En ce moment, si l’on vous demande toute de go de choisir entre un et dix sur l’échelle mobile de la pas-glopitude pour traduire votre état d’angoisse actuel, vous répondriez que vous avez un ressenti d’environ vingt-cinq…
Rien ne va comme il se doit depuis un petit moment, et même les vampires d’Halloween aux faciès les plus effrayants (genre Régine le lendemain d’un quintuple pontage coronarien sans anesthésie) ont décidé de se mettre en grève car ils craignent d’apporter un peu trop de gaieté dans le climat de morosité ambiante.
Perspicaces comme vous l’êtes, vous aurez constaté par vous mêmes que l’atmosphère n’est pas précisément au beau fixe et qu’il ne vous est plus possible de reluquer d’un peu trop près une poitrine aguichante dans le métro sans que ça ne dégénère en baston généralisée avec une plainte estampillée « me-too » au Procureur de la République.
Si besoin, prenez comme avocat Randall Schwerdorffer qui a déclaré, sans rire, à propos du fameux hashtag que « la parole d'une femme, y compris quand elle accuse, n'est jamais une preuve. Elle ne vaut pas plus que celle d'un homme ». Encore un qui a regardé un peu trop profond dans le saladier de sangria au moment de philosopher sur l’égalité homme-femme…
Quoi qu’il en soit, le contexte actuel n’est pas à la franche rigolade avec le conflit israélo-palestinien, relancé depuis le début du mois à grands renforts d’attaques meurtrières et son lot d’éditions spéciales sur les chaînes infos, toujours promptes à se repaître du malheur d’autrui et du sang versé. A croire que tous les journalistes de BFMTV se précipitent à Gaza avec des grandes pailles pour faire un festin d’hémoglobine et vous faire part dans les moindres détails de leur ripaille.
Ah ça, on l’a bien oublié, le conflit russo-ukrainien ! Zelensky peut bien se faire éparpiller façon puzzle aux quatre coins de Kiev par une douzaine de bombinettes atomiques, ça ne fera au mieux qu’un entrefilet au flash info de trois heures du matin sur France Inter.
D’autant plus que le conflit israélo-palestinien en est à sa énième réactivation. La guerre Israël-Palestine, c’est comme Line Renaud et Michel Drucker, on aura passé toute notre vie avec…
La situation là-bas est déjà suffisamment dramatique et incompréhensible (certains diront un peu vite que pour eux, tout ça, c’est de l’hébreu), il n’est nul besoin d’en remettre une louche dans les médias français. Et surtout pas de rendre compte des prises de position des pipoles dont on n’a, à vrai dire, strictement rien à secouer.
Déjà que les israéliens et les palestiniens doivent se fader la tournée VRP du Président français entre deux raids... Mais qu'allait-il donc faire dans cette galère, Manu ? S’agiter vainement en proposant des solutions inapplicables, juste pour se faire mousser devant l’opinion publique française ? On aura l’air fin s’il se prend une roquette sur le coin de l’œil…
Imaginez un instant la chose… Le Président du Sénat devrait alors assurer l’intérim. Gérard Larcher, Président par intérim… Inconcevable ! Un type qui avale au petit-déjeuner l’équivalent de l’aide alimentaire annuelle pour tout le continent africain, ça va nous entraîner dans des frais de bouche que le budget national ne pourra pas assurer.
Déjà qu’il faut se fader les déclarations hors-sol de LFI et de Méchancon 1er qui comparent le Hamas à une organisation résistante… D’ici à ce que Mathilde Panot couronne Poutine bienfaiteur de l’Humanité et propose Kim-Jong Un comme prochain Prix Nobel de la Paix… Surtout que le magnétophone officiel de Mélenchon affirme sans rire qu’elle ne regrettera jamais d’avoir été du camp de la paix… Du camp des pets, plus probablement, vu ses dernières déclarations flatulentes...
On se doutait bien qu’on avait élu une belle brochette d’inutiles dangereux, on en a désormais la preuve éclatante.
