jeudi 13 octobre 2022

Brèves du 13 Octobre 2022

« As-tu saisi mon pote,

« Notre envie de révolte

« J’ai envie de crier

« Zut, flûte, crotte… Chié ! »…

 

Je ne me permettrai pas l’outrecuidance d’inaugurer une nouvelle saison de chroniques (la onzième… Diantre, on ne rajeunit pas !) en vitupérant des insanités grossières ou des vulgarités plébéiennes… Toutefois, je suis contraint d’être acculé de constater que les choses partent à vau-l’eau avec une vitesse quasi-intergalactique…

 

J’aurais bien voulu vous proposer une nouvelle saison chroniquière d’une haute tenue culturelle, genre Télérama en plus intellectuel, émaillée de bons mots spirituels, d’échanges de très haute volée intellectuelle…

 

Hélas ! J’habite en France, en octobre 2022, et à moins d’imiter les méthodes soviétiques de la grande époque brejnévienne, je dois plonger sans plus attendre dans la fange malodorante du marigot de l’actualité.

 

Jadis, les hommes politiques savaient manier la même langue de bois qu’actuellement, mais en ayant recours à un vocabulaire soutenu, et des formules classieuses… Aujourd’hui, les élus de l’Assemblée Nationale invitent tout de go à « manger vos morts » avec une classe et une distinction qui confinent au fin fond du ruisseau de l’indignité nationale…

 

Bon, Danièle Obono a la grâce naturelle d’une haltérophile lesbienne est-allemande et le vocabulaire d’une Aya nakamura lobotomisée, mais tout de même ! Sans vouloir être prout-prout-Marie-Chantal à serre-tête et pincée du fion, la décence réclame un palier minimum… Réécoutez le discours de Madame Simone Veil à l’Assemblée en 1974, Madame Obono, et vous pourriez recevoir une leçon de classe… Enfin, si vous avez terminé vos macchabées…

 

Amis lecteurs, si vous souhaitez déjeuner de vos défunts, à la cocotte, en salade ou en gratin demandez donc une recette à la plus gratinée des politocards actuels, Sandrine Rousseau, la spécialiste incontestée de l’entrecôte virile au barbecue patriarcal oppressif. Vous ne serez pas déçus, tant la miss joue au coup d’éclat permanent. L’amère supérieure est une vraie femme fontaine, tant elle possède une facilité déconcertante à déverses des kilolitres de conneries chimiquement pures en un temps record.

 

Après avoir fait la fête aux hommes déconstruites, et un sort aux saucisses patriarcales au barbecue, Sandrine prépare une broche maousse pour le Garde des Sceaux.

 

Éric Dupond-Moretti se trouve en effet en plein numéro de sceaux périlleux depuis qu’il sait qu’il devra comparaitre pour conflit d’intérêts devant la Cour de Justice de la République. Tout de même, un Grade d’Esso devant la Cour de Justice de la République !

 

Et alors ! me répondrait Riri avec son sourire légendaire et sa bonhomie habituelle, le ministre de la Santé n’est jamais malade ?

 

Quoi qu’il en soit, le Président de la République risque de ne pas se remettre de ces quintes gouvernementales, tant l’aéropage de ministres de Macron II ressemble de plus en plus à un listing d’une audience de tribunal correctionnel.

 

Dernier distingué pour ses démêlées avec la Justice, le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, récemment mis en examen, et qui, comme son nom l’indique, a été fait chocolat.

 

Visiblement séduit au-delà du raisonnable par la trogne de psychorigide rabougri congénital ayant pris son vermifuge d’Alexis, notre Manu élyséen aurait déclaré in petto « Le premier qui s’en prend à Alexis, je lui en kohler une ». Avec tes petites mimines ? Ouh, qu’il est violent !

 

Pas autant que les deux perruches balkaniques qui jouent à la guéguerre pour savoir qui aura la plus grosse… Ils sont véritablement pénibles, Vlad et Volod, non ? Et que je te perce le gazoduc pour transformer l’Atlantique en jacuzzi géant… Et que je te flingue ton joli pont avec des moyens de fortune qu’on croirait sorti d’un grimoire de remèdes de grand-mère… Mais qui va oser siffler la fin de la récré ?

