mercredi 29 septembre 2021

Brèves du 29 septembre 2021

 - Moi je vous le dis comme je pense, M’âme Badrignan, y en a qui exagèrent dans des proportions que c’est pas permis de dépasser comme ça les bornes quand c’est qu’y a plus de limites…

- Ah ça, vous avez raison M’âme Jeanssen ! Quand je vois ces voyous avec leurs mobylettes faire les casse-cous avec leurs gros engins dans le square, je repense toujours à M’âme Lelongbec qui s’était fait bousculer par un de ces blousons noirs rien que tout exprès pour lui dérober son sac…

- Si c’était que ça ! Même pas foutu de finir le boulot, ce petit morveux…

- Rhooooo…

- Ben quoi ? Vous allez pas de me dire, non mais des fois… Faut bien se débarrasser des débris qui encombrent les caisses de retraite… M’âme Lelongbec, avec ses ordonnances du toubib, c’était le Dictionnaire Vidal à elle seule !

- Oh ben quand même, elle est bien malade…

- Vous rigolez ou vous plaisantez ? 98 ans, et autant de médicaments à prendre tous les jours… Elle qui a une santé de fer, c’est pas tout le monde qui ferait ses vitres sur un escabeau avec un plafond à 4 mètres…Enfin, j’dis ça, j’dis rien… Y en a qui pourraient s’en inspirer parce que la Lopez du cinquième, c’est plus des vitres qu’elle a, c’est des miroirs sans tain tellement c’est sale…

- Ah ça, je dois reconnaître que vous avez raison, elle m’a toujours semblé d’une hygiène douteuse… Et pis, on dirait qu’elle sent…

- C’est pas qu’elle pue, mais disons que faut aimer la vue d’un plat de nouilles assaisonnées à l’huile d’arachide en guise de coiffure, et le parfum de la morue marinée au vinho verde que sa tata Rodrigues lui envoie de Lisbonne en paquet fado… Mais bon, j’dis ça parce que c’est une amie, hein…

- Oué ben justement, faudra qu’on la dénonce à l’Hygiène, un jour, par amitié…

- C’est dommage qu’elle se laisse aller ainsi, elle serait pourtant belle femme, si elle savait s’arranger…

- Ouais, si on veut, pour ceux qui aiment les pots à tabac avec de la moustache… N’empêche que y en a qui exagèrent que si ça continue, ça finira pas, comme disait Jacques Chaban-Delmas imitant Thierry Le Luron…

- Ne vous énervez pas, M’âme Jeanssen ! C’est mauvais pour votre prostate, d’après ce que j’ai lu dans les derniers conseils beauté de Rika Zaraï dans Ici Dimanche…

- C’est surtout pour mes oreilles, avec le groniqueur du second qui n’a pas arrêté de passer des disques qu’on se demande même comme ils ont été autorisés à la vente… Et vas-y que je te passe une guimauve irlandaise que tout le monde a oublié, une version japonaise par France Gall qui chante encore plus faux qu’en français, une version démo d’une chanson luxembourgeoise de l’Eurovision de la Bouse musicale…

- Question bouse, laissons le champ libre à nos hommes politiques, ils la connaissent dans les coins… Enfin, j’devrais plutôt dire nos femmes politiques pisque c’est Sandrine Rousseau qui crève encore une fois de plus les cimes de la connitude en posant ses conditions pour son soutien à Yannick Jadot, officiellement candidat écologiste à la présidentielle.

- Ben faut dire qu’elle a quand même fini deuxième de la primaire…

- Elle aurait fini troisième que ça aurait été étonnant, dans une élection à deux candidats… Dites voir, si vous donnait un euro à chaque connerie que vous débitez, vous seriez la Bettencourt du quartier au bout d’une semaine… Ça vous irait bien, Mémé Shampooing… Vu qu’à l’état brut, vous êtes pas une affolée du décrassage capillaire…

- Ah mais pardon, M'âme Jeanssen, c’est pour faire un geste pour l’écologie et pour économiser l’eau…

- Parlons-en ! Si vous trouvez classe de vous balader avec une salade de pâtes à l’huile d’arachide sur la tête les trois-quarts du mois…

- Vous croyez que c’est mieux de vivre avec un homme déconstruit, vous ?

