mercredi 23 septembre 2020

Brèves du 23 Septembre 2020

« Colchiques dans les prés,

Fleurissent, fleurissent,

Colchiques dans les prés,

C’est la fin de l’été… »

 Non, rassurez-vous, je n’ai pas employé ce weekend à faire des fouilles dans une discothèque poussiéreuse dans l’espoir d’y dénicher une perle rare, un 78 tours inédit de Line Renaud, un single où l’on aurait eu l’impression que Zaz chantait juste, ou un énième reprise eurovisuelle par un orchestre de bal de troisième zone qui joue aussi juste que Jul compose mal…

Je ne tiens pas non plus à vous remémorer les spots de pub antédiluviens pour ce papier hygiénique parfumé qui mettait en scène une vieille peau nostalgique dans le décor bucolique d’un supermarché à l’heure de la fermeture… ça nous a assez fait chier comme ça… dans tous les sens du terme… A tel point qu’on est presque tenté de la réintituler « Coliques dans les prés »…

Et je n’ose même pas évoquer devant vos mirettes ébaubies et primesautières qui rougissent de confusion à l’idée de lire de toutes leurs oreilles cet à-peu-près germano-scatologique, la version outre-Rhin de cette bluette sobrement intitulée « Kohl chie que dans les prés »…

Si j’emploie en introduction liminaire au commencement du début cette chanson encore plus élimée que les fonds de culotte d’un cancre professionnel sur les bancs de sixième, il faut que vous sachiez, et de préférence pas dans mes bottes, que cette ritournelle composée en 1943 à destination des jeunes dans les camps de scoutisme s’intitulait ab initio « Automne »…

Il n’aura pas échappé à votre œil de lynx, à côté duquel la mirette bio-ionique de Super Jaimie fait figure de pâle lentille grossissante, que l’automne est là… Pas depuis longtemps, de manière officielle, mais dans les faits, ça fait un petit moment qu’on ressort le soir les slips en fourrure, les tongs molletonnées et qu’on enfile un petit gilet, à défaut d’enfiler un grand Gilot… (les amateurs de grandes asperges en moulebite à odeur de chlore comprendront… ).

Bah, de toute façon, M’âme Jeanssen me le disait encore y’a pas demi-heure, ni plus ni moins qu’un peu moins de trente minutes, y’a plus de saison, mon bon monsieur ! Après le printemps neigeux, l’été pourri, on va avoir un automne de crotte… Mais y’a pas intérêt à ce que la bécasse squelettique de la météo nous prévoie un mois d’octobre détestable… J’ai ma cure pour les articulations à Lamalou-les-Bains, et je vais pas faire l’impasse sur les bains de boue revitrifiants…

Je me suis retenu de lui dire que ses bains de boue, ça la préparait au goût de la terre…

Tout comme je me retiendrais de vous dire que ce pauvre homme, retrouvé mort à Paris, torturé à la perceuse, essayait de percer dans son milieu…

D’accord, je sais que nous sommes en 2020, que les évènements depuis le début de l’année devraient nous inciter à ne plus s’arrêter à de tels détails insignifiants, mais tout de même… A la perceuse… Alors qu’il y a une vingtaine d’années, on savait s’amuser sobrement dans les clubs libertins germanopratins, les boxons capagathois et les partouzes de chez Zitrone, avec quelques fouets, deux bas résille, un bonnet de Mickey et une combinaison en latex ; voila qu’on en est rendus à recourir au gros outillage pour parvenir à l’extase et au crépi manuel des plafonds de la chambre à coucher…

Si ça continue, va falloir aller baiser à Castorama pour atteindre le nirvana sexuel…

Puisqu’on parle de bricoler, une nouvelle bien réjouissante pour ceux qui ne savent quoi faire de leurs dix doigts et qui veulent œuvre pour l’avenir…

A Toucy, petite bourgade bourguignonne typique avec sa place centrale, son Café des Sports et sa mercerie-droguerie-boucherie chevaline de la mère Corgnaboeuf où c’est-y qu’elle fait des invendus invendables, on sait occuper nos seniors depuis qu’on a ouvert un atelier où l’on fabrique soi-même son cercueil… On n’est jamais mieux servi que par soi-même… Et y a pas mieux pour tuer le temps…