 

Ces relents de guerre froide font les affaires du gouvernement qui passe les Borne, lequel recommande de baisser le chauffage pour faire des économies d’énergie. Après le Covid-19, le « Chofaja-19 », nouvelle marotte de Manu et Babeth de Matignon. Retour en arrière plein pot avec les économies d’énergie qui fleurent bon les années 70 où l’on avait pas de pétrole, mais des idées…

 

Et en prime, le Sinistre de nos Sous qui s’affiche avec un col roulé en cachemire de yak nain à trois mille boules la manche. Ce qui lui va parfaitement, soit dit en passant. Avec sa trombine de gland, on dirait une vraie tête de nœud…

 

Il faut faire des économies d’énergie, on vous le répète avec l’horripilante insistance de la défunte horloge parlante, sinon ce seront les vilaines coupures d’électricité cet hiver… Sauf pour celles et ceux qui ont refusé l’installation de Linky, le compteur mouchard, EDF n’ayant en effet aucun moyen de couper le jus… Et pour encourage les éconocroques de jus cet hiver, on va modifier les traditions : « Petit Papa Noël » sera remplacé par « Débranche tout »…

 

Si on doit pédaler pour avoir du jus (c’est Beaugrand qui doit être content de cet état de fait), qu’on nous laisse par pitié notre essence à près de 2,00 € le litre ! Laissez-nous hypothéquer nos reins pour faire le plein, ça nous fait tellement plaisir de nous la faire mettre au plus profond… Sans vaseline, évidemment, vue qu’il s’agit d’un distillat du pétrole, on n’a pas envie de se ruiner pour se faire enculer…

 

Pour le moment, c’est plutôt mal barré, au vu des pénuries qui se multiplient, grâce aux initiatives toujours heureuse de la CGT, toujours prompte à emmerder la majorité du fait des agissements d’une minorité, menée par un Martinez qui ressemble de plus en plus à un gestapiste en retraite. Qu’importe, j’ai prévu de passer le weekend dans une station des Pyrénées. Mais j’hésite encore… Station Total, ou Agip ?

 

Le doute m’habite… Et comme l’on cause des amuse-bouche des Pays-Bas, un mot de l’événement annuel où les amuse-bouche précités sont suractivés, le Concours Eurovision de la Chanson. Le jamborée paneuropéen de la canzonetta moisie se déroulera en 2023 à Liverpool ; faute pour l’Ukraine de pouvoir organiser dignement le bouzin.

 

Evidemment, dès l’annonce de la ville hôte, les prix des chambres d’hôtels ont grimpé de manière exponentielle, et il faudra compter en moyenne un rein et un demi-poumon pour une semaine d’hébergement correct. Bon, l’avantage est que la BBC connait la chose dans les coins et livrera un show techniquement parfait. Espérons juste qu’on ne nous fourguera pas des animateurs tarte et insignifiants, genre Jamala… Et si on décongelait Katie Boyle ?

 

Une qui ferait mieux de se faire congeler dare-dare, c’est Madonna, dont les liftings à répétition deviennent positivement effrayants, hésitant entre une mutation mal contrôlée d’une monstroplante et la réincarnation loupée d’un zombie de Marylin Manson. Bref, un Halloween permanent sur les comptes de réseaux sociaux d’une mégastar qui désormais ose tous les extrêmes pour survivre médiatiquement, vu qu’elle n’a plus pondu un disque potable depuis près de vingt ans. C’est d’un pathétique…

 

Et pour en finir, voici quelques nouvelles de notre carnet noir, sponsorisé par les Enterreurs Réunis et le Léon Zitrone Fan Club…

 

On dira au-revoir à Ann-Christine Nystrom, ancienne candidate finlandaise à l’Eurovision 1966 avec « Play boy » et une choucroute de vingt-cinq centimètres de haut…

 

Et on saluera également la mémoire d’Angela Lansbury, décédée à cinq jours de ses 97 ans. Artiste réputée à la carrière longue et prolifique, Angela Lansbury est surtout connue des téléspectateurs français pour son rôle d’écrivain enquêteur dans « Arabesque », la série qui, avec Derrick, a fait ronfler un nombre incalculable de personnes les après-midi pluvieux…

 

Et le 13 octobre 1934 naissait à La Canée, en Crète, la plus célèbre paire de lunettes de la variété internationale, Nana Mouskouri. Réputée pour sa voix claire et ses refrains entraînants, on oublie souvent qu’elle fut la candidate luxembourgeoise au Concours Eurovision 1963 avec un titre assez moyen, « A force de prier ». A force de prier, on devrait ptet voir le bout du tunnel du merdier… Alors, à genoux ! 