- Ben elle n’a qu’à retrouver la notice de montage et hop, le tour est joué… Ou alors, Sandrine Rousseau a acheté son mec chez Ikea… C’st pas de bol si en le reconstruisant elle lui flanque les réserves ADN au niveau des oreilles…

- Oh ben non alors… C’est pas joli de laisser traîner ses partis…

- Vous, vous n’avez pas laissé trainer de neurones dans votre boîte crânienne, hein…

-Jamais, je fais toujours le ménage à fond… J’aime quand tout est bien rangé, tout propre… Les Ici Paris et Transe Dimanche dans le porte-livre en rotin mercerisé, la toile cirée en bayadère caramel mordoré sur la table en formica de la cuisine…

- Dites, c’est plus un appart’, c’est le cimetière du bon goût, votre gourbi… Enfin, si vous aimez les trucs moisis et rances, vous avez dû adorer l’intervention de Jordan Bardella sur Radio Gaucho ce matin…

- Oh moi vous savez le matin, mis à part le réveil musculaire sur Radio courtoisie…

- Ouais, ben l’intervention du nouveau patron du RN, ça sentait à peine moins le vert-de-gris que le costard militaire du fondateur du parti… Il nous rediabolise le mouvement en un temps record, le mouflet… Non seulement il se trombine la nièce de Marinette, mais en plus, Neunœil de Montretout ne va pas reconnaître son parti si ça continue…

- Ça, c’est pour faire passer Zemmour pour un dangereux extrême-gauchiste…

- Ouais, ben s’il pouvait aussi nous le faire passer à la trappe, la fouine fétide à la bobine émétique de rat musqué anémique

- Tout de même, faut pas trop dégager, déjà qu’Angela Merkel quittera bientôt le pouvoir…

- Oué, ben Mutti ne se rend pas compte qu’en se retirant, elle met la moitié de la confection allemande sur la paille… Franchement, qui mieux qu’elle pouvait écouler les anciens stocks est-allemands de vestes mal coupées de couleurs fadasses ?

- Oh, moi je trouve qu’elle était plutôt bien habillée… Même qu’une fois j’avais trouvé une veste un peu pareil dans le rayon des invendus de chez M’âme Grouchet, en face de la Poste… Mis à part que c’était un caraco manches courtes à carreaux écossais…

- Décidément, ses invendus sont toujours aussi invendables… Comme les sous-marins français… Ah ça, tu parles d’une branlée pour Macron !

- Bah, ça n’est pas pour lui déplaire, à notre Président, une petite manipulation saccadée de son sulfateur à purée…

- Et comme un fait exprès, il arrive à caser trois frégates à Athènes… Des fois qu’il aurait encore comme une envie d’aller se faire avoir chez les Grecs, notre Président…

- Oh, dites, puisqu’on cause des petits travers de Manu, vous avez suivi le procès de son mignon, Alexandre Benalla ?

- Oh moi, vous savez, les soap-opera avec un rebondissement par épisode et une concentration inouïe de fautes de grammaire à chaque page de scénario…

- Ben vous devriez, c’est quand même plus culturant que les pages gaines d’hiver et bas-varice de printemps du catalogue des Trois Redoutes… Figurez-vous que Benalla a réfuté les violences volontaires qu’on lui reproche, mais a reconnu des gestes techniquement mal réalisés…

- Bah voyons, il a joué de la matraque à l’insu de son plein gré… Plus c’est gros, et mieux ça passe…

- Comme dirait Beaugrand au Cox…

- Avouez, vous sniffez deux pages d’Almanach Vermot 1964 tous les matins…

- Ah non, mais j’ai la collection complète de Mode et Travaux…

- C’est encore pire… Dites, vous avez vu qu’Olivier Véran, le Monsieur Tranxen du Gouvernement a officiellement annoncé le lancement de la ligne téléphonique de prévention du suicide…

- Oui, faut dire que ça devenait nécessaire, vu la joyeuseté de ses discours…

- Et comme Amélie Nothomb publie toujours des livres, c’était urgent de faire quelque chose…

- Remarquez, les partisans du RN n’appelleront pas, vu qu’ils sont aux anges puisque que l’Ange Gabriel gouvernemental a annoncé une baisse drastique des visas pour le Maghreb…

- Oué, ben ça se voit que les Présidentielles arrivent… On rase gratis, on promet tout, son contraire, la réciproque et le corolaire pour tenter de récupérer des voix…

- Vous avez bien raison, alors que ce qui intéresse véritablement les français est ailleurs… Ce que le gens veulent savoir, c’est qui Neymar a-t-il baisé cette semaine ?

