jeudi 7 mai 2020

Brèves du 07 Mai 2020

Chacun chez soi, et les vaches seront bien gardées !

Si je n’avais qu’un seul conseil ferme et définitif à donner à la sagesse populaire, proverbiale fournisseusse de maximes tout aussi sentencieuses que souvent aussi foireuses qu’un suppositoire d’eucalyptus après deux heures dans la rondelle de Beaugrand ; ce serait de se la jouer en demi-teinte et de se rabattre le caquet d’un demi-ton, ces jours-ci…

Chacun chez soi et les vaches seront bien gardées… depuis près de deux mois, on est chacun chez soi, et je ne sais si on se garde bien, mais on devient de grosses vaches…

Chacun chez soi… Pas partout ! Y a tellement de toubibs sur les plateaux télé que lorsqu’on appelle le 15, on tombe sur le standard de BFMTV…

Ah ! BFMTV ! Ils ont hésité un moment, au début du confinement, à se rebaptiser H.M.V. (His Master’s Voice, ou La Voix de Son Maître pour ceux qui ne pratiquent que le Cantalou), et puis ils se sont dit que ça risquait d’être quand même un peu trop visible…

BFMTV où toute la rédaction était dès hier soir déjà en branle (qui avec son concombre, qui avec son fleshlight, qui avec la bouche de Beaugrand) dans l’attente frénétique (c’est la caractéristique principale de la branle, d’ailleurs) des annonces gouvernementales de cet après-midi…

Le Grand Doudou parle, à nouveau. Notre amateur de bifle à la Javel a précisé les modalités du déconfinement, accompagné par les ténors de son Gouvernement… C’est vrai que ses précédents exposés étaient clairs comme des tas de boue et un discours de Michel Rocard était d’une clarté aveuglante en comparaison…

Là, c’était encore pire que les règles du jeu d’une émission de Guy Lux… Et aussi soporifiquement passionnant que le générique d’une dramatique lue en direct sur France Culture : « Un alguazil, Paul Lanteigne ; la duègne du second acte, Marie-Thérèse Praquin ; le chœur des crucifiés, Frontard Senior, Georgette Choumard et Suzette Plouffe ; tripoteuse de techniciens, Vévette ; mise en ondes de Pierre-Arnaud de Chassy-Poulay ; illustration sonore de Charles-Tancrède de Philémon-Labattut ; enregistré sur disque souple avec les moyens techniques de la MJC de Sainte-Marie-Contraception-des-Mobylettes »…

Ils ne sont pas aidés, remarquez, au Gouvernement, question communication et élocutionnement…

Le Grand Doudou, aussi à l’aise devant un micro qu’Amélie Mauresmo devant un braquemart turgescent, et qui ruisselle sous les bras en salopant la chemise dès les premières phrases, et qui savonne comme un débutant… Heureusement qu’il est surpassé dans ses piètres prestations orales par le Ministre de la Santé, Olivier Véran, aussi rassurant qu’un suppositoire à la nitroglycérine, qui réussit à défoncer les portes largement ouvertes en affirmant sans rire qu’il faut aller se soigner quand on en a besoin…

On passera rapidement sur Jean-Michel Blanquer, avec son regard de hibou réveillé en sursaut à trois heures du matin, qui raconte des trucs que personne n’écoute, pour arriver rapidement sur Elisabeth Borne-Michelin et ses mesures pour creuser les heures de pointe pour éviter que les usagers ne se pointent en dehors des heures creuses…

Jamais creux, mais très enflé de sa propre croyance en sa nécessaire valeur inestimable, Bruno Le Maire conservait sa dédaigneuse hauteur pour inciter à remettre tout le monde au boulot, et au trot… Heureusement que Muriel Pénicaud nous ramenait au ras des pâquerettes avec son accident de coiffure blondasse et ses savonnages incessants qui la font surnommer « Mémé Cadum » à Matignon…

J’ai réservé pour la bonne bouche (et je ne parle pas celle de Manu Macaron, hein !) Christophe Castaner, le Sinistre du Milieu de l’Intérieur, dont les origines de cacou marseillais rejaillissent dès qu’il s’exprime, lisant ses notes en suivant avec le doigt et mal à l’aise dans son costard mal taillé qu’il a loué pour l’occasion… Alors vous imaginez le résultat quand il tente de vous rassurer sur l’approvisionnement en masques, qui arriveront entre la mi-mai et la fin juin 2021, sauf si imprévu imprévisible…

Vous vous souvenez de Krasucki se dépatouillant avec les virgules dans une annonce mémorable ? C’est du Castaner amélioré dix fois…

Autant vous dire qu’on ne sait toujours pas où trouver des masques, à des prix abordables. Si l’on en croit la dernière communication gouvernementale, pardon ! le dernier flash info de BFMTV, les masques seront disponibles chez les débitants de tabac… Ils vont en avoir des troués pour pouvoir fumer tranquille ?

