lundi 3 janvier 2022

Brèves du 03 Janvier 2022

Comme j’aimerais retrouver un jour sur des ondes qui ne sont plus ni courtes ni longues mais uniquement de fréquence modulée, les glorieuses pages de la réclame parlée, ces saynètes souvent jouées en direct par les animateurs pour des produits dont l’absolue inutilité devait être rendue positivement indispensable aux ménagères de moins de cinquante ans !

 

Réentendre le cousin Bibi vanter sur Europe n° 1 les mérites de la Végétaline pour des frites si peu grasses qu’on pourrait presque en manger par plaisir ; écouter à nouveau les publicités pour la Boldoflorine, les yaourts de la Roche aux Fées…

 

Et comme j’aimerai vous en faire une… « Pour mes chroniques, je ne passe rien à la casserole sans utiliser des larges rasades d’huile de tournesol Fruidor ! Ainsi, grâce à l’incomparable légèreté de l’huile Fruidor, mes chroniques sont légères, légères, légères… »

 

Question crédibilité, c’est du même niveau qu’un condidat à la députation (c’est très correct, même si les dépités sont souvent des fils de pute) qui vous promet une baisse proprement historique des impôts de sa circonscription, une remise gracieuse de la taxe d’ordures ménagères sur cinq ans et une caisse de champagne millésimée… Question légèreté, c’est à peu près la même chose que les Peters Sisters et les Weather Girls réunies en tutu sur un câble blindé entre les tours de Notre Drame de Paris (a.k.a. Anne Hidalgo)…

 

Donnez-moi des ailes, des ballons, un cric, un palan, que sais-je encore ! Soufflez-moi dans la chronique pour faire lever sa pâte, suractivez sa levure et son levain pour faire revivre le célèbre « Vahiné, c’est gonflé » !

 

J’en ai ras-la-casquette de ces magmas informes façon galettes chaudes à la M'âme Lisa Douglas des Arpents Verts qui vous plombent l’esprit comme un couscous de porc caramélisé aux ignames frits dans la graisse de phoque !

 

Je veux de la chronique légère comme de la pâte à choux sur des rivières de chantilly mousseuse, qui vous humectent harmonieusement le larynx d’une ambroisie nectariale quasi-olympienne et déclenchent incontinent un orgasme irrépressible du cervelet, de l’hypothalamus et du tegmentum mésencéphalique.

 

Je réclame irréfragablement de la conversation virevoltante, piquante et pimentée avec M'âme Jeanssen, Guy-Louis ou Marie-B. ; j’ai le besoin incoercible de babillages en alexandrins, truffés d’acrostiches en vers parfaits sans hiatus, avec césure à l’hémistiche !

 

Et pourtant, je le sais, les chroniques, c’est comme le livre sacré musulman : un coup bon, un coup pas bon ; un coup on accroche, un coup on décroche… Le Coran alternatif, quoi…

 

Des réparties qui sentent souvent le rance, comme la blouse en rhovyl mercerisé de M'âme Jeanssen après une séance dans un pressing surchauffé, des horreurs trop grosses comme le contenu du moulebite de Tom Daley quand il a des raideurs dans le manche, des bêtises aussi vides que la boîte crânienne de nos connasses en short, et des saillies aussi canines qu’un Zemmour en campagne.

 

Des chroniques qui ne seraient rien sans les inévitables commentaires, constituant la pierre angulaire, la clé de voûte, le grain de sable qui dérèglerait tout le sablier et distillés par un auditoire parfois pléthorique, parfois confidentiel, mais en toutes circonstances présent pour pointer ce qui le fait bidonner, l’indispose, le barbe, le rase, ou l’horripile.

 

Ce qui l’horripile, ce sont ces imperfections coupables et souvent réitérées, mais qu’importe, en vérité ; la perfection n’est pas de ce monde, et jamais je n’ai prétendu venir d’ailleurs. J’écris, je compose, je pisse la copie avec quelques fois des redites mais avec la féroce envie de continuer, encore et toujours, à dire ma révolte, à faire entendre mon indignation, à partager mes peines et mes joies, à railler l’actualité sévère, grave ou gâtifiante.