-Je sais pas, mais je peux vous dire qui Messi a baisé, vu le prix de son transfert… Mais non ? Messi !

- Encore une vanne pourrie dans ce genre et je vous fait sauter le dentier à grands coups de balai Bissel, moi… Surtout que ça va être l’heure de la rediffusion du Commissaire Moulin…

- Ah ben alors, c’est un programme en hommage pour l’anniversaire de son interprète. Figurez-vous qu’Yves Rénier est précisément né le 29 septembre 1942. Ah, je m’en souviens encore quand il était tout jeune débutant dans Belphégor, ou dans les Globe-Trotters, sur l’ORTF…

- Evidemment, vous, vous avez connu les premières émissions de Marconi sur la Tour Eiffel, ça portait à quinze mètres, au porte-voix…

 


jeudi 16 septembre 2021

Brèves du 16 Septembre 2021

 

« Après le temps des cœurs battants

« Des chemins buissonniers, des pas légers

« Après le long séjour des lointains beaux jours

« À chacun son tour, c'est le retour… »

 

Le retour ! Le retour de la chronique après une interruption estivale qui s’est prolongée plus que de raison, à cause notamment d’une crise de patenvie aiguë, associée à une poussée de flemme galopante, mais aussi grâce au zèle sans borne des autorités fesse-de-bouquiènes qui bloquent des comptes pour de supposés discours haineux là où on ne fait que constater qu’une pouffiasse ressemble de plus en plus à une péripatéticienne…

 

Je dirais volontiers à ces p… d’algorithmes d’aller se faire enculer chez les Grecs avec une pelletée de gravier gros-grain, mais si jamais je tombe sur un inverti pur sucre, ça va lui faire plaisir…

 

Comme de bien entendu, pendant cette semaine de silence forcé, l’actualité s’est déchaînée avec tout un sac de nouvelles gaies, attristantes ou révoltantes…

 

Comme pain bénit, on ne pouvait rêver de mieux !

 

Que ce soit dans le microcosme de la justice, des peoples, ou de la politique, les futilités du moment feraient le bonheur des chansonniers des décennies passées, s’ils existaient encore.

 

Evidemment, le procès des attentats du 13 novembre 2015 n’est pas de nature à vous faire s’esclaffer grassement… Procès fleuve et interminable qui va remettre en lumière l’indicible douleur et l’insurmontable traumatisme des survivants, ainsi que les mines narquoises de Salah Abdelslam, l’un des seuls arabes à oser avouer ouvertement qu’il était venu çà Paris pour se faire sauter en publics…

 

Les autres amateurs de merguez le font au moins dans l’intimé d’un sauna ou d’une backroom…

 

Echo du Palais également avec l’ouverture du procès d’Alexandre Benalla, un des mignons du Président qui a viré mauvais mioche gâté pourri qui aligne les conneries en tapant du pied et en répétant « « C’est Manu qu’a dit que j’peux »… Face au procès des attentats du 13 novembre, aucune chance d’une médiatisation à outrance… Sauf s’il balance sa sex tape avec Macron…

 

Echo de la justice encore avec la mise en examen d’Agnès Buzyn, la Buse Un ex-ministre de la Santé, pour sa gestion calamiteuse des prémices de la crise sanitaire de la Covid-19. Elle avait fait très fort en affirmant en janvier-février 2020 que le virus ne se propagerait pas et qu’il n’y avait aucune inquiétude à avoir… Ce qui rabaisse le nuage de Tchernobyl à une aimable galéjade de comptoir pour pilier de bar un peu trop imbibé au Kiravi 12°…

 

Glissons, tel un pet sur un slip en toile cirée, vers le terrain non moins nauséabond de nos politocards… Ces derniers n’ont plus qu’une idée en tête, plus qu’un horizon, désormais : la Présidentielle 2022 !

 

On peut se cogner une cinquième vague façon tsunami, Daesh peut détourner douze Boeings bourrés de gosses et les flanquer sur la Tour Montparnasse histoire de fêter les vingt ans du 11-septembre, Marcon peut se faire buter par un sbire de Benalla en direct sur Grindr… Ça ne provoquera au pire que quelques commentaires convenus et dédaigneux, puisque désormais, la seule chose qui compte, c’est la course à l’Elysée !

