jeudi 15 octobre 2026

Brèves du 15 Octobre 2026

 La légende veut que le phénix renaisse toujours de ses cendres… Permettez-moi de vous confier tout de go que c’est une foutaise intégrale ! J’ai longuement observé les cendres de mes clopes dans le cendrier, et à aucun moment la créature légendaire n’a daigné me faire un petit coucou au milieu des reliefs de cigarettes…

Et pourtant, question phénix, on a failli en retrouver un sur les rangs des nombreux prétendants à la magistrature suprême, dans la grande course à l’Elysée dont nos chaînes d’info continue se font des gorges chaudes depuis un petit moment.

Parmi les impétrants à la primaire socialiste, outre les habituelles plantes vertes qui faisaient de la figuration, histoire de compléter le panel et assurer le pluralisme du choix, se trouvaient deux éléphants dont on aurait finalement bien aimé qu’ils décrochent le billet pour la finale.

Bon, puisqu’il s’agissait d’une primaire à gauche, soi-disant, il fallait évidemment que le Premier Secrétaire de ce qu’il reste du Parti Socialiste soit présent. Olivier Faure aurait évidemment manqué s’il ne s’était pas présenté. Faut qu’il fasse gaffe, Faure, il est en train de se Valssiser, à essayer de décrocher un hochet à rajouter à son palmarès…

Eût-il été sélectionné pour aller se manger un râteau à la présidentielle, il aurait été intéressant de voir s’il pouvait faire pire que le dernier score socialiste, le magnifique 2,22 % de Notre Drame de Paris. Nul doute qu’il aurait ardemment essayé…

Sinon, j’aurais personnellement adoré que la Dingo du Poitou sorte victorieuse du scrutin. Ah ! Avec notre Ségolène nationale, on se serait marré, à défaut d’avoir un programme sensé. Fallait la voir, l’ex de Flamby, décocher ses remarques vipérines sur le stagiaire… Nul doute que, dans sa bravitude qu’elle a tenté d’exporter jusqu’aux pôles, la Ségo aurait ouvert tout grand son robinet à conneries.

Rien qu’à la voir après la proclamation des résultats, obligée de monter sur scène avec les autres candidats malheureux pour applaudir le grand gagnant, on comprenait qu’elle venait de se faire vermifuger à sec, tant elle faisait la gueule.

Faut la comprendre, le stagiaire a raflé la mise dès le premier tour, ne laissant que des miettes à ses challengers. 

Et permettez-moi de vous confier que je place les plus grands espoirs en Raphaël Glucksmann pour nous faire rigoler d’ici au mois de mai 2027. Mais si ! Avec son air de grand échalas emprunté, son élocution de premier communiant, son charisme de beignet tiède et sa force de conviction verbale confinant au néant le plus intégral, Raphie va faire le bonheur des chroniqueurs de tout poil.

Déjà, son élection a l’avantage de nous débarrasser de Léa Salamé au minimum jusqu’au soir du premier tour. L’insupportable présentatrice de Quelle époque a promis de se retirer de la vie publique, donc, c’est un premier point positif.

Deuxième point positif, Raphie est d’ores et déjà la cible favorite de Mélenchon, qui ne va pas lui laisser une nanoseconde de répit. Et entendre le Grand Mamamouchi de LFI dégoiser sur ses adversaires, ça ne se refuse pas…

Glucksmann promet beaucoup, et il tient déjà pas mal puisqu’à peine désigné, il s’est fait copieusement enfariner. M’est avis que Ségolène a dû emporter un paquet de Francine fluide dans son sac, au cas où…

Vous l’avez certainement remarqué, la liste des prétendants à la suite de Macron s’étire comme un jour sans pain ; il sera bientôt plus facile de faire la liste de ceux qui ne se présentent pas…

Dernière candidate déclarée en date, Natacha Polony. Vous savez, la chroniqueuse rousse acerbe qui déversait son fiel chez Ruquier à l’époque où on regardait encore la télé le samedi soir. Visiblement lassée des petits plats concoctés par son chroniqueur gastronomique de mari, Périco Légasse, elle préfère se prendre une gamelle qui sera assurément moins digestible…

Dans le marigot de nos politocards, le Grand remplaçant Jordan Bardella, et son sourire légendaire, se voit attaqué de toute part par Médiapart, qui a décongelé les dossiers chauds. Figurez-vous que Jord’âne serait antisémite, si l’on en croit les messages anciens que Médiapart a déterré… Et le moins qu’on puisse dire est que la ligne de défense adoptée par le chouchou de Marine est des plus calamiteuses.