 

Et Dieu sait que cette année 2022 qui débute sera à n’en point douter chargée en actualité pré-présidentielle, Covid-19-esque et pipolesque avec son lot de mariages, séparations et décès (comme la mort du second jumeau Bogdanoff, qui sera lui aussi enterré à Menton). Bref, de quoi mettre des mots sur les maux…

 

Les mots, ma seule véritable drogue dure qui dure à la dure, les mots qui savent être joyeux, incisifs, coupants voire blessants mais qu’on jouit à employer quotidiennement, qu’on en ait à sa disposition dix mille deux millions ou juste deux cents…

 

Alors, tant pis ! Mille fois plutôt qu’une je continuerai à coucher sur le papier numérique par ma plume de clavier les mots, les phrases, les paragraphes qui me font du bien. Cette année encore, je vous donnerai rendez-vous le plus régulièrement possible pour ces brèves de presque, ces chroniques de presque rien sur presque tout.

 

Et comme ça, ça sera fait et l’on aura pas à y revenir, merci à toi, toi, et puis toi aussi, même que j’en ai limite pas envie à cause de tes commentaires vilains-pas gentils… C’est parfois avec des volées d’orties fraîches qu’on avance en chantant plus fort, plus juste et plus intelligemment…

 

Et pour l’anniversaire du jour, on le fêtera certainement en discothèque, qu’elles soient ouvertes ou fermées, puisque c’est le 03 janvier 1966 que naissait Christophe Castaner, spécialiste de ces lieux et ancien ministre de l’Intérieur sous Edouard Philippe. Le rugbyman bas de plafond dont les origines de cacou marseillais rejaillissent dès qu’il s’exprimait, lisant ses notes en suivant avec le doigt et mal à l’aise dans son costard mal taillé qu’il a loué pour l’occasion… Puisse-t-on souhaiter que vous fassiez différemment, à la lecture de ces nouvelles bafouilles dans leur cru 2022…


 

jeudi 23 décembre 2021

Brèves du 23 Décembre 2021

 Ah, chers amis, fidèles lecteurs, inconsciente et innocente audience avide de mes élucubrations chroniquières, comme j’aurais aimé vous interpréter une jolie berceuse pour vous accompagner vers la belle nuit de Noël où toutes les grosses cloches sonnent… Seulement… Ce n’est évidemment pas l’envie qui m’en manque, malgré une énergie proche de l’amibe anémiée qui me donne furieusement une appétence plus qu’exacerbée de vacances… Mais le contexte hexagonal actuel et le moral moyen du français du même nom ne donnent pas forcément envie de faire la fête, de rigoler, de festoyer, d’entonner des refrains joyeux…

 

Certes, je sais que les fêtes de fin d’année s’annoncent à grands renforts de pubs spécialisées, de rediffusions télévisées douteuses et de téléfilms mièvres, mais aussi avec leur cortège de cadeaux, de repas en famille ou solitaires, d’indigestions, de doigts martyrisés par le couteau à huîtres, d’oncles bourrés comme un coing qui dansent la macarena à moitié à poil sur la table basse du salon avant de se casser la gueule comme des étrons frais sur une tante qui n’en demandait pas tant, de cadeaux splendides coûtant une blinde et demie qui finiront dès le lendemain en achat immédiat sur ebay au dixième de leur prix, et de bougies senteur épices indiens-sardine marinée de Reykjavik qui filent le feu au sapin…

 

Je sais que vous attendez avec une anxiété non feinte les quatre-vingt-huit bêtisiers de fin d’année où l’on vous rediffusera encore et encore, jusqu’à la nausée intégrale, Denise Fabre qui se dévisse le dentier, Nancy Reagan qui se prend une gamelle, et Gainsbourg qui invite Whitney Houston à se faire rectifier le tuyau d’échappement…

 

Vous piaffiez d’impatience dans la tante… pardon, dans l’attente des sempiternels téléfilms de Noël, des éternelles rediffusions de la trilogie des Sissi et du guimauvesque Mayerling, et des films cuculapralinesques qu’on regarde en comatant la bave aux lèvres et la boite de chocolats à la main, lové sous la couverture polaire alors que des flocons de neige s’accrochent aux carreaux…

 

Eh bien non ! Le ravissement de ces moments magiques, ce sentiment indéfinissable au moment de mettre le petit Jésus dans la crèche, au sens premier du terme, bien entendu, cette torpeur bienfaisante qui vous envahit en regardant la Messe de Minuit en mondovision depuis Saint Pierre de Rome, ça n’est pas pour tout de suite !