Donc récapitulons : les masques, dans les bureaux de tabac… Le muguet a été disponible en boulangerie… Et pour le gynéco, on prend rendez-vous chez Norauto ? Question pot d’échappement, on aurait préféré Midas, mais bon…

Mais le Grand Doudou, Castaniais et consorts qui sont venus faire mumuse à la tévé, sont dépassés, et dans les grandes largeurs, par la porte-parole du Gouvernement, la si bien nommée Si-Bête N’Diaye, qui se fait un devoir de se surpasser dans la nullité à chacune de ses interventions… Désormais, en fin de journée, les journalistes s’offrent une « N’Diayerie » comme d’autres s’offrent un Pernod, ça détend…

Après sa cueillette de fraises avec les enseignants (on n’est pas prêt de se bâfrer de la confiote de gariguettes…), Si-Nouille, qui entre-temps avait fini de colorier sans trop déborder la carte de France du déconfinement avec ses Crayola lavables, est revenue à la charge avec la maladie de Kawasaki, qui selon elle touche surtout les enfants de motards… Faut dire que quand on la voit habillée comme une mire couleur de télé, on ne dort jamais sur la béquille…

Avec un peu de chance, elle va nous expliquer les modalités de reprise à l’école, école qui sera facultativement obligatoire sur la base involontaire du volontariat non-bénévole…

Et si on la dope au Banania, elle va pondre que les plages pourraient rouvrir dès le 11 mai, à condition toutefois de changer l’eau tous les jours…

Et dire qu’Aurélie Bergé a affirmé sans rire que Si-Conne est en train de devenir un modèle pour nombre de jeunes filles… On croyait avoir touché le fond avec Jul et Kim Kardachiante, et voila que l’autre bécasse sort le tractopelle pour creuser encore deux mètres…

Mais attention ! Le Gouvernement (enfin, Franck Riester, mais pépère est si transparent qu’on l’a surnommé la Baie Vitrée) l’a annoncé, il faut sauver les intermittents du spectacle et plus globalement la culture ! Il va d’ailleurs lancer une vaste campagne de soutien avec comme porte-drapeaux Gims, BHL, Cyril Hanouna, Yann Moix, Aya Nakamura, Arthur, Semoun et Dubosc… Tout ce qui plait aux bœufs et aux blaireaux… Ce n’est plus l’Agriculture, c’est l’aigrie-culture…

Et si l’on ajoute les cas pathologiques du Gouvernement, ces comiques troupiers ne sont pas seulement des intermittents mais aussi, et surtout, des complets miteux…

Puisqu’on cause de culture, un mot sur le drame qui se déroule dans les EPHAD, puisque les Feux de l’Amour, diffusés sans discontinuer depuis 1973 sur CBS ont été interrompus le 23 avril dernier à cause du Coronavirus qui a agi comme un extincteur sur ces feux mièvres et sirupeux… On peut toujours leur proposer une rediffusion de Maguy, mais c’est comme donner de la saccharine pour du sucre pur glucose…

Un mot également sur l’annulation du Concours de l’Eurovision, qui est, vous ne l’ignorez pas, le plus grand rassemblement paneuropéen de canzonettas mal chantées en plus d’être la première Gay Pride du Vieux Continent où vient baisouiller à couilles rabattues et la vaseline en bandoulière les échappées de la Cage aux Folles d’Eurofans et les tatas de Norvège, les folles tordues espagnoles et les invertis hébreux ; les fans de tous bords débuteront lundi prochain leur chemin de croix puisque devait s’ouvrir le 11 mai la Semaine Sainte qui, après deux tours éliminatoires qui aurait permis de virer une bonne dose de bouses inécoutables, se serait terminé par l’orgasme musical du samedi soir, dans un déluge pyrotechnique et un déferlement de points…