Si vous n’êtes pas manuels, ou que l’odeur du sapin vous indispose, préférez les activités de plein air, comme la chasse… Surtout si votre QI est plus proche du poulpe agonisant que celui d’Einstein, et si vous ne savez pas carburer autrement qu’avec quatre grammes dans chaque paupière dès huit heures du matin… Dans les Hautes-Pyrénées, un chasseur s’est littéralement tiré une balle dans le pied… Tout le monde sait qu’un panard, ça ressemble à s’y méprendre à un sanglier alors l’erreur est humaine…

L’erreur est humaine, et la connerie typiquement gouvernementale, puisque le Sinistre de la Santé, Olivier Véran, le mec qui ne se marre qu’avec une friction de Thermogène brûlant additionné d’orties fraîches, a annoncé qu’on allait créer des zones « super-rouges » voire « écarlates » dans la lutte contre le Coronavirus. Concernant l’incompétence crasse et l’inutilité intégrale, j’hésite entre le vermillon foncé et l’écarlate cramoisi…

C’est certainement encore une idée de Sibeth, ça… C’est tellement con… Ah mais si ! Si-Nouille est toujours dans l’arène politique ! Vous pensez bien qu’on n’allait pas se passer d’une telle classe, une telle maestria politique, un tel doigté aussi facilement… Elle serait en passe de prendre la tête du pôle idées de LAREM… Autant dire qu’on n’a pas fini de se marrer d’ici à la prochaine Présidentielle…

Et d’ailleurs, va falloir penser à renouveler les stocks de vaseline en vue de cette échéance électorale…Et je me ferai un plaisir perso de demander à Si-Conne « tu as lubrifié ? », juste pour la jouissance intérieure de l’entendre répondre « « ah non, je ne connais pas cet auteur »…

Puisqu’on parle de cerveaux puissants, un mot du manche-à-couilles officiel du Président, Alexandre Benalla, dont on a appris l’hospitalisation en réanimation, en urgence relative, après sa contamination par le Binouzovirus… Bah, il s’en sortira, vu que le mec ne manque pas d’air…

Toujours dans l’actualité de la cov-DS-19 (plus luxueux que la Cov-ID-19), le jité de la Deux nous a annoncé, textuellement, que « des tests salivaires vont être mis en place pour désengorger les queues »… Autant vous dire que j’en connais qui sont déjà à genoux… Beaugrand, Féraud, Minne, Rovelli, ont d’ores et déjà racheté tout un stock de protège-genoux…

Et le 23 septembre 1970, atteint depuis trois ans de la maladie de Kahler, ou myélome multiple, Bourvil part faire marrer les anges, à seulement 53 ans. Tendre, doux, intelligent et bourré de talent, cet artiste multifacettes aura marqué son époque avec ses rôles de doux rêveur ou de crétin patenté… Ah ça forcément, elle va marcher beaucoup moins bien maintenant… C’est l’automne des sentiments, le rire se fait moins chaleureux… La feuille d’automne, emportée par le vent, s’en va tourbillonnant… Saleté de colchique…


 

mercredi 16 septembre 2020

Brèves du 16 Septembre 2020

 - Cette chère M'âme Jeanssen ! Quel plaisir de vous revoir ! Depuis le temps que je ne vous avais vu, je craignais qu’il ne vous soit arrivé des désagréments…

- Pensez-vous donc, M’sieur le Groniqueur ! J’ai été occupée que j’en avais pas assez des mes yeux pour savoir où donner de la tête ! Il m’aurait fallu autant de têtes que l’Hybride de Lerne et pas moins de bras que l’autre salope hindoue, là, la Bramah-Shiva-Rajavamanapour…

- Diantre, mais je ne vous savais pas aussi affairée !

- Me faites pas marrer, que j’ai mon bandage herniaire qui va se faire la malle ! On dit les retraités inactifs, mais c’est encore des mensonges pas vrais qu’on croirait presque c’est une promesse électorale de Macron tellement ça sonne faux ! Figurez-vous qu’avec le club des Gais Pinsons de l’Hospice des Vieux Glands, on en est à notre quinzième collier de nouilles depuis début juillet… Avec l’Amicale de Giscardisme et Modernité, on est parti en excursion sur le site de la station d’épuration de Berck-Les-Epluchures, une réussite, on avait le vent de face… On a eu trois syncopes, quatre nausées incoercibles et un demi-coma…

- Ah, ça fait rêver, une pompe à merde en action, on croirait voir l’écriture du futur Marc Lévy…