 

Partant de l’expérience Macron, le quasi-inconnu inexpérimenté qui rafle tous les suffrages, tous les pseudo-espoirs de la politique française, mais aussi les vieux routiers, se déclarent candidats… Soit directement, soit aux primaires… Ce n’est plus pléthore, mais une myriade de candidats officiels, officieux, officiellement non-déclarés, officieusement presque-déclarés, et autres demi-teintes dans la faucuterie…

 

Une bonne douzaine d’ores et déjà déclarés, plus au moins autant pour les primaires… On aura de quoi se marrer…

 

Ne serait-ce qu’avec la primaire des écologistes, auxquels Sandrine Rousseau en fait voir des vertes, des pas mures et des ultra-blettes… Un réincarnation de Sibteh N’Diaye avec une couche de peinture verte…

 

La primaire à droite, entre les vieux meubles tels que Michel Barnier, Valérie Pécresse ou Éric Ciotti (tellement à droite que Bruno Gollnisch passe pour communiste), devrait nous réserver aussi quelques belles passes d’armes…

 

Quant à la primaire à gauche, enfin, la primaire de ce qu’il reste de socialistes, elle devrait se tenir entre Stéphane Le Foll et Anne La Dingue… Notre Drame de Paris, qui ne se sent plus pisser depuis qu’on lui prédit un avenir national, s’est déclarée récemment, mais sans vraiment évoquer la primaire… Si vous avez envie de voies cyclables partout, d’autoroutes limitées à trente à l’heure, de rats dans tous les égouts et de cafés à 8 euros cinquante servis par des barmans qui font a gueule, alors votez pour Anne !

 

Quant aux candidats déjà dévoilés…

 

Nathalie Arthaud, pour Lutte Ouvrière… Comme Arlette Laguiller avant elle, elle est la plante verte inamovible, qu’on dépoussière tous les cinq ans et qu’on range dans le placard une fois le barnum terminé. Inutile, mais pas méchante.

 

François Asselineau pour l’Union Populaire Républicaine… Aussi populaire que Cheminade, mais en version complotiste, on le laissera gentiment faire mumuse…

 

Xavier Bertrand… Le nounours des LP qui veut griller la politesse à ses copains parce qu’il a une bonne côte de popularité… Qu’il fasse gaffe, Balladur s’est carbonisé les ailes à vouloir s’imposer comme le messie autodécrété…

 

Nicolas Dupont-Aignan… Concon-Gnagnan nous jouera encore une fois la Marine Le Pen avec des couilles sans réussir à s’imposer… Ses positions vaseuses sur la Covd-19 ne vont pas l’aider…

 

Jean Lassalle… On est sur de bien rigoler avec lui, même si on n’a pas encore trouvé le moyen de traduire ses discours…

 

Marine Le Pen… Jamais deux sans trois, comme on dit chez Peugeot… A l’instar de Nathalie Arthaud, elle est obligée de se présenter, même si on sent de plus en plus qu’elle n’a pas envie de remporter la timbale…

 

Jean-Luc Mélenchon… Notre Méchancon national se croit toujours porté par un déferlement populaire national… Au moins il mettra son grain de sel et sa légendaire mauvaise foi volcanique dans le débat…

 

Arnaud Montebourg… Le Ministre redressé et productif de Hollandouille croit en sa bonne étoile… On tient notre Balladur de gauche…

 

Jean-Frédéric Poisson… Apparemment, il serait le Président de l’ex-parti chrétien-démocrate… Mis à part nager dans des eaux troubles, je ne vois pas…

 

Philippe Poutou… Le successeur du facteur jovial s’est vu désigné par son parti, contre sa volonté… Toute la spontanéité de l’extrême-gauche…

 

Fabien Roussel… Pour le Parti Communiste… Histoire de voir combien de cocos sont toujours en vie de France, depuis la mort de Marchais et Lajoinie…

 

Antoine Waechter… La plus célèbre moumoutte acrylique de l’écologie rempile, sans passer par la primaire verte… Il fait bande à part, et on s’en branle…

 

Et je n’évoque même pas les pseudo-candidature de Florian Philippot, qui lui reste tout juste bon à se faire élire Mister Gorge Profonde au Coxx ; ni celle d’Eric Zemmour, la fouine infecte qui fait passer Goebbels pour un dangereux cypto-communiste…

 

Le pire, c’est qu’avec toute cette bande de guignolos, Macron est bien capable de rempiler !