Au lieu de ça, on se fadera une émission qui promet d’être pénible, commentée par Stéphane Bern, autant vous dire que les audiences seront à l’image de son nom…

Et comme un malheur n’arrive jamais seul (les témoins de Jéhovah vont toujours par deux), on a appris la mort à 73 ans d’un cancer foudroyant (quelle originalité en ces temps de Binouzovirus…) de Florian Schneider, le cofondateur de Kraftwerk, ce groupe allemand de musique électronique d’avant-garde, qui cartonna dans les années 70 avec les incontournables « Autobahn », Radioactivity », « Tour de France »… Que de souvenirs…

Pour l’instant, humons le doux parfum des souvenirs, subtil mélange de poussière, de poudre de riz, de craie et de madeleines… Souvenons-nous que le 7 mai 1945, le premier acte de capitulation de l’armée allemande était signé à Reims ; que le 7 mai 1954, « Le Déserteur » de Brois Vian fait scandale en pleine débâcle de Dien Bien Phu, et se voit interdit sur les ondes et les écrans de la RTF ; que le 7 mai 1966, les Mamas and Papas publient « Monday, Monday » ; que le 7 mai 1974, Willy Brandt, chancelier allemand est contraint à la démission suite à la découverte que l’un de ses proches collaborateurs était un espion à la solde de la RDA…

Mais le 7 mai le plus important au cœur des français, c’est ce 7 mai 1977 où la France gagne pour la cinquième fois le Grand Prix du Concours Eurovision de la Chanson, grâce à Marie Myriam et « L’oiseau et l’enfant »… Marie, de jaune vêtue, battit la petite française monégasque Michèle Torr, l’enrouée luxembourgeoise Anne-Marie B., le trio de saucisses allemandes Silver Convention, toutes habillées de rose… Gros succès commercial à l’époque, la chanson de Jean-Paul Cara et Joe Gracy est désormais un classique, que Morue Myriam, dernière gagnante française de l’Eurovision en date, est heureuse de chanter une fois l’an avant le concours, quand on la sort du saloir pour l’occasion… Alors, comme cet « enfant aux yeux de lumière », gardons toujours la lueur de l’espoir dans les mirettes, en regardant passer au loin les oiseaux et en voyant comme le monde, le monde est beau… Pas évident…

mercredi 29 avril 2020

Brèves du 29 Avril 2020

« J’enfume, j’enfume soir et matin,
« J’enfume, sur mon chemin
« J’enfume, à la tévé, la radio,
« J’enfume les français, merci les rigolos… »

Loin de moi l’idée aussi sotte que grenue de vouloir imprudemment verser dans un anti-élysianisme de mauvais aloi qui pourrait confiner à une aversion au jupitérien culbuteur de vieilles couscoussières ou au matignonnesque dalmatien amateur de bifle à la Javel… Que s’éloignent de mon esprit ces pensées impures de dénigrement systématique de l’inaction gouvernementale, de Manu-bashing automatique…

Que je sois crucifié en place publique avec des pinces à tétons chauffées à blanc partout sur le corps, que l’on me trempe dans de l’huile de friture température « cramage de frites », que l’on jette les reliefs de mes attributs pensants aux gorets d’une soue infâme de Corrèze, si l’on me convainc d’avoir été ne serait-ce qu’un bref instant un vague opposant au régime en place, qui par ses effets mirifiques et ses actions quasi-miraculeuse, mène le pays sur la voie de la félicité intégrale et du développement personnel le plus achevé depuis la haute-antiquité jusqu’à mercredi en huit…

Comment arriver une seule nanoseconde à être critique, voire franchement goguenard, face un ramassis d’incapables prêts à tout mais bon à rien qui a accumulé les bourdes, les gaffes, les couacs et les cagades depuis quasiment trois ans et se pique de vouloir se mettre à multiplier les bonnes nouvelles comme l’autre crucifié multipliait les miches …

Car ce n’était ni plus ni moins que cela, la soporifique intervention du Grand Doudou, hier à l’Assemblée Nationale, clairsemée pour respecter les prescriptions sanitaires (foutaise, les dépités se la coulaient douce et prolongeaient leur week-end de sept jours). Les nouvelles Tables de la Loi, l’annonce faite à Marie, bref, la révélation urbi et orbi (manquait plus que la Mondovision pour faire bonne figure) de la vie de demain, et d’après-demain par le Premier Sinistre, qui visiblement vivait son Chemin de Croix tant il était jouasse de causer pendant une heure devant des fauteuils vide, comprenant le dur quotidien de Gad Elmaleh ou de Kev Adams…