- Dites pas de mal des grands écrivains actuels, ça pourrait vous retomber sur le coin du paletot, et une trace de caca sur une chemise bien blanche, vous pourrez toujours lever de bonne heure pour ravoir ça…

- Oh, vous savez, vu mes lectures, je ne crains guère d’avoir les mains sales et la nausée, bref, je relis tout Sartre dès que j’ouvre un hebdomadaire d’information générale…

- En parlant de magazines propres à la branlette intellectuelle, je vous conseille Le Point, avec l’interview de Manuel Valls qui se félicite lourdement de son « coup de génie » d’avoir recruté Macron dans son gouvernement… Toujours aussi satisfait de lui, et imbuvable, le Pétillant…

- Mais qu’est-ce qu’ils ont tous, à gauche, à se répandre en déclarations inutiles et autopromotionnelles ? Valls qui tente un come-back dans l’hexagone après sa branlette espagnole, la Dingo du Poitou qui se prépare pour 2022 et se dit prête à être utile à la Nation…

- Quand on voit comme elle a été utile pour les pôles…

- Sans compter Benoît Hamon qui se produit en podcasts sur le monde d’après sous le titre générique « Et si… »…

- Et s’il la bouclait définitivement, on ne respirerait pas plus mal…

- M'âme Jeanssen, vous êtes caustique !

- Pas plus que ma lessive de soude pour ravoir mon lino qu’a été encore salopé par la Lopez du cinquième quand elle a voulu m’offrir une portion de son inénarrable paella à la morue… Elle a renversé de la sauce… Résultat, je me crois dans une pêcherie lusitanienne depuis trois mois…

- Question tâches qui résistent, je peux vous causer du Président américain, qui les aligne avec une régularité qui force le respect… A propos des dantesques incendies californiens, il lâche que tout finira bien par refroidir…

- Mais il a été bercé près du mur, le Connard à l’orange… Et dire qu’on l’a officiellement inscrit comme candidat à Prix Nobel de la Paix… C’est certain qu’il a foutu la paix à ses neurones, durant son mandat…

- Vu qu’ils sont obligés d’accepter toutes les candidatures… N’oubliez pas qu’Hitler fut aussi parmi les prétendants… Une candidature qui n’a pas fait Führer à l’époque…

- Dites, c’est l’époque des déclarations politiques insensés, ou bien nos politocards ont décidé de faire des soldes ?

- Evidemment, ils font fort en ce moment… Le maire de Lyon qui décrète que le Tour de France est machiste et inutile…

- Bah, qu’iraient faire des coureuses cyclistes parmi ce bataillon de mecs en cuissard moule-chouquettes dont on nous assure chaque année qu’il se dopent à l’Evian ? Faudrait lui dire que le Tour de France féminin existe…

- En parlant de la Grande Boucle, les coureurs doivent être rassurés ! Sur les sept cent quatre-vingt-cinq tests covid-19 pratiqués, tous sont négatifs…

- Tu parles ! Déjà qu’ils n’arrivent pas à les gauler quand ils se dopent, alors imaginez avec le coronavirus…

- C’est pas faux…

- Et j’ai entendu l’autre matin à la TSF la déclaration du maire écolo de Bordeaux qui supprime le sapin de Noël parce que c’est un arbre mort…

- Encore un qui a dû renoncer aux carottes à cause de leur déchirant cri quand on les arrache de terre…

- Ouais, ben les steaks de tofu sauce carré de pelouse, ça aide pas l’intellect…

- Croyez-vous que les français aient besoin de beaucoup d’intellect pour vivre ? Quand on voit qu’Hanouna bat tous les records d’audience…

- Ah mais je vous demande bien pardon, M’sieur le Groniqueur ! Son talque-chaud quotidien a déjà été déprogrammé de la grille de C8…

- Nos concitoyens ne seraient-ils donc pas aussi cons qu’on le constate ?

- Je veux, mon neveu ! Regardez le joli chant du cygne des Gilets Jaunes, dont la dernière mobilisation ressemblait à s’y méprendre à un meeting du parti communiste…

- Oh, les chaînes d’info sont tellement obnubilées par le Binouzovirus que la moitié des têtes couronnées européennes pourraient se faire déquiller dans un ball-trap géant que ça ne ferait guère mieux qu’un bandeau mal rédigé par un stagiaire qui viole tellement la grammaire qu’on devrait le condamner à une cure de Bescherelle…

- C’est parce que la situation est grave, M’âme Jeanssen !