 

Tout d’abord parce que ce serait pêcher que de vous balancer tout ça dans la figure comme un gougnafier que je ne suis pas, enfin, j’espère, et ensuite parce que nous ne sommes que le 23 décembre…

 

Et là, je me permets de vous poser brutalement la question, puisque l’on se connaît suffisamment bien et que je sais au surplus que vous n’êtes plus de jeunes damoiseaux à peine déniaisés ni des rosières ayant coiffé Sainte-Catherine sans avoir vu le loup dans la bergerie :

 

Est-ce que vous la sentez ?

 

Non, mais je veux dire, est-ce que vous la sentez bien ? En êtes-vous tout entièrement pénétrés ? L’avez-vous laissé entrer totalement en vous et cheminer jusqu’aux replis les plus intimes de votre anatomie secrète afin d’y répandre en cataractes la substantifique moelle de son suc ultime ?

 

Evidemment, j’en connais qui en sont déjà à s’essuyer dans les rideaux en ayant lu ces quelques lignes qui siéent plus à Régine Desforges qu’à Jean Cau ; mais quitte à les ébranler (encore une fois) dans leurs convictions profondes, mes propos sont tout ce qu’il y a de plus purs !

 

Est-ce que vous la sentez, la délicieuse odeur de Noël ?

 

Humez-vous la fragrance parfumée des sapins de Noël croulant sous les guirlandes et les boules multicolores qui emplissent les salons, des pains d’épices et des massepains qui n’attendent que le feu vert parental pour se faire avidement dévorer, des mets de choix qui vous rempliront la panse en faisant pétiller vos papilles d’un plaisir s’apparentant à l’orgasme alimentaire ?

 

Reniflez-vous la senteur particulière de ces jours de fête, où l’air semble plus léger malgré les emmerdements et où l’on est presque contraints de faire risette à cette empaffée du service comptabilité qui pue de la gueule à en décoller la moquette murale dans la pièce d’à-côté, juste parce que c’est la trêve des confiseurs ?

 

A moins d’être un Morgan Bourc’his ou un Pierre Frolla capables de se filer en apnée pour des périodes qui vont de quelques minutes à « punaise la vache c’est trop trop long ! », vous n’avez pu faire autrement que d’en prendre plein les poumons…

 

L’esprit de Noël est en train de nous tomber dessus, même si cette année encore, c’est un Père Noël avec un masque anti-Covid-19 et sa soixante-douzième dose de vaccin qui viendra déposer les cadeaux dans les souliers… Enfin, si d’aventure il trouve le gel hydroalcoolique à l’entrée de la cheminée, et s’il respecte les distances de sécurité ! Foin des querelles intestines qui nous pourrissent le quotidien, fi des petits tracas journaliers qui nous mettent le ventre en capilotade et l’esprit en haut-fourneau sidérurgique !

 

Allez ! Pressez-vous prestement de vous hâter d’aller faire l’emplette des derniers présents à offrir à vos proches, des ultimes cadeaux qui feront bouillonner les récipiendaires et votre carte bleue… Les récipiendaires, d’un légitime bonheur et votre carte bleue, d’un échauffement cramoisi qui tend vers l’évaporation définitive et occasionnera une bien légitime tachycardie à votre banquier…

 

Cadeau… ou pas cadeau ? Telle est la question cruciale… Cadeau ou pas cadeau à votre tante Marthe qui vous empeste à chaque visite avec ses robes chasubles antédiluviennes qui schlinguent la naphtaline ; à votre nièce hystérique qui hurle à la mort dès qu’on hausse les sourcils en signe de vague réprobation ?