 


 

jeudi 8 septembre 2022

Brèves du 08 Septembre 2022

Babeth s’en va t’en terre…

Elle faisait partie de notre décor, de ces choses qu’on trouve déjà installées à notre arrivée, qu’on s’imagine éternelles, indéboulonnables, et qu’on intègre dans notre inconscient collectif…

Elle était de cette génération qui a tout connu, qui a vu s’emballer la marche de l’Histoire et qui connaît plus que toute autre le véritable prix du bonheur et de certaines situations qui nous paraissent sottement définitivement acquises…

Elle incarnait plus que tout autre la stabilité, la pérennité absolue, tout en étant à la tête d’un empire sur lequel le soleil ne se couchait jamais et sur lequel elle ne pouvait pas politiquement peser.

Indémodable, bien que ses toilettes ressemblaient depuis des lustres et quelques candélabres à la vitrine d’une pâtisserie tenue par un mitron fou, hésitant entre la meringue citronnée, l’entremets caramel et le bavarois à la fraise pas mûre…

Intemporelle tant son règne a été long ; on a peine à s’imaginer qu’elle fut intronisée à une époque où la télévision était encore mineure, où les médias modernes n’existaient pas, et où le confort moderne était pour la plupart un luxe encore difficilement accessible…

La Reine est morte, vive le Roi !

Ces mots paraissent bien improbables, tant elle nous habituât à une permanence temporelle qui renvoie la majorité de nos dirigeants actuels et passés à leurs études. Et pourtant.

Elisabeth II n’est plus. Le monde est veuf, d’une certaine manière. Veuf d’une souveraine qui, à force d’être démodée était terriblement actuelle, régnant avec une efficacité et une sobriété rare.

Oh, bien évidemment, on pourra lui reprocher de la froideur et une distance qui lui furent préjudiciables par moments, mais les britanniques, et au-delà, tous les membres du Commonwealth, lui étaient attachés.

Les anglais n’ont Balmoral, ce soir ; et leur peine est logique. Exit la Reine d’Angleterre, voici venir la Peine d’Angleterre.

Messieurs les Anglais, tirez les premiers, ce soir, vous avez la priorité…

Evidemment, on sentait que la nouvelle devait un jour ou l’autre arriver… Le décès du Prince Philip l’avait affecté, et l’on voyait qu’à l’occasion des fêtes de ses soixante-dix ans de règne, elle n’était déjà plus véritablement là…

Tout de même, plus de sept décennies sur le trône, c’était une constipation opiniâtre que même la nourriture anglaise ne pouvait décemment expliquer…

Une ère s’achève aujourd’hui. Loin de moi les grands mots et les phrases toutes faites, mais Elisabeth II force le respect. Tout simplement.

Et son fils, le désormais Roi Charles III, a une tâche ardue qui s’offre à lui. Imaginez un peu… Pendant soixante-treize ans à glandouiller entre parties de polo, soirées mondaines et cocktails onéreux, culbutage de divorcées et une roturière qui finit par s’emplafonner dans un tunnel parisien… Et puis là, paf ! un boulot en CDI à pourvoir immédiatement, sans préparation ni période d’essai. Comme quoi, les chômeurs ne doivent jamais désespérer…

J’en connais qui, en France, auraient déposé un préavis de grève pour moins que ça ! Mais que font les syndicats ?

Ce que l’on sait, c’est ce que font les chroniqueurs royaux chez nous… Ils écument tous les plateaux télé et studios de radio, portant à qui veut bien l’entendre leurs louanges faux-culs pour la Queen qui ne couine plus.

Le plus célèbre d’entre eux, Stéphane Bern, ne touche plus terre, pensez donc ! A la fois ravi de nous faire admirer sous toutes les coutures son brushing et désespéré de perdre son principal fond de commerce… Oui, ce soir, Stéphane est en Berne… Comprenez-le, il n’a pas une seule robe de deuil potable et il en a marre d’être en foncé…

Et je n’évoque même pas Jack Lang, qui vient faire admirer aux caméras son visage qu’on dirait essoré à grande vitesse mais pas repassé et sa teinture acajou métallique qui rend fou de rage François Hollande…

J’imagine que déjà, Jean-Vincent Placé et Manuel Valls saturent la boite vocale de Buckingham Palace en demandant si par hasard, une place ne viendrait pas de se libérer… « Heu… hello… Aille lissen date euh Kingue job woude bi fri ? »…

J’entends déjà Ségolène Royal rendre hommage à l’impressionnante discographie de la Queen, saluant des morceaux immarcescibles comme « Will will rock you » ou « Bohemian Rhapsody »…