- Me faites pas marrer comme ça que mon rimmel va se faire la paire incontinent et que je vais ressembler à Régine au lendemain d’un quadruple pontage coronarien sans anesthésie… On vous enduit d’erreur pour vous flanquer la frousse !

- Vous voulez dire qu’on axe la communication sur les cas positifs plutôt que sur les hospitalisations, comme lors du confinement ?

- Evidemment, vu qu’on nous force à nous faire tester à grands coups de machins tout durs qu’on nous enfonce au plus profond de nous mêmes…

- Dites pas ça, sinon Guy-Louis et Beaugrand vont prendre un abonnement…

- Une qui a pris un abonnement sur Air Loose, c’est Agnès Buzyn… Figurez-vous qu’elle a démissionné de son poste de conseillère municipale du dix-septième arrondissement… Ainsi, elle n’aura jamais siégé…

- Définitivement la Buse Un… Et sinon, vous avez des nouvelles à la rubrique nécrologique…

- Parlez pas de malheur, mon pauv’ monsieur ! N’oubliez pas que VGE a été hospitalisé lundi… D’ici à ce qu’il ne passe pas Noël, ce serait une perte pour la Nation…

- Eh oui, si frais, si ingambe, si utile dans le débat politique actuel… Il aura au moins enterré deux de ses successeurs… Ça doit peut-être lui donner l’envie de lâcher la rampe, à l’escaladeur fou de Chanonat…

-Dites, question rubrique mortuaire, on a eu notre compte, hein ! Bernard Debré dimanche, puis son frère François Debré le lendemain…

- Dramatique série noire en effet…La preuve, Jean-Louis est toujours là…

- Tout comme cette chaudasse d’Afida Turner…

- Oh vous, vous ne l’aimez guère…

- Vous plaisantez ou vous rigolez ? Ses scoops qu’elle distille dans la touitoshphère font trembler la République, mon bon monsieur ! Tenez par exemple : « Le dentiste de Macron est contre l’IVG », « Benalla voyage en Ouigo sans masque », « Le chauffeur de Darmanin n’a pas fait son contrôle technique à temps », « De Rugy a mangé des fraises en décembre »… Et des vertes, des pas mûres et des ultra-blettes…

- En effet, manque plus que « Gabriel Attal s’est pris une faciale de Cyril Féraud » et la République sombre…

- Ricanez tant que vous le souhaitez, mais elle, elle ne se laisse pas couler…

- A la différence de ce cousin d’Adama Traoré qui est mort noyé après une course poursuite avec la Police… Du pain bénit pour Rokia Traoré qui va se refaire une santé médiatique avec ça…

- Quand on a une famille aussi irréprochable, on ferait mieux de la jouer en mode sourdine prolongée…

- Il ne faut pas étouffer les affaires, comme dirait la mère du petit Grégory… Regardez cette affaire évoquée par la Cour d’Assises du Morbihan. Un type qui fête sa sortie de prison chez son ancien codétenu et qui finit démembré…

- Faut croire qu’il aimait à se couper en quatre pour ses amis, que voulez-vous…

- M’âme Jeanssen, nous allons en rester là, puisqu’il est l’heure de souhaiter l’anniversaire du jour. Le 16 septembre 1979 naissait à Sète Fanny Biascamano, qui fut révélée par le télécrochet de Sacrée Soirée avec sa reprise rock de « L’homme à la moto ». C’est aussi elle qui représenta la France au Concours Eurovision 1997 avec « Sentiments songes », une jolie balade qui se classa septième, Fanny étant arrivée à faire passer le « senti mensonge »…

- Ouais, ben ils feraient bien de penser à elle à l’Elysée, pour les faire passer, leurs senti-mensonges…

 


 

mercredi 9 septembre 2020

Brèves du 09 Septembre 2020

 Bonne rentrée !

La prochaine fois qu’un de mes contemporains me balance le compliment dans la figure, je ne réponds plus de mon 43 fillette qui se transformera pour l’occasion en remède anti hémorroïdaire fulgurant…

Mais comment peut-on se souhaiter une « bonne rentrée » ?! Comment des gens sensés, je veux dire, des personnes adultes, équilibrées, qui ne votent pas Macron, qui n’écoutent pas Bourdin à la radio et ne regardent pas Hanouna à la télé, peuvent-ils sans se marrer se souhaiter loyalement, les yeux dans les yeux une « bonne rentrée »…

 C’est un peu comme si on se disait la bouche en cœur et le sourire au bord des paupières « Bonne déclaration d’impôts » ou « Joyeuse vasectomie » !