 

Cadeaux pour toutes et tous, même si je sais que je ne suis pas un cadeau, et qu’il faut vivre d’espoir…

 

L’espoir fait vivre… Et l’espoir que je forme aujourd’hui, au moment de poser la plume du clavier pour quelques jours de repos, au terme d’une année mouvementée, c’est que le monde aille un peu moins mal, pendant quelque temps, que les hommes puissent vivre en bonne entente, que vous passiez de bonnes fêtes… et que je ne prenne pas trop de poids avec ces cochoncetés de chocolats !

 

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, Guy-Louis, Amélie Mauresmo, Conchita Wurst, Josiane Saucisse, Pepita Sausage, ainsi que tout celles et ceux qui en feront la demande par papier timbré mauve moiré à douze euros soixante-quatorze la demi-page ; ainsi se terminent, en conclusion d’une année chargée en péripéties, en émotions et en cataclysmes d’actualité, ces chroniques en forme de brèves de presque pour l’année 2021.

 

J’espère que vous aurez pris autant de plaisir à les lire que j’en ai ressenti à les écrire… Le temps qui m’est imparti touchant à sa fin, Beaugrand touchant à sa nouille et Féraud touchant à la mienne, je vous souhaite tout bêtement de passer d’excellentes fêtes de fin d’année, remplies de bonheurs, de joies et de moments complices en famille, en couple, ou comme il vous plaira !

 

Je vous embrasse chaleureusement en remerciement de votre attention et de vos commentaires, et vous retrouve bientôt pour de nouvelles aventures…

 

A vous Cognacq Jay, à vous les studios !


 

vendredi 26 novembre 2021

Brèves du 26 Novembre 2021

 La situation est grave… mais pas désespérée !...

 

Avouez que ça cadre parfaitement, cette situation grave, mais pas désespérée, avec notre cher et vieux pays de cette fin d’année 2021… Bon, je serais à mes heures perdues légèrement critique, voire un poil sarcastique, je me hasarderai à dire que nous étions au bord du gouffre et que les errements gouvernementaux depuis le début de la crise sanitaire nous ont fait faire un grand pas en avant…

 

La situation est grave, mais pas désespérée ; surtout, il n’est pas dans mes intentions de me flinguer le cortex à revisionner ce nanar français de 1976 qui mettait en scène l’inénarrable Maria Pacôme en Vicomtesse Sophie de Valrude recevant Michel Serrault en Ministre de la Qualité de la Culture, enguirlandés de quelques autres incontournables acteurs des productions franchouillardes d’alors…

 

La situation est grave, mais pas désespérée ; vous n’avez qu’à voir les soubresauts sporadiques en Guadeloupe pour en être convaincus… Ah mais il ne va pas faire dans son froc, Manu Macaron ! Même qu’il a décidé d’envoyer le Raid dans les îles pour mater tout ça… Le raid… J’avais entendu dire qu’Attal bandait facilement mais tout de même…

 

La situation est grave, mais pas désespérée ; avec la cinquième vague qui s’est invitée dans notre actualité en même temps que le beaujolais nouveau, autre fléau moderne. Les complotistes et autres anti-vax vont hurler comme des orfraies que tout ça c’est pour faire pression sur les non-vaccinés et promouvoir la troisième dose de rappel… Loin de moi l’idée de vouloir prendre position, mais la majorité des hospitalisations sont des non-vaccinés… Et puis, quand on s’est fait toutes et tous obligatoirement vacciner contre le BCG, la polio et le tétanos, on n’a pas vraiment ululé qu’on n’avait pas de recul et qu’on ne savait pas ce qu’on nous injectait…

 

Et quand vous vous faites injecter du botox dans les lèvres pour ressembler à des butoirs de pare-chocs, vous connaissez la composition ? Et dans l’Aspegic qui soulage vos ragnagnas douloureuses ? Et dans le Big Mac de vos soirées faignasse ?

