« Brodovi,
« Bez vas, tužne su luke sve
« Bez vas, puste su rive te
« Bez vas, galebi mru… »
« Les bateaux,
« Sans vous, toues les ports sont tristes,
« Sans vous, les rivieras sont désertées,
« Sans vous, les mouettes meurent… »
C’est avec cette désuète chanson d’une gaieté folle, qui représenta la Yougoslavie au Concours Eurovision de la Chanson 1963 par la voix veloutée de Vice Vukov, que je m’embarque sur le bateau des futilités de l’actualité de ce début juillet…
Ah, les bateaux ! Dotés de jambes dans les comptines de notre enfance révolue, ces embarcations qui voguent sur les océans sans redouter les grains et les tempêtes ont su inspirer auteurs et interprètes au fil des décennies. Mais pas que.
Nos politocards ont su s’en inspirer souvent, et vous vous souviendrez avec une émotion non teintée d’une certaine ironie du frêle esquif que Rima Hassan, entres autres illuminées de la politique française et dézinguées de l’alter mondialisme international (l’hilarante Greta Thunberg pour ne pas la nommer), ont voulu armer pour aller libérer la Palestine…
Eh bien c’est encore un navire qui fait les gros titres de la presse ces derniers jours. Et plus particulièrement le yacht sur lequel des photographes mal intentionnés, évidemment à la solde du pouvoir provisoire en place, ont cru bon photographier récemment Manon Aubry, la LFIste acharnée à coiffure de caniche imprudemment toiletté par l’Association des Aveugles de France.
Evidemment, se faire gauler sur un signe extérieur de richesse quand on prêche 24/7 la taxation des super-profits, l’égalité à marche forcée et autres calembredaines attrape-gogos, ça la fout mal… Et ça la fout encore plus mal quand on dégaine une ligne de défense qui ferait ricaner le moins inspiré des cancres en mal de justification pour des devoirs non rendus…
La lécheuse de bottes du Grand Mamamouchi Mélenchon a cru bon de devoir se justifier en invoquant un yacht loué pour célébrer l’anniversaire de son papounet. Bon, vouloir faire plaisir à son paternel, cruellement exploité par le système capitaliste, ça peut faire pleurer dans les chaumières, si tant est qu’on soit un peu hypersensible et porté sur la commisération automatique.
Mais justifier une location de bateau en plein mois de juin alors que son paternel est né en janvier… Soit la famille Aubry a une curieuse façon de célébrer les anniversaires avec un décalage temporel certain, soit la petiote a une fâcheuse tendance à se foutre de notre gueule… Et je vous laisse imaginer la solution que je préfère…
En soi, Manon Aubry a rigoureusement le droit de faire ce qu’elle veut de sa vie privée, ça ne regarde personne. Elle loue un bateau pour se payer quelques jours de détente, se vider la tête (vous me direz qu’avec les discours réunis de Mélenchon et de Bompard, y’a de quoi) et se faire rôtir l’accident de coiffure qui lui tient lieu de tignasse ; no problème !
Elle aurait pu louer un pédalo à La Grande Motte pour faire le tour des marinas et balancer des tracts pour LFI, une Méhari pour un viron sur les départementales corses afin de rameuter des électeurs mononeuronaux ou un baudet pour randonner dans les Cévennes et prôner les vacances zéro émission de carbone ; ç’eût été du pareil au même. Mais ne viens pas te justifier d’une manière aussi maladroite genre « faites ce que je dis mais dites pas ce que je fais » amalgamé à « vilains journalistes qui me persécutent » ; ça t’enfonce plus qu’autre chose.
Quand on prêche l’égalité pour tous, la mise à mort du système (dont elle profite grassement, au passage), et autres joyeusetés utopiques, on essaye à minima d’adapter son train de vie à ses credo politiques.
Visiblement, Manon Aubry a été à l’école de Sandrine Rousseau, question justifications foireuses. Ah, notre déconstruite verte ! Notre passionaria du cadavre d’animal mort ! Ses déclarations à l’emporte-pièce qui feraient rougir Nadine Morano nous manquaient, je vous l’avoue.
Jamais en manque d’une annonce destinée à faire le buzz, notre Sardine Ruisseau nationale a balancé qu’il ne fallait surtout pas voter pour la candidate écologiste Marine Tondelier à la prochaine présidentielle, histoire de rajouter une bonne rasade d’huile bouillante dans le creuset déjà hautement explosif du pléthore de candidats déclarés, sous-entendus, putatifs ou grand-guignolesques à gauche.
D’autant plus que désormais, nous connaissons les dates auxquelles il nous est recommandé d’aller urner dans l’isoloir pour élire le prochain Président de la République. Les 18 avril et 2 mai 2027.