Jordanou clame à qui veut bien l’entendre que l’on aurait piraté son compte Messenger. Ben voyons ! Pirater en 2013 une messagerie d’un type qui à l’époque était un parfait inconnu… On a connu plus retors…

Tiens, puisqu’on parle de piratage, la cyberattaque qui vient de viser plusieurs chaînes de supermarchés, en mettant en dégivrage forcé les congélateurs pour faire bouillir tout les surgelés interroge. Qui aurait intérêt à se faire décongeler à l’avance ? Mis à part Mariah Carey, pour lui permettre de brailler ses âneries de Noël avant l’heure, je ne vois pas…

Parce que ça y est ! L’offensive de Noël est lancée ! Les téléfilms de Noël, dont la parfaite imbécillité n’a d’égale que le taux de mièvrerie de leurs scénarii éculés, sont déjà l’antenne… A ce rythme-là, TF1 va nous servir les pubs pour les galettes des rois d’ici à mi-décembre…

Une qui a visiblement croqué de la galette, c’est l’ex-Garde des Sots, Raticha Dati, qui vient d’essuyer un nouvel affront. Le CSM, Conseil Supérieur de la Magistrature, a en effet émis un avis défavorable à sa réintégration dans la magistrature. Faut dire qu’avec les casseroles qu’elle a au derche, Raticha, elle ferait mieux d’ouvrir un rayon arts ménagers que de s’imaginer à nouveau magistrate. Elle ne doute de rien, visiblement.

Un autre qui a des doses de confiance démesurées en son ego surdimensionné, c’est notre Mélenchon interplanétaire. Flairant la bonne affaire médiatique, il est de toutes les manifestations lycéennes, histoire de bien faire monter la température et d’essayer de récupérer le mouvement. Sur un malentendu, ça peut peut-être marcher.

Décidément, la contestation des lycéens attire toutes les personnalités en mal d’exposition médiatique. Outre la bande de LFI, on a vu réapparaître à Saint-Denis Greta Thunberg. On la croyait perdue corps et bien sur un rafiot à destination de la Palestine, et paf ! Là voilà qui se radine devant les lycées ! Rassurez-vous, elle a toujours sa terrine de résidu de capote mononeuronale et ses convictions tranchées au hachoir…

Dans un autre domaine, je constate amèrement que notre Président a visiblement le mauvais œil chevillé au corps, ces derniers temps. Il suffit qu’on lui rende visite pour que les dix plaies d’Egypte s’abattent sur vous incontinent.

Il a suffi à Justin Trudeau de venir se faire reluire la perche à sirop d’érable pour qu’il soit obligé de démissionner. Zélinsky vient lui ravager les Pays-Bas aves ses drones radiocommandés et bim ! Trump lui décoche une nouvelle flèche en lui faisant comprendre qu’il est temps de passer la main.

Le Pape se rend en visite d’état en France, et à peine est-il rentré au Vatican qu’il annonce qu’il doit se faire opérer d’un cancer aux poumons… Même s’il m’invite à grands frais à l’Elysée, je décline l’invitation ! Je n’ai qu’un santé et j’y tiens !

Souhaitons évidemment au souverain pontife un prompt et complet rétablissement. 

Pour finir sur une note un peu plus optimiste, je vous voudrais vous toucher un mot de la grille de rentrée de Radio Gaucho. Vous connaissez la tendresse toute particulière que je voue à France Inter, et à certains de ses programmes.

Je ne sais pas si vous avez eu la curiosité auditive d’écouter certains de leurs nouveaux programmes… C’est à se défoncer les tympans avec un tisonnier chauffé à blanc, séance tenante !