 

En parlant de guignolo, le Magnifique nous a quitté, à bout de souffle… Jean-Paul Belmondo est mort, et c’est toute une époque qui disparaît irrévocablement…

 

Bébel, l’un de nos dernier véritables monstres sacrés, un de ces acteurs capables de tout jouer mais qui ne se prend pas le chou, restant disponible et accessible… C’est curieux, mais durant les dithyrambiques panégyriques dont les télés et radios se sont gaussés pendant deux jours, pas un ne s’est hasardé à balancer un nom d’acteur actuel en le surnommant le nouveau Belmondo…

 

Parce que Bébel était unique ! Et la génération des petits merdeux prétentieux genre Duris, Canet, Niney et consorts peut bien aller se rhabiller, elle n’aura jamais la classe et la popularité du Professionnel… Ils manquent tous d’étoffe, de charisme… Bref, de talent…

 

Allez, au revoir, monsieur le Magnifique, vous eûtes l’itinéraire d’un enfant gâté, mais il était mérité…

 

Adieu aussi à l’une des Reines du Théâtre de Boulevard, Marthe Mercadier, qui s’est éteinte à l’âge de 92 ans. Surtout applaudie sur les planches, on la vit aussi à la télévision, notamment dans le feuilleton « Les Saintes Chéries »… Aujourd4hui, on nous abreuve de Corinne Masiero et de Mime Mathy… Autres temps, autres mœurs…

 

Je n’y pensais même plus, mais il faut souhaiter une bonne retraite à Benoît Hamon, qui a annoncé sa retraite politique… Moi qui pensais que c’était déjà fait depuis sa branlée à la présidentielle de 2017… Mis à part lui-même, qui va le regretter ?

 

Et hop, emballé, c’est pesé… Tout comme l’Arc de Triomphe, une nouvelle œuvre posthume de Cristo qui ne rallie pas tous les suffrages… Faut dire qu’à 14 millions l’emballage plastique, ça fait un peu chérot du sac poubelle…

 

Au moins, ça rassure les talibans, leurs épouses pourront croire qu’elles sont habillées à la mode avec leur burqa intégrale…

 

Et le 16 septembre 1967, Michel Tanguy et Ernest Laverdure prennent leur envol sur la première chaîne de l’ORTF et ce sont les Chevaliers du Ciel qui s’envoient en l’air. Mais des péripéties de ces pilotes hors-pair, on n’a aujourd’hui plus en tête que le générique pêchu, interprété par Johnny Hallyday… Et je puis vous dire que ce n’était pas du Vianney !

 


jeudi 12 août 2021

Brèves du 12 Août 2021

 « Partir, partir

« On a toujours

« Un bateau dans le cœur

« Un avion qui s'envole

« Pour ailleurs

« Mais on n'est pas à l'heure… »

 

Ah ! les trémolos caprins de notre Julien Clerc national ! On a beau s’en gausser avec des ricanements d’hyène hystérique qui ressemblent à s’y méprendre à Beaugrand au moment de l’orgasme ou des gloussements de dinde cuvée Miss France, ces bêlements chantés sont toujours plus agréables à l’oreille que les beuglements bovins d’une Lara Fabian en version mégaphone ou les couinements de sconse en chaleur de Christophe Maé…

 

Quoi qu’il en soit, cette appétence à partir est d’autant plus développée que la proximité des congés se fait douloureusement sentir… Et il faut bien se l’avouer, ce n’est plus une proximité mais carrément un encastrement version crash-test 38-tonnes contre Mini Austin dans la France du mois d’août…

 

La France du mois d’août, c’est plus que jamais la France des vacances malgré les porte-monnaie de plus en plus désespérément vides, les services de réanimation toujours plus pleins, des bouchons (qui se forment sur les routes et qui sautent dans les apéros), des mémères en maillot de bain à fleurs fluo qui s’aspergent de Monoï et empestent à deux lieues à la ronde la fleur de tiaré périmée, des pépères en tongs et marcel qui schlinguent l’huile rance, le tabac froid et le slip pas frais ; c’est le royaume de la farniente avec quatre grammes dans chaque œil, l’empire du « j’en fous pas une rame », le domaine des congés payés qui viennent se cultiver le mélanome à la Grande-Motte et des rafraichissements à gogo…

 