Je remarque aussi la chance de cocue qu’a eu la nouvelle Première Ministre britannique, Liz Truss, de rencontrer la souveraine en début de semaine… A la limite de se demander si elle ne porterait pas un peu la poisse, la miss…

J’entends aussi Paddington réprimer à grande peine un sanglot, s’unissant aux corgis royaux…

Je visualise déjà le tweet de Sandrine Rousseau s’étranglant de la place venant de se libérer et déjà honteusement trustée par un mâle dominant, symbole de l’oppression masculine toute entière dévouée au barbecue triomphant…

J’entends d’ores et déjà Jean-Luc Mélenchon s’indigner de ne pas avoir été élu, braillant que la Reine d’Angleterre, c’est moi…

J’entends encore Michel Drucker, Neunœil de Montretout et Line Renaud rigoler sous cape en se disant qu’ils restent encore en course… La régate est serrée…

J’entends surtout cette peine immense, intérieure, émanant de toutes ces personnes pour qui Elisabeth II était en quelque sorte leur grand-mère commune, une granny au destin incroyable, la mémoire de l’histoire mondiale du vingtième siècle, déboussolés par sa disparition tant ils la pensaient enracinée à Windsor. Toutes ces personnes qui se sentent un peu en deuil ce soir, et qui s’interrogent sur le devenir du Royaume-Uni après elle…

Goodbye, Ma’am…



vendredi 12 août 2022

Brèves du 12 Août 2022

« Partir, partir

« On a toujours

« Un bateau dans le cœur

« Un avion qui s'envole

« Pour ailleurs

« Mais on n'est pas à l'heure… »

 

Ah ! les trémolos caprins de notre Julien Clerc national ! On a beau s’en gausser avec des ricanements d’hyène hystérique qui ressemblent à s’y méprendre à Beaugrand au moment de l’orgasme ou des gloussements de dinde cuvée Miss France, ces bêlements chantés sont toujours plus agréables à l’oreille que les beuglements bovins d’une Lara Fabian en version mégaphone ou les couinements de sconse en chaleur de Christophe Maé…

 

Quoi qu’il en soit, cette appétence à partir est d’autant plus développée que la proximité des congés se fait douloureusement sentir… Et il faut bien se l’avouer, ce n’est plus une proximité mais carrément un encastrement version crash-test 38-tonnes contre Mini Austin dans la France du mois d’août…

 

La France du mois d’août, c’est plus que jamais la France des vacances malgré les porte-monnaie de plus en plus désespérément vides, à l’instar des nappes phréatiques, des bouchons (qui se forment sur les routes et qui sautent dans les apéros), des mémères en maillot de bain à fleurs fluo qui s’aspergent de Monoï et empestent à deux lieues à la ronde la fleur de tiaré périmée, des pépères en tongs et marcel qui schlinguent l’huile rance, le tabac froid et le slip pas frais ; c’est le royaume de la farniente avec quatre grammes dans chaque œil, l’empire du « j’en fous pas une rame », le domaine des congés payés qui viennent se cultiver le mélanome à la Grande-Motte et des rafraichissements à gogo…

 

Et le rafraichissement d’aujourd’hui viendra d’un groupe bien oublié aujourd’hui mais qui en 1982 a fait danser les mémères adipeuses, les marcels franchouillards, les boutonneux aux slips volcaniquement actifs et les pisseuses à culotte mouillée et tampon OB gorgé : le groupe Elégance, et leur unique titre de gloire « Vacances, j’oublie tout »…

 

Et aujourd’hui, ça s’applique tout particulièrement… C’est en effet la dernière chronique avant une interruption aussi estivale que méritée, motivée par une énergie assez proche du bulot cuit abandonné sur un plateau de fruits de mer à côté de la mayonnaise tiédasse, une inspiration en baisse qu’on dirait la côte de popularité de Macron au meilleur de son quinquennat, et un besoin de déconnecter tant le moral est survolté qu’on pourrait faire péter la centrale EDF en rejouant les Claude François sur un air de « J’ai mis les doigts dans la prise et la coiffure de Desireless »…

 

Bref ! J’ai besoin de vacances pour recharger les batteries… Rassurez-vous, je reviendrai vous voir requinqué et toujours plein de conneries que je déverserai avec un malin plaisir, avec l’aide précieuse des futilités de l’actualité…

 

Mais pour l’instant… Stop !