Les choses se corsent dès la matinale. Nicolas Demorand ayant été relégué le weekend aux manettes d’une émission qui ne laissera probablement pas de marques indélébiles dans l’inconscient populaire, voilà la tranche du 7-9 aux mains d’une énième réincarnation de la famille Duhamel, j’ai choisi Benjamin, ses yeux bleus et son impertinence policée qui ne vous arrache au mieux que des bâillements lors de la Grande Interview.

Ils nous ont ensuite recasé Charline Vanhoenacker dans une chronique à la Pierre Bonte, « C’est loin mais c’est beau » (bravo le plagiat du mot de Jacques Chirac). Chargée d’aller ausculter la France profonde, elle a désormais toutes les peines du monde à dézinguer le pouvoir en place et à nous arracher un demi-sourire poli avec ses piques tellement de gauche qu’elle en devient une caricature.

Le massacre radiophonique ne s’arrête pas là. Les chroniques d’humour de la matinale sont dénaturées au dernier degré. Evidemment, faut toujours se fader les prises de position qui font tousser de Sophia Aram, accrochée comme une moule à son rocher, la question de David Castello-Lopes dont on se contrecogne de la réponse, le billet de Mosimann qui, mis à part sa voix grave qui fait mouiller tous les inverti de la Place des Vosges, n’a rien pour retenir l’attention, et la chronique de Jessé.

Alors là, je fais un arrêt sur image. Le culot monstre et l’impertinence inoxydable de la Jessé sont une bouffée d’air salutaire dans la matinale. Il est dommage qu’il ne pense qu’avec son zgeg et qu’il soit obligé de surjouer son personnage de folle hystérique, car le monsieur a un véritable talent et une verve inextinguible. 

Ses saillies donnent immanquablement de la tachycardie à Benjamin Duhamel et Florence Paracuellos, mais la surenchère dans le côté Cage aux Folles risque de lasser à une heure où l’on s’attend à de l’information sérieuse.

Heureusement que la Jessé sévit aussi l’après-midi, où il donne la pleine étendue de sa maestria dans l’équipe de Zoom zoom zen, dégommant avec un égal plaisir Matthieu Noël, Cyril Lacarrière et Quentin Lhui.

Je referme bien vite le robinet à cirage, car la grille d’Inter a mis à l’antenne une de ces horreurs radiophoniques qu’on n’entend qu’une fois par siècle.

Franche Culture remplace la mythique Bande Originale de Nagui sur la tranche onze heures midi et demi, et honnêtement, ça n’est pas mauvais… C’est carrément très mauvais ! Le principe de l’émission est lamentable, la présentatrice, Maïténa Biraben, peine à trouver sa place et l’on sent nettement son inexpérience de la radio, les chroniqueurs sont pitoyables et l’on se demande ce que Daniel Morin est allé faire dans cette galère (lui aussi, visiblement, d’ailleurs). Rien, ou presque, n’est sauvable dans ce ramassis de mauvaises chroniques et de séquences qui sonnent faux. 

Heureusement que Xavier Leherpeur distille son fiel vieille tapette aigrie de temps à autre, parce que sinon, ça friserait l’ennui intégral.

Où sont passées les chansons pastiches d’Oldelaf, les billets assassins de Tanguy Pastureau, les délires de Tristan Lopin ? Tout sonne faux, la complicité des intervenants est feinte… Bref, j’évite de brancher le transistor désormais, et ça me manque…

Et je me permettrai de clore cette chronique par un anniversaire en vers :

Il faut que vous le sachiez, et pas seulement dans la colle, sous peine de grumeaux
Que le 15 octobre 1917, à Vincennes était passée par les armes au petit matin
Mata Hari hétaïre réputée qu’on accusa peut-être à raison des pires mots
D’espionnage et pire encore alors qu’elle n’était, c’est certain, qu’une catin.

Le plus dramatique hélas c’est que près de soixante ans après, à l’Eurovision
Mata Hari fut une deuxième fois assassinée, musicalement cette fois
Par une norvégienne sexy dont les jurys idiots n’aimèrent pas la vision
Mata Hari, la Norvège et l’Eurovision, c’était vraiment trop en une seule fois !



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