blanco « Brividi » : Une mélopée chiante et pleurnicharde à souhait, avec en prime les couinements horripilants de l’autre inverti pur sucre.

 

Lettonie : Citi Zeni « Eat your salad » : Un côté funk, déjanté et au final furieusement sympa. J’aime beaucoup.

 

Lituanie : Monika Liu « Sentimentai » : Le clone de Mireille Mathieu pour la coupe de cheveux Playmobil, avec une chanson classique et datée, mais pas désagréable.

 

Malte : Emma Muscat « I am what I am » : Encore une soupe racoleuse sans intérêt servie par une jeunette incolore.

 

Moldavie : Zdob si Zdub et Fratii Advahov « Trenuletul » : Décidément toujours aussi talentueux, les Zdob si Zdub, depuis 2005 et leur mémé au tambour. C’est percutant et prenant, folklo, mais décalé et sympa.

 

Monténégro : Vladana « Breathe » : Et encore une traditionnelle ballade compassée et gueularde… Next !

 

Pays-Bas : S10 « De diepte » : Inclassable. Un univers que l’on pénètre ou pas, mais je redoute la fausse bonne idée de nos voisins bataves…

 

Macédoine : Andrea « Circles » : Bof…Prétendument actuel, mais chiant et monotone. Sans intérêt au final.

 

Norvège : The Subwoolfer « Give that wolf a banana » : Décalé, foufou, inclassable et kitschissime. J’adore ! Pourvu que ça ne reste pas en demi-finale !

 

Pologne : Ochman « River » : Après les habituelles gueulardes à nichons, voici les gueulards à quéquettes… Tout aussi pénible et peu convaincant.

 

Portugal : Maro « Saudade, saudade » : La queue de morue avariée habituelle qui psalmodie un fado moisi. On ronfle d’un bout à l’autre.

 

Roumanie : WRS « Llamame » : Une folle qui se la joue latino en éructant un espagnol scolaire et navrant. C’est lamentable intégralement.

 

San Marin : Achille Lauro « Stripper » : Un camé tatoué qui se désape et glousse une décalque bien moins inspirée du Grand Prix 2021. Décevant.

 

Serbie : Konstrakta « In corpore sano » : Original et pas formaté Eurovision pour deux sous. Et en version originale, en plus. Très sympa !

 

Slovénie : LPS « Disko » : Un boys-band propret sur lui et une chanson caressante qui ne heurte pas les oreilles. Mouais…

 

Espagne : Chanel « Slomo » : De loin le moins mauvais titre que l’Espagne ait sélectionné depuis longtemps, mais pas extraordinaire pour autant. Pegadiza, mais sans trop.

 

Suède : Cornelia Jakobs « Hold me closer » : Une suédoiserie pop de plus, sans âme et interprétée trop professionnellement. C’est un bon produit mais sans étincelles…

 

Suisse : Marius Bear « Boys do cry » : Un blues somnifère et déprimant, interprété avec une conviction de rösti agonisant par un interprète incolore.

 

Ukraine : Kalush Orchestra « Stefania » : Du pop folklo pseudomoderne qui bénéficiera assurément de l’empathie internationale. Oui mais bon, ça casse pas trois pattes à un canard.

 

Royaume-Uni : Sam Ryder « Space man » : Pas mal. Qualité en hausse chez les anglais qui dépêchent un rouquin sympa et un titre bien ficelé.

 

Au final, je réussis à faire un top 10 sans le vouloir. Excluant automatiquement la France, voici mes dix préférés, par ordre alphabétique et sans classement de préférence : Autriche, Bulgarie, Finlande, Géorgie, Islande, Lettonie, Moldavie, Norvège, Serbie et Royaume-Uni.

 

Bien évidemment, ces dix titres pourront être sujets à changement, à la suite des demi-finales, en fonction des bouses qui seront sélectionnées.

 

Et si l’on me permet un instant de chauvinisme, la France pourrait se classer honorablement, puisque la bretonnerie n’est pas si mauvaise que ça, en comparaison des autres titres en lice.

 

Résultat le 14 mai, après minuit !

 

Et le 28 avril 1985, après l'enregistrement de l'émission Champs-Élysées, l’actrice Chantal Nobel est victime d'un grave accident de voiture à bord de la Porsche 924 Carrera GT conduite par le chanteur Sacha Distel, lors de la traversée du village de Maltaverne, petit village près de Tracy-sur-Loire. Après quarante jours passés dans le coma, grièvement blessée au visage et handicapée à vie, elle se retire de la vie publique dans le sud de la France, mettant fin du même coup à la série à succès Châteauvallon.