Et le rafraichissement d’aujourd’hui viendra d’un groupe bien oublié aujourd’hui mais qui en 1982 a fait danser les mémères adipeuses, les marcels franchouillards, les boutonneux aux slips volcaniquement actifs et les pisseuses à culotte mouillée et tampon OB gorgé : le groupe Elégance, et leur unique titre de gloire « Vacances, j’oublie tout »…

 

Et aujourd’hui, ça s’applique tout particulièrement… C’est en effet la dernière chronique avant une interruption aussi estivale que méritée, motivée par une énergie assez proche du bulot cuit abandonné sur un plateau de fruits de mer à côté de la mayonnaise tiédasse, une inspiration en baisse qu’on dirait la côte de popularité de Macron au meilleur de son quinquennat, et un besoin de déconnecter tant le moral est survolté qu’on pourrait faire péter la centrale EDF en rejouant les Claude François sur un air de « J’ai mis les doigts dans la prise et la coiffure de Desireless »…

 

Bref ! J’ai besoin de vacances pour recharger les batteries… Rassurez-vous, je reviendrai vous voir requinqué et toujours plein de conneries que je déverserai avec un malin plaisir, avec l’aide précieuse des futilités de l’actualité…

 

Mais pour l’instant… Stop !

 

« Stop, ja, stop, ja, stop, mens legen er go'… »

 

« Stop, oui, stop, oui stop, pendant que tout va bien… »

 

Cette ritournelle antédiluvienne déjà génératrice d’odeurs de naphtaline en 1966 lorsqu’elle fut présentée sous les couleurs danoises au Grand Prix Eurovision de la Chanson, je me la coltine dans les pavillons auditifs depuis ce matin, lorsque l’affreux mécanisme sonneur qui me tient lieu de radioréveil s’entêta à me tirer des bras de Morphée dans lesquels je m’étais voluptueusement lové et que je ne souhaitais quitter pour rien au monde.

 

Stop, oui, stop, nous susurrait Ulla Pia avec sa bouille de paysanne berrichonne pas trop dégourdie et sa choucroute surlaquée d’un mètre de hauteur en guise de coiffure. Et c’est un conseil que je serais des plus avisés de suivre.

 

Stop, pendant que tout va bien… Ou, dans tous les cas, pendant que tout ne va pas trop mal, et que le niveau des gugusseries chronicales n’a pas encore irrémédiablement atteint le dernier niveau du trente-sixième sous-sol de la platitude et du verbiage illisible.

 

Stop, je ferais mieux de dire stop avant que de vous infliger la chronique de trop, celle qui vous filera définitivement le cœur au bord des lèvres à force d’entêtement borné dans le banal, les cucuteries convenues et les poncifs antédiluviens.

 

Stop, je ferais mieux de dire stop avant de consumer mes dernières onces de crédibilité chronicale à vos yeux…

 

Stop, je ferais mieux de dire stop parce que là, je sens que j’atteins l’ultime sous-sol de la fatigue et que quelques jours d’arrêt ne feront que du bien à toutes et tous !

 

Et ce n’est pas la peine d’en rajouter, comme disait Maxwell, donc, pour éviter le principe des vases communicants, trop-plein d’un côté et pénurie de l’autre.

 

Vite, vite, vite ! Une route vers les congés, vers le repos, vers la détente, vers le vidage de cervelet de toutes les mesquineries, les coups de pute des confrères, les clients cas soc’ puants et débiles, les DàM (célèbres dossiers à merde) qui vous font douter de votre profession de foi professionnelle, les urgences pourraves qu’il faut traiter en ultra-priorité parce que la date-limite-de-recours-est-avant-hier-et-que-ce-connard-de-client-à-l’AJ-s’en-aperçoit-maintenant-et-qu’il-a-téléphoné-douze-fois-depuis-hier…

 

Interrompons ces bavasseries quotidiennes dont je pollue à intervalles plus ou moins réguliers, avec la ponctualité quasi-suisse d’une tocante de Prisunic après une rencontre avec un marteau-pilon, vos murs et vos boites mails, prenons de la distance de la chose fesse-de-bouquienne, mettons les emmerdements sous cloche hermétique, les fâcheux sous containers scellés à destination des antipodes par courrier lent et port dû, le cortex au point-mort et les doigts de pied en éventail !