Pour rajouter au bonheur ambiant et à cette atmosphère de délirante hilarité, notre Première Sinistre, avec sa bouille de Bébé Cadum un peu trop réchauffé au Thermogène et qui aurait avalé une bassine de vermifuge Lune, en rajoute une couche avec sa regrettable habitude de recours automatique au 49-3, cette fois pour adopter le budget.
Il faut que je vous explique un brin, et vous n’aurez ainsi pas complètement perdu votre journée, comment fonctionne cet article de la Constitution de 1958. En gros, si je puis m’exprimer ainsi, le 49-3, c’est le plug-anal parlementaire. Et là, vous allez me poser la question inévitable : « c’est quoi, un parlementaire ? »…
Un parlementaire, c’est un monsieur, ou une dame, généralement d’une incompétence crasse et d’une distinction aux ras des pâquerettes, mais attiré par les ors de la République, qui est élu par les français pour aller dégobiller des noms d’oiseaux et faire du boucan dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale, tout en étant grassement payé par nos sous… Et lorsqu’ils se sont fait carrer bien profond un 49-3 (sans vaseline, vu les cris d’orfraie poussés à chaque fois qu’Elisabeth Borne le dégaine), ils en redemandent avec le dépôt d’une motion de censure, histoire de s’en prendre encore une pelletée plein le fondement. Visiblement, ils en raffolent…
Bref, ça n’est plus une assemblée représentative, ça se meut en une arène d’empoignades stériles témoin de la déliquescence de la chose politique en France. Bref, c’est la Kermesse à Neuneu, voire la Foire du Trône politique…
Et après, on s’étonne que l’abstention augmente de manière exponentielle… C’est à se demander si on ne nous prendrait pas légèrement pour des cons…
Tout ne va pas si mal en France, puisque la scène musicale française est actuellement à son apogée, avec la tournée triomphale de Renaud, soixante et onze ans à l’anisette nouvelle. Il ne manque plus qu’un nouvel album de Jul reprenant Aya Nakamura sur des arrangements de Vianney pour parvenir à un acmé insurpassable.
Renaud… Dieu sait que j’ai du respect pour les vieilles gloires de la chanson et les chanteuses mortes, mais l’interprète rebelle de « Morgane de toi » n’est plus que l’ombre du chanteur énervant qu’il fut dans les années 80. Même en usant d’euphémismes, les journaux qui relatent sa tournée des EHPAD et des centres de désintoxication alcoolique peinent à rendre compte de la chose, avouant « une douloureuse prestation, bien qu’en nette amélioration depuis le début de sa tournée ». Pour rien au monde on n’aurait aimé assisté à la première…
Il y a indubitablement une émotion sadique, parfaitement malsaine, à voir sur les planches ce vieux croûton tremblotant, sous perfusion de Ricard pur, chevroter ses anciens succès de manière mécanique, tenant debout parce qu’on lui a cloué ses godasses à la scène… La vieillesse est un naufrage, mais là, on à l’impression d’assister à un concert en direct depuis l’épave du Titanic… Laisse béton, pépé…
Du côté musical international, ce n’est guère plus frais, ni plus glorieux, puisqu’on annonce la sortie en novembre d’une chanson inédite des Beatles, « Now and then », sur la base d’une maquette enregistrée sur cassette par John Lennon en 1978, et achevée grâce à l’intelligence artificielle pour recréer sa voix. Visiblement, Yoko Ono et Paul McCartney ont besoin de flouze…
Pendant ce temps, les Rolling Stones publient un nouvel album, avec un premier extrait plutôt convaincant, « Angry », matraqué sur France Inter. Après près de deux décennies de silence musical, les Pierres qui Roulent renaissent de leurs cendres. Y’a pas à dire, la dope, l’alcool et les femmes, ça vous conserve !