Navré de jouer les rabat-joie ou les éteignoirs dès la première chronique de cette rentrée qui s’annonce riche en évènements qu’on a encore peine à s’imaginer, mais c’est ainsi !

Je n’ai pas envie d’être aimable, ni d’être sociable, et encore moins de voir les choses avec le prisme déformant d’un optimiste démesuré. Et je ne parle même pas de regarder la vie au travers d’un kaléidoscope scintillant fallacieusement de mille paillettes traitreusement échappées d’une Gay Pride quelconque…

Quand on vient de se fader un été où l’on a appris pêle-mêle la mort du créateur de Scoubidou, celle de Chadwick Boseman, le Black Panther, d’un cancer du côlon (ce qui est entre nous un sacré manque de cul) et le lancement de la ligne de vêtements de Cyril Hanouna (visiblement une ligne de slips vu sa tête de nœud), on n’a guère envie de se taper sur les cuisses, non ?

Et encore, lorsque je vous parle de Black Panther, je devrais plutôt employer une périphrase de manière à éviter toute proposition raciale ou dévalorisante… Eh oui, on en est arrivés là ! A tel point que le bouquin d’Agatha Christie « Les dix petits nègres » va être rebaptisé en France « Ils étaient dix »…

Tant qu’à faire, pour aller jusqu’au bout de leur illogique logique, obtenons que les Négresses Vertes soient rebaptisées les « Créatures genrées de couleur pas mûres » ; le negro-spiritual, l’homme de couleur plein d’esprit ; le Monténégro, « mon infusion, monsieur s’il vous plaît » ; l’Aigle Noir de Barbara, « La perruche bleue » ; et Pascal Nègre prendra le pseudo de Pascal Cramé. Quant à Noir Désir… Mis à part « Supertramp », spécialement pour Bertrand Cantat, je ne vois pas…

Ah, le politiquement correct… Une gangrène typiquement française, où l’on a tellement peur de blesser son prochain qu’on finira par ne plus l’appeler… On le sifflera… C’est tellement plus valorisant…

Et encore plus positif pour le moral en cette triste rentrée placée sous le signe du masque, les chaînes infos qui nous abreuvent 24/7 des chiffres « alarmants » de la Covid-19… Ah mais oui, tout va mal, citoyennes, citoyens ! Ne dormez pas tranquilles ! Ayez peur ! Soyez angoissés, paniqués (quoique ce qui se passe dans vos plumards ne regarde que vous…) à l’annonce de ces funestes chiffres !

Pour maintenir la pression, et ne pas se retrouver avec les audiences de Radio-Télé Tirana en 1965, BFMTV et consorts rusent et présentent non plus avec l’air catastrophé et l’œil torve d’un gestapiste de première catégorie, les hospitalisations, entrées en réa et décès, mais les cas positifs… Qui, vu la campagne de dépistage menée par les instances gouvernementales, ne peuvent qu’augmenter au fil des jours…

Quant aux masques, c’est toujours la valse-hésitation. La dernière pépite en date des hautes autorités de santé est qu’on n’aurait pas besoin de laver nos masques en tissu à 60° et qu’on peut réutiliser presqu’indéfiniment les masques chirurgicaux… Dans quinze jours, on nous annonce que les masques sont parfaitement inutiles, ou bien ?

Quoi qu’il en soit, aucune crainte à avoir ! Le bon Docteur Trump nous apportera la solution à tous nos problèmes dès la première semaine de novembre… Le Connard à l’orange a en effet annoncé que le vaccin anti-Covid-19 serait mis en place début novembre… Quelques semaines avec l’élection présidentielle… Y a quand même de ces coïncidences…

Le Président américain mérite décidément de plus en plus ce surnom de Connard à l’orange, puisqu’il a estimé en visitant un cimetière militaire que les mecs qui y étaient enterrés étaient des losers et des crétins… Il ne pourrait pas aller visiter Dallas en décapotable, Donald ?