 

Voici donc le moment de vous dire au-revoir pour quelques jours, le temps de piquer, je l’espère, des roupillons d’anthologie, de retrouver un rythme de vie quasiment normal, de se ressourcer en famille au calme, au frais, et loin de tout ce merdier sanitaire et médiatico-géopolitique qui fait de plus en plus peur…

 

Et le 12 août 1943, Jean-Pierre Talbot naissait à Spa, en Belgique. Rien à voir avec les défuntes voitures automobiles puisqu’il fut l’interprète en chair et en os du personnage de Tintin dans les deux films réalisés en 1961 et 1964, « Tintin et le Mystère de la Toison d’Or » et « Tintin et les oranges bleues ». Suite à ces deux essais pas franchement réussis, il se reconvertira dans l’éducation, une manière élégante de prendre congé du cinéma..

 

Aussi prendrais-je également congé en vous souhaitant de glisser goulument dans la grâce des vacances, ces moments aériens et en apesanteur de liberté, de tranquillité, de bonheur… Excellentes vacances à toutes et tous, à très vite de vous revoir et relire, big smacks bien baveux à qui en fait la demande et surtout… carpe diem !


 

jeudi 5 août 2021

Brèves du 05 Août 2021

 Alors tant pis ! Je vais pousser la chansonnette !

 

Déjà qu’en version écrite, mes divagations chroniquières n’ont rien qui puisse incliner à l’indulgence de quelque forme qu’elle soit, alors si je commets le sacrilège excommunicatif de les chanter, alors là, c’est Armaggeddon devant les écrans d’ordinateurs et les tablettes…

 

Les plus courageux sauteront par la fenêtre, la plupart se feront religieuses avec vœu de silence éternel, quelques-uns se crèveront les tympans à grands coups de tisonnier et j’en connais une poignée qui vont vous choper une gaule monstrueuse et qui, pour poursuivre leur priapisme des nullités musicales, vont s’empresser d’acheter les intégrales de Christophe Maé et d’Emmanuel Moire…

 

Je ne voudrais pas cracher inutilement sur les deux pénibles de la chanson française, principalement parce que leurs maris respectifs doivent suffisamment les arroser comme ça, car vous savez pertinemment que ce n’est pas le genre de la maison…

 

Jamais de mauvais esprit sur les douze liftings successifs et visiblement loupés d’une vieille demi-gloire des bals musettes de quartier qui tente un quatre-vingt-douzième comeback, de remarques déplacées sur l’hygiène corporelle manifestement douteuse de certaines coasseuses de la variété actuelle qui puent même en photo, de vannes potaches sur les lape-suces suce-pets de certains hommes politiques ou de nombre de sportifs qui se reluquent la nouille dans les vestiaires en priant le Bon Dieu et toute la cohorte des saints pour que cette cochonne de Gourcuff tombe encore une fois sa savonnette…

 

Si je tombais dans ces travers… ça se saurait ! Cela serait de notoriété publique, comme l’hétérosexualité indéniable de Cyril Féraud, la probité indéniable de Jérôme Cahuzac et Kerviel, ou la bouleversante justesse de chant de Stone ou de Zaz…

 

Donc, je vais pousser la chansonnette… Vous me direz que vu la météo…

 

Les amateurs de bides musicaux et autres curiosités chantées (qui vont des sensationnels 45-tours de Bernard Tapie aux essais musicaux de Bernard Montiel (l’inoubliable « Absoludément fou ») et Sophie Marceau (le cultissime « Fuck you Barcelona ») en passant par les enrouements discographiques de Sim et d’Alain Delon) vont être comblés, et dans le même temps, les idolâtres du quatuor suédois infernal vont se bouffer les ongles jusqu’à la racine des tifs… Je n’ai trouvé mieux en ce lundi matin pour traduire mon état d’esprit que les paroles françaises de la chanson « SOS », vocalisées avec conviction par Marie, une ancienne monégasque eurovisuelle :

 

« S.O.S

Je me noie dans le cirque des jours

S.O.S

Si j'étais un bateau je coulerais déjà,

J'aurais la proue dans l'eau,

J'aurais brisé mon mât. »…

 

Oui, je sais, c’est beau comme du Corneille au Concours Eurovision, du Pascal Obispo sous Traxen, du Didier Barbelivien sous verveine-menthe…

 

Trêve d’évocation dangereuse d’auteurs-compositeurs disparus, je hisse le pavillon rouge, je lance les balises Argos de la détresse bureaunière (comme dirait Zézette), je remue les bras façon sémaphore à m’en faire péter le coude… Bref ! C’est la Loi de Murphy qui veut s’appliquer aujourd’hui : c’est la dernière ligne droite avant les vacances, et le nombre de dossiers qui s’échouent sur mon bureau ce matin est inversement proportionnel à l’envie que j’ai de les traiter, et au nombre de jours qu’il me reste pour ce faire…