Allez, on va faire sniffer un plein saladier de coke à Isabelle Aubret, elle va nous faire douze Olympia bourrés jusqu’aux derniers balcons avec des reprises de heavy metal et de techno…
Je ne sais pas ce qu’a pris notre Première Ministre, mais visiblement, c’est de la bonne, puisqu’elle nous a annoncé sans rire « plus de fermeté pour les jeunes délinquants et leurs familles ». Les cités des nos banlieue en tremblent déjà, en attendant de découvrir l’usine à gaz gouvernementale. Auraient-ils enfin compris qu’il ne sert à rien de leur faire les gros yeux en haussant le ton ? J’en doute…
Un zeste de légèreté et d’optimisme avec les résultats de l’Euromillions dont le gros lot de 130 millions d’euros gagné fin septembre a enfin été remis à un couple habitant Levallois-Perret… Je croyais que les Balkany ne jouaient pas aux jeux de hasard…
Un peu de légèreté, encore, avec cette fracassante découverte, due à des scientifiques américains : la ménopause existe aussi chez les femelles chimpanzés… Le genre d’annonce sidérante qui vous laisse pantelant de stupéfaction entre le café matutinal trop sucré et la biscotte pas assez beurrée… On ne saurait trop conseiller à Brigitte Macron de se faire bomber la guérite dans les plus brefs délais, sinon il sera trop tard.
Toujours dans la délicatesse et la finesse infinie, ce faux livreur ukrainien qui a essayé d’empoisonner des pilotes russes avec un gâteau et du whisky… Evidemment, la carte de félicitations jointe au généreux don lors d’un banquet a dû intriguer. « Avec les compliments de Volodymir Z. », c’était peut-être superflu…
Encore un qui avait la vigueur d’esprit d’un partisan d’Eric Zemmour après un triple Get 27 et trois tonneaux dans la luzerne et la 404 de Tante Marthe…
Question vigueur d’esprit, je ne saurais trop vous recommander une lobotomie intégrale avant de vous appesantir sur la nouvelle resucée de la Star Ac’, qui déboule sur la première chaîne incessamment sous peu.
Ah ! M’sieur Fernand ! Comme vous aviez raison, comme vous aviez cent fois, mille fois raison lorsque vous balanciez, énervé comme tout que « les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît »…
Les cons osent tout, il n’est nul besoin de vous en informer, vous l’avez par vous-même observé, depuis votre belle-mère, qui est certainement la seule au monde à réaliser un couscous de porc sans préalablement cuire la graine de semoule et servir sans rire du corned-beef en annonçant à la cantonade sur le ton de l’exploit qu’il s’agissait d’un exotique pâté de singe, jusqu’à cette empaffée de Lopez du cinquième qui s’obstine de vocaliser du fado lisboète toute fenêtres ouvertes avec la voix de Chantal Ladesou, la justesse de ton de Stone et l’émotion frelatée de Barbara Pravi à l’Eurovision…
J’en veux pour preuve éclatante cette remise en selle de cette émission télévisée poussiéreuse et qui a savamment échoué à mettre en lumière des talents musicaux durables. Se fader durant un nombre non négligeable de samedis soir Nikos, sa bonne humeur factice et ses « rien que du bonheur » vomitifs entrecoupés des dégueulis de tripes de pucelles qui se prennent pour Céline Dion, voilà un programme qui devrait vous pousser à éteindre le poste et bouquiner.
La Satr Ac’ 2023, c’est un peu comme si Roger disait à Bobonne « Tiens, maman, repasse-moi au micro-onde la choucroute fadasse des vacances ’86, mais rajoutes-y une saucisse pour faire plus goûteux »…
Et question ragougnasse pas fraîche, on se souviendra que le 27 octobre 1976 sortait en salles "L'Aile ou la cuisse" de Claude Zidi, mettant aux prises De Funès et Coluche... Deux morceaux de choix, pour un film déjà pas terrible à l’époque et qui a un peu faisandé depuis... Non, franchement, la « pas-glopitude » actuelle crève tous les plafonds humainement imaginables…
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