 

La situation est grave, mais pas désespérée ; comme en témoigne l’ambiance toujours délicate et policée sur les pelouses des stades de foutebale… Paillet se prend une bouteille sur la tronche et reste sonné pendant quelques instants… Heureusement qu’il ne s’agissait pas de Neymar, ou Ronaldo, sinon, on le faisait évacuer par hélico, avec un trauma crânien de première bourre…

 

La situation est grave, mais pas désespérée ; et l’on se plait à rejouer les gaietés de l’Entente Cordiale avec les gentillesses vachardes échangées par l’ébouriffé Premier Ministre britannique et notre Président hexagonal… Après les Froggies et Jelly eaters d’usage, voila t’y pas que Boris le décoiffé chronique cause vilain à Manu sur les problèmes de pêche… Du coup, Manu interdit à la déléguée britannique d’assister à une réunion… Faut dire que Manu et les femmes, ça n’a jamais été le grand amour…

 

La situation est grave, mais pas désespérée ; puisqu’Alexandre Benalla a été condamné par la justice de son pays… D’ici à ce qu’il découvre réellement ce que c’est de se faire introduire en prison… Ça le changera du mirliton présidentiel qu’il se coltinait à ses moments perdus…

 

La situation est grave, mais pas désespérée ; quoique… surtout quand on vient d’apprendre que Soprano a été bombardé parrain du Téléthon 2021… Les pauvres gamins qui ne pourront pas prendre leurs jambes à leur cou pour fuir…

 

La situation est grave, mais pas désespérée ; et je persiste, même après avoir tenté de suivre le grand débat des Républicains, qui s’est comme toujours résumé à des prises de becs savamment orchestrées, tout en restant farouchement sur leurs positions… Un débat stérile et parfaitement improductif, qui a cristallisé les rôles de chacun des impétrants à cette galéjade pseudo-électorale. Autour de Bertrand, nounours faussement gentil, le roquet hargneux incarné par Ciotti, la plante verte qu’à pas inventé le bidon de deux litres merveilleusement campée par Valérie Pécresse, et les deux lampadaires posés là pour faire joli dans le décor, Barnier et Juvin…

 

La situation est grave, mais pas désespérée ; et Alain Rey, à l’instar de tous les linguistes, font des loopings dans leurs tombes en apprenant que le pronom « iel » rentre dans le Grand Robert… Foin de cette puante écriture inclusive qui déboussole les écoliers déjà pas futés et crétinisés par la culture merdo-pipolesque de ces dernières années ! Aux chiottes (à la turque ou déconstruits) cette connerie de cancel culture qui bombarde de flèches moisies et ineptes les socles auparavant inébranlables de nos inconscients collectifs ! Ras le mouleburne de cette bien-pensance qui adopte des pudeurs de demi-vierge effarouchées pour parler de certains sujets !

 

Avant, pour désigner Petrucciani, Piéral ou Mimie Mathy, on disait gnome, puis on a dit nain, ensuite « personne de petite taille » et maintenant, on va dire quoi pour éviter de choquer ? Individu humain non genré à la verticalité contrariée ?

 

La situation est grave, mais pas désespérée ; même si Marine Le Pen était l’autre matin, sur les ondes de Radio Gaucho, d’une santé étincelante et d’une verve qu’il faut lui reconnaître agile même si c’est pour débiter des insanités rances, et des à-peu-près qui sentent le gaz (mais ça, c’est de famille…).

 

Ah ! Elle était remontée comme un coucou suisse que Papon lui aurait ramené de Genève, Marinette ! Et vas-y que je tire à boulets rouges sur Macron et son quarteron de guignolos fantoches ! On sent que les échéances électorales approchent et que la course risque d’être chaudement serrée à l’extrême-droite pour remporter le droit d’affronter l’actuel locataire de l’Elysée au second tour…

 

Franchement, à choisir entre une grosse blonde à l’allure de déménageuse est-allemande sous stéroïdes et un ersatz de Dracula sous-alimentée déguisé en fouine haineuse à l’haleine fétide…

 