 

« Stop, ja, stop, ja, stop, mens legen er go'… »

 

« Stop, oui, stop, oui stop, pendant que tout va bien… »

 

Cette ritournelle antédiluvienne déjà génératrice d’odeurs de naphtaline en 1966 lorsqu’elle fut présentée sous les couleurs danoises au Grand Prix Eurovision de la Chanson, je me la coltine dans les pavillons auditifs depuis ce matin, lorsque l’affreux mécanisme sonneur qui me tient lieu de radioréveil s’entêta à me tirer des bras de Morphée dans lesquels je m’étais voluptueusement lové et que je ne souhaitais quitter pour rien au monde.

 

Stop, oui, stop, nous susurrait Ulla Pia avec sa bouille de paysanne berrichonne pas trop dégourdie et sa choucroute surlaquée d’un mètre de hauteur en guise de coiffure. Et c’est un conseil que je serais des plus avisés de suivre.

 

Stop, pendant que tout va bien… Ou, dans tous les cas, pendant que tout ne va pas trop mal, et que le niveau des gugusseries chronicales n’a pas encore irrémédiablement atteint le dernier niveau du trente-sixième sous-sol de la platitude et du verbiage illisible.

 

Stop, je ferais mieux de dire stop avant que de vous infliger la chronique de trop, celle qui vous filera définitivement le cœur au bord des lèvres à force d’entêtement borné dans le banal, les cucuteries convenues et les poncifs antédiluviens.

 

Stop, je ferais mieux de dire stop avant de consumer mes dernières onces de crédibilité chronicale à vos yeux…

 

Stop, je ferais mieux de dire stop parce que là, je sens que j’atteins l’ultime sous-sol de la fatigue et que quelques jours d’arrêt ne feront que du bien à toutes et tous !

 

Et ce n’est pas la peine d’en rajouter, comme disait Maxwell, donc, pour éviter le principe des vases communicants, trop-plein d’un côté et pénurie de l’autre.

 

Vite, vite, vite ! Une route vers les congés, vers le repos, vers la détente, vers le vidage de cervelet de toutes les mesquineries, les coups de pute des confrères, les clients cas soc’ puants et débiles, les DàM (célèbres dossiers à merde) qui vous font douter de votre profession de foi professionnelle, les urgences pourraves qu’il faut traiter en ultra-priorité parce que la date-limite-de-recours-est-avant-hier-et-que-ce-connard-de-client-à-l’AJ-s’en-aperçoit-maintenant-et-qu’il-a-téléphoné-douze-fois-depuis-hier…

 

Interrompons ces bavasseries quotidiennes dont je pollue à intervalles plus ou moins réguliers, avec la ponctualité quasi-suisse d’une tocante de Prisunic après une rencontre avec un marteau-pilon, vos murs et vos boites mails, prenons de la distance de la chose fesse-de-bouquienne, mettons les emmerdements sous cloche hermétique, les fâcheux sous containers scellés à destination des antipodes par courrier lent et port dû, le cortex au point-mort et les doigts de pied en éventail !

 

Voici donc le moment de vous dire au-revoir pour quelques jours, le temps de piquer, je l’espère, des roupillons d’anthologie, de retrouver un rythme de vie quasiment normal, de se ressourcer en famille au calme, au frais, et loin de tout ce merdier sanitaire et médiatico-géopolitique qui fait de plus en plus peur…

 

Et le 12 août 1981, IBM présentait lors d’une conférence de presse l’IBM-PC, un ordinateur personnel dont l’architecture ouverte allait en faire l’ancêtre de tous le compatibles PC. Cette bécane comportait un microprocesseur Intel 8088 cadencé à 4,77 MHz et une mémoire vive de 16 ko pouvant être portée à 256 ko, disposait, selon les modèles, d'aucun, d'un ou deux lecteurs de disquettes 5 pouces 1/4 de 160 ko simple face, 320 ko double-face, 512 ko double-face double densité, avait 5 ports ISA, bus 8 bits pour carte d'extension comme la carte d'extension mémoire, carte vidéo CGA. Enfin, il était équipé d'un interpréteur du langage BASIC Microsoft en mémoire morte et pouvait gérer une unité de cassette externe. Ou comment prendre congé de la préhistoire informatique…

 

Aussi prendrais-je également congé en vous souhaitant de glisser goulument dans la grâce des vacances, ces moments aériens et en apesanteur de liberté, de tranquillité, de bonheur… Excellentes vacances à toutes et tous, à très vite de vous revoir et relire, big smacks bien baveux à qui en fait la demande et surtout… carpe diem !