Je ne fais absolument l’apologie de la violence, mais là, faut faire quelque chose… Lui envoyer Aya Nakamura lui chanter des chansons de Jul écrites par Zaz et Marc Lévy, lui refourguer l’intégrale des films de BHL commentés par Pierre Arditi, lui offrir les bouquins d’Amélie Nothomb…

Ou alors, lui envoyer les comptes-rendus d’audience du Procès Charlie… Ce fameux procès des lampistes des attentats de janvier 2015 où nous perdîmes outre beaucoup trop de gens de talents, connus ou inconnus, une jolie part de notre insouciance… Ce procès dont les reportages vous glacent jusqu’à la moelle même dans un haut-fourneau sidérurgique… Ce procès ô combien nécessaire pour panser des plaies qui ne se refermeront jamais et pour faire toucher du doigt à certains bien-pensants ce que peut être l’extrémisme religieux…

Ce procès qui est tout à la fois une pente savonneuse très délicate d’accès, puisqu’aucun de nos grands politocards ne s’y aventure de son commentaire sentencieux… Même Marine Le Pen, grande pourfendeuse de toutes les bougnoulitudes, n’en a pas pipé mot ce matin même sur Radio Gaucho. Face aux questions de la paire de couilles de la matinale, Marinette a préféré s’en prendre au Président (s’attaquer aux faibles femmes, c’est dégueulasse…) et se faire une séance d’autolustrage de pompes en annonçant sa candidature à la Présidence de la République, sans étiquette politique…

Que ne ferait-elle pas pour être élue, elle… L’étiquette RN vous fait peur ? Hop ! Je l’enlève et du coup, je suis une candidate tout à fait respectable… Même sans étiquette, un pot de mort-aux-rats reste dangereux…

On ne le répètera jamais assez, la cuisine est un lieu hautement dangereux de la maison… Surtout quand la personne qui y officie y connaît autant en gastronomie que Cyril Féraud en bonnes femmes… En témoigne cet octogénaire qui a fait exploser sa cuisine non pas après l’ingestion d’un cassoulet un peu trop pétogène, mais en voulant chasser une mouche… A ce rythme-là, quand il s’agira de déloger l’essaim d’abeilles sous l’appentis du garage, il va faire sauter le quartier, pépé…

C’est tellement beau des seniors actifs qui se donnent du mouvement… Tout le contraire des reines de la pédale en cuissard moulebite qui se sont récemment élancées depuis Nice pour un Tour de France particulier, parce qu’il se court quasiment à huis-clos, et parce qu’un français a été maillot jaune ! Bon, Julian Alaphilippe, une sorte de Ribéry des cyclistes avec un dentier Polident, a réussi à le perdre parce qu’il s’est ravitaillé en dehors des zones autorisées… Encore un winner celui-là…

Winner aussi, le crâne d’œuf qui a pondu le nom du plan de relance qui doit tirer l’économie française hors des griffes de la récession made in Binouzovirus… « France Relance »… Même du temps de l’ORTF et du Général De Gaulle, on n’aurait jamais osé adopter un nom aussi pourrave et sentant le renfermé à plein nez… Mais avec François Bayrou comme haut-Commissaire au plan, on ne pouvait pas s’attendre à quelque chose de moderne et de révolutionnaire… Le Cave de Pau qui revient sur le devant de la scène… Et il va se fâcher dans combien de semaines et partir en claquant la porte ?

France Relance… on dirait une réclame jaunie aux relents de naphtaline tout droit sorti d’un vieil Intimité chipé chez la Tante Marthe… Ces vieux magazines de potins mondains qu’on lisait d’un doigt distrait pendant les siestes moites de longs après-midi caniculaires de nos étés d’enfance… Rien n’a changé plusieurs décennies plus tard… Gala fait toujours ses choux gras avec les demi-vedettes et les never has-been du vedettariat hexagonal…. Il y a quelques années, on avait immanquablement les seins de Claire Chazal, fraichement refaits par les dommages et intérêts obtenu lors du procès en droit à l’image précédent… Aujourd’hui, ce sont les panards de Beaugrand avec son moutard dans les bras, sous le regard ébaubi de mongolien trisomique de son mari…

Rien pour sourire, vous dis-je… Surtout qu’on apprenait vendredi dernier la mort d’une de nos plus grandes artistes francophones, après plus de 70 ans de carrière… La bonne du curé a fait son dernier service, et Annie Cordy est partie au paradis des artistes à l’âge de 92 ans… Artiste populaire, gaie et amusante, elle a su divertir plusieurs générations avec des titres légers comme « La biaiseuse », « Bonbons, caramels », « Hello Dolly », et l’incontournable « Bonne du curé ». Mais elle a aussi été une actrice confirmée, capable de tenir des rôles graves, comme dans « Le Chat » ou « Le passager de la pluie »…