La situation est grave, mais pas désespérée ; notamment en ce qui concerne les malpolis qui balancent la louche sans y être invités, qui mignardent la frisée avec la sauce salade sans consentement ou même qui poussent la plaisanterie (si tel est le nom qu’ils ont donné à leur sulfateuse de yaourt) un peu trop loin, risquant, outre la déchirure anale, de légèrement violer la dame…

 

Est-ce les conséquences d’un certain déliement de langues, mais ces dames dénoncent à qui mieux-mieux, et pas que d’illustres inconnus… Certainement le moins connu du quarteron est-il Ary Abittan, un vague acteur prétendument comique qui se comment dans des pochades navrantes dont la principale caractéristique est de quitter l’affiche avant même que la colle ne soit sèche.

 

Apparemment, les dénonciatrices de ces agressions sexuelles sont-elles fâchées avec la grammaire puisqu’elles persistent à dire Ary Abittan au lieu de « Ari a bité »…

 

Egalement pris dans la tourmente du zizi infernal dans le mitouzi pas consentant, PPDA, qui n’aurait pas qu’affolé le brushing crasseux de Claire Chazal… Mais la superstar de la dénonciation pour viol, ces jours-ci, est sans conteste Nicolas Hulot, qui annonçait voici quelques jours quitter définitivement la vie publique… M’est avis qu’il va devoir s’y maintenir encore quelque temps…

 

Quatre, voire cinq plaintes ont été déposées à l’encontre de l’ancien animateur des Pieds au Mur, qui semble être un incandescent de la chipolata, puisqu’il aurait même agacé de ses prétentions Maureen Dor, un échantillon de présentatrice télé belge… Dans Ushuaïa, il adorait s’envoyer en l’air… Et pas que là, visiblement…

 

La situation est grave, mais pas désespérée ; puisqu’en Afghanistan, un des pays les plus permissifs en matière de droits de l’homme et les plus avancés question libertés individuelles, les talibans ont décidé d’interdire les femmes dans les séries télévisées… Et bientôt, dans les scénarii des feuilletons à l’eau de rose : « - Oh, je t’aime Mehdi… - Embrasse-moi, Rachid »… Ah ben oui, les scénaristes ont dû s’adapter…

 

La situation est grave, mais pas désespérée ; et il subsiste parfois, de temps à autre, des moments de grâce pure, de bonheur simple, touchant, tout bêtement… A l’instar des larmes de Théo Curin, amputé des quatre membres, mais athlète de haut niveau, qui a réussi le tour de force de traverser le lac Titicaca à la nage… c’est beau, tout simplement… Et je l’avoue, à la vue d’un tel exploit, les bras m’en tombent, moi aussi…

 

Et le 26 novembre 1974, Simone Veil prononçait le discours défendant son projet de loi dépénalisant l'avortement, à la tribune de l'Assemblé nationale française ; devant essuyer à plusieurs reprises quolibets, insultes et autres gracieusetés… Momone tint bon, et offrit cette Loi aux femmes, prouvant une fois de plus que la situation est grave, mais pas désespérée…

 


 

lundi 25 octobre 2021

Brèves du 25 Octobre 2021

 - Franchement, on se demande dans quel état serait la France si tout le monde était comme vous, ma pauv’ M'âme Sauzède…

- Ben ? Quoi c’est que j’ai encore fait ?...

- Déjà, si tous les français causaient comme c’est que vous vous élocutionnez, on aurait plus besoin de construire des bibliothèques… Ça ferait des économies de papiers, et ça permettrait de repeupler les forêts… Et pis c’est pas tout ! Parce que on pourrait faire des économies sur l’eau, vu que vous vous douchez chaque fois qu’il vous tombe un œil, et aussi sur les énergies fossiles, puisque question chauffage, on ouvre le frigo pour se réchauffer, en hiver, chez vous…

- Oh ben quand même…

- Ben quand même quoi ? C’est pas moi qui élucubre que vous avez pas inventé la brochette de beurre fondu à l’eau tiède ou le bidon de deux litres et demi… Même que j’en connais certaines, et je dis pas ça pour mettre en cause M'âme Bouchou ou M'âme Camins, qui prétendent que vous n’avez pas toujours la lumière à tous les étages…