Rassurez-vous, l’imprimerie française ne sera pas en déficit l’année prochaine, puisque Dominique de Villepin, Bruno Retailleau, David Lisnard, Édouard Philippe ou encore Jean-Luc Mélenchon sont d’ores et déjà candidats aux suffrages des français. Ainsi que la quasi-totalité de la gauche, bien entendu…
Sitôt connues, les dates ont suscité à droite des commentaires acides, notamment de la part de Retailleau qui n’est pas satisfait par ce choix, évidemment. Dans le genre empêcheur de tourner en rond, on n’a guère fait mieux depuis Bayrou…
Au RN, on s’abstient de toute remarque pour le moment, vu que ça serre les fesses façon constipation opiniâtre chronique et que ça prie Sainte Rita, sainte patronne des causes perdues à s’en faire péter les rotules sur le prie-dieu, en attendant le délibéré dans l’affaire Marine Le Pen. Cette dernière a déclaré n’avoir pas peur de la décision à venir, autre version du « J’ai confiance en la Justice de mon pays », qui signifie en français courant « je vais me prendre une rouste mémorable mais je peux pas vous le dire ».
Surtout qu’en cas d’inéligibilité confirmée, va falloir pousser au cul la candidature de Jordanou. Et là, je leur souhaite bien du plaisir... Lui, le candidat soi-disant anti-système qui s’affiche avec l’une des meilleures représentantes d’un système à bout de souffle…
N’oubliez pas que Marie-Caroline de Cognac des Trois-Sardaignes , jet-setteuse confirmée, est apparentée au prétendant à la couronne de France. Mais bon, si Jordanou de Monaco a trouvé l’âme sœur, on serait bien mal intentionné de lui refuser cette félicité sentimentale… Surtout que s’afficher avec un mec, ça la foutrait mal dans leur électorat…
A droite aussi, on fourbit déjà les scuds dont vont se repaître les gazettes au fur et à mesure que les échéances électorales vont se rapprocher. Laurent Wauquiez, dont je m’étonne encore qu’il ne se soit pas déclaré candidat, vu le nombre d’inutiles déjà en lice, fusille la candidature de Retailleau en tendant la main à Edouard Philippe.
Sacré Wauquiez, dès qu’il sent l’odeur du pouvoir ou le parfum d’un maroquin, il vendrait père et mère…
C’est qu’on en viendrait presque à oublier les autres futilités de l’actualité ! Le séisme meurtrier au Venezuela peine à faire les gros titres, c’est loin, vous comprenez et puis Nicolas Maduro était bien au chaud en prison en Amérique, alors…
Pas plus d’alerte info pour Isabelle Adjani, condamnée en appel à dix mois de prison avec sursis pour fraude fiscale aggravée, une peine moindre, et qui a d’ores et déjà annoncé se pourvoir en cassation. M’est avis que la diva, encore plus jeune qu’à ses débuts en 1973, croit que plus on monte dans le système judiciaire français, plus on peut réduire ses peines. Faudra lui expliquer que ça peut marcher avec ses rides, pas avec ses condamnations…
Si vous vous intéressez à l’art, il ne vous sera pas indifférent d’apprendre la découverte d’un nouveau bronze de Camille Claudel, qui sera bientôt mis aux enchères à Paris. Bah, je coule des bronzes quasiment tous les jours, et c’est pas pour autant que je vais déranger Sotheby’s à chaque fois que je tire la chasse, merde…
Si vous êtes d’ardents supporters de nos foutebaleurs hexagonaux, il ne vous aura pas échappé qu’ils ont démonté façon Ikéa les suédois lors des seizièmes de finale de la Coupe du Monde. Et qu’ils affronteront le tombeur de l’Allemagne, le Paraguay, samedi prochain. Souhaitons-leur bonne chance, d’autant plus que pour une fois, nos bleus ne jouent pas les divas… Ça change !
Saluons enfin la mémoire de Victor Willis, décédé avant-hier à l’âge de 74 ans. Son nom ne vous évoquera probablement pas grand-chose, mais lorsque je vous aurai confié qu’il était le leader du groupe disco Village People, les souvenirs vont affluer. Eh oui, c’était l’agent de police (puis l’officier de marine) qui vous avait fait vous déhancher au son des immarcescibles « YMCA », « In the navy », et autre « Go west ». Et contrairement à ce que l’on pouvait penser, Victor Willis n’était pas gay ; comme quoi, les apparences…
Et le 2 juillet 1928 naissait à Nieppe Jacqueline Enté, renommée par son Loulou de mari Line Renaud, la plus indestructible modèle de la marque, capable de descendre l’escalier à Las Vegas sans ascenseur pendant des lustres et plusieurs candélabres. Femme de tête, à l’inoxydable bonne humeur malgré les coups durs et les imitations vachardes, increvable monstre sacré de la chanson française, véritable réincarnation de Highlander, Line a quoi qu’on en dise crée quelques standards de la variété moderne : « Ma cabane au Canada » (que Manu chante quand il se fait tronçonner le sirop d’érable par Justin Trudeau avec ce texte : « Mon voyage au Canada, Pour vidanger mes Pays-Bas, Il n’y a que toi qui m’fait ça comme ça »…), « Mademoiselle from Armentières » (sponsorisé par Assimil), « Le chien dans la vitrine » (un hymne pour tout ceux qui aiment à remuer la queue frénétiquement) ou encore « Bye bye », une chanson qu’on espère lui chanter le plus tard possible…
jeudi 2 juillet 2026
Brèves du 02 Juillet 2026
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