Je garderai de Madame Cooremans, outre sa reprise en français du titre britannique au Concours Eurovision 1971, deux chansons en mémoire, pas les plus connues, mais qui sont mes madeleines de Proust personnelles la concernant : « Qui qu’en veut » et « 1515 »…

Et pour finir sur une note quelque peu souriante, encore que venant du Gouvernement, on ne s’attend pas à une franche dose d’hilarité… Le Ministre qui aime être à l’intérieur, Gérald « Bite en bois » Darmanin, a commandé plus de mille véhicules pour ses poulets… Mille deux Zoé Renault électriques… Avec deux portes et sans coffre, ce qui sera du dernier pratique pour les interpellations, la citadine arrive péniblement à 130 à l’heure pour une autonomie limitée… Deux coups de sirène, dix secondes de gyrophare et trois cent mètres de course-poursuite et paf ! Panne sèche…

Et le 9 septembre 1964, Louis de Funès obtient enfin la consécration qu’il méritait avec « Le Gendarme de Saint-Tropez », premier film d’une série de six où la qualité ira hélas en s’amenuisant… mais qui nous offrira des moments inoubliables comme la chasse des culs-nus, les péripéties de Nicole, la fille du Maréchal des Logis Chef Ludovic Cruchot, ou encore les délires routiers en 2CV de Sœur Clotilde, véritable danger routier… Sans parler du « Soyez correct ! » répondant à un « elle est forte celle-là » équivoque… A l’époque où le cinéma français savait divertir… Et où l’on ne redouter pas la rentrée (ou comme dirait Darmanin, de la rentrer…).

 


vendredi 7 août 2020

Brèves du 07 Août 2020

 

« Partir Partir

« On a toujours

« Un bateau dans le cœur

« Un avion qui s'envole

« Pour ailleurs

« Mais on n'est pas à l'heure… »

 

Ah ! les trémolos caprins de notre Julien Clerc national ! On a beau s’en gausser avec des ricanements d’hyène hystérique qui ressemblent à s’y méprendre à Beaugrand au moment de l’orgasme ou des gloussements de dinde cuvée Miss France, ces bêlements chantés sont toujours plus agréables à l’oreille que les beuglements bovins d’une Lara Fabian en version mégaphone ou les couinements de sconse en chaleur de Christophe Maé…

 

Quoi qu’il en soit, cette appétence à partir est d’autant plus développée que la proximité des congés se fait douloureusement sentir… Et il faut bien se l’avouer, ce n’est plus une proximité mais carrément un encastrement version crash-test 38-tonnes contre Mini Austin dans la France du mois d’août…

 

La France du mois d’août, c’est plus que jamais la France des vacances malgré les porte-monnaie de plus en plus désespérément vides, des bouchons (qui se forment sur les routes et qui sautent dans les apéros), des mémères en maillot de bain à fleurs fluo qui s’aspergent de Monoï et empestent à deux lieues à la ronde la fleur de tiaré, des pépères en tongs et marcel qui schlinguent l’huile rance, le tabac froid et le slip pas frais ; c’est le royaume de la farniente avec quatre grammes dans chaque œil, l’empire du « j’en fous pas une rame », le domaine des congés payés qui viennent se cultiver le mélanome à la Grande-Motte et des rafraichissements à gogo…

 

Et le rafraichissement d’aujourd’hui viendra d’un groupe bien oublié aujourd’hui mais qui en 1982 a fait danser les mémères adipeuses, les marcels franchouillards, les boutonneux aux slips volcaniquement actifs et les pisseuses à culotte mouillée et tampon OB gorgé : le groupe Elégance, et leur titre de gloire « Vacances, j’oublie tout »…

 

Et aujourd’hui, ça s’applique tout particulièrement… C’est en effet la dernière chronique avant une interruption aussi estivale que méritée, motivée par une énergie assez proche du bulot cuit abandonné sur un plateau de fruits de mer à côté de la mayonnaise tiédasse, une inspiration en baisse qu’on dirait la côte de popularité de Pépère au meilleur de son quinquennat, et un besoin de déconnecter tant le moral est survolté qu’on pourrait faire péter la centrale EDF en rejouant les Claude François sur un air de « J’ai mis les doigts dans la prise »…