 

Je ferais mieux de bosser, au lieu d’écrire des âneries qui ne servent à rien, de brasser de l’air façon Gabriel Attal ou de regarder les mouches au plafond… Certes, mais j’aime à imiter mes amis fonctionnaires… Je ne me transformerai toutefois pas en Courteline du siècle nouveau, je ne veux pas blesser nos fonctionnaires, et surtout, je ne souhaite pas les réveiller pendant la sieste…

 

Ah, la sieste ! Moment béni de l’été ! Tout le monde s’y est mis, puisque l’actualité est des plus creuses ce matin… Il nous manquerait presque un bon attentat bien sanglant, un accident tout ce qu’il y a de plus horrible, ou une tragédie familiale bien croquignolesque…

 

Je pourrais, vu le peu de temps qui me reste avant les congés et le nombre quasiment inversement proportionnel de dossiers restant à conclure, assigner, traiter avant la date fatidique, me contenter de vous balancer un papier rapidement torché, bourré de fautes d’orthographe, syntaxiquement douloureux et ne lésinant pas sur les à-peu-près douteux (bref, un édito de Minute ou de Marianne ou un bandeau d’alerte de BFMTV)… Je pourrais simplement vous cracher une pastille comme j’eus l’habitude de faire pendant les congés voici plusieurs années…

 

Mais non, non, non… Je vous connais, fragiles, délicats et sensibles comme vous l’êtes, vous allez encore me faire un caca nerveux, et franchement, on n’a pas besoin de ça, on est déjà suffisamment dans la merde comme ça en France… Macron, les Gilets Jaunes, Mélenchon, la Covid-19, les antivax… Ça va finir par ressembler à une station d’épuration…

 

Alors, je vais devoir, encore une fois, remettre sur le sommier cent fois l’ouvrage, au péril de mon lumbago et des pieds de lit, afin de livrer ces quelques lignes bêtasses sur les futilités d’une actualité qui n’en finit pas de partir en vacances… Mais qui fait comme les gosses qu’on envoie se coucher et qui dans l’espoir de grappiller les premières minutes du film reviennent sans cesse pour refaire un énième gros poutou à son papounet…

 

Les gros poutous, nous les ferons sur les joues, ou ailleurs selon les envies et les penchants affectifs, à tous nos athlètes français qui récoltent presque à tire-larigot des breloques aux couleurs chatoyantes aux Jeux Olympiques de Tokyo…

 

Moisson de médailles aux J.O., médaille d’argent à l’Eurovision… Si ça continue comme ça, va falloir jouer au Loto !

 

Elle, par contre, a très certainement remporté le gros lot à la loterie de la connassitude intergalactique… Voulant jouer les mères la pudeur sur un réseau social au nom évocateur de cul de chèvre mâle, cette écervelée balance qu’elle est fière d’être vierge et qu’elle restera vierge jusqu’à sa mort, afin de donner le bon exemple à ses enfants… Ce pourrait être drôlé, si elle n’était pas sérieuse…

 

Lui non plus, on n’arrive pas à le trouver drôle… Tout juste horripilant avec ses ululements de castrat suraigus et chichiteux qui font passer Serrault dans la Cage aux Folles pour un parangon de virilité… C’est le 05 août 1977 que naît Anthony Lambert, plus connu, quoique, sous le sobriquet de Jarry, dont l’un des hauts faits et d’avoir commenté en mode pouffiasse de concours les demi-finales de l’Eurovision en 2016 et 2017. Dire que s’il s’était prénommé Vincent, on en serait débarrassés aujourd’hui…

 

Est-ce une fille ou un garçon ? Dans ce deuxième cas, le doute n’est pas permis lorsque le 5 août 1967, Jean-Pierre Melville donne le dernier tour de manivelle de son nouveau film noir « Le samouraï », avec Alain Delon, qui fait du Delon : moue boudeuse, parole rare, jeu minimaliste… Un rôle quasi-muet (on ne s’en plaindra pas) qui façonnera la légende de l’acteur… Et l’occasion de revoir la trop rare Cathy Rosier, l’épouse de Jean-Paul Cara décédée en 2004…