- Ben c’est normal… quand je suis à la cave, j’laisse pas le salon éclairé…

- Oué, vous, la seule illumination qui vous ayez eue, c’est celle de votre sapin de Noël…

- Ça m’étonne pas de M'âme Bouchou de dire tout plein de vilainetés méchantes et de mensonges pas vrais… Depuis qu’elle a fait sa ménopause, elle a des bouffées de vice…

- Elle au moins, elle a pas des bouffées de puanteur quand elle s’aventure à lever les bras, hein ! J’dis ça, j’dis rien, remarquez, mais on voit bien qu’à vue de nez, il est cinq heures… et même cinq heures passées…

- Mais je sens pas ! Même que c’est déconseillé de se laver trop souvent par la grande toilette…

- De là à ce que tous vos voisins se mettent en apnée chaque fois que vous cherchez quelque chose dans le placard du haut, y a quand même une marge, non ?

- J’transpire beaucoup, c’est pas ma faute… Comme si c’est que j’étais une femme fontaine…

- Je vous rappelle que « femme fontaine », c’est pour autre chose… et pas au même endroit… Ou alors, c’est qu’elle a vraiment la minette en feu…

- En parlant de feu, c’est pour éviter de trop transpirer que je monte pas inconsidérément le chauffage l’hiver…

- C’est louable, mais de là à faire des glaçons quand vous postillonnez, y a de la distance, vous trouvez pas ?

- Si vous voulez, mais pourquoi c’est-y que vous m’avez dit que la France serait dans un drôle d’état si elle me ressemblait ? Dites, je me suis fait un masque au poireau hier soir… Il parait que c’est vitrifiant de la couche subalterne des cuticules exfoliateurs du derme inférieur… Y avait aussi le masque au navet, mais j’ai eu peur que ça fasse ton sur ton…

- La prochaine fois, faites-vous un minestrone, et plantez-vous la binette dans la soupière… ça vous fera le masque, et en plus, ça donnera du gras dans le bouillon…

- Ah, c’est une idée !

- Alors, mettez-la sous verre, c’est pas souvent que ça vous arrive… En parlant d’arriver, vous avez vu l’heure que c’est qu’il finit par être ? Vous avez jamais avalé un coucou suisse vous, hein ? Toujours en retard…

- C’est pas ma faute… J’étais au Tribunal…

- Ah ouais ? Et on vous jugeait pour quoi ? Pollution atmosphérique parce que vous avez roté à la fenêtre après une pizza ail-raifort-roquefort ? Exhibition sexuelle parce qu’une rafale de vent a fait remonter votre robe jusqu’à la gaine Sloggi ?

- Vous n’y êtes pas, M'âme Jeanssen ! C’est à cause que M’sieur le Groniqueur du second qui avait oublié son parapluie dans la cage d’escalier et que j’ai eu peur qu’il prenne froid s’il s’était mis à pleuvoir…

- Vous rigolez ou vous blaguez ? Le temps est sec depuis la dernière fois qu’il a plu… Vous, la seule grenouille que vous connaissez, c’est celle de bénitier… Et pis de toute façon, le Groniqueur, j’vais vous dire que s’il se prend une averse, vous lui passez les lunettes au micro-ondes, un coup d’éponge sur l’aérodrome à mouches, vous lustrez au chiffon doux, et il ressemble presque à ce qu’il était s’il n’avait pas oublié de changer pour rester le même alors…

- Ah vous croyez ?

- Ben évidemment que je crois ! Sinon, je serais pas membre d’honneur, bénévole et honorifique de l’Amicale des Saucissonneurs frénétiques…

- C’est vrai qu’il n’y a pas d’heure pour en manger, du bâton de berger…

- Comme disait France Gall….

- Rhooooooo M'âme Jeanssen, voyons, ne soyez pas salace, je vais finir par virer pivoine jusqu’au blanc des yeux… Déjà que tout à l’heure au Tribunal, j’en ai entendu des vertes et des pas mures qui auraient sali l’oreille d’une jeune fille…

- Allons bon ! Une épouse trompée qui a gueulé à sa rivale en pleine audience qu’elle avait pris la bite à son mari ?