 

Bref ! J’ai besoin de vacances pour recharger les batteries… Rassurez-vous, je reviendrai requinqué et toujours plein de conneries que je déverserai avec un malin plaisir, avec l’aide précieuse des futilités de l’actualité…

 

« Stop, ja, stop, ja, stop, mens legen er go'… »

 

« Stop, oui, stop, oui stop, pendant que tout va bien… »

 

Cette ritournelle antédiluvienne déjà génératrice d’odeurs de naphtaline en 1966 lorsqu’elle fut présentée sous les couleurs danoises au Grand Prix Eurovision de la Chanson, je me la coltine dans les pavillons auditifs depuis ce matin, lorsque l’affreux mécanisme sonneur qui me tient lieu de radioréveil s’entêta à me tirer des bras de Morphée dans lesquels je m’étais voluptueusement lové.

 

Stop, oui, stop, nous susurrait Ulla Pia avec sa bouille de paysanne berrichonne pas trop dégourdie et sa choucroute d’un mètre de hauteur en guise de coiffure. Et c’est un conseil que je serais des plus avisés de suivre.

 

Stop, pendant que tout va bien… Ou, dans tous les cas, pendant que tout ne va pas trop mal, et que le niveau des gugusseries chronicales n’a pas encore irrémédiablement atteint le dernier niveau du trente-sixième sous-sol de la platitude et du verbiage illisible.

 

Stop, je ferais mieux de dire stop avant que de vous infliger la chronique de trop, celle qui vous filera définitivement le cœur au bord des lèvres à force d’entêtement borné dans le banal, les cucuteries convenues et les poncifs antédiluviens.

 

Stop, je ferais mieux de dire stop avant de consumer mes dernières onces de crédibilité chronicale à vos yeux…

 

Stop, je ferais mieux de dire stop parce que là, je sens que j’atteins l’ultime sous-sol de la fatigue et que quelques jours d’arrêt ne feront que du bien à toutes et tous !

 

Et ce n’est pas la peine d’en rajouter, comme disait Maxwell, donc, pour éviter le principe des vases communicants, trop-plein d’un côté et pénurie de l’autre.

 

Vite, vite, vite ! Une route vers les congés, vers le repos, vers la détente, vers le vidage de cervelet de toutes les mesquineries, les coups de pute des confrères, les clients cas soc’ puants et débiles, les DàM (célèbres dossiers à merde) qui vous font douter de votre profession de foi professionnelle, les urgences pourraves qu’il faut traiter en ultra-priorité parce que la date-limite-de-recours-est-avant-hier-et-que-ce-connard-de-client-à-l’AJ-s’en-aperçoit-maintenant-et-qu’il-a-téléphoné-douze-fois-depuis-hier…

 

Interrompons ces bavasseries quotidiennes dont je pollue à intervalles plus ou moins réguliers, avec la ponctualité quasi-suisse d’une tocante de Prisunic après une rencontre avec un marteau-pilon vos murs et vos boites mails, prenons de la distance de la chose fesse-de-bouquienne, mettons les emmerdements sous cloche hermétique, les fâcheux sous containers scellés à destination des antipodes par courrier lent, le cortex au point-mort et les doigts de pied en éventail !

 

Voici donc le moment de vous dire au-revoir pour quelques jours, le temps de piquer, je l’espère, des roupillons d’anthologie, de retrouver un rythme de vie quasiment normal, de se ressourcer en famille au calme, au frais, et loin de tout ce merdier médiatico-géopolitique qui fait de plus en plus peur…

 

Et le 07 août 1984, Esther Phillips rejoignait la maison-mère, victime d’une insuffisance rénale et hépatique, conséquence de ses excès passés, la demoiselle était alcoolique et héroïnomane dès son adolescence… Chanteuse américaine réputée de rhythm and blues, de musique soul et de jazz, son plus grand succès est en France une version disco de « What a diff'rence a day makes » en 1975. Quelle différence fait un jour ? Mais un jour de moins vers les congés, c’te blague !

 

Aussi prendrais-je congé en vous souhaitant de glisser goulument dans la grâce des vacances, ces moments aériens et en apesanteur de liberté, de tranquillité, de bonheur… Excellentes vacances à toutes et tous, à très vite de vous revoir et relire, big smacks bien baveux à qui en fait la demande et surtout… carpe diem !