Le Grand Doudou était aussi enjoué que Jean Lefèbvre dans l’ensemble de son œuvre théatrale, aussi prenant que Jean-Marc Ayrault sous psychotropes, aussi convaincant qu’Isabelle Adjani quand elle vous assure qu’elle n’est pas folle, bonsoir !... Bref, on aurait mis un vieil épisode de Derrick qu’on ne se serait pas endormi moins vite…

Et je tiens à préciser que Doudou a été parfaitement clair, net et précis s’agissant du plan de confinement. Ca devrait être le onze mai, mais peut-être pas, en tout cas, pas partout, pas pour tout le monde et pas tout le temps. Sauf exception ou contradiction… Bref, le déconfinement, c’est le 11 mai. Reste plus qu’à choisir la date…

Sincèrement, vous lui laisseriez le choix dans la date (sans velléité de contrepèterie, évidemment), à un type aussi convaincant qu’un démarcheur à domicile de troisième zone ?

Le Premier Ministre a fait chier tout le monde, avec un discours mou du genou, et tout bonnement interminable.

N’avez-vous jamais ressenti cette douloureuse sensation d’être soudainement tombé dans un couloir du temps et de ne pouvoir vous en libérer ? N’avez-vous jamais pensé être englué tel un moucheron sur les aiguilles d’une pendule dégoulinante comme les montres molles daliesques ? Ne vous êtes-vous jamais senti empêtré dans une inextricable situation où, comme le chantait Conchita Bautista, malheureuse candidate espagnole au Concours Eurovision 1965 « les heures paraissent des siècles, les jours l’éternité » ?

Ben le discours du Grand Doudou, c’était exactement ça, hier… Vu comme il était parti, on pouvait penser qu’il aller durer jusqu’au déconfinement…

Ah ! Ce plan de déconfinement ! On dirait la règle du jeu d’une émission de Guy Lux !

Plus la grande asperge gouvernementale avançait les principaux points du plan, plus il digressait automatiquement vers des exceptions dérogatoires aux conditions nécessaires et suffisantes pour déroger aux exclusions restrictives élargissant le cantonnement des possibilités de principe des dérogations exceptionnelles dans le cadre des particularités sous la réserve de l’exception au principe des dérogations à la règle…

Bref ! Un principe, une exception…

On peut sortir… Mais pas tout le temps, pas où on veut et pas avec qui on veut…

On peut travailler… Mais le télétravail est encore conseillé sauf si la nécessité d’une dérogation d’exception au principe particulier est rendu obligatoire…

On peut renvoyer ses gniards à l’école… Mais pas tout le temps, pas n’importe quel jour et en respectant une clé de répartition qui fait de l’industrie du parfum une science pour quadrisomiques…

On doit porter des masques… Mais ce n’est obligatoire que dans les transports en commun, sous réserve d’avoir pu en acheter, dès que les pharmacies, buralistes, quincaillers et tripiers habilités à en vendre auront reçu les stocks commandés à prix d’or en Moldo-Slovaquie Septentrionale et qui seront livrés à compter de la mi-octobre à dos d’escargot sous tranxen…

On peut se déplacer librement… Mais pas au-delà de cent kilomètres autour de chez soi, auquel cas l’attestation de déplacement qui n’est plus nécessaire redevient obligatoire…

On se déconfinera le 11 mai… Mais c’est pas complétement certain puisqu’on attend le conceptualisation du profil des départements et régions, obtenu après cristallisation des résultats au 7 mai, et qui confèrera la couleur rouge ou verte, pour savoir si on pourra autoriser tous ces principes sous toutes ces exceptions, ou si on doit encore appliquer le confinement…

En gros, on vous fait miroiter une hypothétique semi-liberté dans quinze jours, mais avec la possibilité de vous casser les dents dessus et de continuer à regarder le plafond de votre appartement…

Je vous le dis ; même Guy Lux n’y retrouverait pas ses gosses !