- Même pas ! Pendant que j’attendais M’sieur le Groniqueur avec son manche à la main… enfin, je veux dire le manche de son pébroque, j’ai entendu demander à un homme s’il savait ce que c’était que des films X…

- Ben alors, vous savez pas ce que c’est, vous ?

- C’est-à-dire que… Gérard m’a bien expliqué un jour que c’était un machin où que c’est qu’il y avait des longs trucs tout durs et caoutchoutés qui allaient et venaient à toute vitesse dans des trous noirs…

- Ben voyons !

- Alors moi, vous savez, les films sur le métro, ça m’intéresse quand même moins que les téléfilms d’amour…

- Mais bécasse que vous êtes ! Un film X, c’est un film de cul !

- Ah bon ? C’est comme quand M’âme Legendre elle va chez son gynécologue et qu’il filme l’examen avec son caméscope ?

- Si vous voulez, sauf qu’en général, c’est moins moisi…

- Dites, vous croyez que ce sera moins pourri, aux Etats Généraux de la Justice, qui ont été inaugurés en grande pompe par Éric Dupont-Moretti ?

- Oh, c’est le genre de barnum où on parle beaucoup, on promet encore plus, et ou on se retient douloureusement de mettre à exécution quoi que ce soit… La quadrature du cercle selon M’sieur le Groniqueur du second… On veut absolument faire la justice de demain avec des auxiliaires d’aujourd’hui mais des moyens d’hier… Alors forcément, ça va coincer quelque part…

- Si ça coince, ils n’ont qu’à mettre un peu de vaseline, il paraît d’après Gérard, vous savez le fils à M’âme Pichet qui ferait pas de mal à une fille, une noisette sur le bout et on va jusqu’au fond du trou…

- C’est pas fini, vos cochoncetés que c’en est dégoûtant ?! Quoi qu’en parlant de fond du trou, ça me fait penser à la rencontre entre Robert Ménard et Éric Zemmour… Manquait plus que Hanouna pour mettre de l’ambiance, et on était dans le vomitif intégral…

- Oh, vous savez, je ne saurais qui choisir, entre le playmobil biterrois et le fennec fétide quasi-présidentiable… Je trouve qu’il a des idées qui sonnent bien, Zemmour…

- Ah ça, si vous aimez les claquements de bottes, les casques à pointes et les relents putrides d’une extrême-droite momifiée, c’est clair qu’il va vous humidifier la Sloggi à un point tel qu’il va vous falloir des bottes…

- Tiens, justement, avez-vous vu que la marque de bottes Aigle rapatrie sa fabrication en France ?

- Quand on sait ce que l’aigle a pu représenter en Allemagne, et les intentions de vote pour le polémique polémiste à trombine de Dracula sous-alimenté, ça tombe à pic…

- N’empêche qu’il a de bonnes propositions, M’sieur Zemmour… il veut supprimer le permis à points, c’est pas mal non ?

- Comme mesures à l’esbrouffe pour séduire le couillon de base, il va toutes nous les faire, l’héritier des ruines de Zemmourahbi… De toutes manières, quand on voit les prix atteints par l’essence, on ne se servira bientôt plus de notre voiture alors…

- Vous savez que je suis allé dans une station-service hier… Moi qui aime visiter les endroits de grand luxe affichant des lieux prohibitifs…

- Oué, ben bientôt, le seul luxe qu’on pourra se permettre sans qu’il soit nécessaire de fracasser son PEL, c’est de passer un coup de téléphone à ses proches…

- Oh, d’ailleurs, vous vous souvenez quand c’est qu’on est passé à la nouvelle numérotation ? Le 23 octobre 1985, à 23 heures, les 23 millions d'abonnés au téléphone durent composer des numéros à huit chiffres en lieu et place des anciens numéros à 6 ou 7 chiffres... Léon Zitrone s'en était fait le porte-parole à la télé...

- Ouais, et c’était pas du tout téléphoné comme spot, tiens…