En un mot comme en cent, on n’a pas encore le cul sorti des ronces, et selon le degré de désobéissance inconsciente des français (imbattables sur ce terrain-là), on se prendra une seconde vague d’épidémie… Qu’importe ! On aura à cœur à ce moment-là de blâmer l’incompétence crasse et les négligences coupables de nos gouvernants… Et si Si-Bête se hasarde à causer dans le poste d’ici-là, c’est Armaggeddon sur les réseaux sociaux !

Justement, les nouveaux cafés du Commerce numériques ne se sont pas gênés pour critiquer vertement le pensum matignonnesque qui a eu au moins le mérite de faire ronfler dans les EPHAD comme au bon vieux temps des rediffusions de Rex ou de Maigret. C’est quand même ahurissant de constater que tout ce qui nous arrive est de la faute de Macron et de sa clique… Le français moyen est devenu une patate de canapé assistée à qui tout est dû gratuitement, même pas foutu de réfléchir par lui-même, mais qui évidemment détient la science infuse, et la vérité ultime lorsqu’il s’agit de donner son avis…

Je suis tout de même étonné qu’on n’ai pas pensé à reprocher à Edouard Philippe ce que, peut-être, il ne devrait pas dire…

Après l’intervention primo-ministérielle, le temps était venu des commentaires, voire des aboiements mélenchonnesques… Le Tchon était au dernier niveau de l’état d’urgence capillaire, ressemblant plus à un vieil hidalgo plus trop sémillant de la sulfateuse à purée que d’un révolutionnaire d’ultra-gauche…

Je vous éviterai les courbettes serviles de Christophe Barbier qui s’est essuyé après éjaculation précoce dans son écharpe rouge et des autres obséquieux torche-culs macronistes des chaînes d’infos, parce que pour vomir, la vision seule de Nicole Belloubet en string et guépière en pilou à trou-trous est un puissant émétique. Je citerai juste Marine Le Pen, toujours aussi mesurée dans ses propos, et qui a estimé que le confinement était un échec total. C’est vrai que dans la famille politique et Marinette, ils s’y connaissent en confinement… Pas une seule rechute relevée à Dachau, Auschwitz, Birkenau… Si c’était pas de l’efficacité, ça…

Merci à notre Premier Ministre pour cet exposé, notre Premier Ministre qui risque de gagner le nouveau surnom de Pongo, tant il ressemble à un dalmatien avec sa barbe mitée… Tant qu’il ne remue pas la queue en parlant… Vu sa haute taille, il risque de défoncer le pupitre à chaque intervention…

Et il se murmure dans les milieux autorisés que des mesures plus sévères seraient annoncées en cas de désobéissance ou de non-respect du plan de déconfinement. Le Grand Doudou aurait notamment dit que s’il voyais encore une seule personne danser sur du Dalida ou du Frédéric François, je confine jusqu’en 2022 et je diffuse du Vincent Delerm dans les rues vingt-quatre heures par jour…

Quoi qu’il en soit, il convient de se fier aux recommandations de l’OMS, qui vient de communiquer la fin du confinement de façon graduelle.

Le retour à la normale se fera dans l'ordre suivant :

1. Ceux qui regardent assidument NRJ12 et Hanouna peuvent sortir immédiatement et sans aucune protection.
2. Ceux qui ont lu le livre de Nabilla et colorié sans dépasser vont pouvoir sortir d'ici 2 jours et s’éternuer à la tronche en signe de reconnaissance et de supériorité.
3. Ceux qui écoutent Jul, lisent Marc Lévy et matent les films de BHL pourront sortir dans 3 jours, surtout s’ils toussent beaucoup.
4. Ceux qui consomment des steaks de tofu, de la bière sans alcool et du redbull, ainsi que ceux qui se branlent devant un poster d’Aymeric Caron sortiront dans 4 jours pour une orgie de côtelettes de blé.
5. Ceux qui disent "voyent", "croivent" et "vas y pas" sortiront dans 5 jours, ils seront avertis par SMS.
6. Tous les autres doivent rester confinés chez eux; le monde a besoin de vous…

Et le 29 avril 1968, l’ORTF lance une bombe à retardement en programmant quotidiennement à 20h30 une mini-série de dessin-animés avec l’inimitable voix de Claude Piéplu, « Les Shadoks », truffée d’humour noir et d’histoires absurdes… Avec en prime des maximes frappées au coin du bon sens absurde comme « s’il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème »… On dirait du Si-Bête N’Diaye…